Liberté

  • L'amertume des grandes erreurs

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    Sur le vif - Samedi 19.09.20 - 10.56h

     

    La démographie est l'une des préoccupations premières de nos compatriotes. Une Suisse à 12 millions d'habitants, avec un Plateau qui étouffe, ils n'en veulent pas. Ce fut, pour ma part, la raison qui m'amena à voter OUI à l'initiative Ecopop.
     
    Un Plateau qui succombe. Alors, bien sûr, des gens qui en profiteront. Dans la construction, parce qu'il faudra bien loger tout ce monde. Dans les transports, parce qu'il faudra bien mouvoir tout ce monde. Dans les Caisses maladie, parce qu'il faudra bien assurer tout ce monde. Dans les écoles, parce qu'il faudra bien éduquer tout ce monde. Dans les constructeurs de prisons. Mais il ne faut pas le dire, c'est tabou.
     
    On fait venir des millions de gens dans un minuscule pays, dont l'essentiel est montagneux, et non habitable. On les fait venir, on crée des besoins pour eux, ça profite à quelques-uns, les éternels petits malins. Et ça paupérise les actuels résidents. Et ceux qui en souffrent le plus, ce sont les plus précaires. Et les syndicats les trahissent, comme jamais ! C'est aussi simple que cela. Ne venez pas nous dire, en prenant des airs pénétrés de chercheurs en sciences sociales, que les choses sont "beaucoup plus complexes", vous mentez.
     
    La démographie angoisse les Suisses, à mort. Mais il ne faut surtout pas le leur dire. Ils pourraient encore voter OUI le 27 septembre. Et cela, pour les besoins d'UNE CERTAINE ÉCONOMIE, déjà mentionnée un peu plus haut, il ne le faut à aucun prix. Alors, UN CERTAIN PATRONAT dépense des millions pour des pubs en faveur du NON, sur les bus, sur les trams, dans les journaux.
     
    Alors, les Suisses voteront sans doute NON. Et, très vite, ils le regretteront, avec l'amertume des grandes erreurs.
     

    Pascal Décaillet

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  • Feindre le beau temps, en pleine tempête

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    Sur le vif - Vendredi 18.09.20 - 08.39h

     

    L’État doit être fort, mais pas tentaculaire. Il doit être solide, vigoureux, ciblé dans ses tâches, férocement économe de l'argent qui lui a été confié par les contribuables.

    A Genève, c'est tout le contraire. L’État est partout. Il se veut universel. Il prétend s'occuper de tout, y compris du bonheur des gens. Il est docte, moraliste, interventionniste. Il dépense sans compter, dilapide, a l'incroyable culot de créer de nouveaux postes (292) alors qu'il prévoit un déficit d'un demi-milliard au budget, qu'aucune rentrée fiscale solide n'est vraiment garantie, et que l'économie du canton traverse sa plus grande crise depuis la guerre.

    Le Conseil d'Etat n'a pas fait son travail. Il reporte à demain, sous prétexte de retard dû au Covid, l'impérieux audit interne sur la redéfinition de ses missions. Entre nous, nul besoin d'audit, tout le monde connaît fort bien les secteurs hypertrophiés, par exemple dans les états-majors du DIP. Mais aussi ailleurs : trop de postes inutiles, juste là pour entretenir le fonctionnement interne, trop de contrôleurs. C'est là qu'il faut agir, tout le monde le sait, et d'ailleurs tout le monde le dit.

    Ce travail d'analyse, c'est ce printemps et cet été, Covid ou non, qu'il aurait dû être mené. Mais non, on a géré à vue. On a distribué des subventions. On a continué d'alimenter collectifs et associations. On a gouverné comme au temps des vaches grasses. Et là encore, au budget présenté hier, on prend soin d'épargner les deux Départements tenus par des socialistes, histoire de cuisiner cet automne la majorité politique nécessaire à l'acceptation d'un budget. Les partis de droite font la moue, mais on sait très bien qu'ils composeront. Le PDC, bien centriste et bien balourd, plus aveuglément "gouvernemental" que jamais, se dit même satisfait. Il faudrait quand même faire comprendre à certaines personnes, prêtes à tout par ambition, qu'en politique, on grandit par la transgression, pas par la génuflexion devant la suzeraineté népotiste et consensuelle.

    Ce projet de budget n'est pas sérieux. Il ne prend absolument pas en compte la situation économiquement dramatique dans laquelle nous entrons. Il continue d'engraisser l'Etat. Il saupoudre, pour ne vexer personne et obtenir une majorité avant Noël. Il continue d'octroyer des dizaines de millions supplémentaires à des Départements qui doivent impérativement se réformer à l'interne. Il feint le beau temps, en pleine tempête.

