21/12/2011

Une excellente décision du Conseil d'Etat

 

Sur le vif - Mercredi 21.12.11 - 16.48h

 

Accorder la priorité aux chômeurs, avant de solliciter un permis de travail : c'est ce que devra faire, désormais, le « Grand Etat », entendez les régies, comme TPG, Aéroport, Services industriels, HUG, ou encore l'Hospice général. En clair, le Conseil d'Etat étend sa directive du 1er juillet 2011, qui concernait les employés directs de l'Etat.

 

C'est une décision importante, qui va vraiment dans le bon sens. Elle ne mettra évidemment pas fin à la sous-enchère salariale, pratiquée notamment avec des travailleurs frontaliers, mais donne un signal très positif. Que ce signal intervienne bien tard, par rapport aux appels d'un parti de la Marge, n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est le résultat. Ainsi, pour critiquer souvent ce gouvernement, nous nous devons, lorsqu'une décision est bonne, de la saluer. Dont acte.

 

Pascal Décaillet

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Kim Jong Gilles, suite

 

Sur le vif - Mercredi 21.12.11 - 10.19h

 

Nous avons déjà évoqué ici la place démesurée qu'offrait cette semaine l'émission Médialogues, sur la RSR, à son propre grand timonier, Gilles Marchand: le phare de la RTS s'y produit tous les jours, de lundi à vendredi! Et il a le champ libre, à peine relancé par un Thierry Fischer qu'on a connu plus critique, pour défendre et illustrer l'absolue nécessité du "service public", défini comme une part intime, inaltérable, du lien national. Bref, cinq matinées de propagande pure, sans contre-avis, sans opposant, juste l'Evan-Gilles.

 

Mais ce matin, le Psautier a fait mieux: après le quart d'heure de l'Oncle Gilles, et un disque bienvenu, la brute redevancière lambda eut droit à qui? A Bernard Rappaz! Un garçon sympathique et intelligent. Qui n'est autre que le rédacteur en chef, ou quelque chose comme ça, de la RTS. S'interviewer entre soi, n'est-ce pas le meilleur moyen, à l'approche de Noël, de vivifier l'esprit de famille?

 

Pascal Décaillet

 

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20/12/2011

Les libéraux ont de la relève!

 

Sur le vif - Mardi 20.12.11 - 17.33h

 

Oui, je continue de dire "les libéraux". Ou "les radicaux". Un peu comme ces Français qui, pendant toute mon enfance, continuaient de parler en anciens francs. Concernant les premiers, nous avions déjà souligné ici l'excellence du remplacement d'Olivier Jornot, au Grand Conseil, par le délicieusement cultivé, et humaniste, Pierre Ronget, actuel membre de l'exécutif de Vernier, mais avant toute chose Archonte Protopsalte. Eh bien une autre succession de qualité, d'un libéral l'autre, va se dérouler au Municipal de la Ville de Genève: pour prendre la place du mythique Jean-Marc Froidevaux, c'est une passionnée des questions scolaires, Michelle Roulet, qui est première des viennent ensuite. Et qui va donc siéger. Un esprit remarquable, aussi vif que toujours aimable. Une présence dont on se réjout d'avance.

 

Bref, on aime ou non les libéraux, on en pense ce qu'on en veut. Mais une chose est sûre: cette famille politique-là ne manque pas de relève.

 

Pascal Décaillet

 

 

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L'Ange, le Cygne, la Mort

 

Sur le vif - Mardi 20.12.11 - 14.10h

 

Je viens de lire, sur conseil d'un habitant de la Croix-de-Rozon, l'article que signe (je n'ai pas dit: "qu'a écrit") Isabel Rochat dans la Tribune de Genève de ce matin. Il est intitulé: "Sécurité: la fin de l'angélisme". C'étaient déjà, au mot près, les termes utilisés lors de la campagne électorale de l'automne 2009. La mort de l'angélisme, comme celle du Cygne, est décidément interminable.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Kim Jong Gilles

 

Sur le vif - Mardi 20.12.11 - 09.43h

 

L'émission Médialogues, sur la RSR, est habituellement excellente. Mais là, cinq épisodes consécutifs avec Gilles Marchand, ça relègue la Pravda, en comparaison, au rang de vilain petit canard. Satyrique, grinçant, poil à gratter, vitriolé. N'oubliez pas de payer votre redevance!

