Liberté

  • Le Bouffon, le Prince, le Jargon

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 15.10.21 - 08.08h
     
     
    Privilégier les élucubrations « sociétales » aux questions stratégiques, politiques, économiques et sociales, c’est faire le jeu du pouvoir en place.
     
    Regardez Mai 68 : cette cosmique sécrétion verbale n’aura, au final, soit aux élections de juin suivant, servi qu’à envoyer à l’Assemblée, pour cinq ans, la Chambre la plus conservatrice depuis 1919. La France profonde, un mois plus tôt, avait détesté ce mouvement d’étudiants nantis et privilégiés. Elle a eu peur. Elle s’est vengée.
     
    Plus on donne la parole aux « chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne », plus on les laisse dégurgiter leur jargon, leur salmigondis « d’injonctions » et de « déconstructions », plus on conforte le pouvoir économique et social en place.
     
    Au fond, le délire « sociétal » distrait le bourgeois. Au volant de son 4X4, il laisse volontiers traîner son oreille vers la 6731ème émission de la RTS sur le genre réinventé. Ça le change de son quotidien. Pendant ce temps, on ne parlera ni de fiscalité étouffante, ni de classes moyennes prises à la gorge, ni du prix de l’essence, ni de celui des médicaments, ni des primes maladie, ni des taxes qui asphyxient les PME, ni de l'Etat irresponsable qui s'endette à nos dépens.
     
    Non. On aura aimablement chatouillé les méninges du décideur, en lui figurant des passerelles et dérivatifs de ses pulsions profondes. On aura occupé son esprit avec des thèmes que les mythes grecs, la tragédie du Cinquième siècle avant JC, et même la Comédie, ancienne pour Aristophane, nouvelle pour Ménandre, avaient déjà traités.
     
    On aura enrobé le temps, sans conjurer le destin.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Bobos et gogos

    Imprimer

     
    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 13.50h
     
     
    Une crise d'approvisionnement énergétique majeure menace l'Europe, à commencer par son géant économique l'Allemagne, dont nous dépendons tous. C'est un phénomène de première importance, il va tous nous concerner. Et nos bons médias en sont encore à nous abreuver de questions "sociétales", bien chéries par les bobos bien douillets de nos villes de gauche, les cinglés du genre et les ineffables chercheurs en sciences sociales de l'Université de Lausanne. Et nos autorités, totalement déconnectées du réel, passent leur temps à nous rêver des "plans de relances", à coups de milliards, pour la "transition écologique".
     
    Avant de nous soucier de "transition", on pourrait peut-être s'assurer d'avoir, pour les mois qui viennent, allez disons pour cet hiver, les ressources et l'intendance disponibles pour assurer notre niveau de vie, la vitalité de notre économie, l'autonomie et la souveraineté énergétiques de notre pays. L'Allemagne revient au charbon, indissociable de son Histoire depuis la conquête de la Silésie par Frédéric II. La France revient au nucléaire. Ca, c'est du concret, du palpable, du réel.
     
    Mais cette vision des bobos et des gogos ! Ces délires dépensiers au service d'une idéologie ! Cette hiérarchie des priorités, je la refuse, depuis toujours. Je m'intéresse aux sujets qui touchent le plus grand nombre, à commencer par la vie quotidienne des classes moyennes, le pouvoir d'achat des ménages, l'étouffement par la fiscalité du travail. Les classes moyennes, oui ! Celles qui bossent, comptent leurs sous pour leur chauffage et leur essence. Ces gens-là, dans leur immense majorité, sont mentalement à des milliers de lieues marines des questions de genre. Ces classes moyennes, dont commence à sourdre une colère noire, imprévisible quant à ses effets, peut-être un jour dévastatrice.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • Adieu Faubourgs ! Bonjour tristesse !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 10.01h
     
     
    Le MCG vote avec la gauche, en Commission des Finances, et permet l’entrée en matière sur le Budget 2022 ! Un Budget caricatural de la gauche dépensière, celle qui jette par les fenêtres l’argent des contribuables des classes moyennes.
     
    Ce Budget se devait d’être extirpé à la racine, copie sèchement renvoyée à un gouvernement irresponsable, tout juste bon à dilapider le fruit du travail des Genevois. Ce qu’a fait, à juste titre, la droite. C’est cela, une non-entrée en matière ! Un signal fort, qui s’apparente à une motion de censure.
     
