Suzette face à la Communauté du Bien

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Sur le vif - Dimanche 26.01.20 - 14.21h

 

L'excellente Suzette Sandoz, dont je ne partage pas les options libérales, mais dont j'admire le combat pour la liberté de pensée, commet dans le Temps un blog jugé déplaisant par les Clercs du Climat.

Du coup, la Congrégation pour la doctrine de la foi publie un contre-texte, où elle rappelle le dogme. Ce qui est licite, ce qui ne l'est pas. Ce qu'on peut dire, ce qu'il faut taire. Courageuse, la Cléricature multiplie les signatures. A plusieurs, on se couvre, on se protège, sous une même pourpre, cardinalice.

Mieux : le Temps use de précautions pour se justifier d'avoir donné la parole à l'hérétique. Il coiffe le propos d'un apparat critique, de type "Attention, ce film est déconseillé aux moins de 18 ans".

L'affaire du climat est loin d'être la seule, dans le choc des idées en Suisse romande, où règne la censure. Il en est d'autres, de plus en plus nombreuses.

Face à une telle pesanteur, la seule réponse, pour chacun d'entre nous individuellement responsable de ses prises de position, est de s'exprimer. En tentant de préciser au mieux les contours de sa pensée. En disant ce qu'il a à dire. Parfois, cela épousera la doxa ambiante. Parfois, non. Dans ce second cas, évidemment plus difficile à vivre face aux chasses aux sorcières, il ne faudra justement renoncer en aucun cas à dire ce qu'on a sur le coeur.

La République appartient à tous. Le combat des idées, aussi. Il n'appartient pas à la Communauté du Bien, ni à celle des Experts, ni à celle des "Scientifiques", de déterminer ce qu'on a le droit de dire, et ce qu'il faudrait taire.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 11 commentaires

Commentaires

  • Je regardais tantôt ce débat sur la tv russe...

    https://www.youtube.com/watch?v=wwgxqXCImgU

    ... pour réaliser qu'il y a aujourd'hui plus de liberté de débat à l'est qu'à l'ouest.

    En Suisse, ce débat serait par nature impossible vu la façon dont les médias suisses sont tenus, mais demain grâce à aux Mathias Reynard and co, ils seront en plus simplement illégaux.

  • Suzette Sandoz a le courage d'exprimer sur son blog du Temps des idées à contre courant de la doxa, mais auxquelles elle croit. En particulier elle défend les valeurs familiales traditionnelles. Elle s'oppose au LGBTQisme. Et récemment elle s'est inscrite en faux contre les intimidations idéologiques dont ne craignent pas de faire usage les fanatiques de "l'urgence climatique". Elle défendra thèse que le débat doit rester libre, meme sur ces question. Elle est donc accusée d'être une "climato-sceptique", accusation suprême.

    Est-ce cela la goutte qui a fait déborder le vase? Suzette Sandoz est sur la sellette.

    Pour le moment, bien que nettement de droite, Suzette Sandoz étant quand-même une représentante émérite du courant libéral, ayant été longtemps députée au Conseil national, etc., Le Temps, qui est en principe l'héritier du Journal de Geneve - Gazette de Lausanne, organes de grande tradition libérale romande, ne pouvait pas censurer une personnalité aussi emblématique de ce courant d'idées. D'autre part la bourgeoisie libérale de chez nous, qui compose le gros du lectorat du Temps (hérité du JdG et de la GdL) continue à considérer Suzette Sandoz, comme appartenant avec honneur à la famille. Et c'est un fait: elle incarne la bourgeoisie libérale protestante de Suisse romande, dans sa version conservatrice, mais tout de même. Donc jusqu'ici Suzette Sandoz était intouchable. Si Le Temps s'attaquait à elle il faudrait peut-être s'attendre à une vague de désabonnements. Donc ils hésitent à la débarquer. Mais là, elle a atteint la Schmerzgrenze. C'est à dire le point où l'alignement total du Temps sur les objectifs mondialistes post modernes, voudrait qu'on se débarrasse d'une voix discordante comme la sienne: une opinion souverainiste et conservatrice, au point qu'elle en devient mal pensante. Il y a déjà eu un certain nombre de gens qui ont été éliminés des medias par le rouleau compresseur de la bien pensante. Uli Windisch (qui a contre-attaqué) et d'autres. Les journalistes savent depuis longtemps qu'ils doivent se conformer à une certaine pensée unique s'ils entendent garder leur postes en travail. Il y a un grand journaliste, qui s'appelle Pascal Décaillet, qui a bien risqué d'être mis à l'écart définitivement pour cause d'indépendance d'esprit excessive. Heureusement, ce dernier a réussi à rebondir en se créant à la force du poignet une position unique de commentateur et animateur des débats de la vie politique genevoise, de sorte qu'il a réussi à se rendre indispensable et inattaquable. Mais c'est un cas rarissime, exceptionnel. Il n'en existe aucun autre comparable. La mise au pas, des medias, du moins en Suisse romande, est totale. (En Suisse allemande il y a au moins la Weltwoche qui fait contrepoids).

