Sur le vif - Page 5

  • Consensus : non, merci !

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    Sur le vif - Vendredi 13.09.19 - 06.46h

     

    Je n'ai jamais cru, une seule seconde, à la vertu des consensus horizontaux, pourtant si encensés dans notre liturgie politique suisse, tellement prompte à vouloir éteindre la moindre étincelle d'antagonisme dialectique.

    Ainsi, le compromis trouvé à Genève, notamment grâce à l'appui d'une partie des socialistes, sur la réforme de l'imposition des entreprises, et voté par le peuple. C'est du pipeau. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas les moyens de le financer, pas plus que notre générosité envers les retraites des fonctionnaires, sans augmenter les impôts, ou creuser la dette. Ces questions seront explosives, et de nature à provoquer une révolte de la classe moyenne.

    Deuxième exemple : le prétendu compromis sur la mobilité. Aujourd'hui, il vole en éclats. Les ennemis de la voiture, les ayatollahs de la "mobilité douce", tellement en vogue en cette période d'hystérie climatique, ont gagné sur toute la ligne. Les partisans du transport privé ont tout perdu. Ils se sont faits avoir, comme des bleus. La duplicité de l'actuel ministre des transports, sa ductilité à se rallier au vent majoritaire, n'ont rien arrangé.

    Dans ces deux cas, on nous faisait l'éloge des "solutions" (je déteste ce mot à la mode) centristes, ou de consensus, style gentil PDC. Dans les deux cas, la ligne molle nous conduit à des échecs.

    La politique a besoin de courage et de clarté. Elle ne doit pas fuir la dureté des combats. Ni craindre les défaites. Dans la vie, on ne se lève pas le matin pour la trouble jouissance d'aller chercher le consensus. Mais pour se battre.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'âme combattante

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    Sur le vif - Jeudi 12.09.19 - 14.48h

     

    Celui qui n'est pas entrepreneur jusqu'au bout des ongles, dans la tête et le coeur, dans l'aspiration à l'indépendance et à la liberté, dans la gestion de son temps et de ses priorités, dans la férocité d'une âme combattante, dans la remise en question constante de ses moyens d'action, celui-là doit renoncer à lancer son entreprise. Il ne tiendra tout simplement pas.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La lâcheté d'une procuration

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    Sur le vif - Jeudi 12.09.19 - 06.43h

     

    Le principe de la démocratie représentative est celui de la confiance. Si cette dernière fait défaut, il faut passer à un autre système. Les bons vieux Parlements, hérités du temps des diligences, ne sont pas éternels.

    Une démocratie vivante, fraternelle, totale, peut parfaitement se passer d'eux. En étendant les pouvoirs d'arbitrage du suffrage universel. En misant sur l'intelligence de chacun. En privilégiant les thèmes sur les personnes. En initiant les jeunes, dès l'école, aux affaires de la Cité.

    Je déteste, en toutes choses, la notion "d'élus". Comme si l'élection, sous prétexte de majorité numérique, conférait la moindre onction de sagesse ou de savoir-faire politique.

    Le meilleur moyen de ne pas être déçu par les élus, c'est d'inventer un système ne passant plus par l'élection. Mais par la participation massive du corps des citoyens aux grandes décisions orientant le destin des nations.

    Mon système n'est pas pour demain, certes. Je ne plaide en aucune manière pour une démocratie d'opinion, où la doxa se gorgerait de sondages, à la manière d'un antique Moloch.

    Non, c'est bel et bien le démos dont j'envisage une reconfiguration totale. Elle ne pourra passer que par une extension et un approfondissement du savoir, de la connaissance et de la culture universels. Vaste chantier, qui commence dès les petites classes de l'école.

    Mais une chose est sûre : le système représentatif, générateur de l'entre-soi d'une classe politique, est à bout de souffle. Il confisque au plus grand nombre les décisions (sauf en Suisse, où nous avons la chance infinie de la démocratie directe). Il crée une élite qui n'a tout simplement pas lieu d'être. Il déresponsabilise le citoyen, qui nous sortira des énormités du style "Il y a des gens pour réfléchir à ces choses-là, nous les avons élus dans ce but, faisons-leur confiance".

    Pour ma part, non, non et non ! La confiance n'est pas ma qualité première. Je n'ai nul besoin qu'on réfléchisse à ma place. Et je ne ressens nullement la nécessité d'être "représenté" par qui que ce soit.

