Vive la Commune, vivent les Maires !

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Commentaire publié dans GHI - 05.02.20

 

Je vais vous dire une chose : il faut vraiment avoir le moral pour siéger dans un Conseil municipal ! Pour ceux qui, dès leur enfance, furent initiés à la politique par les Mémoires de Guerre de Charles de Gaulle, ou la Vie des hommes illustres de Plutarque, ou les récits des combats et des traités, c’est un sacré retour au concret que de suivre les discussions d’un délibératif communal. On y parle cadastre, canalisations, projets de constructions, aménagement des routes, mais aussi finances, centimes additionnels, plans localisés de quartier (les fameux PLQ), police de proximité, service du feu, locaux sportifs, événements culturels. Enfin, tout ce qui touche de près à la vie des gens. C’est moins romantique que les Mémoires d’Outre-Tombe, mais ça dit la vie, la vraie, les soucis des habitants : s’en préoccuper, avec bienveillance et précision, n’est-ce pas la grandeur des élus et édiles communaux ?

 

Alors oui, je dis « Vive les Communes, vivent les Maires ! ». Nous avons, dans notre Canton, 45 communes : cela fait des centaines d’élus qui s’en occupent, entre les Conseils administratifs (exécutifs) et les Conseil municipaux (délibératifs). Des centaines de personnes qui consacrent du temps, en plénum ou dans les commissions, ou simplement par leur contact au quotidien, à la gestion du bien commun. Je les fréquente de près, ces temps, recevant nombre d’entre eux dans mes émissions sur Léman Bleu, une chaîne qui met le paquet sur la couverture de ces municipales. Eh bien les gens que nous recevons à longueur de semaines, avec mes confrères et consœurs, je vous le dis tout net, sont admirables ! Franchement, pour aller se coltiner, après une journée de boulot, les délibérations d’un Municipal, il faut passionnément aimer la chose publique. Ceux qui s’y lancent ne le font ni pour l’argent (ils n’iraient pas très loin, à part s’ils siègent à l’exécutif de la Ville, ou d’une très grande Commune !), ni pour la gloire. Ils le font, dans l’immense majorité d’entre eux, pour SERVIR.

 

En voyant défiler ces concitoyens engagés, je me dis qu’au fond, l’enjeu premier n’est pas de savoir s’il faut les choisir à gauche ou à droite. Non, il est d’envoyer dans les Mairies, ou dans les Conseils, ceux d’entre eux qui se sentent le plus habités par cette idée, si haute et si noble, de service. On fait rarement la une des journaux dans les Municipaux, on demeure anonyme, mais on fait avancer la cause commune. Ces élus locaux, discrets et concrets, pourraient donner de grandes leçons à d’autres, ceux qui défrayent la chronique, cherchent la lumière. Alors, à Genève, soutenons la Commune ! Institutionnellement, elle mérite plus de pouvoir, plus d’indépendance du Canton, plus d’intérêt des cœurs et des âmes. Car elle est l’échelon premier : celui où le contact direct est possible, celui où le fruit de la promesse électorale est immédiatement visible. Le 15 mars, n’oubliez pas d’aller voter : nos 45 Communes en valent la peine !

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

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