    Le MCG ! Ce parti est devenu totalement illisible. Gouvernemental, jusqu’à l’os. Les doigts sur la couture du pantalon. De sa capacité de protestation, sa gouaille, sa fougue des premières années, celle qui fleurait la rugosité joyeuse des Faubourgs, il ne reste plus rien. Le peuple n’aime pas les slalomeurs. Sanction : printemps 2023.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • L'atelier de création

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mercredi 13.10.21 - 15.52h
     
     
    Quand je rencontre un artiste, tous domaines confondus (mais je n'ai de compétences, à part l'Histoire, qu'en littérature et en musique), je ne veux pas l'interroger sur son paraître. Ni sur son cirque médiatique, s'il en a un. Ni sur les polémiques politiques du moment, je reçois assez de politiciens à longueur d'année.
     
    Non. Je creuse, en profondeur, en amont de l'interview, ce qu'il a artistiquement commis. Je m'intéresse à la manière. Au style. A la technique de travail, avec le maximum de précision dans ma curiosité. Ce que j'aime, immensément, c'est que la conversation s'engage sur l'atelier de travail. Jusque dans les moindres détails.
     
    Bref, je m'intéresse à l'art lui-même. La qualité de fabrication. Je pose des questions très concrètes sur le travail de la matière. Et l'artiste, je crois, est heureux de pouvoir parler de cela, car pour lui c'est l'essentiel.
     
    Et moi, infiniment honoré d'avoir pu m'inviter, quelques minutes, ou dizaines de minutes, mais en amont bien plus longtemps, parfois des années de ma vie, dans l'atelier de l'artiste. La seule chose qui compte pour moi, c'est son acte de création, sa singularité, en aucun cas son paraître. Ni ses avis sur la marche du monde.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Révolution conservatrice

    Imprimer

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 13.10.21

     

    Qui sera le prochain Président de la République française ? La réponse est simple : on n’en sait rien ! Nul d’entre nous, à six mois de l’échéance, ne peut prévoir ce que les Français voteront. Six mois, en politique, c’est une éternité. Le favori des sondages, en octobre, n’a aucune garantie de devenir, au printemps suivant, le locataire de l’Elysée. C’est comme le Conclave : celui qui y entre Pape en ressort Cardinal.

     Une élection à la Présidence, en France, se joue dans toutes dernières semaines, parfois même dans les derniers jours. Les mouvements de l’opinion de l’automne précédent, même fracassants, sont alors fort éloignés dans la tête des gens : il faut laisser la campagne se faire, elle est par nature imprévisible, nul ne sait ce qu’elle nous réserve.

     Ça, c’est pour les hommes et les femmes. Mais il y a aussi les idées. Là, c’est une autre affaire : les grands thèmes qui tétanisent cette pré-campagne d’automne, il faudra bien les prendre en compte. Le retour aux nations. La souveraineté. L’immigration. Le besoin d’une école forte, exigeante, rassembleuse, exemplaire. Quel que soit le futur élu, au printemps 2022, il devra tenir compte de ce tournant idéologique. La France des années à venir devra compter sur le grand retour de valeurs conservatrices, attachées aux frontières, aux traditions, profondément sceptiques sur l’Union européenne. Cette Révolution conservatrice, dont nous parlons tant, ici, depuis des années, le futur Président français, quel qu’il soit, ne pourra en aucun cas l’ignorer.

     

    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 0 commentaire
  • Réactionnaire ? Et comment !

    Imprimer

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 13.10.21

     

    J’avais dix ans en Mai 68, je me passionnais pour les événements, j’écoutais les radios, j’étais à fond pour de Gaulle, je peux dire que j’ai immédiatement haï ce mouvement. Je connais le poids des mots, j’assume ce verbe. J’en voulais férocement à mes aînés de s’en prendre à un homme que je percevais – sans pouvoir encore le formuler ainsi – comme un personnage de l’Histoire. J’avais dix ans, j’aimais ces années soixante, celles d’une enfance heureuse, dans une école exigeante mais passionnante, avec des camarades que j’appréciais, des cours d’Histoire qui m’emportaient, des récitations de poèmes, devant toute la classe, que j’adorais. J’aimais le français, surtout la poésie, l’Histoire, la géographie, la musique. Je peinais à comprendre les revendications de ces étudiants qui n’avaient, au fond, que six à douze ans de plus que moi.

