Sur le vif - Page 4

  • Chirac, tellement vivant, tellement humain

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    Sur le vif - Jeudi 26.09.19 - 14.24h

     

    Je me souviens, comme si c'était hier, du 10 novembre 1970, lendemain du 9. Je rentrais de l'école à midi, j'avais douze ans, 2ème année secondaire, ma mère m'annonçait la mort de Charles de Gaulle.

    Je me souviens du 2 avril 1974. Nous regardions, avec mes parents, "L'Homme de Kiev" aux Dossiers de l'écran. Interruption du film. Annonce de la mort de Pompidou, Président en exercice.

    Je me souviens du 8 janvier 1996, lorsque j'ai appris la mort de François Mitterrand. J'étais à mon bureau, à la RSR, à Lausanne.

    Je me souviens de Jacques Chirac, les deux fois où je l'ai vu physiquement. En 1998 à Zurich, lors de sa visite en Suisse. Et surtout, dans le meeting inoubliable de l'entre-deux-tours à Lyon, en avril 2002. Je présentais Forum en direct sur place, au milieu d'une foule immense, dans un fracas d'enfer, c'était magique.

    Je me souviens qu'avec mon ami Bertrand Ledrappier, suivant de très près le duo Giscard-Chirac entre 74 et 76, nous préférions mille fois l'impétuosité populaire du second à la distance orléaniste du premier.

    Je me souviens de Cochin, l'Appel, le "parti de l'étranger" (1978). J'aimais ça, parce que déjà, je n'aimais pas le parti européen, en France. La liste de Simone Veil (qui l'emportera en 79) ne m'était absolument pas sympathique. Ni la liste, ni (désolé) la personne qui la conduisait.

    Je me souviens de quarante ans de vie politique, sur laquelle tout a été dit. Un homme complexe, protéiforme, caméléon, qui aura tout été, et le contraire de tout. Je veux retenir le radical, façon Troisième République, devenu gaulliste. Mais radical, avant tout. Radical cassoulet, Province, jamais aussi à l'aise qu'avec des paysans, sur le terrain.

    Je me souviens qu'il a été, de 72 à 74, le meilleur ministre de l'Agriculture depuis Sully, qui avait servi Henri IV. Il a aimé et protégé les paysans de France, il les a défendus face à Bruxelles, il manque aujourd'hui, immensément.

    Je me souviens d'un débat, il y a si longtemps, entre lui et Georges Marchais. Il émanait de ce duel une sympathie de l'illustre communiste à son égard.

    Je me souviens de son débat de 88 face à François Mitterrand. "Vous avez parfaitement raison, Monsieur le Premier ministre". D'une réplique, le Prince du verbe l'avait poliment terrassé.

    Je me souviens du Discours du Vel d'Hiv, en 95.

    Je me souviens - pour toujours - de son amitié profonde pour le monde arabe, de sa connaissance de l'Orient compliqué, de son amour des langues orientales, de son respect pour les peuples opprimés, de la manière dont il avait engueulé, en Vieille Ville de Jérusalem, les gorilles israéliens qui voulaient l'empêcher d'approcher la foule palestinienne.

    Je me souviens de son NON catégorique à l'opération folle, insensée, des Américains contre l'Irak, en 2003. Ce jour-là, nous avions retrouvé la grande politique arabe de Charles de Gaulle, proche des peuples, contre les oligarchies.

    Je me souviens, et pourrais me souvenir sur des kilomètres encore. Il n'avait ni le génie de Charles de Gaulle, ni la majesté de François Mitterrand, mais c'était un pur-sang de la politique, totalement habité par le démon de l'action. Un affectif, jamais plus heureux qu'au milieu des foules, l'homme qui a serré des millions de mains.

    Je me souviendrai toujours de Jacques Chirac, comme de Charles de Gaulle et François Mitterrand. Il a servi la France. Il a su conquérir une très grande affection chez ses compatriotes. Un très grand nombre de Français, au moment où j'achève d'écrire ces lignes, sont émus. Ils ne pleurent peut-être pas un père, comme de Gaulle en novembre 1970. Mais une sorte de grand frère, voyou, adoré, flambeur, joueur, parfois maladroit. Mais tellement vivant. Tellement humain.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les vraies préoccupations des Suisses

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    Sur le vif - Jeudi 26.09.19 - 10.38h

     

    Les plus précaires, en Suisse ? Ils ne parlent pas beaucoup climat, croyez-moi. Mais primes maladie, santé, retraites, emploi, prix de l'essence, prix des médicaments, loyers, taxes, solitude des seniors. Et aussi, ne vous en déplaise, contrôle des flux migratoires.