 

Pascal Décaillet

 

09:43 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

19/12/2011

Marchands du Temple

 

Sur le vif - Lundi 19.12.11 - 09.31h

 

Interrogé par le Temps sur ses premières impressions bernoises, Manuel Tornare estime que les lobbyistes n'ont rien à faire dans la Salle des Pas perdus. Et devraient se trouver hors de l'enceinte du parlement. Il a totalement raison. Il y a, dans l'omniprésence de ces gens, quelque chose qui rappelle les marchands du Temple.

 

Pascal Décaillet

 

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18/12/2011

PYM et le lobby des assureurs - GRAND ORAL

 

Dimanche 18.12.11 - 20h

 

Dans le GRAND ORAL de ce soir (sur la Télé et Léman Bleu), Géraldine Savary donne des pistes très précises sur l'éviction de Pierre-Yves Maillard, plutôt sèche comme on l'a constaté (59 voix seulement, dès le premier tour), face à Alain Berset. Lobbying d'enfer des assureurs maladie contre PYM, notamment de deux anciens conseillers d'État alémaniques, devenus parlementaires fédéraux. Très actifs, au sein du PLR, dans les 48 heures qui ont précédé l'élection! Pour ces gens-là, il ne fallait pas que l'homme qui avait à ce point dénoncé les réserves excessives des caisses vînt mettre un nez ministériel dans leurs affaires. On sait maintenant qui dirige la Suisse.

 

Pascal Décaillet

 

 

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17/12/2011

Créon, l'anarchiste

 

Samedi 17.12.11 - 19.23h

 

"Non, l'image courante d'Antigone est à réviser. C'est elle qui incarne les lois très concordantes de l'Homme, des dieux, de la Cité. Qui les viole et les défie toutes? Créon. L'anarchiste, c'est lui. Ce n'est que lui."

 

Charles Maurras - Antigone - Cahiers de l'Herne - Octobre 2011 - Page 220.

 

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La vareuse - Le vent

 

Sur le vif - Samedi 17.12.11 - 18.09h

 

Les Verts me font penser aux radicaux vaudois des années soixante. Sympathiques. Plutôt cultivés. Débonnaires. Consensuels. Pragmatiques. Agréables compagnons. Pas vermoulus, pour un sou, par l'idéologie. Souples dans les alliances. Ductiles dans les choix. Il leur manque juste un peu de dureté républicaine, un peu de tragique de l'Histoire. Un peu de désespoir. La raideur d'une vareuse, battue par le vent glacé.

 

Pascal Décaillet

 

18:09 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer |  Facebook | |

Le Rayon Vert

 

Sur le vif - Samedi 17.12.11 - 14.57h


Le problème no 1 de la politique parlementaire à Genève n'est pas qu'on s'engueule à la buvette du Grand Conseil. Mais qu'on s'y tape sur l'épaule. Depuis plusieurs années, les partis antagonistes (c'est très bien, l'antagonisme, en démocratie) ont privilégié de singulières combinaisons horizontales à la lisibilité des fronts.

 

Le champion toutes catégories de cette politique des pactes est un parti fondé il y a une trentaine d'années, ayant comme (louable!) but de protéger la nature. Je préfère mille fois, pour ma part, la sincérité militante, ancrée dans un siècle et demi d'Histoire, des socialistes.

 

Pascal Décaillet

 

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Le "consensus", ou la permanence des privilèges

 

Sur le vif - Samedi 17.12.11 - 11.39h

 

A Genève, la fin de législature verra se cristalliser ce qui a commencé il y a deux ans: une majorité de pouvoir (PLR, PDC, Verts), qui saura faire front, pour sauvegarder ses prébendes, sur tous les enjeux stratégiques, comme les questions budgétaires. Une opposition des Marges (UDC, MCG, PS, sans compter l'extrême gauche qui, forte de 14%, n'est pas représentée au parlement pour causes de divisions internes).

 

Il y a donc bel et bien un pouvoir, avec ses séides, ses complices, ses courtisans, ses laquais, ses réseaux de copains. Et une opposition. Ou des oppositions. Et si, sur certains points stratégiques précis, elles se coalisaient? Leur capacité à se mettre en commun pour attaquer sera l'un des enjeux de fin 2013.

 

Reste un petit exercice de traduction: lorsque les tenants du pouvoir vous disent "culture du consensus", il faut entendre "On se tient par la barbichette, aussi éloignées soient nos idéologies (cf libéraux et Verts!), pour rester le plus longtemps possible dans les arcanes de la puissance. Celle qui détient le pouvoit de nommer, copiner, dominer".

 

C'est valable à Genève. Ca l'est, encore plus, à Berne. Nous y reviendrons.