     

    Alors quoi, étais-je déjà vieux, avant même d’avoir éclos ? C’est possible. Enfant, je n’étais pas attaché à l’enfance. Pas plus qu’adolescent, à l’adolescence. En clair, je me suis toujours refusé, toute ma vie, à une quelconque guerre de générations. J’aimais mes parents, ma famille. J’aimais l’école. J’aimais mes institutrices, mon prof de musique. Il me semblait que ce monde, qu’on nous léguait, n’avait rien à voir avec les images d’étouffement qui suintaient du discours des manifestants, sur les chaînes radio. Bref, j’étais déjà, par rapport aux soixante-huitards, de la génération d’après. A cela s’ajoute un penchant naturellement réactionnaire – pourquoi le nierais-je ? – un attachement à la langue, à la structure de la phrase, à la connaissance de l’événement en Histoire, à l’ordre républicain, qui me portent, en effet, assez peu vers la vocifération de rue.

     

    Oui, j’étais un enfant réactionnaire. Au fil des années, j’ai étudié le mouvement de Mai, j’ai compris la colère estudiantine contre un certain mandarinat universitaire tyrannique, saisi l’aspect sclérosé que pouvait présenter la société gaulliste de pouvoir, oui j’ai fait un bout de chemin. Mais jamais jusqu’à pardonner à ce mouvement d’avoir érigé les sujets de société au premier plan par rapport aux impératifs sociaux (légitimement défendus par la CGT et les communistes, retirés du jeu aussitôt signés les Accords de Grenelle), et surtout par rapport à la politique, la grande, celle que menait l’homme de l’Histoire qui, en ce temps-là, conduisait la France.

     

    Les années ont passé, les soixante-huitards ont vieilli, et moi avec eux. La violence de mon rejet, pourtant, n’est en rien apaisée par le temps. On le retrouve aujourd’hui, l’esprit de Mai, sous d’autres formes, les uns défendant le jargon inclusif, d’autres les sujets liés au genre, ou à la couleur de la peau. Dans ce jeu-là, je ne suis jamais entré. Je me bats pour une société républicaine, pour la justice sociale, pour une économie forte, pour les gens qui se lèvent le matin et vont bosser. Je me bats pour la souveraineté des nations, la démocratie directe, le rayonnement d’une école sûre de ses valeurs. Réactionnaire ? Oui, si ça peut vous faire plaisir. Le mot ne me fait pas peur. Je l’assume, bien volontiers. Et vous embrasse, fraternellement.

     

    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 1 commentaire
  • Oh, nanisme, quand tu nous tiens !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 17.11h
     
     
    La présidentielle française, c'est dans six mois. Elle s'est toujours jouée au dernier moment : les dernières semaines, voire (81 et 88) les derniers jours. Jamais six mois avant !
     
    C'est dire à quel point toute spéculation, à ce jour, est vaine.
     
    On peut certes disserter sur tel mouvement d'opinion, en effet saisissant. Mais c'est la photographie d'un moment. Et non le vote.
     
    Il peut se passer tellement de choses en six mois.
     
    Tout le reste n'est que surexcitation de coquelets qui s'invitent entre eux - pour se hurler dessus - dans les chaînes germanopratines en continu. Oh, nanisme, quand tu laisses filer ta substance !
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • "Baisse du chômage" : comment osent-ils !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 09.38h
     
     
    Comment osent-ils parler de "baisse du chômage en Suisse", alors que des milliers d'entreprises sont maintenues sous perfusion, Covid oblige, par des aides et des subsides ?
     
    Que l'Etat assume son rôle : la sécurité du pays, celle des personnes et des biens, l'approvisionnement énergétique, la protection de nos paysans, la formation, la santé.
     
    Mais qu'il cesse ce petit jeu de paternalisme fouettard avec le monde des entreprises. A la vérité, il n'y entend rien. Nos fonctionnaires ne savent pas ce que représente la peur au ventre.
     
    Et par pitié, que l'Etat cesse de nous mentir sur le chômage. Si on compte l'aide sociale, et si on examine l'état réel de certaines entreprises, ruinées pas l'Etat lui-même suite aux mesures folles de ces 18 derniers mois, il y a, en Suisse, beaucoup plus de gens sur le carreau, que ne le prétend la propagande officielle.
     
