Les racines du réel

Imprimer

 

Sur le vif - Jeudi 18.07.19 - 09.39h

 

De la Frise hollandaise (où je me suis rendu début juillet, tout au Nord) à la Suisse alémanique, ou à la Pologne, le rejet de l'Europe est en réalité une peur de l'Allemagne. Une méfiance, atavique, viscérale ou aussi parfois intellectuelle, face aux appétits de cet Empire du Milieu.

Les vrais ressorts des âmes, sur notre continent, demeurent bien nationaux. Les vraies clefs d'explication sont dans l'Histoire. Le jargon multilatéral ne veut rien dire. Juste un paravent, pour camoufler l'immanence et la permanence des vieilles identités nationales, infiniment plus solides, plus tenaces, plus durables que ce qu'on veut nous faire croire.

Le rêve multilatéral sera depuis longtemps dissipé, que les nations demeureront, ancrées dans les racines du réel.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire

Commentaires

  • "...que les nations demeureront, ancrées dans les racines du réel..."

    Sauf qu'à moyen terme, le funeste "nationalisme civique" aura achevé ce qui reste de "national" dans nos nations.

    Il est vraiment "minuit moins une" pour sauver l'avenir des autochtones européens en Europe de l'ouest, du moins dans des structures purement nationales.

    Pour les peuples, les "racines du réel" sont d'abord ethniques. Les peuples qui n'ont pas compris cela ou qui n'ont plus les forces internes pour se maintenir inchangés finiront par être effacés de l'histoire.

    Regardons simplement ce paradigme en action, au niveau local, à Genève: les vrais Genevois n'y sont déjà plus que des fantômes, des ombres du passé. Comme disait Laurent Deshusses, "il faudra bientôt préserver deux ou trois Genevois pour le Museum d'histoire naturelle".

Les commentaires sont fermés.