Sur le vif

  • Colonialisme israélien : la Suisse doit parler

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    Sur le vif - Mardi 19.11.19 - 15.17h

     

    C'est un nouveau pas historique franchi par les États-Unis, qui désormais ne reconnaissent plus les colonies israéliennes, issues de l'occupation de 1967, comme contraires au droit international. Position du Département d'Etat qui datait de 1978, sous Carter. En clair, la première puissance du monde, également premier protecteur de l'Etat d'Israël, avalise le fait accompli, à savoir le fait colonial.

    Si l'on ajoute cette décision à d'autres, ces derniers mois, comme la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël, véritable gifle aux Palestiniens et à tout processus de paix au Proche-Orient, on voit que Trump pense déjà, très fort, à l'objectif unique, pour lui, d'ici exactement un an : sa réélection.

    A cet effet, il aura besoin non seulement, comme tout candidat à la Maison Blanche, des voix traditionnellement favorables à Israël. Mais il devra bien consolider celles des évangéliques les plus extrêmes, ceux qui puisent dans leur lecture fondamentaliste de la Bible leur soutien à l'Etat hébreu. Cela, en Europe, peut nous sembler surréaliste. Mais ce courant de pensée, aux États-Unis, existe, et il est puissant.

    Nous Européens, membres ou non de l'UE, nous les citoyennes et citoyens de ce vieux continent que nous aimons, exigeons de nos autorités qu'elles tiennent, face à la politique coloniale de l'actuel gouvernement israélien, le langage de fermeté qui s'impose. Reconnaissance d'Israël, oui. Mais, avec une exacte symétrie, reconnaissance du droit des Palestiniens à disposer d'un Etat souverain. Voilà 71ans que dure le calvaire de leur peuple, aggravé depuis 52 ans.

    Tant que les États-Unis, quel que soit le Président, démocrate ou républicain, soutiendront inconditionnellement Israël, y compris dans sa politique coloniale, nul processus de paix ne sera possible. Mais le jour où les pays d'Europe, y compris notre petite Suisse, amie d'Israël et aussi des Palestiniens, clarifieront et unifieront leur message, les fronts pourront bouger.

    En attendant ce jour, il n'est pas interdit à notre Conseil fédéral, sans rien entamer à la neutralité, de dire à Israël les choses avec clarté. Condamner le colonialisme, reconnaître les droits d'un peuple bafoué à disposer de lui-même, c'est honorer sa parole, et semer l'espoir, pour l'avenir.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Aéroport : où est la République ?

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    Sur le vif - Mardi 19.11.19 - 10.22h

     

    La campagne d'enfer, omniprésente et onéreuse, menée par les opposants à l'initiative 163, sur l'aéroport, donc par les partisans d'une croissance sans entraves de cette plateforme, dénote une singulière nervosité. Donc, de colossaux intérêts financiers en jeu.

    À cela s'ajoute, dans cette campagne, par le choix des intervenants, la maladresse de dévoiler les réseaux qui tiennent le vrai pouvoir à Genève, notamment au plus haut niveau des grandes régies. Je vous fais un dessin ?

    Lorsque ces réseaux s'associent à la droite financière ultra-libérale, nous obtenons ce que Genève est capable de produire de plus arrogant.

    Dans la tiédeur entrelacée de cette toile de copains, où est l'intérêt supérieur ? Où est la République ?

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Le tapis d'équarrissage

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    Sur le vif - Lundi 18.11.19 - 05.21h

     

    Je me suis beaucoup intéressé au Zollverein, à partir de 1834, véritable prélude (avec 32 ans d'avance) à l'unité allemande.

    Que font les Allemagnes, en ce premier tiers du dix-neuvième ? Elles abattent les frontières douanières à l'intérieur d'une nation que, de tous leurs cœurs, de toute la vivacité de leurs âmes, elles veulent construire.

    Mais regardez l'Histoire allemande, lisez les livres : plus on circule librement à l'intérieur de l'espace allemand, plus ce dernier érige des barrières protectionnistes avec l'extérieur. Sous Bismarck, elles culmineront. On vivifie son propre espace de vie, et en même temps on protège l'ensemble.

    Les gens qui, autour de Jacques Delors et de l'Acte unique, ont tenté dès 1992 le même pari sur l'Europe y avaient pensé, à cette Allemagne de 1834-1866, ou peut-être aussi à la Suisse de 1798-1848. Mais pour l'Europe, ils ont obtenu exactement l'effet contraire : le libre-échange, la libre-circulation, au lieu de solidifier l'espace commun, provoquent un puissant retour des idées nationales.

    Cela, pour une raison simple : on ne peut unir que ce qui est du même terreau, du même terroir. Jamais la seule vertu du commerce, si elle n'est accompagnée de la fusion des âmes, ni d'une communauté dans l'ordre de l'Histoire et de la mémoire (Luther, Schiller, Frères Grimm), ne pourra tenir ensemble des populations humaines.

