La rue n'appartient pas à la gauche !

Imprimer

 

Sur le vif - Jeudi 21.03.19 - 15.00h

 

Depuis trois quarts de siècle, la rue, en Europe, appartenait à la seule gauche. Eh bien, c'est justement cela, notamment avec les Gilets jaunes (mais pas seulement), qui est en train de changer.

 

J'ajoute qu'à titre personnel, la rue n'est pas mon genre. Jamais participé, de ma vie, à la moindre manifestation.

 

Mais je note le changement. Il ne fait que commencer.

 

La rue n'appartient pas qu'à la gauche.

 

La colère n'appartient pas qu'à la gauche.

 

La volonté révolutionnaire n'appartient pas qu'à la gauche.

 

La critique radicale du capitalisme financier n'appartient pas qu'à la gauche.

 

Et la nation n'appartient pas qu'à la droite.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 7 commentaires

Commentaires

  • Monsieur Décaillet,

    A propos d'espace public vous aurez sans doute remarqué que la TDG ne publie plus la liste des commentaires récents avec les titres des articles puis les noms ou pseudos de commentateurs ce qui est dommage pour ceux qui prennent la peine d'apporter leurs commentaires pour qu'ils soient lus et dommage également pour les teneurs de blogs qui doivent aux commentaires le gout de lire ou relire les articles avant de rédiger, ou non, un commentaire.

    Des rumeurs courent sur le départ à la retraite de M. Mabut mais il devrait y voir moyen de continuer à publier la présentation brève des commentaires récents.

    Telle que vous la découvrez concernant 24 heures.

    Bonne soirée.

  • Et l'écologie n'appartient pas qu'à la gauche !
    En ces temps de crainte, justifiée et manifestée dans la rue, sur le désastre environnemental en cours, il est vital pour les partis conservateurs de pas laisser le monopole de l'écologie aux Verts et consorts.
    S'ils ne veulent pas perdre de nombreux sièges aux prochaines élections, les partis de droite, surtout l'UDC, doivent absolument s'engager sérieusement pour l'environnement et oser l'écologie conservatrice.

  • On ne sait ce que les "gilets jaunes" peuvent bien avoir de révolutionnaire, sinon l'expression décomplexée d'un certain fascisme à la française.

    Ce qualificatif transcende les clivages habituels opposant la gauche à la droite. Je ne vois pas en quoi on peut se réjouir de l'existence de ce mouvement qui, il convient de le rappeler, est né de la colère d'une bretonne à l'idée que le prix du carburant diesel augmente signficativement (ça aussi, c'est très popu français).

    Depuis "l'acte" je ne sais plus combien, ces augmentations ont été annulées et les gilets jaunes continuent leurs appropriation des rues du samedi. Pas la semaine, attention, il faut bien gagner sa vie... et pas le dimanche non plus, quoi, mon bon Monsieur, il faut qu'on se repose...

    Affligeant.

  • Pas la rue... mais Genève!

  • Parlons un peu de la rue, de la rue française, et c'est là que l'on réalise que la majorité des gens dispose à peine d'une mémoire de moule marinière. En peu de temps, on peut passer de "pensez printemps"...

    https://www.youtube.com/watch?v=KWjNoYQ-92A

    ... à "les militaires pourront ouvrir le feu"...

    https://twitter.com/franceinfo/status/1109011508137201665?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1109011508137201665&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.fdesouche.com%2F1179761-giletsjaunes-actexix-le-gouverneur-militaire-de-paris-le-general-bruno-leray-explique-que-les-militaires-pourront-aller-jusqua-louverture-du-feu-video

    ... sans que personne ne remarque vraiment la transition.

    Et c'est là que l'on réalise la puissance du dispositif de narration carcéral du système.

  • Il se trouve que maints observateurs n'ont pas la même lecture des événements.

    Qu'est-ce que les "gilets jaunes" ? Qui sont les "gilets jaunes" ?
    Dans les faits, se sont d'abord des Français ou assimilés qui ont revêtus le maillot de détresse pour crier "Aux secours !". On peut sans trop se fourvoyer assimiler ces gens à ce qu'on appelle communément la "Majorité silencieuse".

    Sur la composition de cette "majorité", wikipedia donne ici un éclairage très exhaustif:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Majorité_silencieuse

    Au regard de ce qui précède et des événements qui se sont succédés depuis décembre, on peut admettre la nature pré-révolutionnaire de la situation.

    Inutile de se demander si c'est bien ou pas bien. On reste dans la confection de cette Histoire de France, qui ne s'est jamais arrêtée.

  • Pensées en passant…

    « L'inégale distribution des richesses est le vice originel du capitalisme. L'égale répartition de la misère est le vice originel du socialisme. »
    W. churchill

    Et lorsque qu'un régime politique perfide: le "macronisme", cumule malicieusement ces deux vices, ça donne le soulèvement populaire que la France connaît aujourd'hui.
    « Moi »

    « A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul ! »
    Louis-Ferdinand Céline

    « L'intellectuel est si souvent un imbécile que nous devrions toujours le tenir pour tel, jusqu'à ce qu'il nous ait prouvé le contraire. »
    Georges Bernanos

Les commentaires sont fermés.