08/09/2011

Police à pied et Vert à pied

 

Sur le vif - Jeudi 08.09.11 - 23.00h

 

Dans l'émission Forum d'hier, sur la RSR, le candidat Vert au Conseil des Etats flingue la police genevoise. À entendre ce candidat, les policiers seraient invisibles, toujours en voiture et pas assez à pied, toujours en retard. Bref, ne feraient pas leur boulot.

 

On peut discuter de ces choses-là. Mais enfin, il est tout de même assez ahurissant d'entendre pérorer, comme s'il tombait de Sirius et n'avait aucune équation personnelle avec l'Histoire récente du canton, un homme qui a passé douze ans au plus haut niveau de responsabilités cantonales. Douze ans : jusqu'en 2009 !

 

Pendant ces douze années - l'équivalent de ce que Jacques Chirac a passé à l'Elysée - qu'a fait, qu'a proposé, concrètement, cet éminent magistrat, en matière de sécurité ?

 

Je cherche la réponse. Vous l'avez, vous ?

 

 

Pascal Décaillet

 

23:00 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | |

07/09/2011

Hommage

 

Sur le vif - Mercredi 07.09.11 - 16.03h

 

Micheline Calmy-Rey a été une bonne conseillère fédérale. On peut contester ses choix, mais au moins, des choix, elle en a faits ! Elle a été une ministre active, travailleuse, courageuse, aimant son pays, le servant au mieux de ses convictions. En une décennie, ou presque, d'activité au Conseil fédéral, on s'attire des ennemis, ce qui est la moindre des choses quand on fait de la politique. Micheline Calmy-Rey en aura eu beaucoup, surtout sur la fin, lorsque l'étau se resserrait : c'est la vie, le destin de tout ministre, le lot des choses humaines.

 

Cette politicienne, surtout, a montré ce qu'on doit le plus attendre des politiques : du caractère. Une force de travail hors des normes, une connaissance précise et pointue des dossiers. Présidente à deux reprises, elle a su se montrer simple avec la population.

 

Bien sûr, comme pour tous, il y aura un bilan. Un devoir d'inventaire, avec de grands succès, mais aussi des zones d'ombre, une photo avec le président iranien qui ne passe pas. Tout cela sera soupesé, décortiqué, l'avenir s'en occupera. Mais au final, se dessinera la stature, peut-être pas autant qu'un Tschudi, peut-être pas avec la même affection que pour un Ritschard, mais tout de même : une importante et respectable figure socialiste, dans l'Histoire suisse de l'après-guerre.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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06/09/2011

Ça ventile, au NOMES

 

Sur le vif - Mardi 06.09.11 - 17.03h

 

Inénarrable NOMES ! Suite à la décision de la Banque nationale suisse, aujourd'hui, de fixer un taux plancher liant le franc à l'euro, le Nouveau mouvement européen suisse diffuse un communiqué intitulé : « Combien de temps la Suisse pourra-t-elle se permettre d'avoir sa propre monnaie ? ». Un texte signé, entre autres, par le sympathique enragé de l'adhésion de la Suisse à l'UE, François Cherix.

 

Un texte qui ressemble à un autogoal. L'immense majorité des Susses sont attachés au franc. Ils le sont, aussi, à la souveraineté de leur pays, ce qui ne signifie ni fermeture, ni isolement. Simplement, continuer de prendre notre destin en mains. Sans la moindre haine pour nos voisins. Mais sans vouloir - en l'état - nous inscrire dans une construction supranationale dont l'éclatant succès n'apparaît pas, pour l'heure, dans toute son évidence.

 

Dans ces conditions, oui, M. Cherix : les Suisses, plus que jamais, veulent garder leur monnaie. La population de ce pays n'aime pas le discours sur la soi-disant inéluctable perte de souveraineté. De gauche comme de droite, dans les villes comme dans les campagnes, la grande majorité du pays répondrait à votre question : « Mais, pour longtemps, M. Cherix, pour très longtemps. Nous n'avons nulle envie que notre monnaie connaisse le destin de la drachme. Ni celui de l'euro ».

 

Pascal Décaillet

 

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05/09/2011

Etat palestinien

 

Sur le vif - Lundi 05.09.11 - 08.36h

 

Une grande voix féminine, ce matin sur la RSR : celle de Leila Shahid. J'ai souvent eu l'occasion d'interviewer cette grande dame de la cause palestinienne, elle m'a toujours impressionné par sa lucidité politique, son habileté, son intelligence. Ce matin, elle a tenu à préciser à Simon Matthey-Doret son statut de « Déléguée de Palestine », représentant un Etat, et non un corps constitué qui serait inachevé, intermédiaire, tout juste toléré. L'Etat palestinien, qui doit un jour advenir, est déjà, complètement, dans sa tête, et la rude fierté de cette posture n'est pas sans rappeler le Charles de Gaulle d'Alger, dans les années 1943-1944, lorsque tous étaient encore contre lui, à commencer par Roosevelt.

