Définir la classe moyenne ? Volontiers !

Imprimer

 

Sur le vif - Mercredi 04.09.19 - 12.01

 

Définir la classe moyenne : rien de plus simple ! Ceux qui bossent dur, ont consacré toute leur vie à leur boulot, sont certes rémunérés correctement, mais n'en peuvent tout simplement plus de la pression fiscale, celle des primes maladie, celle des loyers, des taxes en tous genres. Et leurs retraites, ils les voient fondre !

Ils ne bénéficient ni des subventions de ceux qui gagnent peu, ni du privilège d'être un nabab. Ils sont juste entre les deux. Ils bossent comme des fous, entretiennent leurs familles, font vivre la collectivité par leurs impôts versés, créent de la richesse et de la prospérité autour d'eux. Mais eux, hélas, n'arrivent pas à mettre un sou de côté. On leur prend tout.

Voilà, plutôt que de donner une fourchette chiffrée ou un palier fiscal en fonction du revenu imposable, ce qui sera toujours contesté : la classe moyenne, c'est un état d'esprit. Un état social. Des gens plutôt heureux, souvent, et c'est tant mieux. Des gens fiers de bosser, parce que le travail est un incomparable facteur de dignité, et que notre premier souci doit être d'en donner à tous, et de ne laisser personne sur le bord du chemin.

Mais des gens qui, sans nullement contester le principe de l'impôt, encore moins celui des assurances sociales, ni celui de la solidarité dans l'assurance maladie, en ont tout simplement GROS SUR LA PATATE. Parce que, entre leur chiffre d'affaires (s'ils sont indépendants) ou leur salaire brut (s'ils sont employés), et leur POUVOIR D'ACHAT RÉEL, le différentiel est disproportionné. Indécent, même. Il y a un moment où ça suffit de nous tondre, et de nous piquer notre pognon.

Ma définition de la classe moyenne fera sourire les fiscalistes, les fiduciaires, les grands penseurs libéraux, sous prétexte qu'elle se refuse volontairement à donner des chiffres et des paliers ? Eh bien, j'assume ! Oui, j'assume une conception subjective, révoltée, en phase avec une colère que je sens profondément monter. A Genève, comme ailleurs.

Quant aux pisse-froid, qu'ils aillent faire un tour chez l'urologue !

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 10 commentaires

Commentaires

  • Pas mieux, excellente définition mais effectivement totalement incompréhensible pour les politiques et les impôts

  • La classe moyenne quand elle veut bien voter le fait-elle dans le sens de ses intérêts?

    N'"y croit plus"!?

    A-t-elle tort?

    En ce cas les manifestations des Gilets Jaunes comprises comme le signe qu'il faut que les choses changent non par pléthore de lois au jour le jour mais par un changement de mentalité auront, en attendant pour la suite, comme par eux annoncé, le mois de novembre... rendu service.

    On peut hypocritement se contenter de dénoncer les mains arrachées comme les yeux crevés, certes, mais pourquoi taire les suicides d'agriculteurs comme les signatures de traités qui auront les effets les plus consternants, les plus dévastateurs, les plus désastreux!?

    La LAMAL telle qu'elle sévit n'a rien à voir avec l'assurance maladie FACULTATIVE par votations acceptée ce qui revient à dire que nous ne devrions pas être obligés de la payer.

    Mettre de côté ce que nous pouvons obligerait sans doute les vendeurs décideurs de la santé à remettre en question la médecine marchande visant au plus rentable.

    Pas de treizième mois pour l'AVS.
    Les personnes âgées qui, contrairement à ce qui se prétend ne sont pas forcément malades ne sortent plus guère de chez elles: coûtent-elles réellement ce qu'on leur fait payer?

    Les yeux au ciel et les bras levés_ coût de la santé! coût du travail! avec de plus en plus la culture du mépris des possédants,patrons et directeurs concernant leurs "ressources humaines"!

  • Vous devenez de plus en plus intéressant.

  • Normalement, si les mots avaient un sens, la notion de classe moyenne devrait définir une classe qui ne soit ni la classe laborieuse qui n'a que son travail et se maintient juste la tête hors de l'eau et boit la tasse dès que ça va mal, ni la classe aisée, vraiment nantie et ayant un patrimoine permettant de se maintenir même sans travailler. L'expression classe moyenne, si les mots avaient un sens, devrait désigner une catégorie qui est à son aise sans être riche, vit de son travail et n'a pas de fortune mais jouit cependant d'une vraie prospérité. Aurea mediocritas disaient les Romains.

