Citrons pressés

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 28.08.19

 

La classe moyenne : nous avions plaidé, ici même, début mai pour qu’on ne l’oublie pas, et qu’on veuille bien cesser de la presser comme un citron. A Genève, la classe moyenne doit devenir le problème no 1 des enjeux politiques et sociaux.

 

De qui s’agit-il ? On peut se disputer à l’infini sur la fourchette qui définirait la classe moyenne, en fonction du revenu des ménages. Soyons concrets : il existe, à Genève, une majorité silencieuse de gens qui ont travaillé toute leur vie, parfois dur, élevé des enfants, participé à la prospérité générale, et qui n’arrivent pas à mettre un sou de côté. Pendant ce temps, ils voient leurs retraites, ou futures rentes, fondre comme neige au soleil : cela s’appelle, pudiquement, « la baisse des taux de conversion du deuxième pilier ».

 

Les mêmes gens, qui peut-être ont eu le mauvais goût d’être malades, je veux dire un peu plus qu’un simple refroidissement, n’en peuvent plus de voir leurs primes maladie grimper. Ne parlons pas de la pression fiscale à Genève, qui fait de la classe moyenne, quelque part dans l’échelle entre les assistés et les nababs, l’éternelle vache à lait.

 

Dans la campagne des élections fédérales du 20 octobre, on va beaucoup vous parler climat, fin du monde, Apocalypse. Peut-être pourrait-on aussi s’occuper, enfin sérieusement, des gens qui travaillent, prennent des risques, inventent. Et leur lâcher un peu la grappe avec les impôts, les primes et les taxes. Pour le Jugement dernier, nous verrons bien.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

 

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 3 commentaires

Commentaires

  • Parler climat, fin du monde, etc., permet de remettre… l'urgence citoyenne concernant la classe moyenne à plus tard.

    Incendies en Amazonie... une amie brésilienne me disait que, contrairement à ce que nous imaginons les incendies n'y sont pas rares.

    Mais si le réchauffement doit en effet sévir et que nous manquons d'eau comment éteindrons-nous les incendies?

  • Cela n'arrivera jamais, que l'on "lâche la grappe" aux classes moyennes indigènes. Tout simplement parce que le système n'est plus qu'une grande "machine de Ponzi" conçue uniquement pour tenir tant que les responsables actuels (ainsi que la funeste génération des "boomers") resterons vivants. Il faut donc maintenir l'activité économique en "important" des masses allogènes qui consomment grâce aux allocations perçues sur les impôts des classes industrieuses. Cela durera tant que cela durera; nos responsables tablent sur le fait qu'ils ne seront donc plus de ce monde quand la machine grippera ou que personne n'aura la volonté de les traquer dans leurs lointains refuges protégés...

  • Comment expliquer cette situation, alors qu la classe moyenne dispose de la majorité électorale ?

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