    La citoyenneté est un don de soi à la chose publique. Elle ne saurait se réduire à la lâcheté d'une procuration.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Classe moyenne : arrêtez le massacre !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 11.09.19

     

    Les Genevois travaillent, ils gagnent de l’argent, mais, au final, n’en voient pas beaucoup la couleur ! A Genève, où la classe moyenne est tondue comme un mouton, la distorsion entre salaire brut (pour les employés) ou chiffre d’affaires (pour les indépendants, les petits entrepreneurs), et d’autre part le salaire ou revenu net, est déjà particulièrement criante. Elle l’est encore plus entre l’argent qu’on finit quand même par recevoir, toutes ponctions opérées, et ce qu’on appelle le pouvoir d’achat, entendez ce qui reste de sonnant et trébuchant pour s’acheter à manger, se déplacer, se vêtir, accéder au concert, au cinéma ou au théâtre, se procurer quelques livres, se promener, voyager, pratiquer ses loisirs. Entre le salaire brut, qui parfois paraît fort confortable par rapport à d’autres cantons, et le pouvoir d’achat, il y a, à Genève, pour la classe moyenne, un précipice.

     

    Prenez le salaire net. On vous a déjà prélevé l’AVS, le deuxième pilier, les assurances sociales, vous vous sentez déjà plus léger. Mais votre diète ne fait que commencer. Avec ce qui vous reste, il va vous falloir entretenir votre famille, payer votre loyer, les charges, les opérateurs téléphoniques parmi les plus onéreux d’Europe, des primes maladie étouffantes, et satisfaire à l’une des pressions fiscales les plus gourmandes de Suisses. A la fin des fins, il vous restera de quoi vous acheter quelques cacahuètes, ou si vous préférez des bretzels.

     

    La classe moyenne, c’est la masse des gens qui, entre les assistés et les nababs, ont certes la chance d’avoir un travail, parfois bien rémunéré, se donnent à fond pour ce boulot, pour leur employeur (s’ils sont salariés) ou pour leur petite entreprise (s’ils sont indépendants), ne comptent ni les jours ni les heures, participent largement à la prospérité générale, aiment leur vie, leur job, sont heureux de fournir l’effort, fiers de ce qu’ils apportent, mais n’arrivent pas, à la fin du mois, à mettre un seul centime de côté. Alors, de plus en plus, ils ont peur, souvent secrètement. Leurs futures retraites, ils les voient fondre. Les taux négatifs leur flanquent la trouille. Et ils n’ont strictement aucun droit, eux, contrairement à d’autres, à la moindre aide, la moindre subvention. C’est cela, la classe moyenne : des gens bosseurs, des gens honnêtes, ils aiment le travail bien fait, mais ils sont rivés comme des serfs à leur condition, parce que l’Etat avec ses impôts, les assureurs avec leurs primes, leur prennent tout.

     

    Cette situation ne peut plus durer. La classe politique genevoise, tous partis confondus, doit placer les questions du pouvoir d’achat et de la classe moyenne au cœur de ses préoccupations. Un peu de respect, SVP, pour les gens qui travaillent dur, toute leur vie, et ne peuvent profiter du fruit de leur labeur. L’Etat doit se montrer moins glouton, et réduire son train de vie. Quant aux primes maladie, préoccupation no 1 des Suisses, il en va de la dignité du politique de trouver une solution à cet absolu scandale.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Netanyahu devient fou ?

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    Sur le vif - Mardi 10.09.19 - 19.15h

     

    Benjamin Netanyahu veut ANNEXER la vallée du Jourdain et une partie de la mer Morte. Vous m'avez bien lu : AN-NE-XER ! Il ne s'agit plus d'occuper des territoires, comme cela se fait depuis juin 1967. Mais de se les approprier, purement et simplement.

    Et c'est ce gouvernement-là, cet homme-là, cette idéologie-là que soutiennent Donald Trump, les conservateurs et les évangéliques américains. Sans parler - mais cela va de soi - des milieux traditionnellement acquis, aux États-Unis, à la politique coloniale israélienne.

    La Suisse est un ami d'Israël, et c'est bien. Mais elle est, tout autant, un ami du peuple palestinien, qui souffre tant depuis 1948, et encore plus depuis 1967. Entre amis, on doit se dire les choses. Tout silence de la Suisse officielle face à l'annonce d'une volonté pure et simple d'annexion - au détriment de la Palestine ou d'autres voisins d'Israël - serait, face à l'Histoire, un silence coupable.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Hausses d'impôts : pas question !

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    Sur le vif - Lundi 09.09.19 - 07.46h

     

    Les hausses d'impôts proposées par le Conseil d'Etat genevois, et rapportées ce matin par la TG, sont à rejeter avec la dernière énergie.

    La population, notamment la classe moyenne, déjà prise à la gorge, n'a pas à faire les frais de la mauvaise gestion du ménage d'Etat par le gouvernement et le Parlement, de l'impéritie des autorités, du train de vie dispendieux, inconsidéré même parfois, de l'Etat, à Genève.

