CCIG : au service des PME, SVP !

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Sur le vif - Dimanche 24.11.19 - 14.34h

 

Membre, depuis des années, comme petit entrepreneur, de la CCIG, fier d'appartenir à cette Chambre qui défend la vitalité économique de Genève, je l'encourage vivement à revoir ses priorités en direction des PME, de toutes celles et ceux qui, même au niveau modeste, ont pris à Genève le risque d'entreprendre, avec tout l'inconfort que cela signifie.

Désolé, mais les signaux de ces dernières années ne sont pas allés dans ce sens. Prise dans des réseaux, voulant copier d'autres associations, faîtières du grand patronat et de la finance, la CCIG s'est embarquée dans tous les combats donnant l'impression d'une allégeance aux multinationales, à la finance cosmopolite, et à l'idéologie d'une croissance démesurée.

Cette idéologie pour l'aéroport, véhiculée par le Président du Conseil d'Etat 2013-2018, qui avait pour cette plateforme des regards d'enfant rêveur, puis colportée par l'autre conseiller d'Etat radical, puis par ce qui reste de la droite économique au gouvernement, est désormais aussi caduque que décalée. Le succès de l'initiative 163 le démontre avec éclat. La population genevoise veut une économie dynamique et inventive, mais au service de l'humain et de l'environnement.

Membre de la CCIG, instance que je respecte et apprécie, je demande une nouvelle politique économique, moins servile envers les puissants, les spéculateurs et les internationaux, et vraiment tournée vers les petites et moyennes entreprises, humaines, laborieuses et honnêtes, qui font la valeur ajoutée de notre canton.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

  • En Suisse, on appelle:
    - microentreprises les entreprises qui assurent un emploi à 1 à 9 personnes,
    - petites entreprises, celles ... bla bla bla... entre 10 et 49 personnes, et
    - moyennes entreprises .... entre 50 et 249 personnes.
    Toutes font partie des PME.
    Mais je pense que les microentreprises (qui sont au nombre de plus de 500'000, soit 90% des PME) sont particulièrement oubliées.
    En particulier lorsqu'il s'agit de leur mettre sur le dos de plus en plus de charges administratives et impôts, alors qu'elles reposent pour la plupart sur la santé, l'habilité et l'abnégation d'une ou deux personnes physiques. Et que l'on protège de plus en plus toutes les autres catégories de personnes.
    Tout est biaisé lorsqu'il s'agit de microentreprises:
    - Leur valorisation fiscale (alors qu'elles ne valent pas un clou, au 31 décembre d'une année, si leur animateur meurt le 1er janvier) - en fait, la plupart valent la plupart du temps moins que zéro en valeur de liquidation à n'importe quel instant t, si l'on tient compte de leurs engagements opérationnels à terme (rien que les salaires et les loyers, selon les contrats passés (qu'on ne peut pas résilier du jour au lendemain)),
    - La rémunération de leurs animateurs (indépendants ou travailleurs/actionnaires), que l'on confond avec le salaire, acquis à tout jamais, du cadre d'une grande entreprise.
    L'un des problèmes est que les microentrepreneurs sont souvent flattés de se retrouver dans les mêmes cénacles que les grandes entreprises; nous sommes ainsi les égaux d'UBS et Novartis. Et par nature, un microentrepreneur est peu enclin à se plaindre. Mais, comme le pot de terre, il devrait parfois se plaindre, et surtout refuser de s'embarquer dans les mêmes aventures que les grosses entreprises.

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