    Je ne me prononce jamais sur la situation sanitaire. Mais à la vérité, la gestion économique de la crise a été, en Suisse, au niveau fédéral comme dans les Cantons, catastrophique d'un bout à l'autre. On a navigué à vue, on a joué au chat et à la souris avec l'opinion publique, on s'est montré en majesté dans des centaines de conférences de presse totalement inutiles, juste pour faire croire qu'il y avait encore un Etat, une cohérence, une autorité.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est l'Etat. La politique. L'Histoire. La préférence nationale, pour les Suisses. Une régulation impitoyable de l'immigration. La survie de nos paysans. Le retour à une politique industrielle nationale. Le niveau de notre formation de base. Le niveau d'éducation. La qualité de la parole, orale ou écrite. La culture. Mais aussi, la défense nationale, la sécurité des personnes et des biens.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est la vérité des chiffres. Non, Mesdames et Messieurs, le chômage n'est pas en baisse en Suisse. On trafique juste le réel, pour tenir encore un peu. Avant l'avènement des grandes colères. Elles ne viendront pas du prolétariat. Mais des classes moyennes.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Musique allemande : l'Anneau invisible

    Imprimer

     
    Sur le vif - Jeudi 07.10.21 - 16.06h
     
     
    Il ne saurait exister d'Histoire de l'Allemagne sans une Histoire, en profondeur, de la musique allemande.
     
    En profondeur, cela signifie l'immersion dans les partitions. L'Histoire des instruments. La Révolution du clavier tempéré, à laquelle j'ai déjà consacré un épisode de ma Série, en 2015. Et puis, bien sûr, l'incroyable tournant, autour du Sturm und Drang et de la naissance du Romantisme. En un mot, la Révolution beethovénienne.
     
    Et puis ? Et puis, tout le reste ! Wagner, Richard Strauss, Hindemith, le vingtième siècle, les créateurs contemporains.
     
    Et puis ? Et puis, le rapport entre la musique et les textes. Bach et la Bible de Luther, Strauss et Hofmannstahl, Wedekind et Alban Berg, Brecht et Kurt Weill. La note allemande, collée sur la syllabe allemande. Le rythme. La prosodie. La respiration de la phrase musicale.
     
    Et puis ? Et puis, la galaxie du Lied ! Schubert, Schumann, Mahler, le vingtième siècle, les oeuvres d'aujourd'hui. Les grands auteurs et les grands musiciens de la DDR.
     
    Et puis ? Et puis, placer tout cela dans une continuité. Car il existe un lien ! Un fil invisible. Un Ring. Un Anneau, à retrouver, dans le mystère de l'invisible.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Thomas Mann, la langue allemande, la voix haute

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mercredi 06.10.21 - 14.46h
     
     
    Lire Thomas Mann - ne parlons pas de Kafka ! - c'est passer son temps à chercher le verbe. Celui de la principale, au milieu de l'enchevêtrement des subordonnées. Il faut avoir fait du latin, aimer cette patience qui va d'abord identifier la structure de la phrase, avant d'en dégager le sens. C'est une ascèse. Et c'est une jouissance.
     
    Thomas Mann est un auteur complexe. Mais son propos touche au sublime : l'observation de l'homme, l'homme vrai, l'homme nu. Le diagnostic de ses fragilités. Prenez Mort à Venise, premières pages, balade du héros à Munich, Prinzregentenstrasse, et déjà les premiers signaux corporels du mal qui l'emportera. La phrase se ramifie, comme un tissu de cellules affolées. Il y a pourtant un sens : la maladie. La vie qui prend congé. Le chemin vers la mort.
     
    J'invite tous les profs d'allemand à faire lire Thomas Mann à leurs élèves. En classe, à tour de rôle, à haute voix. Quand une phrase est complexe, il faut commencer par la lire tout haut, en posant bien chaque virgule : alors, tout doucement, une fois l'exercice maintes fois répété, et l'oreille toujours prêtée à sa propre voix, le lecteur commencera, comme en révélation photographique, à voir affleurer le sens.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • L'Allemagne : un exemple !

    Imprimer

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 06.10.21

     

    L’Histoire de l’Allemagne est l’une de mes grandes passions, je planche d’ailleurs depuis six ans sur une fresque de 144 épisodes, de la traduction de la Bible par Luther, en 1522, jusqu’à nos jours. J’en ai encore pour des années. Politique, littérature, poésie, et aussi une immense place pour l’Histoire des formes musicales

     

    En attendant, j’ai suivi de près les débats politiques sur les chaînes allemandes, autour de leurs élections du 26 septembre, le début de l’après-Merkel. L’occasion, plusieurs fois, de voir s’affronter la Verte Annalena Baerbock, le chrétien-démocrate Armin Laschet, et le social-démocrate Olaf Scholz.

     

    Je n’aurai qu’un mot : quel bonheur ! Que plaisir, intellectuel et politique, d’assister à des débats qui ressemblent, Dieu merci, beaucoup plus aux nôtres, en Suisse, qu’à l’étripage généralisé des chaînes continues françaises. Ces « chroniqueurs » qui s’’invitent entre eux, se lacèrent, s’éviscèrent, hurlent les uns sur les autres, dans une cacophonie généralisée. L’espace médiatique français est devenu une honte.