    Si le Conseil d'Etat veut faire des économies, qu'il commence à mettre de l'ordre dans ses dépenses. S'il peine à trouver des pistes, nous saurons les lui suggérer, dans ses propres frais de fonctionnement. Postes inutiles dans la fonction publique, subventions hallucinantes : on jette l'argent du contribuable par les fenêtres.

    Avec ces hausses d'impôts, le gouvernement montre un incroyable signal de mépris pour une classe moyenne qui n'en peut déjà plus. Pense-t-il parfois aux salariés du privé, ou pire aux petits indépendants qui doivent financer eux-mêmes leurs retraites, et en plus vont devoir verser les centaines de millions supplémentaires pour la Caisse de pension des fonctionnaires ? C'est rageant, c'est injuste, c'est révoltant.

    La classe moyenne genevoise, celle qui ne bénéficie - elle - d'aucune subvention, et n'est là que pour payer, payer, et encore payer, ne peut accepter cette provocation. Elle doit réagir, et vite.

    Quant à la Ministre des Finances, soit elle soutient ces hausses, et doit l'assumer politiquement, soit elle a été mise en minorité dans le collège. Dans les deux cas, elle doit le dire.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Macron, l'Iran, les miroirs

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    Sur le vif - Samedi 07.09.19 - 15.54h

     

    Le raidissement iranien sur le nucléaire, parfaitement compréhensible de la part d'un pays dont la première puissance atomique du monde veut la destruction, pulvérise hélas les quelques soubresauts d'espoir que nous avions placés ici, lors du G7 de Biarritz, en Emmanuel Macron.

    En recevant, lors de ce sommet, le ministre iranien des Affaires étrangères, le Président français avait éveillé, chez les quelques gaullistes encore sensibles à une grande politique étrangère de la France, notamment envers le monde arabo-persique, comme une lueur d'optimisme. Face à Trump, voilà la France qui, potentiellement, s'affirmait comme un médiateur possible.

    Hélas, ce ne furent, de la part du beau parleur Macron, que promesses verbales, sécrétion d'images, pirouettes et illusions. Éduqué dans le monde de la spéculation (étymologie : speculum, le miroir), l'actuel locataire de l'Elysée n'a pas son semblable pour les jeux de reflets. Il aime briller, paraître, étinceler dans la Galerie des Glaces. Mais derrière le lustre des mots, le réel ne suit pas. Jusqu'à quand l'élégant vendeur dupera-t-il son monde ?

    Quant à l'Iran, avant de s'étrangler d'indignation face à la poursuite des recherches nucléaires de ce pays, il conviendra de se souvenir que, jusqu'à nouvel ordre, une seule puissance, en ce monde, depuis août 1945, a fait usage de l'arme atomique. Elle s'appelle les États-Unis d'Amérique. Et ne s'appelle ni l'Iran, ni la Corée du Nord.

    On voudra donc bien régler un peu ses grandes condamnations morales sur le réel, non sur les mots, non sur le paraître, non sur l'obédience verbale et intellectuelle à la propagande de l'Oncle Sam.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les tonalités de la décence

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    Sur le vif - Samedi 07.09.19 - 08.21h

     

    J'ai toujours été pour un Etat fort. Mais cela ne signifie en aucune manière un Etat tentaculaire. Ni dépensier. Ni distributeur de subventions à n'en plus finir.

    Ni un Etat qui s'invente des tâches pour justifier sa taille, et occuper son petit monde, garanti à vie (on se demande bien en quel honneur) dans son emploi, aidé inconsidérément (par rapport au privé) pour sa prévoyance professionnelle, et en plus protégé par des syndicats puissants.

    L'Etat doit être fort, là où on l'attend : la sécurité, interne et extérieure, la défense de l'indépendance et de la souveraineté, la santé publique, l'éducation, l'organisation de la solidarité, le maintien de la cohésion nationale. L'Etat doit avoir le souci des plus faibles.

    Il doit être fort, sans être pléthorique ni dépensier. Il doit veiller à chaque centime dont il a la garde, pour la simple raison que cet argent n'est pas le sien, mais celui des contribuables.

    Les fonctionnaires doivent accomplir leur mission dans la simplicité et le dévouement à l'intérêt général. Ils sont les serviteurs de la République, c'est un honneur, ils doivent en être conscients. Ils doivent savoir que, pour le financement de leurs retraites, ils sont privilégiés. La défense de leurs intérêts sectoriels doit demeurer dans les tonalités de la décence.