    Le Zollverein de 1834 fut une réussite dans l'Histoire allemande. L'Acte unique de 1992 conduit l'Europe à sa désagrégation.

    Quant aux spéculateurs cosmopolites qui nous érigent, depuis trente ans, la liberté du commerce et la primauté du Marché comme seul horizon de vie et d'espoir, ils nous asservissent au Veau d'or. La nation libère, elle crée des citoyennes et des citoyens. Le Marché, comme but en soi, fait de nous de simples clients, au final des êtres sans liberté, tout juste bons à consommer. En attendant, dans un Grand Soir écarlate et sacrificiel, le tapis d'équarrissage.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Heureux pays, aimé et joyeux

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    Sur le vif - Dimanche 17.11.19 - 15.07h

     

    C'est un miracle, en Suisse, que d'avoir deux Chambres. L'une, le National, pour représenter tous les citoyens, à la proportionnelle (depuis 1919). On l'appelle la Chambre du peuple. L'autre, pour équilibrer cela, et défendre la voix des Cantons : le Conseil des Etats.

    Autant la France, notre voisin et ami, a de sérieuses raisons de se demander à quoi sert exactement sa seconde Chambre, le Sénat. La question de sa suppression avait d'ailleurs été dûment posée par Charles de Gaulle, mais au sein d'un paquet ficelé de façon suicidaire, le fameux référendum d'avril 1969, au soir duquel le Général, séance tenante, quitta la scène. Autant les pays fédéralistes, comme la Suisse ou l'Allemagne (Bundesrat, Bundestag), construisent leur unité et leur survie sur la richesse des équilibres internes.

    Que l'UDC, il y a quelques années, fît une remarquable percée au National, cela ne fut pas confirmé aux Etats. Il arrive, aujourd'hui, à peu près la même chose aux Verts. Le mode électoral n'est pas le même. Le peuple donne un signal, puis affine et corrige quelques semaines plus tard. Ainsi, la présidente nationale des Verts, Regula Rytz, n'est pas élue aux Etats, pour le Canton de Berne, et c'est un UDC, Werner Salzmann, qui passe. Un autre UDC, Marco Chiesa, passe au Tessin, où le PDC, parti historique, perd le siège de Filippo Lombardi.

    Au final, le Conseil des Etats demeurera une Chambre de contrôle. Avec le nouveau souffle d'une Lisa Mazzone ou d'une Adèle Thorens. Mais aussi, les équilibres maintenus, avec des partis plus traditionnels. Ainsi va la Suisse, avec sa démarche de crabe, qui nous met tout autant à l'abri de la Restauration bedonnante que de la Révolution du Grand Soir. Heureux pays, aimé et joyeux.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Frontaliers : un chiffre, un scandale

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    Sur le vif - Jeudi 14.11.19 - 14.49h

     

    Frontaliers actifs à Genève : ils sont 85'199, soit une augmentation de 4,9% en un an ! Le chiffre est celui de l'Office de la statistique, cité par la Tribune de Genève.

    Désolé si je viens troubler l'ordre libéral ambiant, et la silencieuse quiétude autour de ce tabou, mais ce chiffre est tout simplement hallucinant. Il ne s'agit pas d'en vouloir aux personnes qui viennent travailler à Genève, mais bel et bien à une classe politique qui, après avoir fait un petit effort juste avant les élections du printemps 2018, semble avoir perdu le contrôle de cette folle croissance, malgré les grands discours du ministre de l’Économie sur l'inspection du travail, et la pseudo-application de la préférence cantonale.

    85'199 frontaliers, chaque jour, sur Genève ! Tant qu'il y aura, dans notre canton, une seul chômeur genevois, un seul jeune sans emploi, un seul senior laissé sur le bord du chemin, ce chiffre demeurera un scandale.

    Le principe de préférence cantonale, vilipendé dès 2005 par tout ce petit monde soumis à l'idéologie du libre-échange, par le patronat libéral, par la droite craignant de voir monter le MCG, par les syndicats de la gauche internationaliste, a immensément progressé dans les âmes, en une quinzaine d'années. Même la classe politique la plus arrogante avait bien été obligée d'en reconnaître la nécessité. Et là, patatras : 85'199 ! Ce chiffre est un scandale. Il n'y a, pour l'heure, rien d'autre à dire.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • D'une gauche l'autre

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    Sur le vif - Jeudi 14.11.19 - 09.12h

     

    Les socialistes, je ne partage pas leurs idées, notamment en matière financière et fiscale, mais je les comprends. J'aime leur Histoire, depuis le milieu du dix-neuvième siècle, elle me passionne, elle appartient totalement au paysage politique de nos pays européens. Dans mon panthéon personnel, il y a les immenses figures sociales-démocrates d'un Willy Brandt, ou d'un Hans-Peter Tschudi. Je partage avec les socialistes les idéaux de justice sociale, de fraternité, de soutien aux plus défavorisés. Je rejette aussi beaucoup de choses, chez eux, dont le pacifisme, l'internationalisme, l'usage des déficits et celui de la dette. Je condamne aussi, avec la dernière énergie, leur tendance à oublier les fondamentaux du social, au profit du sociétâââl.

