Sur le vif - Page 3

  • La rue n'appartient pas à la gauche !

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    Sur le vif - Jeudi 21.03.19 - 15.00h

     

    Depuis trois quarts de siècle, la rue, en Europe, appartenait à la seule gauche. Eh bien, c'est justement cela, notamment avec les Gilets jaunes (mais pas seulement), qui est en train de changer.

     

    J'ajoute qu'à titre personnel, la rue n'est pas mon genre. Jamais participé, de ma vie, à la moindre manifestation.

     

    Mais je note le changement. Il ne fait que commencer.

     

    La rue n'appartient pas qu'à la gauche.

     

    La colère n'appartient pas qu'à la gauche.

     

    La volonté révolutionnaire n'appartient pas qu'à la gauche.

     

    La critique radicale du capitalisme financier n'appartient pas qu'à la gauche.

     

    Et la nation n'appartient pas qu'à la droite.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Pédale douce, SVP !

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    Commentaire publié dans GHI - 20.03.19

     

    L’affaire a éclaté comme un coup de tonnerre : sur le volet cantonal de RFFA (réforme de l’imposition des entreprises, votation du 19 mai), les socialistes genevois ont changé d’avis. En Assemblée générale, ils ont finalement dit non.

     

    Ce volet cantonal, c’est un taux unifié à 13,99% pour l’imposition des entreprises du canton, mais aussi des compensations sociales, dûment négociées entre la droite et la gauche, notamment entre PLR et PS : 186 millions pour aider les gens à payer leurs primes maladie, 18 millions pour les crèches. Du coup, le compromis ayant volé en éclats, la droite libérale est tombée à bras raccourcis sur les socialistes, les accusant de tous les maux. Elle a tort, immensément.

     

    D’abord, chaque parti est libre de ses positions. Les libéraux n’ont pas à dicter à la base socialiste ses choix. Libre, aussi, de changer d’avis, parce qu’il juge qu’on lui met le pistolet sur la tempe, en termes de pression temporelle. Et puis surtout, la droite libérale (pas tous : un homme comme Cyril Aellen demeure parfaitement digne et mesuré dans ses tonalités, la conseillère d’Etat Nathalie Fontanet aussi) n’est absolument pas qualifiée pour dicter le tempo dans le canton. Nous assistons à un retour du besoin d’Etat, la population ne considère plus les multinationales comme des vaches sacrées, intouchables, les mentalités changent.

     

    Si les partisans de ce volet cantonal de RFFA veulent gagner le dimanche 19 mai, ils ont sérieusement intérêt à mettre la pédale douce sur leur tons menaçants. Et à respecter le suffrage universel, seul souverain.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • La rage

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    Sur le vif - Mercredi 20.03.19 - 10.22h

     

    Le retraité, qui touche le minimum de la rente. Et qui attend la fin du mois. Vous aurez beau lui faire un cours magistral sur la Commune, le Canton, la Confédération. Lui dire que le budget A n'a rien à voir avec le budget B. Vous pourrez lui raconter tout ce que vous voudrez. Quand il apprendra que certains veulent maintenir, par référendum, l'impôt sur les chiens - auquel il est astreint - et que les mêmes veulent griller un milliard et trois cents millions pour la "cohésion" de l'Union européenne, eh bien votre retraité, il éclatera de rage. Et il aura parfaitement raison.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Liberté d'expression, pour tous !

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    Sur le vif - Mardi 19.03.19 - 13.51h

     

    La liberté de la presse, à laquelle je suis évidemment très attaché, n'est à mes yeux qu'un cas particulier d'une liberté beaucoup plus globale, valable pour l'ensemble des humains : la liberté d'expression.

     

    Je suis favorable à la liberté universelle d'expression.

     

    Je suis favorable à cette liberté universelle, dont la liberté de la presse n'est qu'un cas particulier.

     

    Il ne saurait, pour moi, exister de liberté d'expression particulière pour les journalistes, sous le seul prétexte qu'ils sont journalistes. Ni, au contraire, de réduction à l'expression, parce qu'on serait journaliste.