    Le serviteur de l'Etat ne doit avoir d'autre objectif que le service de l'intérêt général. Nulle obédience externe, ou cryptée, ne doit s'imposer sur ce but, ni déteindre, par un système de liens souterrains, sur les moyens d'y parvenir.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Définir la classe moyenne ? Volontiers !

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    Sur le vif - Mercredi 04.09.19 - 12.01

     

    Définir la classe moyenne : rien de plus simple ! Ceux qui bossent dur, ont consacré toute leur vie à leur boulot, sont certes rémunérés correctement, mais n'en peuvent tout simplement plus de la pression fiscale, celle des primes maladie, celle des loyers, des taxes en tous genres. Et leurs retraites, ils les voient fondre !

    Ils ne bénéficient ni des subventions de ceux qui gagnent peu, ni du privilège d'être un nabab. Ils sont juste entre les deux. Ils bossent comme des fous, entretiennent leurs familles, font vivre la collectivité par leurs impôts versés, créent de la richesse et de la prospérité autour d'eux. Mais eux, hélas, n'arrivent pas à mettre un sou de côté. On leur prend tout.

    Voilà, plutôt que de donner une fourchette chiffrée ou un palier fiscal en fonction du revenu imposable, ce qui sera toujours contesté : la classe moyenne, c'est un état d'esprit. Un état social. Des gens plutôt heureux, souvent, et c'est tant mieux. Des gens fiers de bosser, parce que le travail est un incomparable facteur de dignité, et que notre premier souci doit être d'en donner à tous, et de ne laisser personne sur le bord du chemin.

    Mais des gens qui, sans nullement contester le principe de l'impôt, encore moins celui des assurances sociales, ni celui de la solidarité dans l'assurance maladie, en ont tout simplement GROS SUR LA PATATE. Parce que, entre leur chiffre d'affaires (s'ils sont indépendants) ou leur salaire brut (s'ils sont employés), et leur POUVOIR D'ACHAT RÉEL, le différentiel est disproportionné. Indécent, même. Il y a un moment où ça suffit de nous tondre, et de nous piquer notre pognon.

    Ma définition de la classe moyenne fera sourire les fiscalistes, les fiduciaires, les grands penseurs libéraux, sous prétexte qu'elle se refuse volontairement à donner des chiffres et des paliers ? Eh bien, j'assume ! Oui, j'assume une conception subjective, révoltée, en phase avec une colère que je sens profondément monter. A Genève, comme ailleurs.

    Quant aux pisse-froid, qu'ils aillent faire un tour chez l'urologue !

     

    Pascal Décaillet

     

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  • On sort les épingles ?

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    Sur le vif - Mardi 03.09.19 - 08.23h

     

    "Le PLR et l'UDC épinglés pour leurs votes anti-écolos". Un titre particulièrement hallucinant, lu dans la presse de ce matin.

    S'il faut épingler, alors épinglons les Verts, pour leurs votes anti-PLR et anti-UDC. Épinglons le Ying, de n'être point le Yang. Épinglons le jour, de ne point ressembler à la nuit. Épinglons la gauche, de n'être pas la droite. L'homme, de ne pas être femme. La terre, si différente du ciel.

    Épinglons l'intelligence, tellement plus grise que la bêtise.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Classe moyenne et fiscalité : ça suffit !

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    Sur le vif - Lundi 02.09.19 - 15.43h

     

    Mme Fontanet est compétente et sympathique. Mais elle ne doit pas tondre la classe moyenne. Les déductions fiscales sur les primes doivent atténuer au maximum la douleur des hausses continuelles, annoncées année après année, à l'automne. En aucun cas, ces déductions ne doivent être baissées.

    A cet égard, en philosophie politique et en respect de ceux qui travaillent et produisent la richesse genevoise, l'initiative présentée aujourd'hui par l'UDC va dans le bon sens.

    Si l'Etat, à Genève, entend se renflouer, il voudra bien veiller à freiner son train de vie. En aucune manière, les contribuables-assurés, constituant le gros des troupes de la classe moyenne et laborieuse, ne doivent faire l'objet de la moindre ponction supplémentaire. Là, déjà, ils étouffent. Alors, ça suffit.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Une fierté allemande, fraternelle et partagée

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    Sur le vif - Lundi 02.09.19 - 08.53h

    La Prusse et la Saxe ont voté, le résultat est clair : une percée sans précédent de l'AfD, le parti qui défend les oubliés du miracle allemand, prône la préférence indigène à l'emploi et à l'aide sociale, toutes choses honnies et immédiatement couvertes de la pire des opprobres par nos chers observateurs de la vie politique.