    Méfions-nous de l'immense effet d'amplification du sujet-aubaine pour les Verts en vue du 20 octobre, le sujet-tintamarre, le sujet-propagande, orchestré de façon obsédante, comme s'il était le thème de préoccupation no 1 de nos compatriotes.

    Il ne l'est pas. Il est certes à traiter, mais usurpe éhontément sa place dans la hiérarchie. Tout en haut, dans les soucis des Suisses, il y a l'impérieuse nécessité de vivre dignement. La première urgence, pour les gens, est SOCIALE, elle n'est pas climatique.

    Avoir travaillé toute sa vie, payé des primes, ses impôts, et ne pas avoir de retraite décente, c'est cela qui est dégueulasse, cela qui doit être corrigé. Travailler comme un fou, et ne pas pouvoir mettre un sou de côté, parce qu'on nous pompe et nous tond de partout, c'est cela qui rend la classe moyenne folle de rage.

    Le climat ? Le climat oui, bien sûr. Il ne s'agit pas de nier le problème. Mais de considérer sa place réelle dans la hiérarchie des préoccupations des citoyennes et citoyens de ce pays. A cet égard, il convient d'identifier comme tel le véritable matraquage verbal dont nous sommes victimes, depuis des mois.

    Le 20 octobre, le peuple suisse votera. On crédite des Verts de 10% des voix. Fort bien. Mais cela signifie que 90% du corps électoral ne votera pas pour les Verts. Et quand bien même ils feraient 15%, il y aurait encore 85% contre eux.

    J'invite mes concitoyennes et concitoyens à garder la tête froide. Non pas nier la nécessité de s'occuper du climat. Mais refuser, avec la dernière énergie, l'ambiance de matraquage et de propagande orchestrée autour de ce thème.

    Ai-je été assez clair ?

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Jeunes candidats : ouverts et prometteurs !

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    Sur le vif - Mercredi 25.09.19 - 16.01h

     

    Tous partis confondus, les jeunes candidats et candidates sont excellents, dans la campagne fédérale. Ils privilégient les arguments, savent écouter ceux de l'adversaire, ne le diabolisent pas, dialoguent. Et, après les débats, se comportent avec beaucoup d'empathie les uns avec les autres.

    Ils sont conscients que la grande fracture, aujourd'hui, ne se situe pas entre la droite et la gauche, mais entre la grande famille de ceux qui veulent encore croire à la politique, et ceux qui hélas y ont renoncé. Cette foi commune dans l'action publique crée des liens, qui transcendent les clivages idéologiques. Cela, je le sens très fortement chez les jeunes.

    J'ignore si l'Apocalypse climatique nous emportera. Mais je sais que la relève politique, à Genève, est assurée. Les politiciens et politiciennes efficaces de demain, et même ceux d'après-demain, je peux déjà vous donner leurs noms aujourd'hui, pour me tenir beaucoup à leur écoute.

    Je félicite cette génération montante. Elle n'a rien à envier aux précédentes.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Jusqu'à l'os !

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    Sur le vif - Mercredi 25.09.19 - 13.58h

     

    Prix des carburants : + 10 centimes par litre ! Décision insensée des Etats ! Jamais la classe moyenne, déjà tondue jusqu'à l'os, ne pourra absorber une telle augmentation. Pointer qui a voté quoi. S'en souvenir le 20 octobre. Sur le plan politique, entreprendre toutes choses pour s'opposer à cette décision.

    La Suisse ne se compose pas que de bobos ouatés, chantres et apôtres de la "mobilité douce", et autres sérénades en vogue. Mais de petits artisans, d'indépendants, de commerçants, de livreurs, d'habitants des régions périphériques, des fonds de vallées latérales, de paysans, d'ouvriers, qui ont absolument besoin d'un véhicule privé pour se rendre au travail. Et sont bien contents d'avoir une voiture familiale pour des vacances dûment méritées !

    Cette Suisse-là n'a pas la chance d'avoir l'abonnement général 1ère classe remboursé pour aller siéger aux Chambres fédérales.

    Cette Suisse-là, laborieuse et tondue, oubliée, méprisée, jusqu'à quand se taira-t-elle ?

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Suisse-Iran : le dialogue des intelligences

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    Sur le vif - Mercredi 25.09.19 - 04.19h

     

    La rencontre, dans un grand hôtel de New York, entre Ueli Maurer et le Président iranien Hassan Rohani, constitue un excellent signal pour notre diplomatie suisse.