 

Le discours de Leila Shahid, l'humanisme de ses positions, l'ampleur de sa vue générale concernant le Proche-Orient, son absence d'outrances face à Israël, la profondeur de son désir de paix, voilà les meilleurs atouts pour la cause palestinienne. Bien sûr qu'il faut un Etat palestinien, il le faut depuis tant d'années. À côté d'un Etat israélien dont l'existence doit être garantie sans arrière-pensées. Bien sûr que la Suisse, petit pays, mais respecté des deux bords (je l'ai constaté souvent en reportage au Proche-Orient), doit tout entreprendre pour favoriser une solution politique.

 

Cette solution, sans rien retrancher à l'amitié entre la Suisse et Israël, ne peut, aujourd'hui, avoir d'autre visage que la reconnaissance sans ambiguïté, par Berne, d'un Etat souverain de Palestine. Ce pas, la Suisse l'avait franchi pour le Kosovo. On voit mal pourquoi un peuple qui lutte depuis bientôt 45 ans pour ses droits, n'aurait pas droit à la même reconnaissance. Il ne s'agit pas d'égards. Mais de justice.

 

Pascal Décaillet

 

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03/09/2011

Didier Bonny, homme debout

 

Sur le vif - Samedi 03.09.11 - 17.01h

 

Je connais Didier Bonny depuis plus de trente ans, pour avoir été son prof d'allemand, alors qu'il était un jeune homme sensible, ouvert et intelligent. Plus tard, c'est lui qui a été l'instituteur de ma fille aînée, qui en garde un remarquable souvenir. Ce chassé-croisé d'enseignements (la plus belle chose, la plus noble relation du monde, sur laquelle Péguy, dans « Notre Jeunesse », a écrit de bouleversantes vérités), crée bien sûr des liens, mais ça n'est pas pour cela que j'écris ce billet. Non. C'est, bien sûr, suite à sa décision, annoncée hier, de quitter le PDC, après 26 ans de loyaux services.

 

Tout le monde sait qu'à propos des alliances à droite, je ne partage pas le point de vue de Didier Bonny. Quelques-uns, peut-être, savent que je viens d'une famille maternelle où le mot PDC, jugé trop moderniste, ne se prononçait même pas : on disait conservateurs, et les chrétiens-sociaux étaient considérés comme de singuliers petits hommes jaunes, d'autres planètes. Mais ces divergences, aujourd'hui, n'ont aucune importance, elles s'abolissent face à l'admiration que m'inspirent la cohérence de Didier Bonny, la droiture de son acte, l'honneur de sa posture.

 

Car enfin, que se passe-t-il ? Un homme, sur un point qu'il juge capital, n'est pas d'accord avec l'évolution de son parti. Il rumine, réfléchit longtemps, avertit. Et puis, un beau jour, il tire les conséquences. Avec élégance, sans la moindre haine, sans le moindre mot blessant (je viens d'écouter son interview à Forum), il s'éclipse. Peu de politiques, très peu, pourraient en dire autant. Son acte, avec éclat, tranche par rapport à la triste horizontalité des survies, ceux chez qui tout est bon pour s'accrocher : la fausse amitié des cocktails, les réseaux de copinage, le tutoiement de l'ennemi.

 

Alors voilà, moi qui suis en désaccord total avec la raison même du départ de Didier Bonny, je veux dire ici que la dignité de cet au-revoir m'impressionne.

 

Chapeau, Didier. Un homme n'est grand que dans la solitude. Les cocktails, c'est pour les rampants.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

17:01 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Imprimer |  Facebook | |

02/09/2011

Christophe et les hérétiques

 

Sur le vif - Vendredi 02.09.11 - 19.22h

 

L'apéro, à la Salle polyvalente de Conthey, ce mardi 23 août, avait-il été servi avant la partie officielle ? Toujours est-il que Christophe Darbellay, avec la fougue de celui qui lance sa campagne devant son camp, a clairement qualifié l'UDC de « secte de débiles ». Il a d'abord cherché à nier, mais mes confrères de Canal 9 lui ont balancé la bande-son, il a bien fallu qu'il admette. Intelligent, il doit bien se rendre compte, aujourd'hui, qu'il est allé trop loin.