     

    Notre liberté d'expression à tous est une liberté citoyenne. Tous y ont droit. Les journalistes, les commentateurs, les éditorialistes, les blogueurs. Et puis, tous les autres.

     

    A la vérité, je crois de moins en moins à ce statut spécial, à part, des journalistes, comme s'ils constituaient une corporation à protéger, à l'image d'une espèce en voie d'extinction.

     

    Quant à s'auto-proclamer "indispensables à la démocratie", je conteste cet argument : ce qui est indispensable à la démocratie, c'est la liberté d'expression universelle. Pas seulement pour la presse. Mais pour tout humain, sans la moindre exception.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'intérêt supérieur du pays, Mme Amherd !

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    Sur le vif - Lundi 18.03.19 - 13.22h

     

    Si la Suisse doit avoir une industrie d'armement, cela doit être sous le contrôle et l'autorité de l'Etat. On ne privatise pas un secteur aussi lié aux fonctions les plus régaliennes. Surtout lorsqu'il est le fournisseur de notre armée, garante ultime de notre souveraineté nationale.

     

    On nous dit que la part réservée à l'armée ne sera pas privatisée. Mais quelles garanties de sa survie, si le gros de l'entreprise est privatisé, livré à la jungle boursière ? On ne joue pas avec ces incertitudes-là, lorsque l'intérêt suprême du pays peut y être lié.

     

    Que le vent insupportable de la libéralisation ait pu atteindre une conseillère fédérale PDC, de surcroît haut-valaisanne (région où la notion de service public a encore un sens), a de quoi étonner.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Macron : le problème, c'est lui !

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    Sur le vif - Dimanche 17.03.19 - 13.44h

     

    Hier soir, place Beauvau, siège du Ministère de l'Intérieur, Macron affichait de grands airs graves, tout en prenant soin de mettre en scène, en direct à la TV, son statut de chef de la cellule de crise. Le chef, au milieu de son état-major. Le chef, qui parle et qui ordonne. Le chef, en majesté.

     

    Macron prend de grands airs, il ne sait faire à peu près que cela, à part condamner l'Italie, condamner la Hongrie, condamner la Pologne. Prendre de grands airs, se présenter comme le chef de la résistance morale à la montée des "populismes", celui qui entrera dans l'Histoire pour avoir dit non. Avec Macron, c'est tous les jours le 18 juin, tous les jours l'arrestation de Jean Moulin, tous les jours le sacrifice suprême, face à la Bête immonde.

     

    Cet homme-là n'a aucune culture politique, aucune culture historique surtout. On le dit brillant philosophe, je veux le croire, mais son exemple à lui ne plaide guère pour l'éloge de la philosophie comme formation matricielle pour la pratique de la politique.

     

    Cet homme-là est issu du monde de la grande finance, qu'il a servi qui l'a servi. L'univers du profit cosmopolite, il connaît, il a frayé, il a donné. On lui prête une vision économique, là aussi je veux le croire, car l'homme est intelligent, mais quelle économie ? Au service de qui, en priorité ?

     

    Au mouvement des Gilets jaunes - je ne parle évidemment pas ici des casseurs - Macron n'a jamais rien compris, ni voulu comprendre. La double revendication, dès l'automne, pouvoir d'achat et RIC (référendum d'initiative citoyenne) était pourtant parfaitement claire, lisible, décodable par tous.

     

    C'était clair, audible. A dessein, Macron n'a pas voulu entendre. Pour une raison simple: le RIC, la démocratie directe, la vraie, celle qui vient d'en bas, comme nos initiatives en Suisse, il n'en veut pas. Alors, il jette un immense trouble, celui du capharnaüm et de la confusion, avec son "grand débat". Comme si le débat, en amont du mouvement des Gilets jaunes, ne s'était pas déjà déroulé mille fois.