    Au moment où les Etats-Unis se préparent, sous la pression des lobbys que l'on sait, à lancer une nouvelle expédition militaire mortifère et insensée au Moyen Orient, notre petit pays, ami et respecté de tous dans cette région du monde, joue la meilleure de ses cartes : le maintien du contact, le respect d'interlocuteurs diabolisés par l'assourdissante propagande de l'Oncle Sam, le dialogue des intelligences.

    Surtout, Berne doit faire savoir aux Américains que leur croisade contre la Perse sera une sale guerre. Elle embraserait une nouvelle fois l'Orient compliqué, pourrait faire réagir les Russes, dévasterait les fragiles équilibres.

    Même l'éternel protégé de Washington au Proche Orient, depuis 1948, seule vraie raison de cette intervention américaine, n'en sortirait pas gagnant, à terme, une nouvelle coalition des haines arabo-persiques contre lui étant déjà prévisible, en cas de désolation américaine semée dans la région.

    Quant à la Suisse, elle n'est certes qu'un minuscule pays sur l'échiquier mondial. Et c'est justement pour cela qu'elle doit mener, dans sa diplomatie, une grande politique, avec ses intelligences et ses valeurs.

    Cette grande politique sera, en cas de guerre américaine contre l'Iran, d'oser condamner sans appel une telle action. Au printemps 2003, lors de l'expédition montée de toutes pièces contre l'Irak, la Suisse n'avait eu, hélas, ni cette clarté, ni ce courage.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La politique oui, la théologie non !

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    Sur le vif - Mardi 24.09.19 - 15.08h

     

    Voir, sous mes yeux, se dégonfler des modes auxquelles j'ai toujours refusé de participer, malgré l'infernal tintamarre orchestré autour d'elles, constitue l'un de mes motifs de satisfaction.

    Dans la vie, il faut assurément avoir des convictions, et les défendre avec courage, parfois férocement. Mais chacun d'entre nous doit puiser, sans concession, au plus profond de soi, pour les trouver. Et non par mimétisme, ou psittacisme, du courant majoritaire d'un moment. Rien de pire que les modes ! Rien de plus révulsant, pour un esprit libre, que ces laves en fusion, qui se déversent. Il faudrait suivre, ou mourir. En être, ou ne pas être. Adhérer, ou disparaître.

    Comment jugera-t-on, dans vingt ans, l'hystérie climatique de cette année 2019 ? Je ne mets pas en cause la nécessité de protéger la planète, ni de réduire les émissions de gaz. Non, j'incrimine le chantage à l'Apocalypse, la prise en otage du débat politique par une théologie du Bien. La mise en avant d'un dogme, sans appel ni réfutation possibles, sauf à se faire traiter d'hérétique.

    Ce terrorisme intellectuel, je le réfute. Discuter, oui. Avancer des arguments, et pourquoi pas s'engueuler, entre citoyennes et citoyens adultes et vaccinés. Mais accepter de se faire dicter une vérité révélée, c'est non. Tout simplement non.

    Être citoyen, c'est parfois dire oui. Et, en toute liberté, savoir aussi dire non.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'essence, les bobos, l'existence

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    Sur le vif - Lundi 23.09.19 - 17.07h

     

    Ils sont bien gentils, les bobos vélocipédistes, de vouloir augmenter le prix de l'essence. Mais il y a, dans notre société suisse, des centaines de milliers de gens qui, justement, ne font pas partie des bobos vélocipédistes.

    Cette majorité silencieuse, laborieuse, a besoin de son véhicule privé pour se mouvoir. Pour aller au travail, par exemple. Quand elle part en vacances, elle est bien contente d'avoir une voiture familiale, c'est beaucoup moins cher que le train, à plusieurs, c'est infiniment plus pratique pour aller où on veut. A la campagne, à la mer, à la montagne. On se sent très libre, dans une voiture. Et, quand on a travaillé dur toute l'année pour se payer des vacances, on est bien content d'en avoir une.

    Et puis, il y a tous ces gens, les petits indépendants, les artisans, les livreurs, qui ont impérativement besoin de leur voiture, ou camionnette, pour gagner leur vie.

    Et puis, il y a la Suisse périphérique. Pas celle des grands centres urbains, comme Zurich ou Genève, où fleurissent les bobos vélocipédistes, mais celle des vallées latérales, des villages de campagne, des petites localités. Ces gens-là, ils ont besoin d'une voiture, et ne seront pas très contents, la classe moyenne étant déjà strangulée, d'une augmentation du prix de l'essence.

    Voilà, c'est ainsi, c'est la vie. Il y a les bobos vélocipédistes. Et puis il y a l'écrasante majorité des gens. Qui ne sont ni bobos. Ni vélocipédistes.