    On a eu une vraie classe moyenne en Suisse dans l'après guerre. C'était nouveau. Avant on avait une société de classes, avec d'une part des possédants, qui avaient des domestiques, ou une haute classe, même sans patrimoine, mais disposant du privilège de faire des hautes études et ayant seule accès aux professions libérales et à certaines carrières valorisantes comme celle de professeur ou de diplomate. Et d'autre part il y avait les petites gens. Soit les ouvriers, réellement contraints à vendre leur force de travail pour de très petits salaires, et des paysans pauvres, vivant dans la nécessité.

    Il y avait bien aussi une catégorie intermédiaire qui n'était pas la bourgeoisie: composée de paysans aisés et de petits patrons, qui avaient la possibilité de s'enrichir, ou de faire des études (par exemple des fils d'instituteurs qui pouvaient devenir professeurs d'université et colonels, éventuellement faire de la politique, et grimper très haut). Ceux-là pouvaient pousser leurs rejetons dans la classe supérieure. Mais cette catégorie était peu nombreuse. Et la société restait une société de classe. Elle l'est restée jusque dans les années 1950.

    Puis tout a changé. Depuis les années 1960 on a connu une élévation sans précédent du niveau de vie. Il y a eu la démocratisation des études. Les salaires ont augmenté sans cesse. Tout était en expansion. Il y avait le plein emploi. Réellement l'ensemble de la société a accédé à la prospérité. Il s'est créé une énorme classe moyenne, jouissant d'une réelle aurea mediocritas. Énormément de gens ont acquis un patrimoine non négligeable et pu partir à la retraite en ayant un capital de plus d'un millions de francs dans leur caisse de pension. Alors on s'est imaginé que tout le monde appartenait à la classe moyenne. Il n'y avait plus de petites gens. Il n'y avait plus de peuple (au sens de petites gens). Du moins c'est ce que l'on voulait croire, et ce que l'on voulait faire croire. Car on ne pouvait pas et ne voulait pas imaginer que ça ne durerait pas toujours.

    De fait seuls les baby boomers ont pu jouir de ce privilège d'être la génération dorée et d'être une classe moyenne. Ca ne s'était jamais vu avant et apparemment ça ne se verra plus à l'avenir.

    Et effectivement ça n'a pas duré. Ca a commencé à se gâter tout de suite après la chute du mur de Berlin. Toutes les concessions sociales (keynésiennes) que les forces économiques avaient faites pour répondre au défi du communisme ont été révoquées. Toutes les élites ont été achetées par les intérêts qui voulaient la flexibilisation totale, le consensus de Washington, la fin des frontières, la mise en concurrence de tout le monde avec tout le monde. Les médias, qui ont montré là leur caractère de larbins des forces d'argent, ont présenté tout celà comme le progrès. Et en çe qui concerne la Suisse, avec la complicité de ses dirigeants, elle a été dépouillée de tous les avantages comparatifs qu'elle avait pu se ménager, grâce à son indépendance, à son armee forte, à sa neutralité, etc., des avantages comme par exemple le secret bancaire, qui lui permettait de payer des salaires beaucoup plus hauts qu'ailleurs, et de maintenir un niveau de vie nettement supérieur. Seule une politique très ferme de souveraineté et d'indépendance aurait pu permettre de résister un peu au mouvement et de maintenir la "classe moyenne". C'était la proposition de monsieur Blocher. Mais il n'a pas été suivi.

    Nous avons été gouvernés par des gens qui ont bradé la Suisse et ses marges de manœuvre, au nom de l'Union Europeenne, cette Union Européenne qui n'est rien d'autre qu'un comité au service de la gouvernance mondiale voulue par les multinationales. Donc le resultat est la paupérisation.

    Là aussi les médias ont trahi le peuple en présentant tout celà comme un progrès, alors que c'était une régression et signifiait la perte inévitable de l'acquis de cette toute jeune classe moyenne qui s'était constituée en à peine deux générations.