     

    Pascal Décaillet

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  • Par les moyens du bord !

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    Sur le vif - Jeudi 17.09.20 - 15.25h

     

    Plus un seul centime de l'Etat de Genève ne doit être désormais dépensé, sans qu'il ne soit justifié par l'intérêt supérieur du Canton. Donc, les tâches régaliennes : sécurité des personnes et des biens, santé publique, en tout premier lieu.

    L'Etat doit aller beaucoup plus loin dans les économies, sa propre restructuration vers une efficience maximale, la baisse des impôts pour une classe moyenne qui étouffe, la chasse aux doublons et aux contrôleurs inutiles dans ses propres services.

    L'endettement, qui est un poison, doit être combattu par tous les moyens.

    Si nos élus n'entendent pas ce message, alors les citoyennes et citoyens de ce Canton, à commencer par ceux qui bossent, prennent des risques, payent des tonnes d'impôts, doivent impérativement, par les moyens du bord, le leur rappeler.

     

    Pascal Décaillet

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  • Déjà, ils se trompaient

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    Sur le vif - Jeudi 17.09.20 - 09.16h

     

    La croisade du Temps contre Donald Trump pulvérise son propre record de violence d'il y a quatre ans. Pas un jour sans que le journal mondialo-lausannois ne passe au napalm, sous toutes les coutures, le Président sortant. La campagne de dénigrement 2016, encore plus violente, encore plus unilatérale.

    On peut être pour ou contre Trump, aucun problème. On peut se considérer comme l'aile lausannoise du Parti démocrate. On peut se tenir pour les enfants héroïques de Bob Woodward et Carl Bernstein, et rêver toute sa vie de renverser un Président. On peut tout cela, oui, le droit à l'expression est libre en Suisse, et c'est fort bien ainsi.

    Mais il y a les faits. En quatre ans, Donald Trump n'a emmené les États-Unis dans aucune guerre. Son prédécesseur, Barack Obama, de la Somalie à l'Afghanistan, de la Libye à l'Irak, avait tapissé le monde de ses bombes, souvent dans l'indifférence générale des médias, qui ont toujours sanctifié sa figure. La bienpensance mondiale ne lui avait-elle pas attribué le Nobel de la Paix au tout début de son mandat, ruinant ainsi pour toujours le crédit de cette institution ? Sur le moment, passablement seul en Suisse romande, nous avions condamné cette scandinave pantalonnade.

    Donald Trump, sur le plan économique et social, a rendu l'espoir à des millions d'Américains. Il a jugulé le chômage, créé un climat de confiance pour l'emploi. Il y a eu le Covid, c'est vrai, mais je ne sache pas qu'il puisse en être tenu pour responsable.

    A partir de là, le peuple américain jugera. J'ignore absolument pour qui il votera, le 3 novembre. Mais une chose est sûre : le bilan de Donald Trump est, à bien des égards, très positif. Comme l'était, en 1974, celui d'un certain Richard Nixon, l'homme dont MM Woodward et Bernstein, justement, ainsi que toute une certaine presse de la Côte-Est, voulaient férocement la peau. Déjà (j'avais seize ans, et suivais passionnément cela), nos bons médias de Suisse romande, bien suivistes et bien balourds, se faisaient les perroquets du Parti démocrate, de groupements d'intérêts bien précis dans la presse de la Côte-Est. Déjà, ils s'érigeaient comme les défenseurs du Bien. Puisque le locataire de la Maison Blanche ne pouvaient incarner que le Mal.

    Déjà, ils se trompaient.

     

    Pascal Décaillet

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  • Les partisans roupillent ?

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 16.09.20

     

    « La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers » : dix mots, qui résument tout. Que vous soyez pour ou contre, l’initiative dite « de limitation » est une votation de la première importance, sur laquelle nous nous prononcerons de dimanche 27 septembre. Elle porte sur la souveraineté du pays. Mais elle porte aussi sur l’avenir des bilatérales, donc de nos relations économiques et commerciales avec l’Europe.

    L’essentiel, c’est bien la souveraineté. La capacité, pour la Suisse, à régler elle-même, en fonction de son système démocratique, le flux de l’immigration. Tenir le robinet ! Elle est une suite, au fond, à une autre initiative, fameuse, celle du 9 février 2014, sur l’immigration de masse. Elle demandait des quotas, des contingents. Elle avait été acceptée par le peuple et les cantons. Le Parlement a tout fait pour la vider de sa substance.