     

    Macron voit sans doute très loin dans les questions de la philosophie, je veux le croire. Mais l'essentiel, il ne le voit pas. L'essentiel, c'est que le problème c'est lui. Lui, Macron, ses options d'Ancien Régime, ses servilités pour l'Ancien Monde, son mépris pour tout ce qui vient d'en bas. Son inaptitude, lui Président, à saisir ce que représentent l'Histoire et la mémoire de la France.

     

    Le problème, c'est lui. Il ne veut pas le voir. Il préfère se montrer en majesté, au milieu de sa Cour, prenant des airs de grand philosophe. Encore trois ans de répit pour l'Ancien Monde.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Tyrannie à l'EPFZ : nos révélations

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    Sur le vif - Jeudi 14.03.19 - 15.57h

     

    Une professeure d'astronomie de l'EPFZ a été licenciée pour tyrannie envers ses doctorants, nous annonce le Temps.

     

    Nous sommes en mesure de vous révéler qu'elle pourchassait ses assistants dans les couloirs, en leur jetant de gros livres sur la tête, s'ils s'étaient trompés dans leurs calculs.

     

    Autre exemple de mobbing : elle les obligeait continuellement à aller lui acheter des caramels mous.

     

    Nous avons appris, enfin, qu'elle disposait des araignées effrayantes - des épeires diadème - sur la lunette du télescope, pour effrayer ses étudiants.

     

    Une enquête est en cours. MM D. & D. ont été mandatés pour en savoir plus, en toute discrétion.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Eh oui, le PS est à gauche !

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    Sur le vif - Mercredi 13.03.19 - 09.10h

     

    La droite économique et financière, à Genève, celle qui veut nous faire voter RFFA pistolet sur la tempe, celle qui sert de portevoix aux multinationales, écume de rage face à une réalité : le PS est un parti de gauche.

     

    Eh bien oui, il faudra s'y faire : les socialistes sont à gauche. De même, les libéraux défendent la droite de l'Argent, l'UDC se bat pour la souveraineté, le MCG pour la préférence cantonale, les Verts pour l'environnement.

     

    Eh oui, la politique est conflictuelle. Elle oppose, dans son champ magnétique, des conceptions radicalement différentes. Cela porte un très beau nom, cela s'appelle la dialectique.

     

    On peut certes comprendre la légitime déception de l'excellent député Romain de Sainte Marie, qui avait tenté, à la vaudoise, de jeter des passerelles avec la droite. Il a eu raison d'essayer, mais la réalité des antagonismes l'a emporté.

     

    RFFA, on a le droit d'être pour. Et, n'en déplaise à la ridicule campagne unanimiste de la droite financière (accepter le projet ou le chaos, pas de plan B, exode des multinationales, etc.), on a immensément le droit d'être contre. Cela s'appelle la politique. Les citoyennes et citoyens ne sont pas aux ordres du grand patronat, ni des puissances financières.

     

    Le PS a changé d'avis : et alors ! Il a simplement retrouvé ses fondamentaux. Au lieu de cracher leur venin sur cette formation politique, les partisans de RFFA feraient mieux de prendre leur bâton de pèlerin, et de nous expliquer poliment, sans asséner, sans grands airs doctes, pourquoi il faudrait tant, selon eux, voter ce projet.

     

    Cette démarche républicaine, patiente, tranquille, on la trouve chez une ministre de qualité : Nathalie Fontanet, qui va faire le tour du canton d'ici au 19 mai. Et aussi, chez le député Cyril Aellen. D'autres, dans leur camp, feraient bien de s'inspirer de ces tonalités intelligentes, axées sur la puissance de persuasion intrinsèque de l'argument, et respectueuses des citoyens.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Humanisme, ou corporatisme ?

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    Sur le vif - Lundi 11.03.19 - 15.53h

     

    Si on s'émeut de la stigmatisation d'une catégorie d'humains, alors on doit s'émouvoir de toute stigmatisation de catégories humaines.

     

    Parce que, si on s'émeut toujours de la stigmatisation de la même catégorie, et jamais des autres, on roulera pour le seul corporatisme de cette dernière. Et non pour l'universalité de la cause.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Une grève ? Non, une procession !

