Citernes : agir, vite !

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Commentaire publié dans GHI - 19.02.20

 

Qui, à Genève, ne connaît les citernes de Vernier ? Il suffit de passer par l’autoroute de contournement, à votre droite direction France, pour frôler ces immenses réservoirs, qui occupent le paysage depuis des décennies. On savait déjà qu’ils n’étaient pas là pour l’embellir. On sait depuis quelques jours, grâce au Temps, qu’un projet d’attentat les visait.

 

Il suffit de joindre ces deux mots, « citernes », « attentat », pour imaginer le pire. La zone habitée est proche, mais aussi le réseau routier, des bureaux, et surtout l’aéroport. On n’est ni en plein désert, ni en rase campagne, ni même (comme dans les années soixante) en périphérie industrielle. Non, les citernes, avec le développement des cinquante dernières années, sont maintenant au cœur d’un tissu urbain, ou tout au moins périurbain.

 

Un homme politique verniolan, courageux et solitaire, lance l’alarme depuis longtemps. Stéphane Valente, homme de cœur et d’engagement, avait même entrepris, il y a quelques années, une grève de la faim pour que Vernier puisse se débarrasser de ses citernes. Sur le moment, dans sa commune et au niveau cantonal, on avait entendu quelques engagements, assez vagues. Et puis, plus rien.

 

Nous sommes en février 2020. Les citernes sont toujours là. On nous dit que leur déménagement serait fort complexe et prendrait de longues années, tant d’échelons (y compris fédéraux) étant concernés. On veut bien. Mais il faut maintenant que Genève agisse, et vite. On ne peut traîner, lorsque des vies humaines pourraient être en jeu.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 4 commentaires

Commentaires

  • Dans les années soixante, le déplacement des citernes était déjà un sujet important pour les habitants de la commune de Vernier !

    Et rien n'a suivi ...

  • Les citernes ne me dérange pas. Pourtant j'habite à proximité Et si un accident se produit, et alors...
    N'oubliez pas que si on les déplace ailleurs; pour les habitants d'ailleurs, ailleurs c'est ici.

  • "Dans les années soixante, le déplacement des citernes..."

    Donc depuis cinquante ans, pas d'accidents.
    Cependant, dans les années soixante, il n'y avait pas d'islamistes belliqueux en Suisse.
    On ne résout jamais un problème en le prenant par le mauvais bout.
    Ce ne sont pas les citernes qu'il faut déplacer...

  • “On nous dit que leur déménagement serait fort complexe et prendrait de longues années”.

    Le temps que les administrations concernées aient donné leur feu vert et que les citernes soient prêtes à être déplacées, nous aurons déjà tous péri à cause du covid-19 ou du réchauffement climatique. Alors tant qu'à faire, autant ne rien faire.

    On vit une époque exaltante...

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