     

    La campagne bat son plein. Le patronat, les milieux économiques, ont mis le paquet. Et déboursé beaucoup d’argent, à en juger par les pubs monumentales sur les trams, les bus, les murs, les journaux, les sites en ligne. A vrai dire, on ne voit, on n’entend que les arguments des opposants. Et les partisans ? Ils roupillent ? Ils n’y croient plus ? Ils ont perdu leur légendaire verve populacière ? Pourquoi diable laissent-ils à ce point le champ libre à leurs adversaires ? Y a-t-il, à l’UDC, quelque chose de cassé, dans la dynamique ? Si oui, pourquoi ?

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Arrêtez de plumer ceux qui bossent !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 16.09.20

     

    Les limites du supportable. Voilà ce qu’à Genève, nous atteignons, et sans doute le seuil est-il déjà dépassé. La classe moyenne étouffe. Les gens qui travaillent, qui ont un salaire ou un revenu, mais qui ne peuvent pas mettre un seul centime de côté, parce qu’on leur prend tout ! Voilà ce que c’est, la classe moyenne. Alors, de grâce, ne venez pas, surtout de gauche, nous dire que c’est un concept flou, très relatif, subjectif. La définition que j’en donne ici est parfaitement claire. Elle correspond exactement à ce qu’éprouvent, dans leur colère interne, de plus en plus de gens à Genève.

     

    Des gens honnêtes. Des gens qui se lèvent le matin. Qui se coltinent la circulation Dal Busco pour aller bosser. Quoi triment, dur. Qui gagnent de l’argent, c’est bien le moins. Juste trop pour ne toucher aucune subvention, faire partie des quelque 36% de la population genevoise que ne paye pas d’impôts. Et largement pas assez pour être au-dessus de ces soucis, ces contingences, qui vous ulcèrent et vous empêchent de dormir. C’est cela, la classe moyenne, quelque part, sur l’échelle, entre les assistés et les nababs. N’ai-je pas été assez clair ?

     

    Et cette classe moyenne, elle en a marre. Parce qu’elle bosse, elle transpire, elle se sacrifie pour le boulot. Et le système fiscal, tel qu’il prévaut à Genève, ponctionne avant tout le fruit d’un travail, qu’on appelle communément salaire si on est employé, ou revenu si on est indépendant. Au final, peu importent les mots : ce qui compte, c’est ce qui vous reste comme pouvoir d’achat, une fois payés le loyer, la nourriture, les impôts, les taxes, les primes d’assurance maladie. Il fut un temps, à l’époque des Trente Glorieuses, les années prospères d’après-guerre, où nos parents, nos grands-parents, pouvaient mettre de l’argent de côté. Aujourd’hui, pour la classe moyenne, c’est fini. Les rentes AVS sont maigres. Et, pour tout couronner, celles du deuxième pilier fondent comme neige au soleil. Il faut arrêter de parler aux gens de « taux de conversion », terme technique qui ne veut strictement rien dire pour le grand public. Il faut leur dire la vérité : retraités, vous vivrez beaucoup plus pauvres que comme actifs. Et ça, c’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Une sourde colère commence à gronder.

     

    Les Genevois qui payent des impôts doivent impérativement en payer moins. Peut-être pas les grandes fortunes, ni les salaires mirobolants, mais en tout cas la masse de la classe moyenne. L’État doit revoir son train de vie, peser chaque centime de dépense, revoir l’équilibre des cotisations à la Caisse de pension des fonctionnaires : les deux tiers employeur, un tiers employé ne sont absolument plus acceptables, alors que dans le privé, c’est quasiment la parité. Et les indépendants financent eux-mêmes, tout seuls, l’intégralité de leurs retraites, AVS et deuxième pilier ! Ces réformes doivent se faire très vite, sans états d’âme. La classe moyenne souffre à Genève. Nous devons respecter sa douleur.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Des citoyens - Rien d'autre !

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    Sur le vif - Mardi 15.09.20 - 13.04h

     

    Dans notre démocratie suisse, il n'y a que des citoyennes et des citoyens. Chacun en vaut un autre. Chacun, lors du vote, porte une voix, certes infinitésimale, mais indivisible.

    La voix d'un professeur de droit constitutionnel, qui pioche le sujet depuis trente ans, a exactement le même poids que la voix d'un parfait ignare de notre système. Et c'est très bien ainsi.

    La voix du plus pauvre, du plus démuni, pèse autant que celle du plus riche.

    Dans un débat, en vue d'une votation, la seule, l'unique qualité dont nous ayons, nous les hommes et les femmes suisses de plus de 18 ans, à nous prévaloir, est celle de citoyenne, ou de citoyen.

    Tout autre qualificatif serait de nature censitaire. Soit par la fortune, comme sous l'odieuse Restauration. Soit par l'appartenance à une cléricature.