    Jusqu'à quand cette majorité a-t-elle l'intention de demeurer silencieuse ? Et de se faire tondre, pour satisfaire la morale à deux sous des bobos vélocipédistes.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Le sociétââââl ? - Non, le SOCIAL !

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    Sur le vif - Lundi 23.09.19 - 13.46h

     

    Les questions sociétââââles, dont on ne cesse de nous bassiner dans les salons urbains, sont le paravent des bobos aux vrais problèmes de fond, de structure lourde, que nous avons à trancher. Ces vrais thèmes, essentiels eux, sont les primes maladie, la santé, les retraites, l'emploi des jeunes, l'apprentissage, le statut des seniors, l'étranglement fiscal des classes moyennes, l'avenir de nos paysans. Et, n'en déplaise aux bobos, l'immigration incontrôlée.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Le député Bläsi fait son boulot !

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    Sur le vif - Lundi 23.09.19 - 12.33h

     

    Le député Thomas Bläsi a parfaitement le droit d'interroger le fonctionnement d'un service de l'Etat, et d'exiger des explications du magistrat concerné.

    Le député Thomas Bläsi est un fouineur, l'un des meilleurs parmi les élus. Il a non seulement le droit, mais aussi le DEVOIR de l'être : l'une des missions amirales du Parlement, c'est de contrôler l'activité du gouvernement, et de l'administration.

    Le député Thomas Bläsi ne s'en laisse pas conter. Quand il interpelle l'exécutif, c'est pour avoir une RÉPONSE, pas un simili de langue de bois en contreplaqué.

    Le député Thomas Bläsi, comme ses 99 confrères et consœurs, n'est pas au service d'un parti. Ni d'une faction. Ni d'une chapelle. Ni d'une confrérie de l'ombre. IL EST AU SERVICE DU PEUPLE.

    Tout magistrat interpellé par une question de parlementaire, celle du député Thomas Bläsi comme celle de l'un des 99 autres, doit répondre de façon précise, honnête, détaillée, sans faire part de la moindre humeur - ni même du moindre qualificatif personnel - sur la personne qui dépose la question. Ainsi fonctionne notre système, où le Parlement est le premier pouvoir, qui contrôle le gouvernement.

    Le député Thomas Bläsi, en posant des questions qui dérangent, rend service à la population. Cette attitude mérite le respect. On aimerait que tous, parmi ses 99 collègues, fassent preuve de la même curiosité critique face aux dysfonctionnements d'un exécutif qui n'en est pas avare.

    Les députés ne sont pas là pour être les groupies d'un ministre, et surtout pas de celui qui serait de leur parti ! Ceux qui n'ont pas saisi cela n'ont tout simplement rien compris à la fonction d'un Parlement, au sein d'une démocratie.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'Allemagne, c'est nous

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    Sur le vif - Lundi 23.09.19 - 08.00h

     

    La pauvreté de masse en Allemagne, dont parle ce matin la Tribune de Genève, constitue l'un des thèmes majeurs du destin de l'Europe. Un sujet autrement capital, pour notre propre avenir, que toutes les questions sociétâââles dont on nous bassine à n'en plus finir.

    L'Allemagne, c'est la première puissance en Europe. Depuis Frédéric II, roi de Prusse (1740-1786), elle ne fait que monter en force sur le continent. Le 8 mai 1945 n'a été qu'une défaite d'étape, dont le pays s'est remis à une vitesse exceptionnelle.

    Si l'Allemagne est saine, dans son corps social, comme elle le fut au moment des lois bismarckiennes, l'Europe entière peut en être gagnante.

    Si, en revanche, elle laisse prospérer en son sein la gangrène des inégalités, si elle laisse une génération, une catégorie sociale, sur le bord du chemin, si elle les met à l'écart, les laisse sombrer dans la pauvreté ou la misère, c'est l'explosion. Avec conséquences dévastatrices, en Allemagne et hors de l'Allemagne.

    L'Europe a donc tout intérêt à ce que l'Allemagne s'occupe en priorité des Allemands. De ses seniors, dont certains vivent dans une précarité épouvantable. De ses jeunes, pour qu'ils soient formés, et trouvent un emploi. De ses chômeurs, notamment en Saxe, en Prusse, où ils sont totalement délaissés.

    En jugeant bon de jouer, à l'automne 2015, la carte de visite cosmopolite contre les intérêts supérieurs de la cohésion sociale allemande, toute à son lustre de vouloir plaire au monde, Mme Merkel a perdu l'appui et la confiance d'une quantité de ses compatriotes.