 

Pascal Décaillet

 

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16/12/2011

Et un gentil Neuchâtelois au DFAE, un !

 

Sur le vif - Vendredi 16.12.11 - 14.11h

 

C'est fait. Didier Burkhalter quitte le Département fédéral de l'Intérieur, où il faudra se chausser de lunettes remboursées pour dénicher un début de bilan après deux ans, et passe aux Affaires étrangères. Alain Berset, le nouveau venu, hérite, immédiatement en arrivant, de l'un des ministères les plus lourds, mais aussi les plus concernants pour la population, le Département fédéral de l'Intérieur. Personne, depuis vingt ans, n'y a vraiment réussi : ni Flavio Cotti, ni Ruth Dreifuss, ni Pascal Couchepin, ni justement M. Burkhalter.

 

C'est un sacré défi pour le Fribourgeois : ça passe, ou ça casse. A son avantage, on dira que l'opinion publique suisse en a plus que marre de la sacro-sainte concurrence entre les caisses, qui s'est avérée une catastrophe, et réclame un retour de l'Etat. Ce sera justement l'enjeu de l'initiative sur la caisse publique, qu'Alain Berset, de son poste ministériel, devra gérer.

 

Pour le reste, espérons que les Affaires étrangères, qui furent menées de façon active et dynamique (qu'on partage ou non ses choix) par Micheline Calmy-Rey, ne deviennent pas, en Suisse, le Département où l'on roupille. Il ne suffit pas d'être impeccablement habillé, convenable avec tous, soucieux de ne rien déranger, ni personne, pour s'imposer. A cet égard, espérons que nous n'aurons pas à regretter l'ombrageux courage de la dame de Chermignon.

 

On notera enfin, sans vouloir ethniciser l'affaire, un singulier hasard depuis la guerre : c'est le cinquième Neuchâtelois appelé à diriger la diplomatie suisse. Certains d'entre eux, comme Max Petitpierre, furent parmi nos grands conseillers fédéraux. Il y eut aussi Pierre Graber, Pierre Aubert et René Felber. D'une manière générale, pour réussir en Suisse, mieux vaut être un Neuchâtelois consensuel qu'un Vaudois rougeaud, colérique et impétueux. Fût-il génial. Mais le génie, chez nous, c'est juste bon pour les alpages.

 

Pascal Décaillet

 

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14/12/2011

L'ordre règne à Berne

 

Sur le vif - Mercredi 14.12.11 - 17.22h

 

Ce commentaire va peut-être un peu détonner dans le concert de louanges face à l'élection de ce matin, et d'avance je prie les âmes sensibles de bien vouloir me le pardonner.

 

Depuis plus de vingt ans, déjà lorsque j'étais correspondant parlementaire à Berne, je plaide pour l'élection du Conseil fédéral au suffrage universel. Quatre millions d'électeurs potentiels, évidemment bien informés, et même deux millions pour une participation à 50%, ou même un million six cent mille pour une participation à 40%, me semblent ancrer davantage de légitimité que la combinazione de 246 parlementaires. Cette position qui est mienne, la pantalonnade de ce matin n'a fait que la renforcer.

 

L'ordre règne à Berne. Vous pouvez circuler, il n'y a plus rien à voir. L'emmerdeur, le dérangeur, le vilain petit canard, on la enfoui, bien profond, sous le tas de fumier. On fait comme s'il était mort. Comme si le cauchemar était fini. Comme si on allait enfin pouvoir revivre l'âge d'or des vertes années, les années d'avant le 6 décembre 1992, avant le phénomène de l'UDC blocherienne. Enfin, entre gens convenables ! Comme avant. Comme à l'époque, follement excitante, des Cotti et des Koller, des coteries sans colère. Entre soi !

 

Un certain parti, le 23 octobre dernier, a obtenu 26% des voix. C'est loin devant le deuxième (20%), très loin devant le troisième (14%), à quelques années-lumière du quatrième (12%). On parle de concordance. On prétend, mensongèrement, qu'on lui reconnaît son droit à deux sièges. Par derrière, de façon programmée, préméditée, construite, on ourdit pour qu'il n'en soit rien. Et la coalition des perdants du 23 octobre, PLR et PDC, s'arrange pour que les siens soient reconduits, la seule chose qui compte pour eux, le tout sous couvert de morale, comme le 12 décembre 2007. Et les naïfs y croient ! Et le résultat, c'est que le premier parti du pays (26%) n'a plus qu'un conseiller fédéral, alors que le troisième (14%) continue d'en avoir deux, au demeurant deux ministres sans puissance, ni vision, ni format.