    Je plaide pour une démocratie suisse totale, avec un recours au suffrage universel plus fréquent qu'aujourd'hui. Avec des comités d'initiative ciblés, musclés, mobiles, centrés sur l'objectif, et non sur l'appareil interne d'un parti. Avec beaucoup moins d'importance accordée au choix des gens (élections). Et beaucoup plus aux thèmes, brassés dans l'ensemble de la nation, en attendant le dimanche du verdict.

     

    Pascal Décaillet

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  • Non à la démesure. Non au défaitisme !

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    Sur le vif - Mardi 15.09.20 - 06.18h

     

    Un franc sur deux gagné à l'étranger ? C'est exact. Mais c'est beaucoup trop. Ça n'est pas, ça ne doit pas être une fatalité.

    Depuis la guerre, le Commerce extérieur est le chouchou de nos autorités. C'est pour lui qu'on a concocté les Accords de libre-échange. Certains d'entre eux, qui bafouent le respect des gens, des enfants, de l'environnement, sont proprement ahurissants. Regardez-les, de près : où est l'honneur, pour la Suisse ?

    Depuis la guerre, le Commerce extérieur est une vache sacrée. La Confédération est même allée jusqu'à garantir les risques à l'exportation. J'avais couvert cela, à Berne.

    Un franc sur deux est gagné à l'étranger. Mais par qui ? Parmi vous tous, qui me faites l'amitié de me lire, combien gagnent-ils "un franc sur deux à l'étranger" ?

    Pour ma part, de toute ma vie professionnelle, soit comme prof d'allemand soit comme journaliste, j'ai toujours gagné le 100% de mes revenus en Suisse. Je ne pense pas être une exception, du moins dans le cercle, ici, de mes lecteurs. Il est vrai que je ne fréquente pas exagérément les milieux de l'horlogerie de luxe, ni ceux des grandes pharmas bâloises, ni ceux de la machine-outil.

    Quel que soit le résultat du vote, le 27 septembre, la Suisse devra, dans les années et les décennies qui viennent, réorienter son économie vers le marché intérieur. Nous avons tant à faire ensemble, dans ce pays, pour continuer la magnifique aventure suisse !

    Occupons-nous en priorité de nous-mêmes ! Confédérés, tournons-nous les uns vers les autres. Plaçons au cœur de tout notre cohésion sociale. N'abandonnons aucun de nos concitoyens. Passionnons-nous culturellement les uns pour les autres. Étudions l'allemand, l'italien, deux langues superbes, d'une richesse infinie, et pourquoi pas le romanche ! Revalorisons notre agriculture, respectons nos paysans, notre environnement, consommons local.

    La tyrannie des exportateurs, j'en ai plus qu'assez. Je ne doute pas qu'elle soit juteuse pour certains, mais enfin si c'est pour perdre notre âme confédérée, perdre tout contrôle de notre immigration (c'est cela, le deal scélérat de la libre circulation), foncer vers une Suisse à 12 ou 15 millions d'habitants, massés sur un Plateau pollué, engorgé, alors comme citoyen, comme patriote, à ce modèle de démesure et de défaitisme dans l'ordre de la souveraineté, je dis non.

     

    Pascal Décaillet

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  • Déjà, ils ont perdu

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    Sur le vif - Lundi 14.09.20 - 10.09h

     

    La génération multilatérale, celle qui ne jure que par les grands ensembles, continentaux ou mondiaux, celle qui croit encore sérieusement à une quelconque utilité du petit monde international de Genève, tente de faire passer le souverainisme pour un tropisme obscur, singulier, une sorte de dada pour vieux originaux.

    Pour ma part, j'ai toujours été souverainiste. Je le suis pour la Suisse, non en raison d'une mystique, mais juste parce que c'est mon pays. Si j'étais Français, je serais souverainiste français. Si j'étais Italien, je serais souverainiste italien. Comme je suis Suisse, je suis souverainiste suisse. C'est aussi simple que cela.

    Hélas pour notre brave génération cosmopolite, libérale et libertaire, partisane de l'abolition des frontières, de la dissolution des nationalités, de l'ostracisme des âmes patriotes, c'est le mouvement contraire, aujourd'hui en Europe, qui est en train de s'opérer : le souverainisme revient, le multilatéralisme recule. Et ce retour de balancier n'en est qu'à ses débuts.

    Alors, les multilatéraux prennent peur. Ils sentent monter, enfin, la sourde résurgence de tout ce que, depuis Mai 68, ils ont voulu laisser gésir dans les entrailles de la terre. L'âme des peuples. L'aspiration à la cohésion interne des nations. La volonté de préférence nationale. Les repères patriotes. L'intransigeance quant à la souveraineté.