 

Au fait, juste une petite question. Supposez  que le président de l'UDC suisse, le Saint-Gallois Toni Brunner, oui l'UDC, parti gouvernemental comme le PDC, ait usé de cette formule à l'encontre du parti de M. Darbellay. Ou d'un autre. Vous imaginez le ramdam ? Les hurlements à la démission ? Les éditos sur le style politique dévoyé. Le chœur effarouché des vierges.

 

Vous imaginez un peu tout ça... Juste une seconde... Hmmmm ?

 

Pascal Décaillet

 

19:22 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

La loyauté d'Aellen

 

Sur le vif - Vendredi 02.09.11 - 18.38h

 

Revoici Cyril Aellen ! Contre la pression de la mode du jour - exécuter Daniel Zappelli - l'ancien président du parti libéral genevois vient de faire preuve d'élégance et de loyauté, à l'instant sur la RSR, par rapport au Procureur général genevois. Climat de flingage, oui, venant principalement d'un conseiller national socialiste hyper-électoraliste, à qui on aurait envie de rappeler ce que furent, en matière de police de proximité, les années Bertossa et Moutinot. Mais venant aussi hors antenne, tout au long de la journée, il faut le dire, de toutes sortes de rats venant de la famille politique de M. Zappelli, s'empressant de quitter le navire.

 

Dans ce débat, Cyril Allen - qu'on espère très bientôt revoir tenir un rôle signalé dans l'arène politique - était seul contre le MCG Mauro Poggia, le socialiste précité, et... la meneuse de l'émission, qui dévidait comme argent comptant les arguments à charge contre M. Zappelli. Dans ces circonstances, il s'en est très bien sorti. Ne perdant jamais son sang-froid, gardant le cap. L'esprit d'un chef. Celui qu'il fut ce printemps. Et que nous n'oublierons pas.

 

Pascal Décaillet

 

18:38 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | |

Roger de Weck et les oisillons captifs

 

Sur le vif - Vendredi 02.09.11 - 10.51h

 

Sept chaînes TV, dix-huit chaînes radio ! Au kilomètre carré, notre pays de moins de huit millions d'habitants compte la plus grande densité de programmes émanant du « service public », financés par cet impôt déguisé, la redevance. « Le Temps », ce matin, attaque frontalement la question, avec un édito de son rédacteur en chef, Pierre Veya, et en page 3, sous forme d'interview, un catalogue de propagande signé Roger de Weck. Pour le directeur général de la SSR, sous prétexte de « service public », tous les slogans sont bons pour obtenir à la fois la redevance et la pub, mais aussi la pub sur internet, bref, le beurre, l'argent du beurre, la crémière. Gourmandise, ou boulimie ?

 

Et cette mauvaise foi, personne ne viendra la contredire d'ici au 23 octobre : les politiques, de gauche comme de droite, ont trop besoin de visibilité pour les élections. Roger de Weck n'est donc pas un entrepreneur, mais juste le gestionnaire d'obligations captives : clients captifs (redevance obligatoire), classe politique captive (se montrer pour être élu). Captation des consciences, aussi, avec les rets de la morale : tous ces sacrifices, tous ces traitements préférentiels pour la SSR seraient justifiés par  cette mission - quasi sacrée - de « service public ». La SSR, elle, la remplirait. Pendant que les émetteurs privés, c'est bien connu, se contentent de faire dans l'insoutenable légèreté.

 

Catalogue d'aberrations. En voici une, pas triste : « Il faut deux chaînes TV par région pour avoir une offre qui tienne la route en matière de sport. Soit six chaînes TV et SF Info, qui rediffusera bientôt des émissions romandes sous-titrées en allemand ». Et voilà ! Et c'est énoncé, comme ça. Le dogme des deux chaînes. Deux chaînes pour la TV de la Suisse italienne, par exemple ! Sous un casuistique prétexte de sport, comme si l'offre, pléthorique en l'espèce, ne pouvait souffrir le moindre redimensionnement, le moindre rapatriement sur l'éventuel retour à une chaîne régionale unique. Et les lecteurs du Temps, ils vont gober ça, bouche ouverte, comme des oisillons ?

 

Aberration no 2. A la question de mon confrère du Temps : « Combien la SSR dépense-t-elle en relations publiques auprès des politiques ? », M. de Weck a le culot de répondre : J'ai mieux à faire que de calculer ce montant dérisoire par comparaison aux CFF, à Swisscom et à La Poste » ! Mieux à faire ? Par exemple, inviter les parlementaires au restaurant. Par exemple, hanter les cocktails de la jet-set, pour y vanter la croisade contre la bipolarisation du pays. Par exemple, mener un combat personnel, sans même d'ailleurs s'en cacher, contre un parti qu'on aime ou non, mais qui se trouve, à tort ou à raison, rassembler près d'un Suisse sur trois.