    Les Verts, je ne les comprends absolument pas. Enfin, si : je comprends - et partage - leur souci de protéger l'environnement. Mais de là à en faire un parti politique, à prétention généraliste ! Surtout, je suis totalement étranger à leur langage, urgence climatique, transfert modal, finance durable : leur liturgie n'opère sur moi aucune magie, je n'y perçois que la ficelle pour enlacer l'électeur. Je n'aime pas, non plus, leurs points communs avec les libéraux dans la surestimation de l'individu au détriment du collectif, encore moins leur utilisation de la morale, quand ça les arrange pour se faire élire : votez climat, ou vous serez responsables de la mort de la planète.

    Les socialistes, je ne suis pas des leurs, mais je les comprends, en profondeur, leur Histoire me passionne. Les Verts, eux, me donnent l'impression de surgir d'une autre planète, d'autres modèles de pensée, d'autres champs de références. Une seule chose, chez eux, m'apparaît avec une totale clarté : l'immensité de leur opportunisme, un jour Fukushima, l'autre jour le climat, pour se saisir des peurs d'un moment, et se hisser vers les attraits du pouvoir.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Faute de frappe sur Gaza

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    Sur le vif - Mardi 12.11.19 - 15.36h

     

    Il faudra quand même expliquer un jour, concrètement, ce qui se cache derrière la traditionnelle expression "frappe israélienne sur Gaza".

    Le mot "frappe" est apparu lors de la première Guerre du Golfe, en janvier 1991. J'étais journaliste à la RSR, je me méfiais de ce mot, qui suintait l'euphémisme, directement repris des communiqués de propagande de l'armée américaine.

    Le mot "frappe" est un terme voulu par les attaquants, dans le langage savamment pesé de leur communication à l'extérieur, pour laisser entendre qu'on s'est comporté de façon raisonnable, ciblée, évitant au maximum les victimes aux alentours, non-concernées par le conflit entre militaires.

    Le mot "frappe" est destiné à rendre l'assaillant sympathique. Donner de lui l'image d'un guerrier humain, limitant la casse.

    La réalité, celle de Gaza 2019, comme celle de l'Irak 1991, ou du Vietnam des années 60/70, n'a évidemment rien à voir avec ce montage intellectuel.

    La réalité, c'est cette autre invention de vocabulaire, odieuse, les "dommages collatéraux". Entendez les victimes civiles, autour de la "frappe chirurgicale".

    A Gaza, il n'existe de "frappes" que dans les communiqués de l'armée israélienne. La réalité est celle de bombardements d'une grande violence, sur un univers urbain d'une extrême densité : imaginez un million et demi d'habitants, sur un étroit littoral, entre Genève et Lausanne !

    Il ne faut plus jamais parler de "frappes" lorsqu'il s'agit de Gaza. Ou alors, il faut préciser que ce mot trompeur est celui des communiqués israéliens.

    La guerre, c'est avant tout la guerre des mots.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Conservateurs romands : le Noeud Gordien

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    Sur le vif - Mardi 12.11.19 - 10.12h

     

    Autant il est excellent que le PLR et l'UDC, à Genève, travaillent ensemble, et passent des accords électoraux, sur les plans cantonal et communal, autant il était, après tout, totalement justifié de partir séparément pour des élections nationales.

    Ce qui unit le PLR et l'UDC, ce sont, par exemple, les questions financières et fiscales. Ou encore, la sécurité publique. Dans le Canton, la Commune, on peut œuvrer ensemble dans ces domaines.

    Ce qui les désunit, c'est la question fondamentale, vitale même, de notre relation à l'Union européenne. Les bilatérales. Le libre-échange. Le protectionnisme. Les deux partis, sur ces thèmes cruciaux, poursuivent des objectifs radicalement différents. A la réflexion, il était en effet préférable qu'ils partissent séparément dans la course aux Chambres fédérales.

    A cela s'ajoute un élément plus complexe, mais fondamental : l'impérieuse nécessité d'une clarification, au sein des sections romandes de l'UDC, de leurs positions face au libéralisme. Je suis, pour ma part, un conservateur anti-libéral, attaché à l’État social, à la proximité avec les gens, la défense des plus défavorisés. Mais d'autres, se réclamant de l'étiquette conservatrice, se laissent porter par le vent libéral, fréquentent les huiles, promeuvent le libre-échange et l'économie de casino. Entre ces deux tendances, antinomiques, il faut choisir.