    Il faut dire que ces derniers, depuis la fin de la Guerre, ne se sont pas exagérément passionnés pour la question allemande. Ils nous ont parlé nuit et jour du Vietnam dans les années 60 et 70, puis du Nicaragua, puis de l'Amérique latine. Ce que se passait dans les deux Allemagnes, entre 1949 et 1989, ne les intéressait tout simplement pas. Il est vrai que Bonn n'était pas la plus excitante des capitales. Quant à la DDR, personne, ici, n'a jamais éprouvé le moindre intérêt pour ce qui s'y passait. On la tenait juste pour un satellite de l'Union soviétique, en oubliant sa nature profondément allemande. On omettait, en passant, de souligner symétriquement la même obédience de l'Allemagne de l'Ouest par rapport aux États-Unis d'Amérique.

    Impréparation intellectuelle, donc, pendant des décennies. Et même depuis la chute du Mur (1989), et l'ingestion, avec une incroyable vulgarité, de l'Allemagne de l'Est par le glouton Kohl, nos beaux esprits applaudissaient le Chancelier rhénan, totalement insensibles à l'humiliation qu'il faisait subir aux Prussiens et aux Saxons, Car, si ces derniers se réjouissaient de quitter le système communiste, ça n'était pas pour accepter le rachat pur et simple de leurs identités nationales par les entreprises capitalistes de l'Ouest.

    Le glouton Kohl, en négligeant complètement la question de l'identité nationale à l'Est de son propre pays, a posé une bombe à retardement. Sa fille spirituelle Angela Merkel, en ouvrant inconsidérément les frontières à l'automne 2015, a commis la deuxième acte, la deuxième faute : celle de sous-estimer totalement le besoin de préférence nationale, dans les domaines de l'emploi et de l'aide sociale, dans des populations cruellement touchées par le tournant industriel, la redéfinition des métiers. Nombre de ces déshérités de la première puissance économique continentale peinent à comprendre que tant d'aide et d'énergie aient pu êtres déployées pour des personnes extérieures à la Communauté allemande (Gemeinschaft), plutôt qu'à des citoyennes et citoyens allemands, abandonnés dans la précarité.

    Alors, quoi ? Alors, l'AfD, en Prusse et en Saxe, va continuer de monter. Parce que ses électeurs posent une double exigence, à la fois sociale et nationale, enracinée dans les vertus de solidarité et de cohésion, que Mme Merkel n'entend pas. Le problème no 1 de l’Allemagne, c'est l'Allemagne elle-même : ses souffrances tues, ses oubliés de la croissance, ses millions d'âmes jetées là, en proie au nihilisme. Alors qu'il y aurait tant à faire pour leur dessiner, comme à l'époque des grandes lois sociales de Bismarck, la possibilité d'une fierté allemande, partagée et fraternelle.

    Au pays qui engendra Martin Luther et Jean-Sébastien Bach, c'est cette primauté du Verbe et de la juste tonalité qu'il s'agit de réinventer. Aujourd'hui, hélas, nous en sommes loin.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Un communisme ontologiquement allemand (1918-1989)

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    Sur le vif - Samedi 31.08.19 - 16.50h

     

    N'oublions jamais que le communisme allemand, celui qui fut au pouvoir en DDR de 1949 à 1989, n'est en rien un communisme d'importation soviétique. Le régime communiste a certes a été mis en place sous pression de l'occupant soviétique. Mais ses fondements intellectuels et historiques, et jusqu'aux hommes qui occupèrent les premières places, tout cela est à chercher dans l'Histoire d'un communisme proprement allemand, celui de la Révolution du 9 novembre 1918, celui des Ligues spartakistes, celui des opposants au Troisième Reich, tout cela est allemand, et ne doit strictement rien à la lecture de Marx dans les pays slaves.

    Et puis, quoi ? Le Rhénan Karl Marx, natif de Trêves, rédacteur en chef de la Rheinische Zeitung, lecteur des philosophes allemands, observateur critique du capitalisme rhénan, n'était, à ma connaissance, ni russe, ni polonais, ni tchèque. Les communistes allemands n'ont pas la même Histoire que les communistes français, ni surtout la même que les communistes russes. Ce sont les hommes de cette filiation, profondément allemande, que l'on retrouve en novembre 1918, dans les premiers mois de 1919, dans les camps du Troisième Reich (certains d'entre eux y furent internés pendant la totalité des douze ans), puis aux affaires, à Berlin-Est, en 1949.

    Il existe donc, bel et bien, un communisme de nature proprement allemande, enraciné dans la pensée politique allemande. Tout comme il existe, séparé du socialisme dès le Congrès de Tours (1920), un communisme ontologiquement français, celui qu'on retrouvera au Front populaire (1936), dans la Résistance, à la Libération (1944), puis dans le premier gouvernement Maurois (1981).