    Ils voient cela, effarés, et n'ont pas les outils de la contre-attaque. Parce que leurs arguments sont au bout de toute capacité de pertinence. Alors, ils étiquettent. Alors, ils diabolisent. Alors, ils traitent les patriotes de xénophobes, de fascistes. Face à un mouvement tellurique, ils réagissent en collant des mots. Déjà, ils ne sont plus sur le terrain de la bataille. Déjà, ils ont gagné le camp des spectateurs. Déjà, ils qualifient. Déjà, ils ont perdu.

     

    Pascal Décaillet

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  • Ceux qui étouffent

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    Sur le vif - Dimanche 13.09.20 - 00.40h

     

    Celui qui ne s'intéresse pas à la baisse vertigineuse du pouvoir d'achat des citoyennes et citoyens suisses de la classe moyenne, parce qu'on les étouffe de toutes parts, passe complètement à côté des grilles de lecture pertinentes pour les dix ans qui viennent.

    Vous pouvez nous parler climat, masques, théories du genre, tout ce que vous voulez. Mais si vous ne traitez pas ce sujet, totalement central, vous êtes hors-champ.

    Et quand la marmite explosera, il sera trop tard. Et notre magnifique Suisse des équilibres, celle de 1848, celle de 1948 (AVS), vous pourrez l'oublier. Parce qu'elle appartiendra au passé.

     

    Pascal Décaillet

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  • Une droite de la terre et de l'esprit

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    Sur le vif - Dimanche 13.09.20 - 10.00h

     

    Le champ des idées, en Suisse romande, a besoin que s'exprime, avec puissance et rayonnement, une droite intellectuelle, culturelle, fondée sur la connaissance et la compétence, attachée aux valeurs de la nation et de nos particularités locales, si importantes pour notre pays.

    Une droite ouverte au monde. Aux langues du monde. Aux religions du monde, toutes. Aux courants spirituels du monde. Une droite qui ait étudié cela, en profondeur, labouré ce champ-là.

    Pour autant, une droite de la nation. De la préférence nationale. Non par un rejet quelconque de l'Autre, mais parce que tout procède d'en-bas, de la terre, du particulier, du local. La vision mondialiste est un leurre. Nous sommes une immense mosaïque de communautés humaines, chacune a son Histoire, son génie propre. Le toile multilatérale, depuis 1945, n'a servi que d'auxiliaire et de paravent aux puissants, à commencer par l'impérialisme américain.

    Nous avons besoin d'une droite culturelle, celle qui aime la langue, la poésie, la musique. Celle qui prend le temps de se plonger dans l'Histoire, dans les textes, pour savoir de quoi elle parle. Celle qui n'a nul besoin d'épicène, ni d'inclusif, ni de toutes ces horreurs où le féminin, avec de stupides tirets, vient se surajouter au masculin, là où un neutre suffit.

    Nous avons besoin d'une droite nationale, intensément attachée à notre démocratie directe, absolument intransigeante sur notre souveraineté. Mais nous avons besoin, tout autant, d'une droite profondément sociale, plaçant au plus haut niveau de ses préoccupations la cohésion interne de notre pays. La course au profit et à l'argent détruit ce lien. Nous devons à tout prix le maintenir. Pas question de laisser cette ambition à la gauche.

    Nous avons besoin d'une droite de la patrie, des racines et de la terre. Laissons à d'autres les rêves célestes du multilatéral. On sait ce qu'ils deviennent, à la première tempête.

    Cette droite-là, parmi d'autres courants, dans le champ magnétique de nos idées. Mais de grâce, autrement plus puissante qu'aujourd'hui, autrement plus vocale, autrement plus stylée, dans le choix des mots et la passion du verbe.

     

    Pascal Décaillet

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  • Inquisition Verte

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    Sur le vif - Samedi 12.09.20 - 10.59h

     

    Les Maires écologistes cuvée 2020, en France, censeurs et moralistes, sont en train de dévoiler le vrai visage d'une idéologie de la totalité. Elle ne revêt les apparences de la douceur que pour mieux corseter, régenter, étiqueter, condamner.

    Une Congrégation pour la doctrine de la foi. Avec ses clercs, ses inquisiteurs, ses dénonciations, ses mises à l'index.

    Nouvelle génération, particulièrement teigneuse. Persuadée que le nouvel ordre du monde commence avec elle. On n'est pas loin du messianisme religieux.

    Le même phénomène nous attend en Suisse, là où il ne s'est pas déjà produit. Il se murmure qu'il ne serait pas totalement absent, depuis deux ans, du Grand Conseil genevois.

    Mais il s'agit sans doute d'un conte. Comme au temps de nos Vertes années.

     

    Pascal Décaillet

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  • Le marbre, pas la mélasse !