     

    En Suisse, tant à la RTS que sur les chaînes privées, nous écoutons l’interlocuteur. C’est parfois vif, il est bien normal que les passions affleurent, mais c’est très loin de la foire d’empoigne des coquelets parisiens. En Allemagne, c’est encore mieux. C’est une autre tradition journalistique. On privilégie le fond. On laisse parler l’autre. C’est peut-être lié au génie de la langue allemande : sans verbe, on ne comprend rien. Et pour l’avoir, il faut attendre la fin de la phrase ! Vive l’Allemagne !

     

    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 0 commentaire
  • Le Parlement dilapide l'argent du peuple !

    Imprimer

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 06.10.21

     

    1,3 milliard d’argent des contribuables suisses, jeté au Rhône. Vous prenez les liasses, vous allez sur les berges du fleuve, vous les lancez dans les eaux galopantes, direction Camargue. C’est le geste insensé des Chambres fédérales, Conseil national et Conseil des États, le 30 septembre dernier, avec l’affaire dite du « milliard de cohésion ». 1,3 milliard, offert à l’Union européenne, pour la « cohésion » de ses nouveaux membres. 1,3 milliard, pour un club dont la Suisse n’est même pas membre ! 1,3 milliard, à des gens qui passent leur temps à nous mettre sous pression, nous traiter comme des moins que rien. 1,3 milliard, l’argent du peuple suisse, celui des contribuables, celui des gens qui se lèvent le matin pour aller bosser, sont taxés de façon hallucinante sur le fruit de leur travail, payent à Berne l’impôt fédéral direct. C’est avec cet argent-là, le nôtre, que nos chers parlementaires octroient généreusement un cadeau de 1,3 milliard pour la « cohésion » des nouveaux pays de l’UE ! Rage. Colère. L’affaire laissera des traces dans le peuple suisse, dans sa confiance déjà sérieusement entamée envers les corps intermédiaires. Il faudra s’en souvenir, nominalement, aux élections fédérales d’octobre 2023.

     

    La « cohésion » de l’Union européenne ! Mais bon sang, la Suisse n’en est pas membre ! En quoi l’élargissement précipité de ce club aux pays d’Europe centrale et orientale, en clair leur mise sous la tutelle économique des marchés allemands, devrait-il être l’affaire du peuple suisse ? Et la cohésion sociale de la Suisse, Mesdames et Messieurs les parlementaires, elle vous intéresse ? Et nos retraites, malingres, indécentes pour des dizaines de milliers de nos compatriotes ? Et nos jeunes, sans emploi ? Et nos paysans, oubliés ? Et nos cafetiers, nos restaurateurs, mis sur le carreau par la crise ? Et il y a pire, figurez-vous : ce 1,3 milliard, le Parlement l’a voté comme un arrêté, entendez comme dépense directe. Autrement dit, pas de référendum possible ! On prend l’argent du peuple, on le file à l’Union européenne, et le peuple suisse, on le prie de la boucler. Oui, cette forfaiture laissera des traces.

     

    Vous commencez à comprendre, maintenant, pourquoi je défends tant la démocratie directe, pourquoi je me méfie de la démocratie dite « représentative » : vous vous sentez « représentés », vous, par ces gens qui prennent notre argent et le donnent à l’Europe ? A la vérité, le peuple suisse doit faire lui-même la politique de notre pays. En actionnant à fond, et plus encore qu’aujourd’hui, la démocratie directe. En rappelant aux élus qu’ils sont au service du peuple, et non l’inverse. En prenant lui-même les décisions sur les grands arbitrages financiers. Ce 1,3 milliard, que le patronat suisse le paye, lui qui a tant voulu les bilatérales, la libre circulation, pour faire avec l’Europe son petit commerce ! Le patronat, oui, mais pas le peuple ! Pas comme ça ! Pas par ce putsch, ce coup de majesté de la cléricature parlementaire ! Oui, il restera des traces, y compris à Genève, en octobre 2023.

     

    Pascal Décaillet

       

     

    Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 1 commentaire
  • PLR genevois : une forme olympienne !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mardi 05.10.21 - 14.52h
     
     
    J'ai déjà souligné ici, récemment, la belle vitalité du PLR genevois, après une période que l'on s'accordera à qualifier de difficile. Aujourd'hui, je récidive : j'observe ce parti depuis dix ans, mais surtout ses deux souches (libéraux et radicaux) depuis quarante ans : jamais cette famille politique n'a été aussi prolifique qu'en cet automne 2021. Je le dis d'autant plus volontiers qu'on connaît mes positions : si je partage avec le PLR quantité de convictions fiscales et financières, entrepreneuriales aussi, il y a, entre ce parti et moi, un iceberg, qui s'appelle libre circulation.
     