    Attention, donc, de ne pas immédiatement tenir les communismes européens (on pourrait parler de la Grèce, de la Yougoslavie, de l'Italie, de l'Espagne) pour des branches d'un communisme soviétique. S'ils furent inféodés, via le Komintern et les Internationales, c'était pour des questions de logistique et de rapports de forces. Si l'on souhaite se pencher sur cette subordination, bien réelle, alors on voudra bien, par symétrie, étudier le lien d'obédience de nos braves partis bourgeois européens, dans l'Après-Guerre, avec les Américains. Tenez, par hasard, le cordon ombilical entre la gentille démocratie chrétienne italienne, à partir de 1945, et les puissances financières de l'Oncle Sam.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Racines prussiennes

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    Sur le vif - Samedi 31.08.19 - 11.40h

     

    Pas plus qu'on ne comprend les quarante années (1949-1989) d'Allemagne de l'Ouest sans avoir étudié le capitalisme rhénan, on ne comprendra la même période en DDR, sans s'être penché en profondeur sur l'influence de Kant et Hegel sur la pensée politique en Prusse. Le rapport de l'individu à l'Etat, notamment.

    Cela, bien avant 1949 et l'opportunité (imposée par la victoire soviétique à l'Est) d'un régime communiste enfin réel (et non rêvé par les Spartakistes en 1918/1919) sur sol allemand. Cela, bien avant 1933. Cela, bien avant la Révolution du 9 novembre 1919. Cela, à vrai dire, dès le début du 19ème siècle.

    Ne jamais oublier, pour ceux qui s'intéressent à l'Histoire de la Prusse, que tout est parti de l'occupation napoléonienne de ce pays, entre 1806 et 1813. Et d'une puissante résistance nationale, chez les élites, à la présence des troupes françaises. Lire mes épisodes sur Fichte, et ses Discours à la Nation allemande, Université de Berlin, 1807.

    Il est donc particulièrement réducteur de ne voir l'opposition RFA/RDA, entre 1949 et 1989, que comme un antagonisme de Guerre froide entre capitalisme et communisme. C'est le réveil d'une fracture profonde, imposé par la défaite d'étape du 8 mai 1945, entre une Allemagne rhénane, romanisée, et d'autre part un monde saxo-prussien qui s'inscrit dans un autre univers historique, philosophique et culturel.

    N'oublions jamais, enfin, que les racines historiques et affectives de la Prusse ne se situent pas à Berlin, ville récente, mais à Königsberg. Provisoirement renommée Kaliningrad.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La Prusse, ça existe !

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    Sur le vif - Vendredi 30.08.19 - 16.13h

     

    De grâce, qu'on cesse de parler de "l'ex-RDA" ! Quand on parle des Länder de l'Ouest, on ne dit jamais "l'ex-RFA". Ces Länder, on les appelle par leurs noms : la Bavière, la Rhénanie du Nord, etc. Dès lors, pourquoi réduire la Prusse et la Saxe, nations fondamentales de plus de mille ans d'identité germanique, au souvenir d'une appartenance de 40 ans (1949-1989) à l'une des deux portions de l'Allemagne coupée en deux ?

    Toujours dire "l'ex-RDA", mais ne jamais dire "l'ex-RFA", c'est laisser entendre que tout le Bien se situait à l'Ouest, paradis du capitalisme de l'occupant américain. Que que tout le mal se nichait à l'Est, dans l'enfer du communisme allié à l'occupant soviétique.

    J'ai connu ces deux Allemagnes. Je les ai aimées. J'y ai longtemps séjourné. J'y ai tant voyagé. J'ai lu les auteurs de la RFA, et aussi ceux de la RDA. J'ai pu admirer l'admirable travail culturel, littéraire et théâtral notamment, qui avait été entrepris à l'Est. J'ai passé des étés à regarder tous les soirs le Journal de la DDR (RDA) : il était certes d'inspiration socialiste. Mais croyez-vous, une seule seconde, que les chaînes d'information de la BRD (RFA) étaient moins imprégnées du libéralisme occidental le plus caricatural ?

    L'Histoire de l'Allemagne, ou plutôt des deux Allemagnes, entre 1949 et 1989, est complexe. Elle exige de la connaissance. Des nuances. Une vie de lectures. Et surtout, je rejet de tout manichéisme.