 

Ce Suisse sur trois, sa redevance, il la paye aussi. Il a peut-être droit à ce que la ligne politique de son choix ne soit pas systématiquement brocardée sur les ondes publiques. Comme, d'ailleurs, l'électeur de n'importe quel autre parti. Et s'il se trouve, sociologiquement, que la politique suisse évolue vers le bipolaire, en quoi serait-ce au hobereau en chef du « service public » de mener  une campagne personnelle contre cette mutation? En cela, les directives données, de tout en haut, pour des émissions politiques moins confrontatives, trahissent un choix révélateur, une prime aux forces du centre. Au nom de quoi ?

 

Oui, il convient de se méfier de cet homme, et du système qu'il est en train, doucement, de mettre sur pied. En se camouflant derrière le masque de la morale, derrière cette formule incantatoire de « service public ». Et les TV régionales, elles ne l'assument pas, leur mandat de débat politique, de reflet de la vie locale ? Se méfier de M. Weck, décoder chacune de ses interventions. En révéler les véritables intentions. La classe politique, en tout cas jusqu'au 23 octobre, ne le fera pas. La SSR, non plus. Etrangement, bien des médias privés, aussi, s'en abstiendront, mettons cela sur les amitiés de cocktails. La gauche le laissera tranquille. Le centre aussi, et pour cause. La droite gentille ne voudra pas se créer des ennuis. Alors voilà, ce salutaire travail de décryptage, qui le fera ?

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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01/09/2011

De qui Guy-Olivier est-il le second ?

 

Sur le vif - Jeudi 01.09.11 - 19.12h

 

Je ne sais quel adjectif utiliser pour qualifier la prestation, à l'instant, de Guy-Olivier Segond sur la RSR. A première vue, je dirais « psychédélique », parce que les syllabes me plaisent, de l'âme et du visuel, d'enivrantes essences de folie. De façon répétée, oui une récurrence aux confins du martèlement, cet homme, qui fut un jour grand, n'a cessé, à toutes les questions fort pertinentes de mes confrères-et-sœurs, de scander la même chose : « Il s'agit d'une élection à la Cour des Comptes ». Pour justifier son soutien, le 18 septembre, à Daniel Devaud plutôt qu'à Yves Nidegger.

 

Guy-Olivier Segond a toujours considéré qu'il existait sur terre deux catégories d'individus : d'une part, la grand masse spongieuse des imbéciles ; d'autre part, lui. Nous prendre tous pour des cons est chez lui une seconde nature, on ne se refait pas. Nous ne rappellerons pas ici certaines antériorités du dossier, où se retrouvent un ancien juriste de Département devenu juge, un ancien collègue de parti et de Conseil d'Etat de GOS, M. Segond lui-même, et une triangulation, entre ces trois-là, que n'eût pas renié le regretté Pythagore.

 

La vérité, c'est que derrière l'argument technique (« Pour une Cour, il faut un juge »), éclate une vérité politique, la permanence de cette machine à perdre que M. Segond et ses actuels épigones aux affaires (en Ville, à l'Etat) incarnent avec éclat. Revenir au grand jour pour faire perdre son camp, ou ce qui devrait en tenir lieu, c'est une conception singulière de la résurrection : revivre et laisser mourir. Quel programme !

 

Pascal Décaillet

 

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Tenez bon, Mme KKS !

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Sur le vif - Jeudi 01.09.11 - 16.20h

 

J'ai déjà décrypté jeudi dernier, ici (http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2011/08/25/le-...), les raisons qui poussaient la Weltwoche, le grand hebdomadaire de droite en Suisse alémanique, à sortir, comme par hasard, ses orgues de Staline contre l'étoile du PLR suisse, la conseillère d'Etat saint-galloise Karin Keller-Sutter. L'une des plus brillantes personnalités de la droite suisse exécutée par la presse de droite, cela ne pouvait - ne peut - s'expliquer que par la concurrence qu'elle offre, dans la course aux Etats, au président de l'UDC suisse, Toni Brunner. L'ennemi, toujours, se niche dans la similitude.

 

Ce matin (cf image ci-contre), la même Weltwoche récidive. Pour la deuxième fois consécutive, elle livre au public, en une, le visage de la magistrate, en la traitant, cette fois, de menteuse : « Sie sagt die Unwahrheit ». Sous-titre : « La décision arbitraire de la conseillère d'Etat saint-galloise en matière d'asile ».