 

Une fois de plus, c'est son propre crédit de grand électeur que le parlement affaiblit. L'opinion publique n'est pas dupe. Et le jour où elle devra se prononcer sur l'élection du Conseil fédéral par le peuple, elle saura se souvenir de ce mercredi 14 décembre 2011.

 

Pascal Décaillet

 

 

17:22 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (48) | |  Imprimer |  Facebook | |

12/12/2011

Bravo, Romain Clivaz !

 

Sur le vif - Lundi 12.12.11 - 07.55h

 

Ah, mais c'est Roger, tout là-haut, qui va être fâché! EXCELLENT édito, ce matin 07.38h à la RSR, de Romain Clivaz sur Eveline Widmer-Schlumpf: "Les partis contre le peuple". Une dame dont le seul génie politique est de parvenir à survivre au Conseil fédéral. Et qui ne représente qu'elle-même.

 

Des conciliabules parlementaires qui n'auront qu'un résultat: faire monter, dans l'opinion publique, l'idée de l'élection du Conseil fédéral par le peuple. Bravo, Romain! Le bon sens du Haut-Plateau l'emporte sur les moutonnières litanies, au sein du Mammouth, pour nous chanter les louanges de la Grisonne.

 

Pascal Décaillet

 

07:55 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (33) | |  Imprimer |  Facebook | |

10/12/2011

Le chemin perdu

 

Sur le vif - Samedi 10.12.11 - 17.24h

 

Décembre, toujours décembre. Tous les quatre ans, les élections fédérales se déroulent l'avant-dernier week-end d'octobre. Et la réélection complète du Conseil fédéral, mi-décembre. Et ça commence toujours à 8h pile, avec la clochette du président. Et les tours de scrutin durent toujours vingt minutes, le temps pour les scrutateurs de dépouiller les 246 bulletins.

 

Et lorsqu'il y a un violent admirable face à un consensuel à solutions, c'est toujours le consensuel à solutions qui passe. Et le parti du violent admirable gronde. Menace de se retirer du Conseil fédéral. Au final, choisit toujours de rester. Et le consensuel à solutions patauge davantage dans l'algèbre des inconnues que dans dans la ligne claire de la solution. Et les partis dits "raisonnables", entendez les partis au pouvoir, se félicitent du consensuel à solutions: de leurs coulisses, ils peuvent manigancer tranquilles, le pouvoir exécutif ne les gêne pas trop. Et le violent admirable retourne dans son canton, écrit un livre, goûte à la vie, et finalement s'apaise.

 

Ainsi va la vie politique suisse. Comme une horlogerie toujours recommencée. Même pas besoin de remonter les montres. Juste le chemin de ronde: le chemin perdu.

 

Pascal Décaillet

 

17:24 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | |

Les Alémaniques ne sont pas nos ennemis!

 

Sur le vif - Samedi 10.12.11 - 11.35h

 

Méfions-nous de l'abus de l'argument "ethnique", lors d'une élection au Conseil fédéral. Je préfère mille fois être représenté par un Schaffhousois compétent que par un Romand médiocre. Nos compatriotes alémaniques, et d'ailleurs aussi tessinois, sont des gens tout aussi cultivés, ouverts sur l'extérieur, sensibles à l'équilibre suisse, que nous. Pour avoir vécu en Suisse alémanique, je l'affirme sans hésitation.

 

Bien sûr, il faut une clef de répartition, mais brandir, comme le fait ce matin le Temps à propos d'Hansjörg Walter, le cliché de la brute alémanique qui n'entend rien à la Suisse romande, c'est manquer de confiance dans le génie suisse.

 

Le Saint-Gallois Furgler, le Bâlois Tschudi font partie intégrante de notre Histoire. Y compris comme Romands. Une figure intégratrice doit venir de quelque part, puissamment. De là, transcender sa provenance pour jeter des ponts, augmenter le champ du possible. C'est cela, pour ma part, que j'attends d'un conseiller fédéral. Pour le boulot de technocrate, au demeurant respectable, le statut de haut fonctionnaire suffit largement.

 

Pascal Décaillet

 

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09/12/2011

Marre des raisonnables

 

Sur le vif - Vendredi 09.12.11 - 18.24h

 

Insupportables, toutes ces analyses doctes, raisonnables et pondérées des correspondants fédéraux qui nous donnent comme inéluctable la victoire de Berset sur Maillard, sous le simple prétexte qu'il passe mieux dans le microcosme. Ils ne sont pas élus pour passer dans le microcosme! Mais pour tenter de grandes choses. Au service de l'ensemble de la population. Quitte à se griller. Quitte à se calciner les ailes. Quitte à chuter. Être grand, parce qu'on va jusqu'au bout de son combat. Tschudi, Furgler, Delamuraz. Et, pourquoi pas, Pierre-Yves Maillard !