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    Sur le vif - Mardi 05.03.19 - 15.11h

     

    La "grève pour le climat" étant adoubée, voire encouragée, par l'autorité même qu'elle est censée interpeller, je ne parlerai plus, pour ma part, de "grève pour le climat", mais de "procession pour le climat".

     

    La grève transgresse. La procession sublime l'unisson. Et l'élève vers le ciel.

     

    Une sorte de Fête-Dieu consensuelle, telle que la pratiquent encore les cantons catholiques, non-soumis à un régime de Séparation.

     

    Avec tout ce que la féodalité locale peut contenir d'autorités : politiques, militaires, ecclésiastiques. Comme sur les photos noir et blanc de nos albums de famille.

     

    Bienvenue à la procession pour le climat. Dans la religion du climat. Avec tout le Clergé du climat.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Genève mérite mieux

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    Sur le vif - Mardi 05.03.19

     

    Il est très clair que l'élection d'après-demain, à la présidence du PLR, va être l'occasion, pour le clan Maudet, de reprendre la main, par personnes interposées, pour plusieurs années, sur le parti.

     

    Dire cela, c'est dire la vérité. C'est dire les choses, telles qu'elles sont. Le clan Maudet existe. Souterrain, il est diablement efficace par ses réseaux. Il fédère en son sein tout ce que Genève peut compter de chapelles et d'amicales, sociétés militaires, patriotiques, cryptes de pensée, sanctuaires du terroir. De braves gens, d'ailleurs, qui ont parfaitement le droit d'agir comme ils veulent. Le nôtre, c'est de les repérer, les situer dans le terrain, en évaluer le potentiel de mouvement et d'action.

     

    Après-demain, jeudi 7 mars 2019, le clan Maudet tentera le Reconquista. Une étape, dûment prévue depuis des mois. J'ignore absolument s'ils réussiront. Mais une chose est sûre : quoi que prétendent les deux candidats à la succession de l'excellent Alexandre de Senarclens, le vote de jeudi aura les allures d'un énième scrutin pro ou anti Maudet.

     

    C'est dommage. Ce grand parti, riche de belles personnes, a un autre destin, face à l'avenir de Genève, que de se prononcer éternellement sur le plébiscite d'un seul homme. Ce dernier aurait voulu prendre en otage sa formation politique, pour assurer sa survie, il ne s'y serait pas pris autrement. Genève mérite mieux.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • La soute à charbon de nos âmes

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    Sur le vif - Lundi 04.03.19 - 09.20h

     

    Lorsqu'une loi interdit l'expression d'une opinion, elle ne fait qu'en augmenter la puissance retenue. Justement parce que la pensée prohibée est tue, contenue, elle gagne en violence tellurique, jusqu'à se transformer en charge explosive. Un jour ou l'autre, elle éclatera. Avec d'autant plus de fracas que, bannie de l'espace public, elle avait été reléguée dans la part silencieuse et intime de chaque âme.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La seule question

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    Sur le vif - Dimanche 03.03.19 - 11.29h

     

    Tel candidat, qui brigue un poste, est-il indépendant ? Ou lié à un clan, une confrérie d'intérêts ? Est-il libre ? Ou s'avère-il l'homme - ou la femme - d'un plus puissant, qui (même aux abois) manipule ? Telle est la question, derrière le théâtre des apparences, la seule qui vaille.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Malheur aux déviants !

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    Sur le vif - Samedi 02.03.19 - 15.58h

     

    Décision du DIP, à l'instant : tout élève ne manifestant pas pour le climat, et ne participant pas le 14 juin prochain à la Grève des femmes, devra rédiger une dissertation en langage épicène - et inclusif - pour justifier sa position.

     

    Il sera également astreint à des tests psychologiques, dont les critères auront été définis en amont par la présidence des Verts genevois, les structures de direction du GIEC, le Bureau pour l'égalité, la faîtière des organisations féministes, l'IUFE, les doctorants en sciences sociales et en sciences de l'éducation. Ainsi que les 33 secrétaires généraux - ou adjoints - du DIP.