    Je l'ai déjà exprimé ici ces dernières semaines, appelant à la renaissance, en Suisse romande, d'un courant conservateur joyeux, simple, populaire, proche des petits entrepreneurs indépendants, des artisans, et surtout du monde paysan. Un courant souverainiste, attaché à la langue, aux textes, à la mémoire, portant ses attentions sur la cohésion sociale, la solidarité entre les Suisses, et non sur la recherche d'un profit spéculatif.

    Il y a, en Suisse romande, une place pour ce courant. Mais pour cela, il faudra peut-être rompre avec le capitalisme zurichois. Les radicaux, en Suisse romande, ont déjà connu cette équation, dans le passé, par rapport à la Bahnhofstrasse, demandez à Guy-Olivier Segond. Il est peut-être temps que les sections romandes de l'UDC tranchent, à leur tour, le Nœud Gordien.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Christian Levrat, socialiste digne de respect !

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    Sur le vif - Mardi 12.11.19 - 07.09h

     

    Christian Levrat aura été, sur l'essentiel, un grand président du parti socialiste suisse. Énergique, compétent, combatif, tacticien, plurilingue, il a défendu les valeurs de sa famille politique.

    Le revers socialiste, aux élections fédérales, est davantage dû à la mode Verte qu'à une faiblesse des valeurs du PS. Plus que jamais, avec entre autres la famille socialiste, la Suisse a besoin d'un univers politique plaçant au centre de tout les valeurs de cohésion et de solidarité internes.

    Ces valeurs, la droite suisse doit, elle aussi, impérativement les porter. L'idéologie qui s'effondre, aujourd'hui, ça n'est certainement pas l'aspiration à une cohésion sociale. Non, c'est cet insupportable libéralisme de casino qui, depuis trente ans, a laissé spéculateurs et usuriers vendre les nations, trahir les peuples, sur l'autel du grand marché cosmopolite.

    Je ne suis pas socialiste, mais je respecte des socialistes comme Christian Levrat, ou Pierre-Yves Maillard. Puissent-ils privilégier les questions sociales sur la mode sociétâââle. Et continuer de se battre pour les plus faibles de nos compatriotes.

    Dans quatre ans, huit ans, douze ans, quand la mode Verte aura montré sa vacuité, l'impérieuse nécessité de cohésion interne demeurera. Elle n'est autre qu'une condition sine qua non de la survie de notre pays.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Droite genevoise : plus rien ne sera comme avant

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    Sur le vif - Dimanche 10.11.19 - 14.37h

     

    Talonnant la candidate PDC, Céline Amaudruz, partie seule dans la course aux Etats, sans alliance, réalise, en nombre de voix, un très bon résultat.

    Désormais, au sein de la droite genevoise, devenue machine à perdre tous les quatre ans, plus rien ne sera comme avant. L'Entente, née en 1936, est moribonde. Depuis longtemps, elle n'est plus que jeu de masques, mécanisme de trahisons internes, qu'on remonte comme une horloge des temps anciens. Hélas, le Grand Horloger a fait son temps. Il est épuisé.

    Le résultat, de plus de vingt mille voix, décroché par Céline Amaudruz représente un immense avantage : contrairement aux résultats d'alliance, où un candidat peut tirer son colistier vers le haut, ce chiffre nous révèle le poids exact, à Genève, de la droite souverainiste et nationale. Le résultat est bon, le curseur fait son oeuvre.

    L'UDC genevoise, et autour d'elle les forces protectionnistes, souverainistes, proches du peuple, des petits indépendants, des artisans, des commerçants, des PME, et bien sûr de la paysannerie, ne doit plus rien attendre du PLR, ne parlons pas du PDC.

    Sur le plan national, le contentieux est tel, sur un enjeu aussi majeur que les bilatérales, et nos relations avec l'Union européenne, qu'il était après tout justifié de ne pas faire alliance avec les forces du libre-échange et de l'économie spéculative. Au prochain rendez-vous, celui des municipales 2020, des synergies peuvent se discuter. Mais à armes égales. En aucun cas, avec le complexe de la soubrette face au maître des lieux.

    En cela, au sein des droites genevoises, où l'Entente de 1936 est en état de mort clinique, plus rien ne sera comme avant.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Céline Amaudruz, le curseur, les alliances à droite

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    Sur le vif - Samedi 09.11.19 - 15.58h

     

    Le seul véritable intérêt de ce second tour, demain, mais il est de taille, sera de jauger la redistribution des cartes au sein des droites genevoises. En prenant de l'ampleur et du recul dans l'analyse, au moins depuis 1936. C'est pour cela que j'annonce, depuis plusieurs jours, le nombre de voix de Céline Amaudruz, en valeur absolue, comme un paramètre déterminant.

    Céline Amaudruz est partie seule, et elle a eu raison. Son résultat, demain, pourra ainsi refléter l'exacte représentation de la droite souverainiste et protectionniste, à Genève, fin 2019. Si son résultat est bon, et représente une percée par rapport aux années précédentes, on pourra parler d'une évolution du curseur vers la droite, à Genève.