 

Comme je l'ai souligné la semaine dernière, la lutte pour les Etats, à Saint-Gall, sera l'une des plus passionnantes à suivre au soir du 23 octobre : elle aligne le président de l'USS (le socialiste Paul Rechsteiner), le poids lourd PDC sortant Eugen David, le président de l'UDC suisse Toni Brunner, et la PLR Karin Keller-Sutter ! Il n'est pas du tout sûr que la récurrence d'attaques au vitriol de la Weltwoche contre KKS desserve la conseillère d'Etat : le public n'est pas dupe ; il sait très bien décoder les intentions. Il sait, aussi, faire la différence entre un fil invisible et une ficelle grasse comme le câble d'un téléphérique. Du Toggenburg, par exemple.

 

Pascal Décaillet

 

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Cour des Comptes : le coup de poignard de GOS

 

Sur le vif - Jeudi 01.09.11 - 13.13h

 

L'affaire, au sein de la droite genevoise, ne manquera pas de faire du bruit, d'aucuns parleront de coup de poignard dans le dos. Guy-Olivier Segond, ancien conseiller d'Etat radical, l'un des hommes qui ont marqué l'exécutif genevois ces trente dernières années, soutient, dans l'élection à la Cour des Comptes (18 septembre 2011), le candidat de gauche Daniel Devaud ! Dans une annonce à paraître demain dans la Tribune de Genève, M. Segond s'exprime dans ce sens.

 

Soutenir Daniel Devaud, c'est s'opposer à Yves Nidegger, candidat de toute la droite (Entente et UDC). C'est, aussi, au nom d'un humanisme que l'ancien magistrat ne manquera pas de brandir, contribuer à casser le « deal » Cour des Comptes / Conseil des Etats : l'Entente soutient  Yves Nidegger dans la première élection, l'UDC soutient Christian Lüscher dans la seconde. Bref, le résultat de la brillante manœuvre de la « conscience morale du radicalisme genevois », pourrait bien être quatre merveilleuses années supplémentaires pour Mme Maury-Pasquier et M. Cramer à la Chambre des Cantons.

 

Merci, Monsieur l'humaniste.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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Simonetta, Blanche Neige, les méchants nains

 

Sur le vif - Jeudi 01.09.11 - 07.59h

 

Le patron de l'Office fédéral des migrations viré avec effet immédiat, dans une atmosphère de mystère, sans qu'on en sache plus, à sept semaines des élections fédérales. Et comme par hasard, ce matin, le Tages Anzeiger, le quotidien de la gauche bien pensante zurichoise, nous annonce triomphalement que Christoph Blocher était au courant. Et déjà, l'OSAR qui hurle au scandale. Et Amnesty aussi. Et l'OSAR, et Amnesty, orchestrés en boucle ce matin par les ondes publiques. Et une écrivaine « populaire » de gauche, en méconnaissance absolue du dossier, qui renchérit. Elle est pas belle, la vie ? Elle est pas simple ? Raide, linéaire, orthonormée : il y a une sainte qui fait le ménage, une sorte de Blanche Neige dans la maison des nains. Il y a un sale type qui a mal ait son boulot. Et il y a, tout au bout de la chaîne, le parrain de tous les sales types, celui qui « savait ». Et qui a tout couvert.

 

Vous ne trouvez pas qu'il tombe rudement bien, ce licenciement ? Au moment où la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga est sérieusement remise en cause pour les flottements de sa propre gestion, n'est-ce pas une fantastique aubaine que d'offrir au public un inespéré maillon faible au sein de ses services ? Et du coup, les « mauvais gestionnaires » de l'asile, ce ne sont pas les socialistes, ni d'ailleurs une Eveline Widmer-Schlumpf que bizarrement personne ne cite dans l'affaire, mais évidemment l'ogre Blocher. Donc, l'UDC. Donc, l'adversaire électoral du 23 octobre. La ficelle est grosse. Enorme. Et ça marche. Bravo, Blanche Neige.

 

Pascal Décaillet

 

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31/08/2011

Le Climatique : petite méforme passagère ?

 

Su le vif - Mercredi 31.08.11 - 18.33h

 

Pas très en forme, Ueli Leuenberger ! Plusieurs indices, dans l'intervention qu'il vient de livrer sur la RSR, nous amènent à penser que la président des Verts suisses ne traverse pas la période la plus dionysiaquement lucide de sa vie politique. Sans doute une baisse de tension passagère, liée aux apocalyptiques chaleurs de cette fin d'été. Un passage en bassin de refroidissement s'impose.

 

Premier indice : pourquoi lui, d'ordinaire le plus courtois des hommes, fait-il preuve d'une telle agressivité face au coordinateur romand de l'UDC, Claude-Alain Voiblet, dans une discussion sur l'affaire qui secoue l'ODM (Office fédéral des migrations, dont le chef, Alard du Bois-Reymond, vient de se faire éjecter par Simonetta Sommaruga) ?