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    Sur le vif - Vendredi 11.09.20 - 16.09h

     

    "Co-vivre ensemble" : mais d'où sort ce slogan, plouc et gnangnan à souhait, adossé depuis quelque temps aux documents officiels de nos autorités ?

    D'où sort-il ? De quel "collectif", de quelle "coordination" de gauche (pardonnez le pléonasme) ? De quelle officine associative ? De quelle chapelle ? De quelle liturgie, où l'extase du Bien le disputerait à la sirupeuse fraternité planétaire ?

    Las ! L'horreur phonétique et sémantique de ces quatre syllabes doucereuses doit disparaître au plus vite. Elles peuvent orner, s'ils y tiennent, les messes basses des extatiques en sandales. Elles n'ont rien à faire avec l'Etat, qui implique verticalité, rigueur, crédibilité. Le marbre, pas la mélasse.

     

    Pascal Décaillet

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  • La seule question qui vaille : la souveraineté

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    Sur le vif - Vendredi 11.09.20 - 09.56h

     

    Non seulement, la Suisse doit "gérer de manière autonome" l'immigration des étrangers, mais elle doit "gérer de manière autonome" tous les domaines de décision impliquant son destin national. C'est bien le moins qu'on puisse attendre de toute nation, se réclamant comme telle, sur cette planète. Sinon, ça n'est plus une nation, c'est juste la partie d'un Empire, le dominion d'une puissance supérieure. Voulons-nous cela ?

    La question migratoire est très importante, en Suisse. Mais à mes yeux de citoyen, la question première est celle, simple et fondamentale, de la souveraineté. Ce sujet, pour moi, est premier. Il vient en amont de la gestion de l'immigration. Le 27 septembre, j'irai d'abord voter en fonction de mes convictions sur la souveraineté.

    Voulons-nous être un pays ? Voulons-nous maîtriser souverainement, par notre système démocratique, les grands enjeux de notre avenir ? Parmi eux, il y a, en amont de la question migratoire, celle de la démographie. Voulons-nous une Suisse à onze, douze, quinze millions d'habitants, massés sur le Plateau, irrespirable, avec les infrastructures de l'enfer ? A cela, je réponds non, ce qui m'avait déjà amené à voter pour Ecopop.

    Je veux une Suisse vivable. Respectueuse de son environnement, de ses paysages, de sa faune, de sa flore, des ses lacs, de ses rivières. Une Suisse solidaire à l'interne, comme le furent nos parents, ou grands-parents, lorsqu'ils ont mis en place l'AVS, en 1947/48. Une Suisse où chacun puisse s'épanouir, dans le domaine qui est le sien. Une Suisse respirable, à taille humaine, avec des familles heureuses de vivre, de travailler, de construire le pays.

    La libre circulation, quelle prospérité nous a-t-elle apportée ? Une démographie galopante, une croissance ne profitant qu'à certains, une tétanisation de notre économie sur le commerce extérieur, au détriment de notre agriculture, et du marché intérieur, une inflation des services, pas toujours utiles, des milliers de nos compatriotes jetés dans la précarité, à cause de la concurrence étrangère, générée par la sous-enchère salariale. Ça, c'est la vérité, tout ce que la propagande du NON, alimentée par les millions du patronat, soutenue par la trahison syndicale, vous cache.

    Je soutiens l'initiative, et je crois bien que je serai dans le camp des perdants. Je suis très déçu par la campagne du OUI. Je la trouve molle, anémique, dépourvue de hauteur. Mais j'aurai au moins défendu mon point de vue de citoyen. Il ne vaut pas plus qu'un autre. Et il ne vaut pas moins.

     

    Pascal Décaillet

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  • Madame Peel, le Paradis a besoin de vous !

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    Sur le vif - Jeudi 10.09.20 - 16.01h

     

    La nouvelle vient de tomber, juste à l'heure du thé, en ce moment de la journée où les vertes prairies du Sussex sourient au soleil d'automne. Madame Peel, la Vierge Emma, l'inoubliable comparse de John Steed, nous a quittés, à l'âge de 82 ans.

    Sauf que Madame Peel n'a pas d'âge. Et qu'elle n'est pas morte. Les stars immaculées ne meurent jamais, tout au plus caressent-elles, la nuit, les visions passagères de nos rêves. Nous sommes humains, inaboutis, mortels. Nous sommes pécheurs, noirs de la faute : Madame Peel était au-delà de la distinction, au-delà de la classe, légère comme le vent des Cornouailles, lorsque la falaise fatiguée salue le soir qui vient.