    Oui, le PLR genevois est dans une forme olympienne. Coup sur coup, une initiative avec le PDC, un projet de loi avec le MCG, et (on l'apprend à l'instant) un projet de loi avec l'UDC, pour permettre l'accession à la propriété avec seulement 5% de fonds propres !
     
    Un coup avec l'allié de gauche. Un autre, avec l'allié de droite. Un autre encore, avec l'allié imprévisible. Le PLR, version automne 2021, fait de la politique : il pivote d'un partenaire à l'autre, demeure moteur sur les dossiers, il invente, imagine, bouscule la politique genevoise. On est loin des fatigues patriciennes ronronnantes, qui se reposaient sur le duvet plumé de l'éternité.
     
    Alors oui, il nous faut reconnaître que le PLR a traîné, en début de législature, une insupportable épine dans le pied. Il est maintenant libre. Il a pour lui la qualité des hommes et des femmes. On me permettra d'en citer deux en priorité : Natacha Buffet-Desfayes pour son combat en faveur d'une école républicaine ; Cyril Aellen, encore et toujours, pour sa puissance de travail et d'invention législative. Mais j'aurais pu en mentionner beaucoup d'autres : la première ressource d'un parti humaniste, ce sont les hommes et les femmes qui le composent.
     
    On imaginait que le parti renaîtrait de ses cendres. Nul d'entre nous n'aurait pu prévoir que ce retour du Phénix fût aussi rapide.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Immigration : on ose le débat ?

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mardi 05.10.21 - 12.52h
     
     
    "Les besoins de la population" : c'est le grand mantra de la gauche, dès qu'on mène un débat sur la fiscalité, le train de vie de l'Etat, les ponctions fiscales inouïes sur les classes moyennes, l'imposition totalement excessive du travail. "Que-voulez-vous Monsieur, il nous faut bien répondre aux besoins de la population".
     
    Le peuple, considéré par un garde-faune comme un amoncellement d'oisillons dans le nid, en attente de la becquée providentielle : "les besoins de la population".
     
    On repart pour une croissance effrénée, on nous prédit une nouvelle surchauffe dans la construction, le bétonnage inévitable de zones agricoles : "les besoins de la population". Alors, nous demandons : "Quelle population, exactement ?". Et là, si l'interlocuteur a dans son tréfonds un zeste d'honnêteté, il finit par convenir : "Une grande partie vient de l'immigration". Et en général, il en reste là, parce que l'immigration, c'est tabou.
     
    On crée de nouveaux postes dans le social, on satisfait tous les caprices du DIP, tous ses appétits financiers : "les besoins de la population". On demande : "Quelle population ?". L'autre finit par convenir : "Une grande partie vient de l'immigration". Il en reste là. C'est tabou.
     
    Alors, nous posons une question : si vraiment l'immigration est à ce point l'une des causes de l'augmentation si hallucinante des "besoins de la population", alors il n'est peut-être pas inutile, en amont de l'incantation liturgique sur les "besoins de la population", d'avoir un courage : celui d'oser un grand débat national sur l'immigration.
     
    Sans tabou. En disant les choses. En donnant les vrais chiffres. Sans se laisser impressionner, ni par la gauche immigrationniste, ni (de l'autre côté) par la partie du patronat suisse qui profite de la déferlante pour ses petites affaires.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Bombe à retardement

    Imprimer

     
    Sur le vif - Lundi 04.10.21 - 11.50h
     
     
    L’étranglement financier des classes moyennes, par une fiscalité confiscatoire sur le revenu de leur travail, donc de leur sueur et de leurs sacrifices pour vivre indépendants, et non comme assistés, tel est le problème no 1 qui conditionnera les dix ou quinze prochaines années de la politique suisse. C’est une lame de fond. Une bombe à retardement.
     
    Cette réflexion est indissociable d’une autre : l’urgente nécessité d’une régulation drastique de l’immigration. Je plaide en ce sens depuis toujours. Nous en avons d’ailleurs reçu le mandat constitutionnel, le dimanche 9 février 2014. Il dort, dans un tiroir.
     