    Aujourd'hui on a le résultat de ces choix faits par des dirigeants serviles devant le mondialisme. On a le résultat de ce pourquoi L'Hebdo a combattu avec passion, en le présentant comme un progrès, une ouverture au monde. On n'a plus de classe moyenne. Tous ses acquis, tous ses avantages ont été annullées, rabotés, anéantis.

    Le plus curieux c'est qu'on continue à nous parler de classe moyenne pour quelque chose qui n'est plus la classe moyenne. Car elle n'existe plus cette classe dite moyenne, dont on nous parle, et tous les discours des partis politiques ne nous parlent que de ça: de la défense de la classe moyenne, alors qu'en réalité ils l'ont tuée cette classe moyenne. En fait ce qu'on a c'est une ancienne classe moyenne. Ou si l'on préfère, c'est une classe moyenne en voie de paupérisation. Mais on ne veut pas le dire car on craint la vérité.

    Donc toute cette masse de gens que nous décrit Pascal Décaillet, qui survit au dessus de pauvreté mais sans pouvoir mettre un sou de côté, parce qu'elle est assommée d'impôts, de primes d'assurances, de charges, etc., n'a plus rien à voir avec la classe montante qui des années 60 à 90 du 20ème siecle avait effectivement accédé à la prospérité, avait effectivement pu mettre de côté, avait effectivement connu une ascension sociale, toute cette immense classe ci-devant moyenne est devenue précaire et se sent menacée de complet déclassement. Elle sait qu'elle n'est plus la classe moyenne, mais elle ne veut pas se l'avouer a elle-même. Elle s'accroche à l'illusion d'être encore la classe moyenne. Et les partis politiques ne veulent pas leur dire la vérité.

    Et d'autre part les classes laborieuses, y compris les classes ouvrières suisses, qui existent encore malgré tout, celles qui n'ont pas encore été remplacées économiquement, socialement et ethniquement par l'immigration (immigration elle-aussi voulue par les dirigeants traîtres à leur peuple, vendus à l'étranger) ces classes là se voient encore comme des classes moyennes, alors qu'elles ne le sont pas, ou plus, parce qu'elles n'ont pas encore renoncé à la promesse d'amélioration du niveau de vie et de progrès social de l'après guerre.

    Et c'est pourquoi la gauche socialiste s'adresse à cet électorat là en lui mentant, en l'appelant classe moyenne et en disant que le PS défend la classe moyenne. Alors que c'est un mensonge cynique. Le PS a voulu que la Suisse se mette à plat ventre devant l'Union Europeenne. Elle a voulu la fin des avantages comparatifs, par exemple ceux de la place financière, qui permettaient de faire vivre une classe moyenne. Le PS de fait, a voulu toutes les décisions politiques qui menaient à la paupérisation de la classe moyenne et des petites gens et qui leur interdisent d'espérer la poursuite de cette marche vers une relative prospérité qui avait été possible su 20ème siécle. Alors je vous le dis franchement: quand j'entends le gros Levrat qui ose dire qu'il défend la classe moyenne, je suis écoeuré. C'est le comble du cynisme et le comble du mensonge.

    Pour conclure je voudrais me référer à un auteur que Pascal Décaillet connaît surement car il est très cultivé: Albert Thibaudet, un homme de lettres qui avait écrit un essai génial sur "Les idées politiques de la France" à l'époque de la3ème république. Il montrait que dans la vie politique française, pour toutes sortes de raisons, personne n'osait se dire de droite. Donc les gens de droite se disaient "modérés". Tout comme dans l'épicerie personne ne veut des gros pois. Tout le monde veut des petits pois fins, car c'est ce qu'il y a de mieux. Donc les pois de catégorie inférieure personne n'ose les appeler des gros pois. On les appelle, dans le jargon de l'épicerie, les "petits pois mi-fins". En politique les modérés, parce qu'ils n'osent pas se dire de droite, Thibaudet les appelait les petits pois mi-fins. C'est çe qu'on appelle "le paradoxe de Thibaudet".

