Les vraies questions, vite !

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Sur le vif - Vendredi 04.10.19 - 16.41h

 

Plus on parle de vie privée, de questions sociétâââles, plus on répand l'anecdote, plus on brasse l'écume, plus on s'éloigne des authentiques préoccupations de nos compatriotes.

Ces inquiétudes sont pourtant aisément perceptibles : les primes maladie, la santé, le prix des médicaments, les retraites, la justice fiscale, la surtaxation des classes moyennes, le prix de l'essence, la solitude des personnes âgées, les loyers, les impôts, l'emploi des jeunes, la qualité de la formation, la fracture numérique (notamment chez les seniors), la fermeture des exploitations agricoles, la détresse de nombreux paysans, les frais dentaires.

Tant que nos politiques publiques, de droite comme de gauche, seront incapables de donner des réponses solides et viables à ces questions-là, on pourra me parler tant qu'on veut de l'Apocalypse climatique, ma réaction sera la même.

Elle ne consistera certes pas, cette réaction, à nier le problème climatique. Ni à prétendre qu'il ne faut rien faire. Mais chez moi, la méfiance face à ceux qui profitent, comme d'une aubaine politique, de cette question, et qui répandent le grand frisson de fin du monde pour faire des voix le 20 octobre, l'emportera toujours. Je me souviens de la mort des forêts. Je me souviens de Fukushima.

Alors oui, les profiteurs vont faire faire des voix, dans deux semaines. Comme ils en firent en exploitant le thème de Fukushima. Et puis, je suis prêt à parier que dans quatre ans, en octobre 2023, ils affronteront la décrue et les désillusions.

Dans quatre ans, qu'auront fait nos politiques pour trouver une solution à l'échec total de la LaMal ? Qu'auront-ils fait pour nos aînés, les plus précaires d'entre eux, ceux qui doivent se contenter du minimum ? Qu'auront-ils fait pour soulager la classe moyenne de la strangulation des taxes et des impôts ? Qu'auront-ils fait pour la paysannerie suisse ? Qu'auront-ils fait pour les jeunes chômeurs ? Qu'auront-ils fait, de concret et mesurable, pour un peu plus de justice sociale dans ce pays ?

Ma conviction intime est que tous les humains sont égaux. Je n'érige, pour ma part, aucune espèce de supériorité à quiconque en fonction de son statut social, de sa fortune, de sa notoriété, sans parler bien sûr de la couleur de sa peau, ni de sa religion. En fonction de cette conviction, j'aspire à l'égalité réelle. Je pose comme absolue priorité le SOCIAL. Pour les puissantes questions sociétâââles, merci de voir avec les bobos urbains.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 5 commentaires

Commentaires

  • LAmal : rien si ce n'est soi-disant baisser les primes ce qui est faux puisque j'ai reçu une augmentation ... ma prime sautant allègrement les cinq cents francs mensuels !

    Et je ne suis pas le seule dans ce cas ...

  • Quelques vraies questions évoquées ici...

    https://www.youtube.com/watch?v=NYFqyy7n8I4

    ... notamment l'urgence du vote blanc et les dangers du vote électronique.
    Sans oublier la thématique des élus dont l'idéologie principale est de "mettre les doigts dans la confiture". Et ne pas oublier le thème capital de la disparation possible de l'argent "physique".

  • Malheureusement vous criez dans le désert.

  • M. pascal Décaillet, vous finissez votre article-chapeau en disant:" Je pose comme absolue priorité le SOCIAL. Pour les puissantes questions sociétâââles, merci de voir avec les bobos urbains."

    M. Pascal Décaillet: Il y a aussi du nouveau, les questions éco-sociétâââles .

    On dirait que les mots n ont plus de sens. Mais cela est fait exprès! N est il pas pour embrouiller les cerveaux des veaux?!

    Bien à Vous.
    Charles 05

  • Le point soulevé par @ Marie A. est véritable.

    Quand aux primes des assurances maladies DE BASE, elles sont fixées par les assureurs et aucun de ces derniers ne donnent aucune transparence sur le combien et le comment ont elles été chiffrées.

    Où le bât blesse est que la Confédération à Berne ne veut nullement se mêler de cette affaire bien que selon la charte des Droits de l Homme établie en 1950 à Genève/La Suisse elle stipule que les citoyens ont le droit d être soignés convenablement et de ce fait l Etat a l obligation de garantir l accés aux soins (c est fait) mais avec UN COÛT ABORDABLE mais ce dernier n est pas le cas en Suisse, Non et non..

    https://www.who.int › ... › Centre des médias › Principaux repères › Detail
    29 déc. 2017 - Le droit à la santé comprend l'accès, en temps utile, à des soins de santé acceptables, d'une qualité satisfaisante et d'un coût abordable.

    Bien à Vous.
    Charles 05

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