     

    Toute allusion, dans ces dissertations, à la culture littéraire, aux fondements des textes, à l'Histoire, à l'humanisme, à la littérature comparée, à la grammaire, aux étymologies, à la prosodie, à la versification, à la métrique, à la musique de la langue, à la puissance d'évocation des syllabes, et autres saloperies de la culture bourgeoise, sera sévèrement réprimée.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Macron, ou Polignac ?

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    Sur le vif - Vendredi 01.03.19 - 10.15h

     

    Libéral, Macron ? Il ne l'est qu'en économie, et dans le pire sens : ultra !

     

    Libéral, multilatéraliste, européiste. Libéral, tendance casino : il fut à bonne école, et sait à quels milieux il doit sa campagne.

     

    Libéral pour plaire aux financiers. Libéral pour la façade.

     

    Dans l'autre acception de ce terme, celle qui postule la libre expression des opinions, Macron est l'antithèse même du libéralisme.

     

    Il déteste profondément toute pensée pouvant nuire à la conception immaculée qu'il se fait d'une majesté dont il n'a ni la vertu, ni le format.

     

    Ses méthodes rappellent les pires heures de la Restauration : celle des lois sur la presse, sous Charles X.

     

    Pour être exact, sous le ministère Polignac, entre août 1829 et août 1830.

     

    J'ai appris ces choses-là très tôt dans mon enfance, et ne les ai jamais oubliées.

     

    Le président-philosophe aurait mille fois mieux fait d'étudier l'Histoire. Moins abstrait, moins conceptuel. Mais tellement plus ancré dans les racines, les récits et les mythes fondateurs des nations. Avec le sang de la terre. La communion entre les vivants et les morts. Et l'immuable permanence du tragique.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Cyril Aellen : courage et vérité

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    Sur le vif - Mercredi 27.02.19 - 09.46h

     

    Aujourd'hui comme hier, Cyril Aellen se révèle un politicien d'un rare courage, ne craignant ni la solitude contre la furie d'un clan, ni l'intensité du combat. Savoir se mettre dans l'opposition, plutôt que toujours se ranger sous la bannière où souffle le vent, est la marque des meilleurs. Il en fait partie, je l'ai toujours dit.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Madame Bovary, c'est pas moi !

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    Sur le vif - Lundi 25.02.19 - 10.08h

     

    À propos des grands romans bourgeois du dix-neuvième siècle, tellement encensés par les profs de français (littéralement obnubilés par les humeurs d'Emma), deux catégories de personnes m'inquiètent au plus haut point :

     

    1) Ceux qui ne les lisent pas.

    2) Ceux qui les lisent.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Macron : la marmite éclatera

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    Sur le vif - Dimanche 24.02.19 - 00.54h

     

    En matière agricole comme ailleurs, Macron crapahute à rebours de son temps. Il vient nous parler agriculture européenne, alors que gronde en ce domaine un puissant besoin de protectionnisme national, et de proximité alimentaire.

     

    L'Europe, plus personne n'en veut. Sauf Macron. Élu par défaut, en 2017, il est pour cinq ans un Président à rebours du bon sens. À rebours des nécessités telluriques de son époque.

     

    Cet homme n'est jeune qu'en apparence. Il n'est moderne que pour le vernis. En vérité, il patauge à côté des besoins profonds de son temps.

     

    La Nation revient, il nous parle Europe. Les flux migratoires doivent être contrôlés, il ne le fait pas. Un impérieux appel à de nouvelles formes de démocratie directe est lancé depuis des mois, avec une parfaite clarté, par la base, il fait semblant de ne rien entendre. Il se pavane dans des "débats", s'y met en scène, en majesté. Sa vie est une Galerie des Glaces, celles où l'on signe les défaites.

     

    Ce Président est une catastrophe. Plus il maintiendra le couvercle, pour sauver son pouvoir et les privilèges de ceux qui ont financé sa campagne, plus la marmite, le jour venu, éclatera.