    Le reste, sujets « de société » à la mode, n’est que dérivatif. Au service du pouvoir aujourd’hui en place. Tellement plus commode de laisser le débat public envahi par les élucubrations de quelques bobos, ou « chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne », que de se soucier enfin des vraies préoccupations des Suisses : classes moyennes, retraites, primes maladie, pouvoir d'achat, emploi des jeunes, statut des aînés, apprentissage, absolue nécessité de réguler l'immigration.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • Thierry Burkart : libéral, neuf fois libéral !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Dimanche 03.10.21 - 13.50h
     
     
    Vous aimez les incantations, les danses de pluie ? Alors, écoutez les 6'32" d'interview de Thierry Burkart, nouveau Président du PLR suisse, hier soir en ouverture de Forum.
     
    L'Argovien - dont nous ne mettons en cause ici ni les compétences, ni la sympathie - a réussi à caser neuf fois le mot "libéral", et une fois le mot "libéralisme". En 6'32".
     
    Tout le monde n'est pas obligé, comme votre serviteur, de s'être passionné de longues années pour l'Histoire politique suisse, et notamment celle du Freisinn, qui a donné son nom à l'appellation alémanique du parti, et va puiser ses sources à la fois dans le libre-arbitre, la liberté de conscience, et les franchises économiques. En un mot, les grandes idées, en France puis en Allemagne, autour de la Révolution française.
     
    En martelant, en français (qu'il part fort correctement), le mot "libéral", M. Burkart pense, en allemand, au mot "freisinnig". C'est bien naturel : en allemand il n'y a qu'un mot.
     
    Mais en français, M. Burkart, il y en a deux. "Libéral", mais aussi "radical". Et en français, Monsieur le Président, la réception, dans les esprits, n'est pas la même, quand vous dites "libéral", qu'à un germanophone, quand vous lui dites "freisinnig".
     
    Le Romand, lui, entend encore, nécessairement, "Parti libéral", une mouvance qui a marqué la Suisse francophone pendant un siècle et demi, notamment Genève, Vaud et Neuchâtel. Il entend aussi, dans un sens éminemment plus contesté, la mouvance anglo-saxonne de déréglementation, de rejet de l'Etat et d'obsession des marchés, qui tente de s'imposer depuis quarante ans. Souvent, il rend hommage à la première de ces deux acceptions, avec le souvenir de grandes figures, comme Olivier Reverdin. Mais se montre infiniment plus sceptique face à la seconde. D'aucuns avancent même que celle-ci, devant l'Histoire, a déshonoré celle-là.
     
    Car il existe, dans l'oreille romande, un autre mot : le mot "radical". Le grand parti qui a fait la Suisse moderne. Celui qui a fait l'Etat fédéral, nos institutions, l’École, nos grandes Écoles fédérales, les grandes régies, notre système de sécurité. Ca n'est pas rien. Et on est très loin, là, de la seule génuflexion devant le miracle des marchés.
     
    Vous êtes, Monsieur Burkart, le Président d'un parti fusionné entre ces deux grandes traditions. On nous dit, on nous répète à l'envi, que la greffe est réussie, que les nouvelles générations sont PLR, n'ont que faire de la différence entre "libéraux" et "radicaux".
     
    Je veux bien.
     
    Mais alors, Monsieur le Président, faites attention quand vous glissez neuf fois le mot "libéral", et une fois le mot "libéralisme", dans une interview de 6.32". A un esprit chagrin, ou suspicieux, moins ouvert que votre serviteur à dégager les nuances sémantiques du français et de l'allemand, vous risqueriez d'apparaître comme un ultra, un surexcité des marchés mondialisés, un golden boy de la réussite individuelle, un tétanisé du libre-échange, de la libre-circulation, de l'immigration non-contrôlée.
     
    Je ne suis pas sûr que cette image-là, par les temps qui courent, serve au mieux votre intérêt. Ni les intérêts supérieurs de la politique suisse.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • Quand le Parlement dilapide l'argent du peuple

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 01.10.21 - 10.31h
     
     
    Le grand scandale, dans l'affaire du "milliard de cohésion" : cette somme colossale, 1,3 milliard pour être précis, est un arrêté. Donc, pas soumis à référendum !
     
    Un cénacle de 246 personnes se permet donc de balancer 1,3 milliard d'argent des contribuables suisses à un club dont notre pays n'est même pas membre ! Et cette décision, éminemment litigieuse, ultra-sensible dans l'opinion publique, ne peut pas être remise en cause par le seul souverain qui vaille dans notre pays, le peuple.
     
    Vous commencez à le comprendre, mon combat acharné pour la démocratie directe ?
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • Le Vert est dans le fruit de la spéculation

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 01.10.21 - 09.02h
     
     
    Je vais vous dire ce que nous préparent les Verts, à Genève, avec leur « plan d’investissements massifs dans la transition écologique » (5,9 milliards, dont nous n’avons pas le moindre centime).
     