    De toutes les compagnes de Steed, elle fut la divine. Sans elle, John n'aurait été qu'un agent secret perdu dans la campagne de la perfide Albion. Avec elle, il s'est élevé au rang d'icône, transgressant la complexité byzantine des intrigues pour devenir l'Angleterre elle-même, telle qu'enfants nous la rêvions, volatile, proche et lointaine, en apesanteur face au continent, tutoyant déjà le Grand Large.

    Sans vous, sans votre diaphane présence, Chapeau melon n'aurait été qu'un feuilleton comme un autre. Par la magie de votre grâce, vous l'avez transfiguré. Madame Peel, le Paradis a besoin de vous !

     

    Pascal Décaillet

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  • Pierre-Yves Maillard, je ne vous pardonnerai pas

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    Sur le vif - Jeudi 10.09.20 - 10.36h

     

    Pierre-Yves Maillard, vous avez été, en Suisse romande, le meilleur de tous. J'ai suivi votre carrière depuis le début, je vous admire, vous êtes un homme politique remarquable. Vous êtes honnête, engagé à fond dans votre cause, très bon orateur. Il se dégage de vous talent et puissance de conviction.

    Mais désolé, Pierre-Yves Maillard, vous n'avez rien à faire dans le camp du NON. A côté des libéraux, et des dérégulateurs. Votre adversaire réel, c'est l'ultra-libéralisme économique, ce sont les patrons indignes de ce nom qui ont profité des flux migratoires pour engager à vil prix des étrangers, jetant ainsi une concurrence féroce - et souvent fatale - pour les travailleuses et travailleurs suisses. La sous-enchère générée par la libre circulation est une calamité pour notre pays, un fléau. Ces patrons fêlons, Dieu merci, sont minoritaires, mais ils existent, surtout en région frontalière, vous le savez très bien.

    Vous le savez, Pierre-Yves Maillard, mais vous ne le dites pas. Parce que ce serait donner raison à l'UDC. Et, comme vous êtes par essence un tempérament frontal, vous ne cessez de diaboliser l'UDC dans cette campagne. Et vous ne dites pas un mot de vos complices de circonstance, les ultra-libéraux, dont l'idéologie de libre marché et de libre circulation met en danger la cohésion sociale, entre Suisses, dans notre pays.

    Pierre-Yves Maillard, dans cette affaire, il y a eu trahison syndicale. Une partie des syndicalistes suisses, déracinée du patriotisme, vermoulue par un internationalisme cosmopolite, la vieille idée trotskyste de fraternité planétaire des travailleurs, a choisi de sacrifier l'intérêt supérieur de la cohésion sociale suisse, pierre angulaire de notre unité nationale, sur l'autel de l'idéologie mondialiste.

    Et, dans cette votation, qu'hélas vous gagnerez sans doute avec vos complices de la droite affairiste, et leurs investissements financiers inimaginables dans la campagne, c'est ce jeu-là que vous jouez. Il est contraire aux intérêts suprêmes de la cimentation interne de notre pays. Homme de culture, vous connaissez pourtant l'Histoire si fragile de la Suisse, qui ne serait rien sans une attention extrême à nos équilibres internes. Vous le savez, et cela constitue une circonstance aggravante.

    Citoyen de ce pays, je ne vous le pardonnerai pas.

     

    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires
  • Présence

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    Sur le vif - Mercredi 09.09.20 - 15.20h

     

    Raphaël Leroy : un homme de radio. Voix posée, belle tessiture. Diction claire, nette, tranchée, juste le tempo qui s'emballe un peu parfois. Des phrases claires, directes. L'info en tête. Une proximité d'âme avec le coeur de l'actualité. Le souci impérieux de ne rien manquer de l'essentiel : l'accessoire peut attendre, pour une autre vie. Dans le ton, une présence. Ça passe par le rythme, par la densité sonore des syllabes. Face au micro, la révélation d'un tempérament. La chose n'étant pas si fréquente, je la souligne.

     

    Pascal Décaillet

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  • Enseignez l'Histoire, pas la morale !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 09.09.20

     

    Il faut tout changer, dès les premières années d’école. Tout reprendre à zéro. Il faut virer les gentils propagandistes du Bien, et enseigner aux élèves, dès leur plus jeune âge, la réalité du monde, tel qu’il est. Le monde, dans toute sa noirceur. Dans toute sa dimension tragique. Il faut enseigner ce qui est. Et de même, ce qui fut. Il faut enseigner l’Histoire, en constatant ce qui s’est passé, de façon clinique, analytique, sans s’époumoner sur le Bien et le Mal. Il faut raconter aux élèves, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, l’Histoire des guerres, leurs vraies causes (souvent économiques). Il faut leur dire que l’Histoire des hommes et des peuples fut marquée, et au fond l’est toujours, du sceau de la violence et du tragique. Il faut leur raconter ces guerres, puis les Traités, les alliances, comment les nations se sont formées, ont évolué, défendu leurs intérêts, asservi leurs rivaux, fait couler le sang. Tout cela, sans leur asséner des jugements moraux. Mais en prenant acte du réel.