 

Et puis, lors d'un débat face à Christophe Darbellay sur le plan du Conseil fédéral contre le franc fort revu à la baisse, Ueli Leuenberger donne, hélas, l'impression de fort mal connaître le sujet, alignant les approximations, venant nous parler d'énergies renouvelables dans un sujet n'ayant strictement rien à voir.

 

Peut-être ce politicien - assurément le meilleur des hommes - traverse-t-il une crise thématique ? Le Climat fait moins recette. Fukushima, aussi. Et les élections approchent à grands pas. Et pas le moindre sujet de fin du monde, pour l'heure, à se mettre sous la dent.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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Écouter Mme Perruchoud-Massy est un plaisir

 

Sur le vif - Mercredi 31.08.11 - 08.38h

 

Compétence. Précision dans les réponses. Mise en contexte. Absence totale de langue de bois. Elle parle le langage de l'économie, et tous comprennent. Ce fut un réel plaisir, ce matin, entre 0730h et 0800, au micro de Simon Matthey-Doret, d'entendre sur le RSR la Valaisanne Marie-Françoise Perruchoud-Massy. Docteur en économie, prof à la HES de Sierre, ex-candidate malheureuse (ah, ce fameux congrès de Plan-Conthey du 6 juin 2009, cauchemar de Christophe Darbellay !) à l'investiture du PDC du Valais romand pour le Conseil d'Etat. À Darbellay, les délégués (plus de 2000 !) avaient préféré Maurice Tornay. À Mme Perruchoud-Massy, Jacques Melly.

 

Ce matin, tant sur les questions de franc fort que d'indices de satisfaction dans l'hôtellerie valaisanne, des réponses claires et pertinentes. Une maîtrise du discours, une précision dans les chiffres que pourraient lui envier bien des conseillères d'Etat, notamment du côté de Genève. En écoutant l'économiste valaisanne, on s'est mis à regretter, un peu, ou peut-être beaucoup, qu'elle ne joue pas un rôle davantage signalé. Pourquoi pas, une nouvelle fois, en politique ? Qui sait ?

 

Pascal Décaillet

 

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30/08/2011

L'effet Fukushima, c'est fini

 

Sur le vif - Mardi 30.08.11 - 18.26h

 

L'espace d'un printemps : c'est ce qu'aura duré, en Suisse, l'effet Fukushima. Suite à la tragédie japonaise, dont il pas question de nier l'ampleur, les esprits, dans notre pays, se sont échauffés jusqu'à la déraison. Ici, un certain prophète d'Apocalypse troquait le thème du climat, sa marque de fabrique pourtant, contre celui du Jugement dernier atomique. Là, le chef d'un parti « centriste » se ralliait un peu vite, derrière la conversion encore plus ahurissante de sa conseillère fédérale, à l'abolition de toute énergie nucléaire en Suisse. C'était le printemps, les désirs de voix poussaient comme des bourgeons : on nous prédisait des Verts à 13 ou 15%, aux élections fédérales. Déjà, les journaux articulaient des noms : tel notable des campagnes et terroirs genevois se voyait déjà, de son pas de sénateur, au gouvernement du pays.

 

Et puis, comme dans les centrales, il y a le moment fatidique du refroidissement. Il s'est produit cet après-midi, à la commission de l'Energie du Conseil des Etats. Du haut de leur sagesse, les sénateurs (légendairement moins rêveurs que leurs cousins de la Chambre du peuple) veulent bien laisser tomber, à terme, les centrales de la génération actuelle. Mais en aucun cas les technologies du futur. C'est la voie de la sagesse, celle qui refuse de se laisser impressionner par les transes tellement électoralistes des Cassandres de ce printemps. C'est la voie du réalisme. La douche froide pour les incandescents de la fin du monde, hélas relayés, ce printemps, par pur opportunisme électoral, par l'un des grands partis qui, depuis 1891, font le destin de la Suisse. Et le plus fou, c'est que ce sont justement, aujourd'hui à Berne, des sénateurs de ce parti, issus de Suisse centrale et orientale, bref des noirs, qui ont fait la différence. Les snobinards de smartvote en sont pour leurs frais : il existe une Suisse profonde beaucoup plus conservatrice qu'on ne l'imagine. On peut évidemment la combattre, chacun jugera. Mais on ne peut pas la nier. Elle est là, dure et indivisible. Comme l'atome. Avant la fission.