    Ils nous préparent exactement le même coup qu’avec le CEVA. Pour faire passer la pilule, ils vont s’assurer de la complicité des milieux professionnels, à Genève, qui pourront voir dans ces futures commandes une aubaine de bonnes affaires.
     
    Ils vont aussi s’assurer du financement, par l’emprunt. Certains Verts, à Genève, au plus haut niveau, sont particulièrement décomplexés dans leurs relations avec les financiers. Que ces derniers soient plutôt libéraux, ou en tout cas partisans des formes les plus libérales de l’économie, ne leur pose aucun problème. Les magistrats Verts ne sont pas issus de la lutte des classes, et laissent les ultimes reliques du marxisme à leurs alliés socialistes ou de la gauche dure.
     
    Enfin, ils vont faire croire aux Genevois que les travaux seront attribués aux entreprises locales. Comme pour le CEVA. On a vu le résultat.
     
    Citoyen de la République, je dis simplement non. Non à cette répétition de la farce CEVA. Non à cette alliance entre catastrophisme climatique et spéculation. Non au recours à des milliards d’emprunt public supplémentaires, alors que nous sommes déjà le Canton le plus endetté de Suisse.
     
    Genève n’a absolument pas besoin d’un « plan massif d’investissements verts ». Elle a besoin d’austérité, de rigueur, d’une extrême prudence dans l’usage des deniers publics, d’une baisse de la pression fiscale sur les classes moyennes, d’un DIP qui cesse de créer des postes supplémentaires.
     
    En clair, pas de New Deal. Pas de relance keynésienne. Pas d’emprunt. Remboursement de la dette. Fin des déficits. Amaigrissement de la fonction publique. Pas un seul centime d’impôt nouveau. Énergies centrées sur les PME. Priorité absolue aux entreprises locales. Réduction des flux migratoires. Valorisation de l’apprentissage. Ça n’est pas un programme à la mode. Mais c’est notre seule voie de salut.
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Pas un seul centime pour l'Union européenne !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Jeudi 30.09.21 - 15.22h
     
     
    Revoici la colossale foutaise du "milliard de cohésion" ! La Suisse n'est pas dans l'Union européenne. Il n'est pas question qu'un seul centime venant des contribuables suisses serve à alimenter la "cohésion" interne à ce club.
     
    Je dis bien : "venant des contribuables". Maintenant, si le grand patronat de notre pays, qui a tant voulu la libre circulation, et tant soutenu la philosophie ultra-libérale du libre échange, entend, pour continuer ses petites affaires, mettre le prix exigé par le chantage européen, c'est son problème. Il a sans doute une cagnotte, un "fonds de cohésion". Qu'il passe à la caisse ! Mais les contribuables suisses, non !
     
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • Les PME, notre sève !

    Imprimer

     

    Commentaire publié dans GHI - 29.09.21

     

    Et si les PME étaient les grandes oubliées du gouvernement genevois ? A force de voir grand, de raisonner par milliards, d’ériger l’emprunt massif en philosophie d’Etat, nos magistrats passent à côté de ce qui est petit, indépendant, et pourtant tellement entrepreneurial dans l’âme ! Les PME, Petites et Moyennes Entreprises, c’est 97% de notre tissu économique suisse. Sans elles, notre pays n’est rien. L’oublier, c’est se condamner à la folie.

     

    Les PME ? Quelques dizaines de personnes. Parfois, juste quelques-unes. Parfois deux ou trois. Parfois, une seule. Mais dans le cœur et les entrailles, dans la structure, dans la prise de risque, dans la peur au ventre, dans la totale incertitude de l’avenir, ce sont profondément des entreprises ! Un entrepreneur, c’est un homme ou une femme qui se réveille la nuit, rattrapé par ses angoisses.

     

    Le budget, les plans pharaoniques d’investissements, que font-ils de nos PME genevoises ? Les restaurateurs. Les cafetiers. Les cordonniers. Les couturières. Les mini-entreprises dans la construction, l’électricité. Les garagistes. Les carrossiers. Les réparateurs de vélos. Ces hommes et ces femmes, c’est la sève de notre économie. Si vraiment il faut des plans de relances, c’est à eux qu’on doit penser en priorité. Ceux qui travaillent sur Genève. Qui paient leurs impôts à Genève. Sans lesquels Genève ne serait qu’un désert économique. Hommage à elles. Hommage à eux.

     

    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 0 commentaire