    Eh bien, à mon avis, c'est la même chose en Suisse avec la classe moyenne. Personne ne veut reconnaître que, de fait, il appartient à une classe plus "basse" dans son prestige social et économique que la classe dite moyenne. Donc tout le monde s'accroche à cette illusion d'appartenir à la classe moyenne. Et les politiques entretiennent tout le monde dans cette illusion. Il n'y a plus de vraie classe moyenne. Tout le monde est paupérise, sauf les vraiment riches. Mais tout le monde vous dira qu'il est de la classe moyenne et qu'il faut defendre la classe moyenne. C'est un mensonge mais c'est ainsi. Personne ne veut voir la vérité en face, c'est à dire que les politiques voulues par nos élites ont deja détruit la classe moyenne et que même s'il en reste quelques vestiges (il y a encore des baby boomers qui possèdent un chalet à Verbier et qui pourront le léguer à leurs enfants) c'est une race en voie de disparition comme le rhinocéros blanc.

    Donc la classe moyenne suisse est devenue comme les modérés ou petits pois mi-fins de Thibaudet. C'est une expression hypocrite pour ne pas dire la vérité.

    Personnellement je souhaiterais qu'apparaisse un vrai parti populiste, de gauche ou de droite, qui ne s'adresse plus à la "classe moyenne" en mentant, mais au peuple tout simplement, le peuple qui inclut d'ailleurs la classe moyenne mais ne se limite pas à elle.

    Il faudrait parler au peuple, et je précise au peuple suisse, y compris aux pauvres suisses, et cesser de le flatter bêtement en le traitant de classe moyenne ce qu'il n'est pas, ou n'est plus.

    Pourquoi, sauf à l'UDC, ne parle-t-on plus de peuple? A-t-on honte du peuple ou quoi? Et pourquoi ne parle-t-on plus des ouvriers, de la classe ouvrière? En a-t-on honte? Elle existe pourtant.

    Je suis d'accord avec Pascal Decaillet qu'on doit cesser de ponctionner ce qui reste de la classe moyenne. D'accord à 100% là dessus. Car c'est cette classe là, de petits patrons, de cadres, de gens méritants, qui crée les richesses. Mais je voudrais aussi qu'on s'adresse au peuple suisse. Qui est le grand laissé pour compte de la politique internationaliste de nos dirigeants pro européens qui ont trahi leur peuple. Et je voudrais qu'on propose au peuple suisse une politique qui soit dans son intérêt et non dans l'intérêt de l'étranger et de l'Union Europeenne.

  • Vous enfoncez le clou avec constance et conviction, vous exprimez un sentiment partagé par de plus en plus de citoyennes et citoyens. Je me permets à mon tour de faire de même. Une réponse arrivera-t-elle peut-être cette fois...

    Une question de base à régler :

    Pourquoi les primes d'assurance-maladie et les loyers ne sont-ils pas pris en compte dans le calcul de l'indice des prix à la consommation, indice qui est censé indiquer l'augmentation du coût de la vie ? C'est à partir de cet indice que se calcule l'inflation et donc les éventuelles augmentations de salaires. Depuis plus de 40 ans la productivité a augmenté mais la répartition des bénéfices de cette florissante productivité ne tient plus que chichement compte des salariés, l'indice sus-mentionné étant sous-évalué par omission. Ou volonté ?

  • J'ai particulièrement apprécié le commentaire de John Longeole avec un plus pour sa très belle envolée sur le ... PS !!!

    Rien à ajouter !

  • Le 19 juillet paraissait un article sur RTS.ch (https://www.rts.ch/info/monde/10581235-bernard-arnault-deuxieme-fortune-mondiale-devant-bill-gates.html?fbclid=IwAR1jJQg6CoWufKCuoOLfJXVzB0bppp0ksl_xkgOLHlLZKjDAlEmSBK2Hrq8) sur les très grandes fortunes de ce monde, vous savez, le 1% qui possède le 99% des richesses de la planète.
    Il était rapporté que Mr Arnault s'était fait un bénéfice de +39 milliards de dollars depuis le début de l'année (199 jours). Un rapide calcul permet de déduire que cela fait 196 millions de dollars de bénéfice par jour. Oui, vous avez bien lu:
    196 millions de dollars soit 193 millions de francs suisses PAR JOUR !!!!!!
    Je trouve cela indécent.
    Parce que ces Messieurs, tout en profitant pleinement des avantages de nos pays, ne jouent pas le jeu.
    Ces Messieurs pratiquent un chantage à la délocalisation depuis de nombreuses années, relayé par nos partis de droite qui certainement de bonne foi en voulant défendre le libéralisme défendent aussi cet ultralibéralisme malsain.
    Ces Messieurs, grâce au pouvoir de l'argent, manipulent les médias qui influencent l'opinion publique, les politiques par les lobbys et même notre pauvre démocratie semi-directe.
    Ces Messieurs payent très mal leurs employés créant volontairement une classe pauvre, qui va envier cette classe moyenne qui gagne un peu plus, voir la menacer. Cette classe moyenne par un réflexe d'autodéfense va défendre ses acquis difficilement obtenus et continuer à défendre le modèle qui leur permet d'avoir un peu plus. Et ce faisant, défendre les ultras riches.
    Ces Messieurs en ne payant pas leur dû, affaiblissent l'État qui dès lors leur mange dans la main, se plie à toutes leurs requêtes.
    De l'argent il y a. Il est certainement mal réparti. Le problème ce n’est pas les riches, c'est les ultras riches.
    L'argent n'est pas "capté" par nos États au bon endroit, c'est à dire au niveau des 1% les plus riches (qui eux, savent très bien se défendre), mais directement dans les poches de cette "pauvre" classe moyenne faite de bosseurs.

