Chaud, devant !

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Sur le vif - Mercredi 04.12.19 - 18.02h

 

"Pas un jour, déclare à l'instant le présentateur de Forum, sans parler de réchauffement climatique".

Mais, Cher Confrère, il ne tient qu'à vous, si (par aventure) vous estimez qu'il y a matraquage, de laisser parfois filer de douces et belles journées, sans vous croire obligé de ramener la chose.

Car enfin, le micro, c'est vous qui le tenez.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 2 commentaires

Commentaires

  • "M'enfin", tout le monde le fait, je suis bien obligé de le faire aussi!

  • Le lien entre l'activité humaine et le climat est un sujet d'inquiétude déjà ancien, et il se matérialise dans des périodes d'incertitude. Voir, par exemple, ces deux publications de Christian Pfister, historien du climat, qui mentionne les accusations de sorcellerie consécutives avec des événements climatiques inhabituels:
    https://www.hist.unibe.ch/unibe/portal/fak_historisch/dga/hist/content/e11168/e52524/e69145/e186327/e188620/20_Pfister-Hexenjagd-08_ger.pdf
    https://www.hist.unibe.ch/unibe/portal/fak_historisch/dga/hist/content/e11168/e52524/e69145/e186327/e188624/22_Pfister-Witches-07_ger.pdf
    Il y a peut-être bien un lien entre l'activité humaine et le réchauffement, mais face à cette unanime certitude de gens qui ont:
    - soit un intérêt à ce que des fonds soient alloués à leur branche (souvenons-nous du fameux bug de l'an 2000, qui avait fait le bonheur des informaticiens et vendeurs d'ordinateurs),
    - soit ne brillent d'ordinaire pas par leur clairvoyance, ou
    - soit crient à la catastrophe mais continuent de se comporter comme si seuls les autres devaient s'adapter (je n'en connais pas un seul qui vive cette "urgence" de façon conséquente, à sa petite échelle),
    j'ai des doutes de plus en plus grands. Je privilégierais les réflexions et les recherches sur l'empoisonnement de l'environnement (qui est un problème plus large, plus immédiat, et sans doute plus grave). Notez qu'on a aussi reproché aux sorcières d'empoisonner les sources.
    Mais cette sorte d'attente apocalyptique me semble surtout liée au sentiment de "Fin de l'Histoire" proclamée dès 1989, où l'on pensait que l'ordre libéral s'était définitivement imposé, et qui révélait surtout la fatigue d'une civilisation, exsangue à la fin de 150 ans d'histoire atroce, et qui souhaitait tout simplement que la fin arrive. Les années 1990 ont fait illusion - plus de frontières, plus de guerres, plus d'ennemis. Puis, en 2001, la théorie s'effondre - c'était un mirage, il n'y a pas d'oasis, la lutte continue. C'est trop. Vivement que tout cesse. Les gens s'imaginent qu'ils n'auront plus besoin d'être performants, qu'ils pourront enfin faire quelque chose d'utile qui soit différent de leur boulot qu'ils détestent, qu'ils retrouveront une sorte de vie saine et frugale. Et ils espèrent cette fin, ils veulent ce qu'ils appellent l'effondrement. L'urgence climatique, le courant végan qui voit en l'homme la seule créature maudite qui n'aurait pas le droit d'en consommer une autre, tout cela n'est rien d'autre que le cri d'angoisse d'un Adam qui s'ignore et qui rêve de retrouver le paradis terrestre.

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