La liberté leur fait peur ?

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Publié sur mon site FB - Samedi 01.02.20 - 09.57h

 

L'essentiel n'est pas la survie des mammouths médiatiques. Ni des structures corporatistes. L'essentiel, c'est la capacité, pour chaque citoyenne, chaque citoyen, de rendre publique sa part de vérité. Sa lecture. Son interprétation. Et surtout, sa sensibilité.

Il n'y a aucune raison qu'une quelconque caste - celle des journalistes, par exemple - s'accapare le monopole de cette capacité d'expression.

En cela, le réseau social, comme celui sur lequel nous sommes ici (toi aussi, puisque tu me lis), est en soi une invention absolument géniale. Chacun d'entre nous est libre. Soit d'y raconter des fadaises. Soit d'y produire des textes d'intérêt public.

Chacun de nous, face à sa liberté, sa responsabilité individuelles.

Chacun d'entre nous, face à sa solitude.

Chacun de nous choisit le thème. Produit son texte. Le corrige, l'améliore. L'édite. En assume la responsabilité.

Cette incroyable liberté - doublée d'une implacable responsabilité - irrite au plus haut point les médias organisés.

La liberté leur fait-elle peur ?

Ils passent leur temps à démolir les réseaux sociaux. Ne prenant pour exemple que ce qu'il y a de pire (vie privée, bavardage, fausses nouvelles, etc.). Ignorant volontairement le meilleur : richesse et pluralité des témoignages humains, construction collective d'un savoir, émergence, chez de parfaits inconnus, de plumes et de sensibilités insoupçonnées, autodidactes de génie.

Et surtout, ce sentiment de liberté, d'air frais, en un mot d'humanité, qui fait tant défaut à l'écrasante majorité des rédactions organisées. Écrasées de pesanteur, de hiérarchies. Incroyables d'arrogance, quand elles nous définissent elles-mêmes leurs "missions", totalement autoproclamées, dont nul ne leur a jamais donné mandat.

Oui, ils ont peur. Peur de la mort. Peur de ce qui émerge. Peur de la naissance. Peur que puisse exister, après eux, une autre forme de vie.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

  • Ce qui fait peur, ce n'est évidemment pas la liberté qu'il est possible d'exercer, mais l'utilisation des réseaux sociaux aux fins de manipulations de l'opinion, de diffusion de fake news, de champ libre donné à toutes sortes d'extrémismes.

    Et là, il n'est plus question d'une liberté à exercer en pleine responsabilité, mais du développement d'une société orwellienne au sein de laquelle les individus soldent leur libre arbitre au profit d'un autrui qu'il est devenu impossible de cerner.

    Ne soyons pas naïfs et admettons que les réseaux sociaux (ceux de la sphère Zuckerberg en particulier: Facebook, LinkedIn, Whatsapp, Instagram) portent une indéniable responsabilité dans des phénomènes. Ils sont à la fois, hôtes, juges et arbitres de contenus qu'il est impossible de contrôler.

    Est-ce cela la liberté? J'espère bien que non.

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