    Mais pas n'importe quelle droite ! Il est temps, je l'ai dit plusieurs fois cette semaine, que l'UDC, en Suisse romande, choisisse son camp entre le libéralisme et l'Etat, entre libre-échange et protectionnisme, entre proximité avec tous les gens, notamment les plus modestes, et ronds-de-jambe devant les ultra-libéraux zurichois. On n'envoie pas des UDC genevois siéger à Berne pour qu'ils soient copains avec les libéraux.

    Demain, nous en saurons plus. Capital sera le rapport de forces entre PLR et UDC. Non que ce dernier dépasse le premier. Mais qu'il gagne un ou deux points, sur le curseur, et les alliances à droite, dans les années qui viennent, pourraient changer. Depuis la fin des années trente, une nouvelle donne, dans cette famille politique, pourrait voir le jour.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • KKS : bien sûr qu'il existe une alternative au libéralisme !

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    Sur le vif - Samedi 09.11.19 - 09.20h

     

    "Il n'y a pas d'alternative au libéralisme" : pour avoir prononcé cette phrase, qui dénote une absence totale de compréhension du besoin profond, aujourd'hui, de retour à l'Etat, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, dont j'ai toujours été un fervent admirateur, perd mon estime.

    Non seulement il y a une alternative au libéralisme, mais cette alternative revient en force, avec une incroyable puissance, après trois décennies de dédain de l'Etat, de rejet de l'intérêt commun, au profit d'une idéologie délirante autour de la réussite individuelle, de la déification du Marché, du culte de l'Argent-roi, avec comme grands-prêtres les spéculateurs et les usuriers.

    Madame Keller-Sutter, vous venez du grand parti qui a fait la Suisse, le Parti radical. Il a fait la Suisse, et il a fait l'Etat. Il a été au centre de la genèse de nos assurances sociales. Il a fait nos voies ferrées et nos routes, il a jeté des ponts, creusé nos tunnels. Il fut le parti du Gotthard et des Écoles polytechniques fédérales.

    Comment pouvez-vous ramener à ce seul mot, "libéralisme", tellement dévoyé par les trente dernières années, l'aventure commune de la société suisse vers son destin ?

    La Suisse, notre pays, a besoin de solidarité interne et de cohésion sociale. Elle ne survivra, comme nation, qu'au prix d'une attention extrême portée aux équilibres. Entre riches et pauvres. Entre générations. Entre régions du pays. Toutes choses que le libéralisme déchire. Et qu'au contraire, une vision d'Etat, solidaire et inventive, régénère. Il ne s'agit pas de multiplier les fonctionnaires, surtout pas ! Il s'agit de définir ensemble les objectifs d'un espace commun.

    Allez encore parler de libéralisme aux retraités ne touchant que le minimum de la rente, aux assurés des Caisses étouffés par les primes, aux jeunes sans emploi, aux Suisses oubliés par la libre-circulation. Mais ce modèle, Madame la Conseillère fédérale, a lamentablement échoué, partout en Europe ! Comment pouvez-vous pousser le décalage jusqu'à en faire encore l'éloge ?

    En ce trentième anniversaire de la chute du Mur, allez expliquer à un chômeur saxon, ou prussien, ou de Thuringe, dont le pays a été brutalement dévasté par un capitalisme envahissant surgi de l'Ouest, qu'il n'y a "pas d'alternative au libéralisme".

    Il faut choisir son modèle de société : le libéralisme semble être le vôtre, fort bien. Il n'est assurément pas le mien.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Eté 1972 : la DDR, juste devant la porte

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    Sur le vif - Vendredi 08.11.19 - 16.55h

     

    Eté 1972 - Long séjour en Allemagne, tout au Nord. Plus de quatre mille kilomètres, en un été, dans une Coccinelle vert bouteille, conduite par un ancien combattant du Front de l'Est, un Allemand de Pologne (Posen), ayant fait la guerre, perdu trois doigts en Russie, passé l'Elbe en catastrophe en mai 45, passé une année de captivité abominable (on commence à parler de ces choses-là) dans un camp de prisonniers allemands tenu par les Américains. Puis, dès la fin des années 40, reparti de zéro, construit seul sa maison de briques rouges, en Basse-Saxe. Seul, avec ses sept doigts.

    Eté 1972. Mon troisième séjour en Allemagne, il y en aura de nombreux autres. Nous habitions tout près du Mur de Fer. Nous allions le visiter, comme nous serions allés au zoo. Nous nous rendions sur un savant système de miradors et de blockhaus, avec une impressionnante largeur, entre les deux Allemagnes, de fils de fer barbelés, de tranchées. On appelait cela : "Die Sperrgürtel der DDR". J'en ai gardé des croquis, des photos, des dessins réalisés par moi-même.

