Un homme, face à l'Histoire

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Sur le vif - Lundi 17.06.19 - 11.29h

 

Les grandes figures de la seconde partie du vingtième siècle, c'est chez les Non-Alignés qu'on les trouve. Au premier plan d'entre eux, Gamal Abdel Nasser.

J'ai beaucoup lu, en quarante ans, sur cet homme, à peu près tout ce qu'on peut lire en langue française. La conscience qu'il avait de la Nation égyptienne, et, au-delà de cette dernière, de l'ensemble du concept de Nation arabe, son sens de l'Histoire, son intelligence tactique face aux grands mouvements tectoniques de la société égyptienne, dont bien sûr les différentes composantes religieuses, sa passion de l'Etat, en font à mes yeux un géant.

Cela, au-delà de ses succès (Suez, 1956) et de ses échecs (1967), de ses immenses qualités et de ses inévitables défauts. Au-delà de la péripétie, Nasser est, comme de Gaulle, comme Willy Brandt, un homme de l'Histoire. Un homme, face à l'Histoire.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

  • Il est parfaitement faux de considérer le nilote Nasser, comme son successeur Anouar el Sadate, de représentant de la nation arabe. Ils n’ont de cette civilisation que la langue arabe et ne sont en rien des « arabes » (comme les berbères du Maroc et leur roi, pas plus ethniquement arabe que moi !
    Les vrais égyptiens sont les coptes, chrétiens d’orient et d’Afrique plutôt, qui ont régulièrement donné les meilleurs ministres des Affaires étrangères de ce Pays, comme le regretté Boutros Boutros-Ghali (dans le prénom Boutros, on retrouve les trois consonnes communes aux langues indo-européennes (les Allemands parlent de langues indo-germaniques !) p, t r, soit pitar sanscrit, petrus latin, petra = roc en grec, voire aussi petros, ou Pierre en français, Peter en allemand etc. Ces trois consonnent ressortent aussi dans le mot : Père !
    Pierre pierre-Ghali a donc une ascendance égyptienne et par ricochet indo-européenne.
    Après les conquêtes des arabes en Afrique du nord, les indigènes passèrent à la langue des vainqueurs, l’arabe. Et à leur religion musulmane, d’où le terme générique d’arabo-musulman.
    Mais les vrais égyptiens conservent leur civilisation et on ne peut que parler d’Égypte de culture arabo-musulmane, mais surtout pas d’un pays arabe !

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