    Dès lors, ou bien on dit "l'ex-RFA" lorsqu'on parle de la Bavière, et alors OK pour "l'ex-RDA" si on évoque la Thuringe. Ou bien, on dit simplement "la Bavière". Et, tout aussi simplement, "la Saxe". Et on recommence enfin à utiliser, pour le Mecklembourg et le Brandebourg, le seul mot historique qui vaille, bien que banni depuis 74 ans : la Prusse.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La position des missionnaires

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    Sur le vif - Jeudi 29.08.19 - 09.19h

    "Bilan carbone", "transfert modal", "urgence climatique" : ce qui frappe le plus, chez nos Croisés de l'Apocalypse, c'est leur zèle missionnaire à nous imposer leur vocabulaire. Une liturgie à prononcer, toutes lèvres frémissantes, saisis par le réchauffement des âmes, en montant vers l'autel de la conversion.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Du courage individuel, SVP, pas des "collectifs" !

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    Sur le vif - Mercredi 28.08.19 - 12.11h

     

    Beaucoup trop d'associations, de "collectifs", comme un monceau d'inutilités grégaires.

    Que chacun s'exprime, oh oui ! Que chacun tienne son journal, plutôt que d'aller palabrer chez les autres. Mais de grâce, que chacun ait le courage de parler pour soi. Que chacun engage sa parole propre. Que chacun prenne le risque individuel. Que chacun cisèle sa solitude autour d'une pensée, d'une vision du monde, qui lui appartient. A lui, et à nul autre.

    Que chacun s'assume, seul, et non en se camouflant derrière le paravent tellement confortable d'un "collectif" ! Le plus fou, c'est que nombre de ces groupuscules obscurs, autoproclamés, dont 99% sont de gauche, sont subventionnés. Par nos impôts !

    Les impôts de la classe moyenne, pressée comme un citron, qui n'en peut tout simplement plus. Et il faudrait, en plus de tout, qu'elle finance des associations idéologisées, et des "collectifs" militants jusqu'à la moelle !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Dire les choses, plus que jamais !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 28.08.19

     

    Ecrire des commentaires dans des journaux, comme j’ai l’honneur de le faire ici, ça n’est pas pour parler à moitié. Ni de façon voilée, énigmatique. Nous nous exprimons ici dans l’espace politique, nous parlons de la Cité, nous défendons des choix. Alors, il faut être clair. Annoncer la couleur. Avancer à visage découvert. Trancher. Ensuite, les gens qui nous lisent aiment ou non, vous encensent ou vous lapident, c’est la vie. Nous sommes dans un moment d’Histoire difficile de nos sociétés européennes, nos démocraties représentatives sont en crise, la confiance dans le politique est en chute libre, les assureurs maladie nous tondent, la pression fiscale est bientôt insupportable pour les classes moyennes, les petits entrepreneurs sont pompés jusqu’à la moelle, les gens ont peur pour leurs retraites, ils voient les taux de conversion du deuxième pilier s’effondrer. Et il faudrait que, dans les rares espaces critiques où l’on peut encore dire les choses (ce journal en fait partie), nous nous contentions de la parole des tièdes ! La réponse tient en trois mots : non, non et non. Nous avons des idées à exprimer, parfois gênantes. Nous le ferons, jusqu’au bout.

     

    Prenez les conseillers d’Etat. Ici même, nous ne les attaquons jamais lorsqu’ils sont à terre, et que la meute se dispute déjà leurs lambeaux. Mais lorsqu’ils trônent, au sommet de leur puissance. Nous l’avons fait avec François Longchamp, dont nous dénoncions les réseaux, et nous étions bien seuls. Nous avons mis en cause Pierre Maudet, plusieurs fois, sans jamais nous attaquer à la personne, sur les histoires, bien réelles, de fusibles, à l’intérieur de son Département. Mais lorsque le même homme s’est trouvé dans la tourmente, nous sommes demeurés sur notre retenue. Nous avons dit le plus grand bien de Serge Dal Busco, et le pensons encore, car c’est un homme d’Etat, soucieux du bien public. Mais sur les questions de mobilité, nous ne partageons pas ses choix, et déplorons qu’homme de droite, il fasse la politique de la gauche. Dire cela, ça n’est en rien mettre en cause le respect que cet homme mérite. De même encore, nous applaudissons Nathalie Fontanet pour son style politique, mais réclamons d’elle un plus grand souci de la classe moyenne. Si cette dernière devait passer à la caisse pour éponger les cadeaux fiscaux aux multinationales, nous le dirions, nous le dénoncerions.