    Eté 1972. Du sommet de nos miradors, nous contemplions la DDR. Nous étions près de l'Elbe, exactement sur la frontière historique entre la Saxe et la Prusse, la même que pendant la Guerre de Sept Ans (1756-1763). Nous croyions être sur la ligne Niedersachsen / Mecklenburg, ou encore à la frontière BRD-DDR, nous nous trouvions en réalité sur la très vieille ligne de partage entre la Saxe et la Prusse ! Mais cela, à 14 ans, bien que je connusse à fond, déjà, la Seconde Guerre mondiale, je ne le savais pas. Comment l'aurais-je su ? Je ne m'étais pas encore plongé dans les entrailles de l'Histoire allemande.

    Eté 1972. La propagande de l'Ouest multipliait les panneaux ridicules nous annonçant que nous étions aux confins du monde libre. Et que, derrière les barbelés, commençait l'Enfer. Le "monde libre", vieille crétinerie de Kennedy, Berlin 1963, et dire que ça avait marché ! Ni mon hôte, ni moi, n'y avons jamais cru. Nous contemplions la DDR, il me parlait du Front de l'Est, il était Allemand, mais Polonais ; Polonais, mais Allemand. Il a fallu, bien plus tard, que je lise Günter Grass, pour comprendre. Il a fallu que je me renseigne sur la conquête de la Silésie et de la Poméranie, au moment de la Guerre de Sept Ans, par l'immense Roi de Prusse Frédéric II. A 14 ans, je ne savais rien de tout cela, mais j'étais habité par l'intuition que les Américains nous mentaient.

    Eté 1972, ligne de démarcation, Sperrgürtel der DDR. Miradors, barbelés, journal de la DDR, sur notre TV noir-blanc, tous les soirs, puis interminables discussions sur la Guerre à l'Est. Pour le reste, Brême, Hambourg, Lübeck, Baltique, week-ends chez d'autres anciens combattants, dont l'un avait fait la Campagne de France de mai-juin 40. Musées, avions militaires, U-Boots. Je tenais mon journal, inlassablement. Je ne sais faire à peu près que cela: tenir un journal. Avec ma voix, ou avec ma plume.

    Eté 1972, des milliers d'autres souvenirs encore. Passion grandissante pour la langue allemande, dizaines de visites d'églises luthériennes en briques rouges, Bach et Buxtehude, longues heures de tir à la carabine dans le jardin. Visite des usines VW à Wolfsburg, baignades dans le Mittellandkanal, avec d'autres anciens combattants, des "Kameraden". Et toujours, juste là, présence et immanence de la DDR. Nous n'étions absolument pas sur le parvis de l'Enfer, ni à la fin du "monde libre". Nous étions juste sur la frontière entre la Prusse et la Saxe. Nous étions en plein coeur de l'Allemagne. Là où vibre l'incandescence de son Histoire. Quelque part, sur la ligne d'incertitude, entre les fantômes de son passé et les promesses de son destin.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Les fonctionnaires, qu'il pleuve ou qu'il vente !

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    Sur le vif - Vendredi 08.11.19 - 08.07h

     

    La répartition des cotisations LPP pour les fonctionnaires genevois, 2/3 par l'employeur, 1/3 par l'employé, doit une nouvelle fois être remise en question, même si elle fut sauvée ce printemps lors des votations très complexes sur la CPEG.

    Il faut bien évidemment accepter le verdict populaire, mais rien n'interdit de remettre la question sur le tapis. Et le peuple, un jour, sera de nouveau appelé à trancher.

    Il est proprement scandaleux que le contribuable genevois, notamment les classes moyennes déjà tondues fiscalement, passent à la caisse à cause d'un mode de répartition qui privilégie à ce point l'employé.

    Faut-il rappeler que, dans le privé, on n'est pas loin d'une clef de répartition moitié-moitié, entre employeur et employé ?

    Faut-il rappeler qu'un indépendant finance lui-même la totalité de ses cotisations AVS, et la totalité de sa prévoyance professionnelle, s'il en a contracté une ? Et en plus, comme contribuable, déjà taxé à mort, il se trouve saigné pour financer le deuxième pilier des fonctionnaires, qui ont toute leur vie la garantie de l'emploi ?

    Et en plus, voilà que les fonctionnaires genevois, relayés par des syndicats idéologisés à l'extrême, ultra-conservateurs dans la défense de privilèges d'une caste, ont le culot de menacer de descendre dans la rue. Et ils arrivent à tétaniser un Conseil d'Etat sans courage ni vision, gouvernant en marche arrière !