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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08/12/2011

Quand les Verts voient rouge

 

Sur le vif - Jeudi 08.12.11 - 16.26h

 

Amusant communiqué des Verts. Ils nous annoncent que Thierry Durand, leur conseiller administratif à Plan-les-Ouates, a été condamné à 30 jours-amendes avec sursis pour falsification électorale. Ils disent à l'intéressé que c'est pas bien. Et froncent le sourcil: "Les Verts apprécient la franchise et les regrets exprimés par Thierry Durand, mais (en gras) avertissent l'intéressé qu'ils ne sauraient tolérer la répétition de tels actes". Autrement dit, si M. Durand devait recommencer une falsification électorale, alors là, les Verts se mettraient vraiment à voir rouge. Ça fout la trouille, non?

 

Pascal Décaillet

 

 

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Le ruisseau dans la forêt - Conte de l'Avent

 

Jeudi 08.12.11 - 14.39h

 

Au fond d'un vallon, un ruisseau à l'onde claire. A l'horizon, nul héron. Mais Eric Stauffer et le ministre genevois des Affaires sociales, ayant sur l'épaule gauche un perroquet multicolore.

 

Stauffer : « Ceci est une frontière ».

 

Le ministre : « Mais non. Ceci est un ruisseau. Vous voyez des frontières partout, mon rustre ami».

 

Stauffer : « Ceci est une frontière, je maintiens ».

 

Le ministre : « Vous vous enfoncez. Les bornes, de nos jours, n'existent plus que dans les têtes des nostalgiques et des incultes ».

 

Le perroquet : « Gicle, inculte ! Gicle, inculte ! ».

 

Stauffer : « Dans le cas présent, j'affirme et répète qu'il s'agit d'une frontière».

 

Un quotidien bleu : « Epatant, le délicieux petit ruisseau que vient de repérer notre ministre, qui ruisselle au milieu de rien, et n'a rien d'une frontière !».

 

Stauffer : « Je dis et maintiens que c'est une frontière ».


Le garde-barrière à la retraite : « Mais pourquoi diable ont-ils arraché toutes mes bornes ? ».

 

 

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Le ministre, deux ans plus tard : « A la réflexion, le ruisseau pourrait, vu sous un certain angle, être perçu comme ressemblant à une frontière ».

 

Le perroquet : « Rrrrontière ! Rrrrrrontière !!!!! »

 

Stauffer : « A la bonne heure ! ».

 

Le quotidien bleu : « Honneur à notre ministre, qui a, le tout premier, su reconnaître le frontière,  qui épouse, comme l'atteste le cadastre, le lit de cet insignifiant ruisseau !»

 

Le garde-barrière à la retraite : « Ça valait bien la peine de les arracher, mes bornes, pour les replanter au même endroit ! ».

 

Le cabinet du ministre : « Ah, prenez garde, barrière ! ».

 

Medeiros : « Des Roms, des Roms ! ».

 

Le perroquet : « A Rome, A Rome ! ».

 

Stauffer : « A Naples, A Naples ! ».

 

Le ministre: "Il n'y a jamais eu de ruisseau. Jamais d'eau. Juste l'âme, chancelante, d'un héron".


Le perroquet : « D'un nez rond ! D'un Néron ! D'un Néron ! ».

 

Rideau.

 

 

 

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Dominique Louis, magnifique serviteur de l'Etat

 

Sur le vif - Jeudi 08.12.11 - 11.02h

 

A lire, ce matin, le beau portrait, en page 40 de la Tribune de Genève, de l'un des plus remarquables serviteurs de l'État: Dominique Louis. Cet homme de foi, de don de soi et d'engagement va bientôt prendre sa retraite. Je le connais depuis si longtemps, à vrai dire depuis l'époque où, magnifique capitaine, il commandait, avec une classe et une civilité peu coutumières dans l'armée suisse, une compagnie du régiment d'infanterie 3. Cela fait une trentaine d'années, sous la neige du Val de Travers. Je l'avais vu. Je m'étais simplement dit: "Celui-ci est un homme". Le Canton de Genève ne retrouvera pas de sitôt un serviteur aussi loyal et aussi brillant, tout à la fois.

 

Pascal Décaillet

 

 

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