    LeTemps va-t-il censurer Suzette Sandoz la mal-pensante? Jugeront-ils qu'à son âge elle ne pourra pas vraiment se defendre et qu'on peut prendre le risque? Cela sera intéressant à observer. Ces minables petits propagandistes du parti de l'étranger, à plat ventre devant Bruxelles et totalement acquis à toutes les tartes à la crème post modernistes, n'hésiteraient pas à le faire, s'ils suivaient leurs instincts. Ca c'est certain. Mais Suzette Sandoz, malgré tout, représente encore quelque chose. Vont-ils la faire passer à la trappe sous un prétexte quelconque? J'espère presque qu'ils le feront car alors ils se démasqueraient pour ce qu'ils sont. Suzette Sandoz réagirait sans doute en créant son blog personnel qui deviendrait vite un point de ralliement de beaucoup de mécontents. Mais de toute façon, on peut être sûr qu'ils se tâtent et que ça les démange de fermer le bec à l'honorable vieille dame de bonne vieille école libérale conservatrice. Le réchauffiste étant devenu un nouveau tabou, elle sera peut-être sacrifiée sur l'autel de la planète à sauver à tout prix.

    Affaire à suivre.

    Un petit salut respectueux au passage pour la valeureuse vielle dame.

  • Sur le même sujet, voyez toute l'arrogance de l'auteur de cet articulet qui ne demande rien de moins que de traduire les climato-sceptiques "devant un tribunal pénal international pour non-assistance à population en danger et comportement génocidaire", et ce après les avoir traités de "pur imbéciles". On sait désormais dans quel camp sont les vrais fascistes!

  • Dans l'air du temps. Il y a quelques minutes, j'ai participé au vote sur le sondage: les autorités suisses devraient-elles négocier avec Bruxelles la fin de l'accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'Union Européenne.
    Surprise, même à Genève, 52,2 % sont pour. Magnifique.
    Quant au Temps, il est devenu un journal de gauche, nul en économie, je ne le lis plus ni ne l'achète.
    J'attends qu'il crève! En attendant la fin de la RTS, qu'on doit payer pour recevoir une propagande politique de gauche. Inadmissible; je pense qu'un nouveau vote contre la redevance TV etc. sera positif, avec des jeunes qui ne regardent plus la télévision officielle !

  • "...Suzette Sandoz étant quand-même une représentante émérite du courant libéral.."

    Message très intéressant, Curieux, et vous avez parfaitement raison: on pourrait effectivement dire que Madame Sandoz se fait actuellement attaquer par la bête libérale qui, dans son incarnation terminale, commence aujourd'hui à dévorer les libéraux "du cercle de la raison"; ces naïfs qui ont pendant longtemps nourri cette bête, quand elle était encore toute petite et peu dangereuse.

    Les "libéraux-conservateurs" n'ont en fait jamais compris que l'universalisme était une machine de mort qui, par nature, détruit toutes les structures. Et malheureusement, la plupart des ces conservateurs de synthèse préféreront jusque au bout garder la foi dans les grandes et belles valeurs de l'universalisme, quitte à périr sous les coups de ses avatars désormais libérés. Par exemple, un libéral-conservateur tremblera toujours devant le fait ethnique et continuera à révérer la démocratie, même quand ses valeurs seront détruites, détruites démocratiquement, quand les "tout autres" seront les plus nombreux.

    Malheureusement, cette attitude craintive face aux éléments concrets de l'identité reste bien présente même dans les éléments en pointe de la "réacosphère".

  • Comme diplômé de l'EPFZ (ETH Zurich), c'est un fait, qu'on le veuille ou non. J'ai même fait un 6 sur 6 en dernière année avec un examen oral en anglais, pour montrer que je n'étais pas forcément le plus mauvais... je n'ai pas du tout apprécié, mais alors pas du tout apprécié, le lynchage de plusieurs professeurs de l'EPFZ dans le journal Le Temps, c'est un manque de respect envers Mme Sandoz. Je n'ai pas non plus apprécié comme Le Temps a également lynché Mme Sandoz en diffusant cet article. Parfois dans la vie il n'y a pas besoin de sortir la bombe atomique.
    Il est vrai que même le surpuissant Wall Street Journal, plus grand journal conservateur au monde, commence à accepter la thèse du réchauffement ou plutôt changement climatique provoqué par l'homme, exemple d'un article paru cette semaine. Donc sur le fond Mme Sandoz a peut-être un train de retard.
    Mais sur la forme, l'attitude des professeurs de l'EPFL et EPFZ n'est pas admissible. Ils perdent juste leur temps.
    Car désolé d'être un peu direct aussi, qui s'intéresse au journal Le Temps à l'échelle mondiale ? Presque personne, c'est un journal régional. Ce qui compte au niveau mondial est d'avoir de l'influence dans le Wall Street Journal. New York Times, WP, Le Figaro, etc. Donc Le Temps n'a pas besoin de s'acharner autant sur elle.
    Et de plus, ils ont qu'à supprimer son blog s'ils ne sont pas contents.

  • Ce qui arrive actuellement à Suzette Sandoz me fait penser, toutes proportions gardées, à ce qui arrive à ce professeur d'Oxford ...