     

    Dans le commentaire politique, il faut toujours respecter l’humain. Mais tout autant, il faut dire les choses, à commencer par ce qui va mal, avec la plus parfaite clarté. Surtout, il faut les dire sur le moment, lorsque tel magistrat, que nous attaquons, se pavane au milieu des courtisans, dans la galerie des glaces. Ce fut le cas de François Longchamp. Ce fut celui de Pierre Maudet. Déjà, l’expérience aidant, je puis humer sans peine ceux de l’équipe actuelle qui montent vers l’aveuglante lumière d’un pouvoir trop fort, sans personne autour d’eux pour oser les contrarier. Ce sont ceux-là, hommes ou femmes, de gauche ou de droite, dont j’aurai plaisir à vous dire parfois quelques mots, lors de la saison qui commence. Excellente semaine à tous !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Allemagne-Pologne : rien n'est réglé !

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    Sur le vif - Mardi 27.08.19 - 09.51h

     

    Nous ne nous étendrons pas ici sur le chiffre absolument délirant (800 milliards d'euros, selon le Temps) exigé bien tardivement par la Pologne, auprès de l'Allemagne, au titre de réparations de guerre, ou plutôt de toutes les horreurs vécues par ce pays-martyr lors du second conflit mondial.

    Que la Pologne ait vécu le pire, c'est certain. Dépecée entre Allemands et Soviétiques dès septembre 1939, elle a connu la guerre, la déportation, la présence sur son sol des camps d'extermination, l'ampleur de sa souffrance n'est pas imaginable.

    Ce qui compte, pour l'analyste qui entend placer les événements dans le champ diachronique, c'est de considérer les évolutions territoriales de la Pologne, à l'Est comme à l'Ouest (et même au Sud, si on pense à la Galicie austro-hongroise), comme résultantes d'enjeux de pouvoirs, et non d'idéologies. En clair, que la Pologne fût communiste de 1945 à la fin de la Guerre froide, ne saurait constituer un élément l'emportant sur les considérations nationales.

    La Pologne a un premier grand problème de voisinage, qui s'appelle la Russie. C'est maintes fois séculaire, complexe, mal connu chez nous, il faut étudier à fond les cartes et les traités. Rappelons-nous que ce pays a carrément été gommé de la carte, à une certaine période.

    Et puis, depuis le règne du grand Frédéric II (1740-1786), la Pologne a un problème (plus récent) avec la Prusse. L'enjeu de septembre 1939, éclipsé par la nature mondiale de ce qu'est devenu le conflit, c'étaient les millions d'âmes des minorités allemandes à l'Ouest de la Pologne, en Silésie et en Poméranie (exactement les deux régions conquises par Frédéric II). J'ai passé tout un été, en 1972, tout au Nord de l'Allemagne, chez l'un de ces Allemands de Pologne, ancien combattant du Front de l'Est, ayant passé l'Elbe par miracle en 1945.

    En reconnaissant, en 1970, la ligne Oder-Neisse comme frontière naturelle historique entre l’Allemagne et la Pologne, puis surtout en allant s'agenouiller à Varsovie, devant le Mémorial du Ghetto, l'immense Chancelier Willy Brandt a donné deux signes de réconciliation. Ce fut un moment d'une intense puissance. Le destin était au rendez-vous.

    Pour autant, la question germano-polonaise n'est pas réglée. Un jour ou l'autre, dans un domaine où l'Histoire a tout son temps, elle réapparaîtra. Hélas, depuis Kohl et la chute du Mur, la Pologne n'est considérée par les Allemands que comme une terre d'investissements pour les grandes entreprises germaniques. N'est-ce pas là, le pire mis à part, la version moderne du plan d'asservissement naguère mis en oeuvre par le fracas des armes ?

    Les 800 milliards demandés par la Pologne sont délirants, certes. Mais ils sont à prendre comme la résurgence du malaise et du mal-être d'un pays d'Europe coincé entre deux voisins dont aucun ne lui a vraiment prouvé, ces derniers siècles, lui vouloir le moindre bien.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • France-Brésil : nos infos

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    Sur le vif - Lundi 26.08.19 - 15.36h

     

    Sur ordre de l'Elysée, le porte-avions Charles de Gaulle, rebaptisé "porte-avions Cohn-Bendit" pour tromper l'adversaire, accompagné de l'ensemble des sous-marins nucléaires français, se dirigent vers le Brésil, afin d'en attaquer les côtes dès jeudi. Bombardement simultané de Bahia, Recife et Rio de Janeiro programmé pour jeudi 18h. La prise de Brasília par les Forces terrestres est prévue pour vendredi 15h. Et l'exfiltration de M. Bolsonaro pour le Fort de Montluc, pour samedi 18h. L'allocution télévisée de M. Macron, célébrant la victoire, se déroulera en direct au Journal télévisé de samedi 20h. Le Chant du Départ sera entonné par Ruth Elkrief, sur BFMTV.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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