     

    Trop de profs, aujourd’hui, enseignent l’Histoire, ou d’autres branches, en fonction de leurs désirs personnels de cheminer vers un monde meilleur. Alors, ils y introduisent la morale. Il y aurait le Bien, il y aurait le Mal, les guerriers de jadis auraient fait tout faux, il s’agirait d’établir un monde meilleur, délivré de nos pulsions de domination. Mais ces profs-là, parbleu, qu’ils enseignent le catéchisme, pas l’Histoire ! L’ascèse de cette dernière – je parle de l’Histoire politique – exige une parfaite froideur dans l’approche du réel. On lit des textes, ceux des vainqueurs, ceux des vaincus, ceux des bourreaux, ceux des victimes, on les analyse, on en met en perspective la part de propagande. On fait de la linguistique, on décortique le discours, les élèves en sont parfaitement capables, et sont les premiers demandeurs de cette distance critique. Bref, on ne milite pas ! On ne fait pas de la morale ! On cherche à comprendre !

     

    Pourquoi ce virage intellectuel est-il urgent ? Parce qu’on est en train, tout doucement, de formater une génération d’enfants du Bien, tétanisés par l’idée que puissent exister, sur cette planète sacrée, des nations, puissamment rivales, avec des soucis de sécurité, de survie, des armées, des avions de combat. Tout cela, dans leur tête, serait caduc, dépassé. Universalistes, cosmopolites, formatés par leurs maîtres à penser « planète » plutôt que « local », ces agneaux de la Béatitude sous-estiment gravement l’immanente noirceur de la nature humaine, avec ses pulsions de mort et de domination. Une étude analytique de l’Histoire, dégagée de préceptes moraux, attachée à comprendre les chaînes de causes et de conséquences, leur aurait offert une autre vision, moins bienheureuse, mais plus réaliste.

     

    Nous devons reprendre à zéro l’enseignement de l’Histoire. Il passe par une totalité dans la connaissance d’une époque (politique, économique, linguistique, culturelle). Par une élévation constante du niveau des connaissances. Et non par des cours de morale, sur le Bien et le Mal.

     

    Pascal Décaillet

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  • Voix haute, main basse

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    Sur le vif - Lundi 07.09.20 - 10.09h
     
    L'initiative de limitation engrangera les voix de l'UDC, bien sûr. Mais aussi, un nombre non-négligeable de voix du PLR. Des voix du PDC, aile conservatrice (Suisse centrale, orientale). Les voix d'une majorité de Tessinois. Les voix des déçus de la trahison syndicale. Les voix de tous ceux qui n'osent pas dire à voix haute ce que vote leur main basse.
     
    Cela suffira-t-il ? Je n'en sais rien. Mais cela déterminera le poids des souverainistes, en Suisse, pour les années qui viennent.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Sibelius, la Finlande, la grâce et la beauté du monde

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    Sur le vif - Dimanche 06.09.20 - 16.36h

     

    J'aimerais dire ici la beauté de la musique de Sibelius. L'incroyable richesse des sons. Le diversité des mélodies, qui peut faire penser à Mahler ou Bruckner. La mise en valeur individuelle des instruments, et là je songe à Bela Bartók.

    Mais pourquoi le comparer à d'autres, au fond ? Un compositeur doit évidemment se percevoir en lui-même, par la vie intrinsèque de son oeuvre.

    Enfant, j'avais un coffret de mes parents, contenant une vingtaine de 33 tours, prétendant résumer toute la musique, de Monteverdi à l'époque contemporaine. Il y avait un morceau de Sibelius, qui déjà m'avait frappé. Mais aujourd'hui, en vieillissant, je veux tout connaître de ce Finlandais génial, qui me touche au plus profond.

    Mezzo diffusait hier soir la Symphonie no 1, direction Hannu Lintu, avec l'Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise. Tout, dans ce moment de grâce, était saisissant.

    Je n'ai passé qu'une demi-journée de ma vie en Finlande, en juillet 1968, en revenant du Cap-Nord, avec mes parents et ma soeur. Nous traversions la bande entre Norvège et Suède. Nous nous apprêtions à visiter les mines de fer de Kiruna, souvenir inoubliable.

    Je ne connais rien de ce pays, dans lequel je veux retourner, et pour une certaine durée, cette fois. Mais une chose est sûre : pour moi, la Hongrie c'est Bartók ; pour moi, la Finlande, c'est Sibelius.

     

    Pascal Décaillet

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