    Cette absolue nécessité de la cohésion sociale, vous la trouverez définie chez tous les grands penseurs politiques allemands. Vous la trouverez chez Luther, qui place le chemin spirituel au centre de la vie. Vous la trouverez chez Fichte, dans ses Discours à la Nation allemande (1807, sous occupation française). Vous la trouverez à la fois dans la pensée de l'Aufklärung (Lumières), et dans celle qui, en réaction, prône le retour aux valeurs ancestrales de la Gemeinschaft germanique.

    Oui, nous avons tous intérêt, en Europe, à ce que l'Allemagne s'occupe en priorité des siens. Le destin de ce pays majeur est au fond le nôtre. Qu'une guerre sociale, comme en 1918/19, embrase ce pays, et le feu nous parviendra. L'Allemagne, c'est nous.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Crever l'abcès

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    Sur le vif - Dimanche 22.09.19 - 09.54h

     

    Genève : le collège gouvernemental présente de tels dysfonctionnements internes, dévastateurs de son autorité, qu'il devrait, dans l'intérêt supérieur de l’État, remettre son mandat dans les mains du peuple. Cela sereinement, sans psychodrame, ni précipitation.

    Libre à chacun de se représenter, le souverain saura faire la part des choses. Confirmer sa confiance, ou non.

    Cette réflexion citoyenne d'un homme libre et indépendant s'adresse à l'exécutif, pas au Grand Conseil, ce dernier n'ayant pas failli à sa tâche, et pouvant servir le Canton jusqu'au printemps 2023.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Comment osez-vous ?

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    Sur le vif - Jeudi 19.09.19 - 15.58h

     

    Comment le Cartel ose-t-il encore se plaindre, suite au projet de budget 2020 ? Alors que renflouer la CPEG, en conservant un mode de répartition des cotisations incroyablement favorable aux employés, donc incroyablement onéreux pour les contribuables, va vider les poches de la classe moyenne genevoise, déjà pressée comme un citron.

    Mesdames et Messieurs les défenseurs professionnels des fonctionnaires, pensez un peu aux gens du privé ! Pensez aux contribuables indépendants, qui doivent financer eux-mêmes la totalité de leurs retraites ! Comment osez-vous ? Mais comment osez-vous !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les faucons nous prennent pour des vrais cons

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    Sur le vif - Jeudi 19.09.19 - 07.05h

     

    Insupportables, les pressions des conservateurs américains sur Donald Trump pour pousser à tout prix à une guerre contre l'Iran. Trump hésite encore, mais jusqu'à quand ?

    Insupportable, oui, et depuis toujours, cette alliance entre les évangéliques fondamentalistes et les milieux qui, traditionnellement, soutiennent l'éternel protégé des Etats-Unis au Proche-Orient, depuis 1948.

    Insupportable, parce que ces faucons deviennent nerveux. Deux événements récents sont de nature à les affaiblir : le départ de John Bolton, et surtout le résultat décevant de Netanyahu aux élections israéliennes.

    Alors, tout ce petit monde belliciste de la Côte Est commence à perdre les nerfs : il faudrait, selon eux, agir le plus vite possible contre Téhéran. Alors, comme à la grande époque de Colin Powell et de sa petite fiole bidon, on invente des raisons. On monte, de toutes pièces, des prétextes pour diaboliser l'Iran. Digne des gardes-frontière polonais, début septembre 39 ! En clair, les faucons nous prennent pour des vrais cons.

    Nous avons affaire à des menteurs. Nous avons affaire à des manipulateurs mondiaux. Nous avons affaire à des cyniques. Nous avons affaire à des dissimulateurs de leurs desseins réels. En aucun cas la Suisse, notre petit pays apprécié de tous au Moyen-Orient, ne doit s'aligner sur ces semeurs de guerre et de désolation. En aucun cas, elle ne doit abandonner l'Iran, le dialogue économique, politique et intellectuel avec les intelligences de la Perse.

    La Suisse est un tout petit pays. Mais elle a l'occasion, dans cette affaire, de montrer de la grandeur diplomatique et la puissance de son ouverture à un monde arabo-persique qui constitue, n'en déplaise aux ignares, l'une des matrices de notre civilisation.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Adipeux, cigareux, d'un autre âge !

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    Sur le vif - Mercredi 18.09.19 - 13.29h

     

    Le type qui, en septembre 2019, dicte encore des lettres à sa secrétaire, parce qu'il n'est pas foutu d'utiliser un clavier, et gérer lui-même son courrier, est un profond inadapté, qui se fera rattraper un jour ou l'autre par la marche de l'Histoire.