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-7923269/Oxford-professor-given-security-guards-threatened-transgender-activists.html

    ... donc une féministe qui doit être protégée par des gardes du corps contre des transgenres mécontents de ses propos.

    Au début, le golem du progrès était bien gentil, il ne s'attaquait qu'aux vrais réactionnaires. Maintenant, il s'en prend également aux gens de progrès "raisonnables". Comme on dit en anglais, "poetic justice".

  • Preuves irréfutables de la manipulation de l’information par les services secrets en Occident :
    https://www.voltairenet.org/article209003.html

  • La rédaction du Temps ferait bien d'être très prudente quant à ce genre de "retours de bâtons", il pourrait en effet arriver à ses journalistes ce qui arrive actuellement à Madame Sandoz, mais cette fois-ci sur le thème de la diversité, thème hautement libéral s'il en est.

    Je parierais assez volontiers sur le fait que la rédaction du Temps n'est pas très "diverse"...

  • @Neuro,

    Merci pour le lien que vous avez cité...Hallucinant et quasi in-imaginable. Les fous fanatiques sont des barbus de tout poil et de toute couleur qui nous gouvernent et ils nous prennent pour des paumés, rien que ça!

    Bien à Vous
    Charles 05

  • Nous trouvons normal de nous déplacer avec une tonne et demie de ferraille, d'avoir chaud quand le temps est froid et que nos habitations soient fraîches lorsqu'il fait chaud.
    Nous trouvons normal d'avoir de l'eau lorsqu'on ouvre un robinet, d'être éclairés lorsque nous tournons l'interrupteur et de voir nos déchets disparaître lorsque nous actionnons la chasse d'eau.
    Nous trouvons normal que nos supermarchés regorgent en permanence de produits qui paraissent indispensables à notre confort.
    Nous trouvons normal de prendre journellement l'ascenseur et les escaliers roulants pour gravir les étages.
    Nous trouvons normal de pouvoir séjourner en hiver au bord d'une mer tiède grâce à l'avion et d'aller faire nos achats de Noël à Londres ou à New-York.
    Nous trouvons normal qu'on abatte des forêts entières pour produire le papier de nos éphémères journaux, qu'on ôte la vie chaque jour à des millions de poulets, de porcs et de vaches pour garantir notre nourriture, qu'on épande largement des herbicides, des pesticides et des fongicides pour produire en quantité suffisante les céréales nécessaires à notre alimentation.
    Nous trouvons normal d'arracher à la croûte terrestre des milliards de tonnes de minerais pour produire tous les objets dont nous ne pouvons plus nous passer.
    Les automobiles, les lave-vaisselles, les laves linges, les congélateurs, les téléphones portables et les ordinateurs sont devenus à nos yeux des objets de première nécessité.
    Par ailleurs, nous sommes catastrophés à la vue des inondations que la télévision nous présente chaque fois qu'il y a un orage quelque part. C'est la faute au réchauffement climatique aurait dit Molière. S'il fait chaud, c'est le réchauffement climatique, s'il fait froid c'est le réchauffement climatique, si le Titanic a coulé c'est probablement le réchauffement climatique qui a envoyé un iceberg devant sa proue.
    Par contre on nous cache soigneusement que la circulation automobile cause la mort de 3'500 personnes chaque jour dans le monde, et plus de 50'000 blessés graves dont beaucoup seront condamnés au fauteuil roulant.

    Tout ce que nous considérons comme normal n'est possible qu'à condition de brûler quotidiennement 21 millions de tonnes de charbon, 15 millions de m3 de pétrole et 10 milliards de m3 de gaz. Nous sommes devenus des dévoreurs d'énergie.
    Toujours pour notre confort, on extrait annuellement de mines lointaines 1.5 milliards de tonnes de fer, 45 millions de tonnes d'aluminium, 20 millions de tonnes de plomb, pour ne citer que les principaux métaux. Voilà donc le côté obscur de notre évolution que nous qualifions de "progrès".

    Nous avons tous une addiction à l’énergie. Pour assurer notre confort et le bien être dans lesquels nous baignons, nous avons recours à une très grande quantité d’énergie. Toutes énergies confondues, transport, chauffage et surtout énergie grise, chaque individu de notre monde occidental induit une consommation journalière équivalente à environ 120 kWh.
    Nous avons donc une très grande addiction à l'énergie dont la plus grande part (env. 84 %) provient de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Sans cette énergie que nous ne voyons pas, ou plutôt que nous ne voulons pas voir, notre mode de vie confortable n'existerait pas.
    En faits, nous engendrons une dépense d’énergie chaque fois que nous envisageons la moindre dépense. La consommation d’énergie est donc proportionnelle au revenu de chacun, et la dépense totale d’énergie d’une communauté est proportionnelle à son produit intérieur brut (PIB). Notre de vie et notre confort sont étroitement liés à notre facilité d’utiliser cette énergie.

    Nous sommes des victimes consentantes de notre addiction à l'énergie et nous n’avons surtout aucune intention de suivre une cure de désintoxication !

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