 

Pascal Décaillet

 

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27/08/2011

Pelli KO face à Freysinger

 

Sur le vif - Samedi 27.08.11 - 18.29h

 

Tellement révélateur, le fossé de styles entre deux mondes, à l'instant, sur la RSR. Face au beaucoup trop conceptuel Fulvio Pelli, Oskar Freysinger vient de l'emporter largement. Peut-être même par KO. Il s'agissait de libre circulation, de concurrences déloyales de la part de certaines zones frontalières (la Lombardie, par exemple, face au canton de M. Pelli), de Schengen. Le Valaisan a su trouver les mots, exactement, pour dire ce dont souffraient sourdement des milliers de nos compatriotes.

 

Il a appelé à une compensation du dogme libéral par un minimum de « préférence nationale » pour les Suisses. Ni une remise en cause du libre marché, ni un retour au Plan Wahlen, ni une fermeture des frontières. Non. Juste un minimum de rééquilibrage, de solidarité nationale, pour ceux d'entre nous qui se sentent totalement exclus de la Grande Jouissance Bilatérale.

 

Les notables auront sans doute préféré, malgré sa grisaille, le discours de Pelli, se disant qu'il était sûrement très sérieux, puisqu'il était ennuyeux. Mais la Suisse n'est pas composée que de notables. De loin pas. Rendez-vous le 23 octobre.

 

Pascal Décaillet

 

 

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C'est à l'autorité élue de réparer ses bourdes

 

Sur le vif - Samedi 27.08.11 - 09.40h

 

Une fois de plus, ce matin, c'est Mme Bonfanti qui s'exprime. Claire, précise, dans la Tribune de Genève, elle nous explique comment elle pourra mettre en œuvre les décisions du Conseil d'Etat annoncées cette semaine. Là, elle est dans son rôle, celui de la fonctionnaire de haut niveau, cheffe opérationnelle, chargée d'exécuter une volonté politique. Elle maîtrise son dossier. Son discours est ancré dans le concret. Elle sait de quoi elle parle.

 

Le problème - l'immense problème - c'est que ça n'est pas, en l'état, à elle de parler. Ça n'est pas son tour ! L'autorité politique élue a commis une bourde (c'est, depuis hier midi, le mot consacré, repris en boucle, sublimé poétiquement par les homophonies de Soli Pardo), c'est à elle de venir la réparer. À elle, et à nul autre. À elle, oui, même si la prise de parole n'est pas son fort, l'imminence du lapsus terrorisante, le manque de contrôle du langage, patent. Quand une autorité élue a foiré, elle foire encore plus en laissant un subordonné venir réparer les pots cassés.

 

Pourquoi ? Parce que du coup, c'est ce subordonné qui marque des points. Qui gagne en crédit : « Sur lui au moins, se dit la population, on peut compter ». Tant mieux pour le subordonné, tant mieux pour Mme Bonfanti, dont je n'imagine pas une seconde qu'elle ait parlé à la Tribune sans le feu vert ministériel. Mais ce « tant mieux pour le fonctionnaire », c'est un pas de plus dans la descente aux enfers de l'élu. Dans la ruine de son crédit. Et c'est, plus largement, un échec républicain  face à un corps constitué où la tentation prétorienne (notamment dans certains syndicats) est permanente.

 

Moralité : il nous faut élire, dans les exécutifs, des hommes et des femmes forts. De gauche, de droite, peu importe. Mais des gens qui se fassent respecter de la fonction publique. Des gens, surtout, capables d'inventer le langage. C'est au politique de tenir le diapason. Aux fonctionnaires, de suivre. Et s'ils ne veulent pas suivre, ils doivent se démettre. Maîtriser la communication, porter haut et fort la parole ministérielle, loin d'être un luxe, ou un détail, est au contraire au centre même du dispositif du pouvoir. Aux partis, peut-être, de se tromper un peu moins, à l'avenir, lorsqu'ils désignent leurs candidats. Puissent-ils craindre un peu moins les hommes forts. Aux électeurs, surtout, d'avoir le courage d'élire de véritables personnalités, puissantes, dérangeantes, visionnaires. Des sales tronches, sachant parler, et ne s'en laissant pas conter par les permanents de la fonction publique. Vaste programme.

 

Pascal Décaillet

 

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26/08/2011

Isabel, Monica, les longs grêlons de flamme

 

Sur le vif - Vendredi 26.08.11 - 18.19h

 

Avec une récurrence martelée, plusieurs rédactions genevoises ont été comme par hasard saisies, dans l'après-midi, par le thème de la bourde. Ca bruisse, ça murmure, ça bourdonne, ça ressemble un peu à un appel à toutes les voitures. Venant d'où ? Pour sauver qui ?