    Il y a là un scandale. Le politique doit avoir le courage de rétablir justice et équité entre un corps social en souffrance, pressé de toutes parts par les primes, les taxes et l'impôt, et d'autre part un cocon de protection d'un autre âge, pour une catégorie de population jouissant d'infinis avantages, avec le salaire qui tombe à la fin du mois, qu'il pleuve ou qu'il vente. Chez les fonctionnaires, il fait toujours beau.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • UDC : l'heure du choix

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    Commentaire publié dans GHI - 06.11.19

     

     Il y a un moment, dans la vie, où il faut trancher : se vouloir proche des gens, notamment des plus faibles, ou accepter le diktat d’un milliardaire. Son diktat, donc nécessairement son idéologie, son rapport à l’ultra-libéralisme, au libre-échange. Soyons clairs : le milliardaire a totalement le droit d’être un milliardaire. Le droit de frayer dans les hautes sphères de la finance.

     

    Le problème, c’est lorsque ce milliardaire s’appelle Christoph Blocher. L’homme qui, depuis trente ans, a tant fait pour l’UDC suisse ! Au point que même les agrariens, les Latins, les Vaudois, les Fribourgeois, les Bernois de l’Oberland, plus proches de l’aile conservatrice et paysanne, qui sont tout sauf des ultra-libéraux, ne peuvent se départir, à son égard, d’un sentiment de reconnaissance : il a fait de l’UDC le premier parti du pays.

     

    Seulement voilà, il faut choisir. En Suisse romande, Valais, Vaud, Genève, commence à germer un sentiment d’affranchissement. Non face à la personne de Blocher, mais face à l’idéologie économique que, de facto, il incarne. Il existe, je l’affirme, une place, en Suisse romande, pour un conservatisme populaire, sensible aux souffrances des plus défavorisés, soucieux de cohésion sociale, proche des petites entreprises, des artisans, des indépendants. Et profondément opposé, non au libre marché, mais à son dévoiement, depuis trois décennies, par un capitalisme de casino où règnent les usuriers et les spéculateurs.

     

    Alors oui, au sein de l’UDC romande, il est peut-être temps de choisir.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Bon vent, Sébastien !

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    Sur le vif - Jeudi 07.11.19 - 09.56h

     

    Avec l'arrivée de Sébastien Desfayes, le Grand Conseil genevois s'enrichit d'un homme de culture et d'intelligence. La chose n'est pas banale, mérite d'être relevée.

    Il n'existe plus beaucoup d'hommes politiques avec lesquels on puisse avoir, en profondeur, des conversations sur l'Histoire politique de l'Europe au vingtième siècle. La Suisse, bien sûr, mais aussi la France, l'Allemagne, l'Italie. Et puis, Balkans, Proche-Orient, Afrique du Nord (Algérie, principalement). Et puis, tout de même, l'Histoire américaine.

    Ces hommes, rares et précieux, existent dans tous les partis. J'ai interviewé André Chavanne, sans avoir la chance d'avoir avec lui des conversations personnelles. J'ai maintes fois, par le passé, eu des entretiens passionnants avec Guy-Olivier Segond. On peut parler d'Histoire avec Jacques-Simon Eggly, François Longchamp, Pierre Maudet, Pascal Couchepin, Gérard Deshusses, Jean Batou, le jeune Paul Michel, et pas mal d'autres, je ne puis tous les citer.

    Avec un homme comme Sébastien Desfayes, il ne s'agit pas de parler d'Histoire pour le seul plaisir de confronter ses connaissances. Non, la conversation est enrichissante pour les deux parties, elle se nourrit d'humour et d'anecdotes, elle a les saveurs de l'inattendu. Chaque partie, au fond, attend que l'autre la surprenne, c'est un ping-pong sans vaincu ni vainqueur, juste la jouissance d'effleurer le filet.

    Et puis, c'est un homme charpenté politiquement qui fait son entrée au législatif cantonal. Avec une vision du pays. Nourrie des mille racines de l'Histoire. Avec une philosophie de la pensée politique. Je ne partage ni son rapport à l'Europe, ni son libéralisme économique, mais je respecte la cohérence et la construction de sa vision.

    Avec des députés comme Sébastien Desfayes, Cyril Aellen, et quelques autres, peu importe le parti, on peut être certain que le Grand Conseil gagnera en élévation. Il ne s'agit pas d'être d'accord ou non avec eux : il s'agit de prendre acte d'une certaine maturité dans la structure, d'une certaine cohésion dans la mise en place des hiérarchies, d'une certaine exigence dans l'idée qu'ils se font de leur fonction.

    Bon vent, Sébastien !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La connerie alternée, ça existe, aussi ?

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    Sur le vif - Mercredi 06.11.19 - 15.16h

     

    Emmerder au maximum les automobilistes, leur compliquer la vie, leur balancer de nouvelles taxes et réglementations, tout cela pour plaire à l'idéologie Verte à la mode, telle est la politique du Conseil d'Etat genevois.