    Pourquoi dicter ? Pourquoi se comporter en adipeux patron des années soixante, arrogant avec son personnel, "Vous passerez dans mon bureau Mademoiselle, j'ai du courrier à dicter", persuadé d'être éternel, dans son pouvoir, sa place dans la société, son rayonnement patriarcal dans sa boîte.

    Dicter, en septembre 2019, non mais allô ! Il se prend pour Napoléon à Wagram, notre grassouillet Centaure à la voix de velours, donnant ses ordres à ses estafettes ? S'il aime l'oralité, qu'il s'en aille lire Verlaine à haute voix au bord du Rhône, ou qu'il s'initie à la parole radiophonique.

    Ce type-là n'a rien compris. Les plus grands décideurs, aujourd'hui, sont des gens qui communiquent eux-mêmes. Ils passent plusieurs heures par jour à trier le courrier, évidemment électronique (qui passe encore par le papier ?), et les messages importants, ils les rédigent eux-mêmes.

    Ce travail-là, loin d'être un luxe, ou un fardeau qu'on devrait déléguer à des subalternes, doit constituer le coeur de l'activité d'un entrepreneur. S'imaginer que la communication, la messagerie, le dialogue avec l'extérieur, sont en 2019 des activités accessoires à la vie de l'entreprise, c'est n'avoir strictement rien compris à l'évolution des métiers.

    Ces adipeux, cigareux, avec leurs costards et leurs grands airs, ne sont pas des entrepreneurs. Ils jouent simplement un rôle d'un autre âge, se pénètrent de l'importance de leur propre paraître, s'envoûtent et se trompent eux-mêmes dans leurs volutes. Ils sont promis à disparition. Le plus tôt sera le mieux.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Classe moyenne : les Pharisiens de gauche

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    Sur le vif - Lundi 16.09.19 - 17.13h

     

    Ceux qui, dans la tranquillité urbaine d'une certaine gauche genevoise, considèrent la classe moyenne comme "impossible à définir", et se permettent de la prendre de haut, voudront bien désormais se passer des subventions, déductions et facilités que leur accorde l'Etat, en vertu des ponctions opérées massivement sur le portemonnaie de cette classe. En clair, sur le portemonnaie des gens qui travaillent dur, ne reçoivent - pour leur part - aucune subvention, et n'arrivent pas à mettre un seul centime de côté.

    Car c'est bien la classe moyenne, de facto, qui entretient à Genève ceux qui ne payent ni impôts, ni primes maladie. En vertu de cela, on pourrait tout au moins faire preuve de respect et de retenue, quand on l'évoque, plutôt que la ramener avec mépris à la petite-bourgeoisie, Spiessbürgerlichkeit, du temps de Flaubert, ou du romancier allemand Theodor Fontane.

    Ces assistés sélectifs nient l'existence de la classe moyenne, mais se gardent bien de refuser les aides financières que, par l'impôt, elle leur apporte.

    Cela porte un nom : cela s'appelle des Pharisiens.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les ayatollahs de la mobilité douce

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    Sur le vif - Lundi 16.09.19 - 15.58h
     
     
    Les ayatollahs de la mobilité douce, qui ont réussi à faire passer dans leur camp un magistrat de l'Entente, pulvérisent tous leurs record. Galvanisés par "l'urgence climatique" (ah, imposer sa terminologie, première loi de toute guerre...), ils ne voient même plus leur cause comme l'un des éléments d'un binôme antagoniste, mais comme la cause qui s'impose d'elle-même, puisqu'elle relève du Bien. Ils ne sont plus dans la politique, mais dans la théologie. Et, au sein même de la théologie, ils sont dans l'ordre du dogme.
     
    Un exemple : vous dénoncez le changement de cap d'un magistrat de l'Entente. Ils vous répondent qu'il n'y a aucun problème. Certes, le magistrat a fait preuve de ductilité (pour user d'un mot poli) par rapport à ses engagements. Mais cela n'a aucune importance. Pourquoi ? Parce que ce sens de l'adaptation (voyez, je garde mon sang-froid dans l'usage des mots, et ne parle pas de trahison) se fait dans le bon sens. Au service de la cause qui s'impose. Au service du Bien. Dont tout le monde devrait convenir. Et qui ne saurait souffrir de contestation.
     
    Avec ces gens-là, c'est clair : on ne peut pas discuter. La bonne vieille disputatio, principe même de la dialectique républicaine, où les arguments contraires s'entrechoquent, doit laisser la place à l'acceptation d'une vérité révélée.
     