 

Et puis, 18 heures sonnantes, grêle. Le ciel qui vous tombe sur la tête. Les températures chutent, certaines cotes de confiance aussi. On pense à Verlaine. A cet étourdissant poème : « Les faux beaux jours ». « Ils ont lui tout le jour en longs grêlons de flamme ». Les bulletins météo s'enchaînent. On tremble pour la vigne. Dionysiaque, Soli Pardo poétise. C'est la saison du passage. Demeurera, demain, la transparence des choses, la cristalline pureté d'un combat sans merci. Entre deux âmes.

 

Mais demain est un autre jour. D'ici là, que pleuvent les heures.

 

Pascal Décaillet

 

18:19 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Police : c'est l'autorité élue qui décide

 

Sur le vif - Vendredi 26.08.11 . 12.17h

 

Il y a quelque chose de profondément insupportable, en termes de fonctionnement républicain, dans la récente succession de déclarations entre Mmes Rochat et Bonfanti, à propos des effectifs supplémentaires de police. On pensera ce qu'on voudra de Mme Rochat, son rapport très difficile à la communication, on le dénoncera, on le regrettera, on s'en plaindra. Mais il se trouve que la patronne, la légitime, l'élue du peuple, c'est elle. Et autour d'elle, le collège. Ainsi fonctionne, depuis la Révolution française, la République : les élus décident, les fonctionnaires appliquent.

 

Dans ces circonstances, quels que soient les glissements, les imprudences, les erreurs de chiffres ou de langage de l'élue, il n'est pas acceptable qu'un haut-fonctionnaire, la cheffe de la police, vienne, deux jours après, « tempérer » l'annonce de la conseillère d'Etat. On sent, dans ces propos de Mme Bonfanti, la pression du syndicat. Il faut, une fois pour toutes, savoir qui commande dans cette République.

 

Il n'y a pas, il ne saurait y avoir de pouvoir bicéphale pour diriger la police. La patronne, c'est l'élue du peuple. Et avec elle, le Conseil d'Etat. Tout autre système, toute autre conception, même légitimés par l'esprit de corps, nous ramènent à une essence prétorienne, qu'aucune République au monde ne peut accepter. Charge à la ministre de se faire un peu respecter. En clair, quand elle parle, quel que soit le degré d'élévation de ses propos, sa parole, par rapport à ses subordonnés, se doit impérativement d'être conclusive.

 

Quant au corps de police, il convient de rappeler ici l'estime et le respect qu'il mérite de la population. Non seulement à cause de l'insécurité grandissante, des problèmes d'effectifs, de la difficulté du métier. Mais aussi parce qu'il n'y a rien de pire, pour le moral, qu'un tel capharnaüm sémantique dans la chaîne de commandement.

 

 

 

Pascal Décaillet

 

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Le Mammouth et les soupirs de l'Infante

 

Sur le vif - Vendredi 26.08.11 - 10.59h

 

Editorialiste, ce matin, sur les ondes de la RSR, mon confrère Christian Favre ne manquera pas, dans l'empire de Roger de Weck, de décrocher de l'avancement. A l'instar de son suzerain, et en parfaite harmonie avec la tonalité donnée au plus haut niveau de la SSR, il nous a proposé ce matin quelque chose comme le 747ème édito anti-UDC de cette honorable institution stipendiée par l'impôt déguisé qu'on appelle « redevance ». On se réjouit déjà du 748ème.

 

Ce matin, histoire de varier le ton, le mode n'était pas à la condamnation morale, mais au portrait du premier parti de Suisse sous les traits d'une sorte d'infante défunte, ou tout au moins aux confins du trépas : « L'UDC peut-elle survivre à Christoph Blocher ? ... La fin du règne approche... Immense désarroi... Génération vieillissante... Relève sans commune mesure avec le poids électoral du parti ». L'impression, à mesure que s'écoulaient les mots irrévocables, de l'un des ultimes portraits du Roi Soleil, vieillissant, années 1714, 1715, par l'inoubliable Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon.

 

C'est fou, en cette période électorale, le nombre de gens qui nous claironnent la mort imminente de l'UDC. Sa décrue. Sa décadence. Toujours, la métaphore de l'âge. Ou celle de la raison perdue : le « désarroi ». Une sorte de Radeau de la Méduse, peuplé de vieillards hallucinés, dépassés. A toutes ces Cassandres, il faut se contenter de donner rendez-vous au soir du 23 octobre prochain. Et termes de générations, ces sympathiques cacochymes pourraient avoir quelques surprises. Car il ne s'agit pas, pour marquer des points, de larmoyer en boucle sur Facebook. Mais de conquérir le cœur de l'électorat. Nous verrons bien, sur ce terrain-là, qui le peuple suisse choisira, dans moins de deux mois.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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