La politique oui, la théologie non !

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Sur le vif - Mardi 24.09.19 - 15.08h

 

Voir, sous mes yeux, se dégonfler des modes auxquelles j'ai toujours refusé de participer, malgré l'infernal tintamarre orchestré autour d'elles, constitue l'un de mes motifs de satisfaction.

Dans la vie, il faut assurément avoir des convictions, et les défendre avec courage, parfois férocement. Mais chacun d'entre nous doit puiser, sans concession, au plus profond de soi, pour les trouver. Et non par mimétisme, ou psittacisme, du courant majoritaire d'un moment. Rien de pire que les modes ! Rien de plus révulsant, pour un esprit libre, que ces laves en fusion, qui se déversent. Il faudrait suivre, ou mourir. En être, ou ne pas être. Adhérer, ou disparaître.

Comment jugera-t-on, dans vingt ans, l'hystérie climatique de cette année 2019 ? Je ne mets pas en cause la nécessité de protéger la planète, ni de réduire les émissions de gaz. Non, j'incrimine le chantage à l'Apocalypse, la prise en otage du débat politique par une théologie du Bien. La mise en avant d'un dogme, sans appel ni réfutation possibles, sauf à se faire traiter d'hérétique.

Ce terrorisme intellectuel, je le réfute. Discuter, oui. Avancer des arguments, et pourquoi pas s'engueuler, entre citoyennes et citoyens adultes et vaccinés. Mais accepter de se faire dicter une vérité révélée, c'est non. Tout simplement non.

Être citoyen, c'est parfois dire oui. Et, en toute liberté, savoir aussi dire non.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 8 commentaires

Commentaires

  • Allusion à Israël avec ses deux grands partis religieux?

    Politique et religion incompatible?

    Deux personnes

    l'une d'elle_

    - Dieu… créer l'enfer!?

    Un sourire… un ange passe

    L'autre personne

    - Dieu créer l'enfer!? mais... l'homme s'en charge…!

  • Une nouvelle religion est née. "Sauver la planète" Sa déesse : Rita Trumberg. Gar à ceux qui n'y adhèrent pas ils seront cloués au pilori de la nevsociété. Mais dites moi... ces gamins nourris au pain anglais existerait ils si leurs parents n'avaient pas, un peu, consommés. Alors s'ils veulent gatter l'école pour nous donner des leçons qu'ils commencent d'abord par arrêter de consommer et qu'ils se mettent à vivre comme nos ancêtres qui eux savaient ce que devoir se priver voulait dire.

  • Mais l'apocalypse écologique, elle est là...

    https://newatlas.com/environment/north-american-bird-abundancy/

    ... l'effondrement tant qualitatif que numérique de la diversité biologique (sans parler de la pollution chimique générale et de l'épuisement des terres agricoles).

    Ceux qui ont plus de quarante se souviennent, chez nous, de ces trajets sur les routes cantonales qui laissaient la calandre et les phares des voitures maculées d'insectes écrasés.

    Aujourd'hui, plus rien.

    Et évidemment, les crétins qui adulent "Sainte Greta", soit ils n'en savent rien, soit ils s'en foutent.

  • Simplement parfait:

    https://www.youtube.com/watch?v=HSkAoJLeqMI

  • J'ai bien peur que le sens de la mesure et la rationalité ne retrouveront leur importance dans nos sociétés (dans la mesure où ils y aient jamais régné) qu'à la faveur d'un mouvement de mode en leur faveur.

  • Très bien, j'approuve à 100%. On a quelques différences justement théologiques (entre évangéliques et catholiques), mais dans l'ensemble on est d'accord.

  • "Comment jugera-t-on, dans vingt ans, l'hystérie climatique de cette année 2019 ?"

    Comment juge-t-on aujourd'hui celle des années septante entre le dernier verre d'eau que René Dumont buvait car la terre devenant une fournaise (dans des millions d'années, ça nous le savons, mais d'ici-là nous aurons soit disparu, soit migré), l'eau se vaporiserait et la période de glaciation que nous allions connaître.
    Nous en rions, mais nous constatons que nous faisons à nouveau face à une hystérie dangereuse car elle risquerait bien de nous conduire vers une nouvelle forme de totalitarisme.
    Préserver la planète oui, il y a un tas de petits gestes que chacun peut faire à son niveau, mais prétendre réguler le climat, il faut être atteint de vanité pour en faire un projet de société. Comment les grecs appelaient ça? L'hubris?

  • Permettez-moi juste de rappeler cette citation de Hugo Chávez, ex-président de la République du Vénézuela, personnage qu on aime ou pas, n importe, qui avait dit au Sommet Climatique des Nations Unies à Copenhague (COP 15) le 16 décembre 2009: " Si le Climat était une Grande Banque, il aurait été sauvé dès demain à l aube", sic.

    Bien à Vous.
    Charles 05

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