    Ce sont ces gens-là, en cet automne électoral, qui ont le vent en poupe. Ces gens-là qui s'appuient sur le dogme de "l'urgence climatique". Ces gens-là qui organisent l'évacuation de tout argument contraire. Non en vertu d'une pesée rationnelle de cet argument. Mais parce qu'il a l'hérésie de venir contredire le dogme.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Genève : un Conseil d'Etat de gauche

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    Sur le vif - Dimanche 15.09.19 - 11.38h

     

    Le Conseil d'Etat genevois est maintenant, de facto, un gouvernement de gauche. Avec la composition suivante :

    - 3 magistrats de gauche, qui ont bien raison de faire une politique de gauche, puisqu'ils sont de gauche, loyaux à la gauche.

    - En appui à ces trois, un conseiller d'Etat PDC, totalement rallié à la politique de gauche en matière de mobilité. Et aussi, semble-t-il, en matière fiscale.

    - 2 magistrats PLR, dont l'un se trouve très affaibli dans sa marge de manœuvre politique.

    - 1 magistrat arbitre. Habile, véloce dans son esprit, mais d'une lisibilité politique ne dépassant pas les frontières du pragmatisme.

    Faites vos calculs. Avec le ralliement du PDC, la gauche est gagnante dans tous les cas. Soit à 4 contre 3. Soit, en fonction des humeurs de l'arbitre, à 5 contre 2.

    C'est rafraîchissant. C'est inédit. C'est volatile. Mais ça n'est en rien conforme à ce que le peuple genevois a voulu.

    Car le magistrat PDC, pendant toute sa campagne de réélection en 2018, n'avait cessé de proclamer haut et fort les valeurs de la droite, en fusion étincelante avec celles du PLR.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'Italie, et l'Italie d'abord !

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    Sur le vif - Samedi 14.09.19 - 16.08h

     

    Primauté de la nation italienne, protectionnisme, contrôle des flux migratoires : les aspirations puissantes qui ont porté au pouvoir Matteo Salvini ne vont certainement pas s'éteindre, ni même faiblir, sous le prétexte qu'un pronunciamiento de partis adverses, opportunistes et moralisateurs, a réussi (pour un temps) à l'écarter.

    Il y a, en Italie comme partout, un très fort courant qui porte les idées de Salvini. Ce mouvement d'opinion ne veut plus entendre parler de supranationalité européenne, il veut l'Italie, et l'Italie d'abord. Cette aspiration à la nation, au refus des tutelles, n'est pas nouvelle, dans la prodigieuse Histoire politique de ce pays : on l'a trouvée à l'époque héroïque du Risorgimento, portée par un homme aussi exceptionnel que Giuseppe Verdi, puis à celle du fascisme.

    L'obédience de l'Italie à des forces supérieures, c'est la démocratie chrétienne d'après-guerre qui l'a construite, d'abord face aux Américains, puis, après avoir été pays fondateur du Traité de Rome (1957), en laissant Bruxelles prendre trop de place. Il faudra tout de même, un jour, instruire l'Histoire de la gentille Democrazia Cristiana avec toute la sévérité que cette dernière mérite, y compris dans ses liens avec des organisations combattant l'essence même de l'Etat, si vous voyez ce que je veux dire.

    Aujourd'hui, les gentils européistes, bien affiliés à l'OTAN, bien obéissants au Capital mondialisé, ont réussi à écarter Salvini. Fort bien. Laissons passer le temps, quelques mois suffiront peut-être. Laissons la rue italienne dire sa colère, suite à cette combinazione. Et nous verrons bien, sur la durée, quel modèle de gouvernement veut se donner le peuple souverain - et ô combien ami - de l'Italie.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La Prusse, dans la lumière des consciences

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    Sur le vif - Samedi 14.09.19 - 10.00h

     

    J'ai tellement à dire sur l'irrésistible montée de l'Allemagne, en Europe, depuis 250 ans. C'est l'un des sujets historiques qui m'habitent le plus.

    Il faudrait - je m'y emploierai dans les années qui viennent - expliquer vraiment aux lecteurs ce qu'est la Prusse. Car c'est d'elle, entre 1740 et 1786, sous le règne du grand Frédéric II, que tout est parti.

    L'idée allemande, malmenée comme jamais après la destruction totale des Allemagnes en 1648, à l'issue de la terrible Guerre de Trente Ans (lire Simplicius Simplicissimus, publié en 1669 par le romancier Hans Jakob Christoffel von Grimmelshausen), a été relancée là où personne ne l'attendait. La Prusse n'avait pas bonne presse, dans le monde germanique, ni au Moyen-Âge, ni même aux temps de la Réforme (plutôt saxonne, voire de Thuringe).

