Un corps électoral est indivisible, M. Apothéloz !

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Sur le vif - Vendredi 01.11.19 - 17.05h

 

J'apprécie beaucoup M. Apothéloz, c'est un vrai militant social, connaissant les quartiers, les besoins réels de la population. Des socialistes comme lui, proches du terrain, j'en redemande.

Je l'apprécie beaucoup, mais suis en désaccord total avec sa politique visant à "encourager le vote des étrangers".

Voici pourquoi. Je suis un républicain, c'est la seule étiquette qui me caractérise. J'étais contre le vote des étrangers au niveau communal. Mais je suis aussi un démocrate : ce vote a été accepté par le peuple, dont acte.

Sur les affaires municipales, les étrangers vivant à Genève sont donc, exactement comme moi, des citoyens. Ils ne le sont pas sur le plan cantonal, ni fédéral, mais quant à la commune, ils le sont.

Eh bien, je considère que parmi les citoyens, donc ceux qui ont le droit de vote à un certain échelon, il ne saurait exister de catégories. En clair, il n'est pas question, à mes yeux, qu'il y ait d'un côté des "électeurs communaux suisses", et d'un autre des "électeurs communaux étrangers". Avec la dernière énergie, je rejette cette idée. J'étais contre le vote des étrangers dans les communes, j'ai perdu, eh bien maintenant ils l'ont, fort bien, ils doivent l'avoir pleinement, et ne plus être considérés du tout - à l'échelon communal - comme des "étrangers". Pour le canton, la Confédération, c'est autre chose.

Dès lors, il ne saurait être question d'accepter une politique d'apartheid, fût-ce dans l'ordre d'une "discrimination positive", entre "électeurs communaux étrangers" et "électeurs communaux suisses". Il n'y a que des électeurs communaux, tout court. Un corps électoral est indivisible.

Un étranger ayant obtenu le droit de vote a le droit d'aller voter, pour qui il veut. Mais aussi, le droit de s'abstenir. Il a le droit de se passionner pour la politique. Et aussi, le droit à la plus parfaite indifférence pour la chose publique. Bref, il mène sa vie citoyenne comme il l'entend, il n'a pas à être materné par les autorités.

M. Apothéloz, vous êtes en train de nous créer, avec cette affaire, une forme de préférence communautariste qui ne ressemble pas à la République.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

  • Un étranger qui obtient des droits politiques n'obtient pas l'égalité, il devient de fait un "über-citoyen", puisque ayant droit de cité dans deux pays, tandis que ce pauvre demeuré de Suisse n'est jamais qu'un pauvre Suisse.
    Notre pays est devenu un hôtel et ce n'est pas même nous qui en possédons les clefs.

  • Il ne vous aura pas échappé que cette politique d'encouragement au droit de vote des étrangers à pour but de créer un électorat captif pour la gauche, composé d'étrangers, dépendants de l'aide vois le et donc obligés pour conserver leur pitance, de réélire automatiquement les candidats de gauche.

    Pour le moment le droit de vote n'est donné aux étrangers qu'en matière municipale. Mais cette politique dirigée contre le peuple Suisse est complétée par une politique de naturalisations massives consistant à donner la citoyenneté dans des cornets surprises, sans aucun tri. Donc on fabrique des Suisses de papiers. Et en plus la classe politique au parlement s'est assise sur la volonté populaire de contrôler l'immigration (art. 121a constitution fédérale, adopté en votations populaire le 9 février 2014 et violé par le patinent sur ordre de Bruxelles).

    Le resultat c'est que dans les cantons de Vaud et Geneve, il y a deja une majorité d'étrangers (ou Suisses de papier) qui garantit à la gauche de rester au pouvoir quoi qu'il arrive.

    La volonté de la gauche c'est de verrouiller son pouvoir dans tout le pays en faisant en sorte que les Suisses deviennent minoritaires dans leurs propres pays et soient donc pieds et poings liés, livrés aux volontés des étrangers et de la gauche, elle meme composée d'étrangers (à Geneve et Vaud on est gouvernés par une majorité l'étrangers suisses de papiers).

  • Je dois corriger deux coquilles.

    Toute cette politique de droit de vote des étrangers "a pour but de créer un électorat captif pour la gauche, composé d'étrangers, dépendants de l'aide sociale et donc obligés pour conserver leur pitance, de réélire automatiquement les candidats de gauche."

    D'autre part "la classe politique au parlement s'est assise sur la volonté populaire de contrôler l'immigration (art. 121a constitution fédérale, adopté en votations populaire le 9 février 2014 et violé par le parlement sur ordre de Bruxelles)."..

    Je suis désolé, mon correcteur orthographique me joue des tours.

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