Aimons nos arbres !

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Commentaire publié dans GHI - 18.09.19

 

Votre serviteur serait-il lui-même un bobo ? Ce serait quand même le comble, si vous avez pris la peine de lire l’article ci-contre ! Oh, certes, il ne se déplace pas à vélo. Et défend mordicus le trafic privé motorisé en ville. Il est passionné, depuis l’âge de sept ans, par les guerres et les conflits, le tragique de l’Histoire. Il est persuadé de l’immanente noirceur de l’âme humaine, tant que s’exercera le jeu de miroirs du pouvoir. En clair, il ne croit que modérément à l’idée de progrès.

 

Mais en même temps, comment ne pas aimer passionnément la nature, qui est si belle ? Sentiers valaisans, l’été, à n’en plus finir. Les bisses, les torrents, les lacs de montagne, les gentianes, le silence des vallons. Le reste de l’année, à Genève, une promenade, toujours la même depuis plus de vingt ans, sur les lieux qui furent ceux de son enfance. La même boucle, au millimètre près ! Les mêmes arbres, dont certains plus que centenaires, et parmi les plus beaux qui soient.

 

Alors, oui ! Oui à la nature. Oui à la protection des paysages. Oui à l’amour inconditionnel des arbres. Oui à leur préservation, leur salut. Ils sont nos compagnons de vie, nos amis. Nous leur parlons, nous les admirons, nous les prenons à témoin. Ils sont nos repères, nos contemporains. Il est parfaitement normal, légitime, de se battre pour sauver des arbres. Être humain, c’est s’inscrire dans la reconnaissance de toute vie. Il n’y a, à cela, nulle sensiblerie. Juste la joie partagée de se reconnaître dans la Création.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

  • Bien dit ! Pas besoin d'être bobo ... On aime la nature et son Créateur depuis longtemps ... Il faut faire des efforts personnels d'abord et les arbres sont des biens précieux. Pourquoi ce cirque vert, des verts ?

  • Si cela peut vous rassurer... il n’y a pas besoin d’être bobo pour aimer la nature. Au contraire, le bobo n’aime pas la nature. Il aime l’idée qu’il se fait de la nature. Mais confrontez-le à la nature, la vraie, au terroir, à la paysannerie dans tout ce qu’elle a de but et de sublime... et le bobo prendra ses jambes à son cou sans demander son reste. D’ailleurs, mettez le bobo à la campagne, pour voir, il organisera des pétitions pour interdire aux grillons de chanter et cloches des vaches de sonner.

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