    Les Allemagnes, plurielles, n'accordaient pas une très grande importance à ce marais du Nord-Est, région de plaines, de bois de bouleaux, d'étangs. Prenez une fois, je vous prie, la route qui mène de Berlin à Francfort sur l'Oder, sur la frontière polonaise, et vous pourrez mesurer la monotonie des paysages.

    Et puis, il y a eu Frédéric II. Sur le plan militaire, il y avait déjà eu, avant lui, son père, le Roi-Sergent. Mais Frédéric fait de la Prusse une armée d'une rare puissance, une terre de savants et de philosophes, de chercheurs dans les Universités, d'innovateurs, deux générations avant la Révolution industrielle. Habité (comme le sera plus tard l'immense Chancelier Willy Brandt, 1969-1974) par un tropisme vers l'Est qu'on nommera un jour Ostpolitik, il tourne son regard vers les populations germaniques de Pologne, conquiert la Silésie et la Poméranie, fait de la Prusse une puissance qui compte en Europe.

    Bien sûr, vingt ans après sa mort (1786), il y aura la défaite d'Iéna (14 octobre 1806), suivie de l'occupation de la Prusse par les troupes napoléoniennes (1806-1813). Et, par un sublime paradoxe, c'est précisément pendant cette période que naîtra, par résistance intellectuelle et patriotique, l'idée de nation prussienne, et par extension l'idée de nation allemande.

    La naissance de l'Allemagne est une bombe à retardement de la présence française en Prusse, au début du 19ème siècle. J'ai beaucoup publié, ici même, ces dernières années, sur les Reden an die Deutsche Nation, les Discours à la Nation allemande, tenus par le philosophe Johann Gottlieb Fichte, en décembre 1807, à Berlin, au nez et à la barbe des troupes de Napoléon.

    J'aurai à coeur d'expliquer, dans les années qui viennent, pourquoi le mouvement de résurrection allemande, entamé entre 1740 et 1786 par Frédéric II de Prusse, n'a fait qu'avancer, inexorablement, jusqu'à nos jours. Et aujourd'hui, plus que jamais, en termes d'influence en Europe, il progresse. Cette question-là est centrale, et autrement première que de savoir si l'Angleterre, cette périphérie maritime orpheline de son arrogance, réussira ou non son Brexit. Le pays qui compte, en Europe, c'est l'Allemagne. Le pays qui donne le ton, c'est l'Allemagne. Le pays qui ne cesse d'avancer ses pions depuis la seconde partie du 18ème siècle, c'est l'Allemagne.

    Quand on prend le champ historique indispensable pour saisir l'ampleur de cette lame de fond, on se rend compte à quel point le 8 mai 1945 n'a été, au fond, qu'une défaite d'étape. J'aurai largement, ces prochaines années, l'occasion d'y revenir.

    Quant à la Prusse, un jour ou l'autre, ce grand nom, scandaleusement banni des langages, réapparaîtra dans les discours, sur les cartes de géographie. Et, surtout, dans la lumière des consciences.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les indicateurs

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    Sur le vif - Vendredi 13.09.19 - 18.48h

     

    Un jour, il y a quelques années, un conseiller d'Etat radical ayant siégé de 2005 à 2018 s'est mis à utiliser le verbe "indiquer". "Je vous indique que...", "Comme je vous l'ai indiqué mardi dernier...", "Le Conseil d'Etat est en mesure de vous indiquer..", etc. etc. etc.

    Je ne m'étendrai pas ici sur le sujet. Je parle du verbe, bien sûr. Sa rare laideur, glaciale, technocratique, indigne d'un locuteur qui, d'ordinaire, s'exprimait dans un français élégant et agréable à écouter. Déjà à l'époque, je ne comprenais pas pourquoi cet homme cultivé, lecteur de romans, s'accrochait à ce verbe évoquant, dans le meilleur des cas, le bilan comptable, en trois exemplaires, d'une entreprise de géomètres.

    Mais le plus fou n'est pas là. Non, il ne réside pas dans cette faiblesse passagère de l'ancien magistrat radical. Le plus fou, c'est que Serge Dal Busco, depuis qu'il est au Conseil d'Etat (où il a passé les cinq premières années sous l'empire et l'emprise du sus-nommé), n'en peut plus "d'indiquer" ! Aux Finances, il indiquait. A la Mobilité, il indique. Partout, il indique.

    Dans l'ordre du langage, nous sommes tous des emprunteurs. Nos oreilles, nos cervelets, nos gourmandes méninges sont prompts au rapt et à la reproduction. Empruntons, donc ! Mais, si possible, en tâchant de capter le meilleur. Et de laisser gésir le pire dans le fond lustré d'une oubliette.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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