     

    PaD

     

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  • Invalidons les invalidations !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 20.02.19

     

    Il y a des choses, dans la politique genevoise, qui ne devraient jamais se produire, et en tout cas ne jamais se reproduire. Parce qu’elles respirent l’arrogance, suintent la peur du peuple, donnent l’impression que le pouvoir est captif d’une cléricature. Ainsi, l’invalidation, mercredi 13 février, de l’initiative 171, lancée par Ensemble à Gauche, dûment munie de quelque dix mille signatures, intitulée « La BCGE (Banque Cantonale) doit rembourser les 3,2 milliards prêtés par l’Etat ! ».

     

    Une initiative extrême ? Peut-être. On peut, on doit en discuter. Et peut-être faut-il la refuser. Mais ce débat, les signatures ayant été récoltées, doit se dérouler au sein du corps électoral, avec à la clef, un beau dimanche, une votation. Le peuple genevois est mûr, adulte, vacciné. Il a du sens politique, l’expérience de la démocratie directe, il a l’instinct des équilibres : si le texte est mauvais, ou dangereux, il aura largement la sagesse de voter non. Mais la décision, en présence d’une initiative, c’est à lui de la prendre, et à nul autre, surtout pas le Conseil d’Etat.

     

    Des décisions, le gouvernement genevois en prend des centaines par année. Tous les mercredis, il nous abreuve des innombrables mesures prises, sur tout et sur rien, en guise de démonstration de son infinie puissance d’arbitrage. Fort bien. Mais de grâce, qu’il ne s’occupe pas de la démocratie directe. Cette dernière est une affaire du peuple avec le peuple, elle n’a pas à s’encombrer des invalidations des corps intermédiaires. En clair, si une initiative a récolté les signatures nécessaires, elle doit être portée au jugement du suffrage universel : lui-seul doit trancher.

     

    Vous me direz que ce droit d’invalidation fait partie des prérogatives du Conseil d’Etat. C’est vrai. En coupant au peuple la possibilité de se prononcer sur l’initiative 171, le gouvernement est juridiquement dans son droit. Mais, politiquement, il commet une faramineuse maladresse. Le signal est dévastateur : celui d’un collège de sept personnes (sont-ils encore sept ?) qui, prenant peur de rouvrir la boîte de Pandore de l’affaire BCGE, préfère se boucher le nez, alléguer des motifs juridiques en forme de paravent, se presser d’enfouir un sujet qu’il ne faudrait surtout pas déterrer. Ce genre de comportement, c’est habituellement celui d’un Conseil d’Etat en fin de législature, à bout de souffle. Alors que nous n’en sommes qu’au cinquième de la période 2018-2023 !

     

    Ce droit d’invalidation dont jouit le Conseil d’Etat, il faut le lui retirer. Homme libre, citoyen passionné par les affaires publiques, défenseur acharné des droits populaires et de la démocratie directe, je lance l’idée d’une initiative allant dans ce sens. L’esprit en est simple : si un texte a recueilli les signatures, c’est le peuple, et nul autre, ni Conseil d’Etat, ni Comité de Sages, ni surtout professeurs de droit, qui doit trancher. Le suffrage universel, constitué de l’ensemble des citoyennes et citoyen de ce Canton, est digne de confiance. On n’a pas à le traiter comme un enfant. Il est le souverain. Il mérite notre respect.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Ont-ils seulement un sexe ?

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    Sur le vif - Vendredi 15.02.19 - 11.45h

     

    La plus puissante ligne de fracture des prochaines années se situe moins entre la droite et la gauche (encore qu'elle persiste), qu'entre partisans de la démocratie directe et des droits populaires, et, en face, défenseurs de la démocratie représentative, avec ses élus, ses corps intermédiaires, ses partis, et toute la consanguinité céleste de ses anges et ses archanges, reliés entre eux en hiérarchies byzantines. Ont-ils seulement un sexe ?

     

    Pascal Décaillet

     

     

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