    Car la mesure annoncée aujourd'hui, pudiquement appelée "circulation différenciée", brille par son aspect antisocial. Si vous êtes riche, et que vous avez les moyens d'avoir constamment une voiture neuve, pour la simple raison que vous changez tous les deux ans, vous pourrez arborer le macaron du vainqueur. Si vous êtes pauvre, ou tout au moins de cette classe moyenne qu'on n'en finit plus de tondre, et que vous traînez affectueusement, depuis des années, votre bonne vieille bagnole, à vous le macaron du maudit. L'exemple même de mesure Verte antisociale. Plaire à l'esprit du temps, faire trinquer les braves et honnêtes gens.

    Le plus fou, c'est que le ministre de la Mobilité est issu d'un parti de l'Entente. Est-il définitivement passé à gauche ? Son surmoi est-il tétanisé par l'idée de ne surtout pas déplaire à la mode Verte ?

    Genève nous propose là ce qu'il y a de pire. Une mesure voulue et pensée par des bobos, qui ont les moyens de s'offrir le beau macaron, ou l'urbaine félicité de la "mobilité douce", au détriment de toute une classe moyenne qui n'en peut plus. Et qui, un jour, bien plus tôt que vous ne le pensez, se révoltera.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Marre des "collectifs" !

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    Sur le vif - Mardi 05.11.19 - 15.57h

     

    Je n'en peux plus d'entendre parler de tous ces "collectifs", dont 99,999 % sont à gauche, dont on se demande quelle est la légitimité, et dont certains, en plus, sont subventionnés !

    N'importe quelle escouade de camarades peut, de nos jours, à tout moment de la journée ou dans le bleu d'une nuit d'ivresse, fonder un "collectif". Nul statut. Nulle inscription dans un registre, comme on l'exige d'une société, ou même d'une association. Nulle preuve de représentativité. Quelques soudards suffisent.

    Et on gueule, dans la rue. Et on brandit des pancartes. Et on s'autoproclame. Et on confond la rue, le caniveau parfois aussi, avec la démocratie.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'indécence d'un excédent

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    Sur le vif - Mardi 05.11.19 - 13.32h

     

    20 milliards d'excédent pour les assurances sociales en Suisse ! Et un capital de quelque 1000 milliards ! Et des milliers de retraités qui n'arrivent pas à tourner, parce qu'ils touchent le minimum de la rente !

    Dès lors, deux possibilités : soit on fait, très vite, un geste pour les plus défavorisés, notamment parmi les rentiers AVS. Soit on envisage une diminution des cotisations. Faut-il rappeler qu'un indépendant paye seul la totalité de ses cotisations AVS. Et de sa future retraite. Le saviez-vous, cela, Mesdames et Messieurs les fonctionnaires, tiens genevois, par exemple ?

    Dans les deux cas, ça exige une classe politique qui se bouge. Se montre sensible à la souffrance de nos compatriotes. Et consacre sa législature 2019-2023, à Berne, à d'autres priorités que la mode véhiculée par les bobos climatiques.

    Les classes moyennes sont tondues, en Suisse. Et les assurances sociales ne savent plus que faire de leurs milliards !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Entre rêve et néant, la nation !

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    Sur le vif - Mardi 05.11.19 - 10.20h
     
     
    Chaque nation ne doit compter que sur elle-même. Le multilatéralisme, c'est du rêve, du château de cartes, de la grande illusion. Dès que vient poindre le premier vent contraire, le trompe l'œil multilatéral s'effondre. Et nous laisse découvrir la vérité nue de chaque nation, seule, livrée à elle-même.
     
    Chaque nation doit, en absolue priorité, s'occuper d'elle-même. Sa cohésion sociale, son souci des plus démunis, sa fraternité interne, la rendront forte pour assumer la solitude de son destin, au milieu des mensonges des puissants, des diplomates, de tous ces gens qui nous sourient par beau temps, et ne manqueront pas de nous étouffer lors de la tempête.
     
    Chaque nation doit trouver en elle-même, dans son génie propre, dans son Histoire, son narratif à elle, dans les récits qui forgent sa communauté d'appartenance, les ressorts de sa survie. Car il s'agit de survivre, ou mourir.
     
    N'accordons aucune foi à la pieuvre internationale. Souvenons-nous de la SDN. Souvenons-nous d'Adrien Deume, qui taillait ses crayons, dans la Genève internationâââle. Souvenons-nous du Traité de Versailles, signé par les mêmes hommes qui, la même année, lançaient à Genève la Société des Nations.
     
    Le Traité de Versailles, totalement ignoble à l'endroit du peuple allemand, cause première de l'essor du nazisme dans les années vingt, puis de sa prise de pouvoir le 30 janvier 1933.
     
    Et on ose commémorer le Traité de Versailles ! Et on ose commémorer la fondation de la SDN !
     
    Ne rien attendre de la toile internationaliste, menteuse et furtive. Tout attendre de soi-même. De son caractère propre. De ses fureurs internes, de ses révoltes. Et aussi de la puissance, fondatrice, poétique, libératrice, de nos rêves.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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