  • "De fait seuls les baby boomers ont pu jouir de ce privilège d'être la génération dorée et d'être une classe moyenne. Ca ne s'était jamais vu avant et apparemment ça ne se verra plus à l'avenir."

    La funeste génération des "boomers" qui a tout reçu et qui ne laissera rien aux générations futures, si ce n'est des dettes et la promesse d'horribles conflits ethniques. Et en plus, cette maudite génération se permet encore de nous asséner constamment des leçons de morale "républicaine".

    +++++++++++++++++++
    ... En moyenne, en France, on hérite à 50 ans aujourd'hui, soit huit ans de plus qu'en 1980. Et, notamment avec la hausse des prix immobiliers, les plus âgés sont désormais les plus riches. En 1986, le patrimoine net médian des trentenaires était 45 % plus élevé que celui des plus de 70 ans. Trente ans plus tard, il est trois fois plus faible, selon une étude de France Stratégie...
    +++++++++++++++++++

    https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/darmanin-revient-a-la-charge-sur-la-baisse-de-la-fiscalite-sur-les-donations-1127496


    PS: excellent message, John, j'archive :-)

  • Merci à Marie-A. et un Ours. Ca me fait plaisir que Marie A. ait apprécié ma tirade sur le PS. De fait je me demande pourquoi on n'attaque pas plus le PS. C'est quand même ce parti le plus grand coupable (sans vouloir minimiser la culpabilité du PLR, du PDC et des Verts), de la paupérisation de la "classe moyenne" ou de qui en reste. Mais non, le gros Levrat peut continuer à pérorer et personne ne lui rentre dans le lard. En plus le PS risque encore de faire un score honorable aux prochaines élections au lieu de tomber en dessous de 10% comme il le mérite et comme il le fait dans tous les autres pays européens.

    C'est vraiment écoeurant et il y a des moments où on se dit que les électeurs de la fameuse classe moyenne n'ont que ce qu'ils méritent puisqu'ils continuent à réélire des enflures pareilles.

    Je voudrais quand-même dire à Un Ours que pour ma part je n'en ai pas contre les baby-boomers en tant que tels, je veux dire en tant que tranche d'âge. Bien sûr si on définit le ou la baby-boomer comme le Jacques Pilet ou l'abonné de L'Hebdo typique, c'est une engeance qui a fait beaucoup de mal. Mais il n'y a pas eu que ceux-là.

    Ce que je voulais dire avec ma tentative de décrire l'ascension sociale d'une classe moyenne, qui n'a duré finalement que très peu de temps, deux générations au maximum après la 2ème guerre mondiale et qui est déjà en train de disparaître, je ne voulais pas blâmer les baby-boomers qui s'identifient en gros avec cette génération dorée.

    Je pense qu'on aurait pu maintenir l'acquis économique de ces baby-boomers. Je pense même que c'est le résultat qu'aurait produit une politique "blochérienne" souverainiste qui aurait défendu les intérêts de la Suisse au lieu de s'acharner à vouloir la soumettre aux désidératas des puissances étrangères qui voulaient précisément la dépouiller de tout son pognon. J'aurais préféré qu'on défende l'acquis de la génération du baby boom au lieu de le brader sur l'autel du mondialisme.

    Je ne suis pas contre l'abondance, même s'il y a des moments où on se demande quand-même si ce n'est pas l'abondance et le bien être excessifs qui ramollissent les gens au point de transformer le peuple suisse qui avait bravement fait les mobs pendant la guerre en cette masse de jobards qu'on a aujourd'hui et qui se laissent manipuler par les féministes, les réchauffistes, les immigrationistes et autres fumistes.

    Ce qui est agaçant c'est d'avoir du subir les manies idéologiques de tous ces 68ards qui se croyaient des apôtres du progrès et qui ne se rendaient même pas compte qu'en réalité ils se faisaient les idiots utiles de puissances financières qui ne voulaient qu'une chose: par l'ouverture totale des frontières, leur reprendre tout ce que leurs parents avaient durement gagnés pour eux. Et qui en plus sont en train de réussir ce hold up, par leur propre faute à eux les baby boomers.

    Je ne suis pas marxiste mais les marxistes ont quand-même défini quelques concepts assez justes comme celui d'aliénation, qui est le fait pour les classes dominantes de réussir à convaincre les dominés d'adopter des comportements, par exemple ici le comportement gauchiste antisuisse des lecteurs de L'Hebdo, directement contraires à leurs intérêts. De même Marx a dit une chose très juste sur l'idéologie dominante. Il a dit que l'idéologie dominante c'est l'idéologie de la classe dominante. Ca c'est vraiment très juste. On est exaspéré de cette idéologie dominante qu'on nous assène et qui est pro européenne, antisuisse, anti démocratie directe, sans frontièriste, droit de l'hommiste, anti militariste, pro diversité, métisseuse, LGBT etc. Mais il faut bien dire que ce qui nous frustre c'est de nous rendre compte que cette idéologie dont on nous gave par les médias de propagande, et qui nous débecte et nous insupporte, nous prouve qu'hélas nous n'appartenons pas à la classe dominante, car si c'était nous la classe dominante alors il y aurait une autre idélolgie qui serait plutôt patriote, souverainiste, sociale et conservatrice, peut-être même un peu chrétienne. un peu dans l'esprit Décaillet en résumé.

    Mais non, nous ne sommes pas la classe dominante malheureusement et l'idéologie dominante nous est imposée par la vraie classe dominante qui est composée des maîtres du grand capital mondial, des multinationales, et toute une oligarchie qui a intérêt: à notre paupérisation, à l'immigration massive, à la fin des frontières, au féminisme agressif et excessif, à l'agenda LGBT et à toutes ces choses qui sont la causes de notre aliénation.

    Espérons que la classe moyenne et le peuple suisse tout simplement prenne enfin conscience de ses vrais intérêts et cesse de se laisser aliéner par ces marionnettes de la haute finance que sont les gens qui aujourd'hui dirigent les cantons de Genève et de Vaud. Et il est préférable de ne pas donner de noms.

    Oui, finalement, la classe moyenne qui accepte de se faire tondre et sodomiser profond en élisant des Antonio Hodgers et des Communauté des Etats Socialistes Latino Américains (Cesla) Amarelle aux gouvernements de Genève ou de Vaud, et même des Maudet & Co, tous des valets de l'UE et de la gouvernance mondiale, qui travaille directement contre l'intérêt du peuple, eh bien oui cette classe moyenne aliénée par la propagande n'a que ce qu'elle mérite.

  • Effectivement Longeole le logo du PS devrait être un plug anal. Après tout, Hollande en avait bien planté un géant, sur la place Vendôme, en 2016. Avec le clitoris gonflable de Salerno, on aurait ainsi la quintescence de la réflexion socialiste.

    Ah oui, et je ne supporte plus les apparatchiks verts, ceux-là même qui ne voient pas de problème avec une immigration illimitée et qui en même temps, nous demandent de réduire notre bilan carbone.

    Tous ces petits merdeux qui nous demandent de ne plus prendre l'avion, alors que la pollution numérique est deux fois plus importante que la pollution aérienne. Ceux-là même qu'on devrait envoyer un mois dans les mines d'extraction de cobalt au Congo, pour le compte des Chinois.

    Ne parlons même pas des déchets plastiques, qui proviennent à plus de nonante pourcents, d'Asie et d'Afrique.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel