Madame Bugnon, ne partez pas!

Imprimer

Madame Bugnon, ne partez pas. De grâce, ne faites pas ce cadeau aux quelques cafards de soupirail qui profitent de l’anonymat des blogs (que j’ai vertement dénoncé dans un commentaire du Matin dimanche, le 26 novembre 2006) pour suinter l’injure et l’invective.

 

Sans être ni Vert, ni exagérément féministe, je respecte infiniment ce que vous êtes. Votre voix, votre sensibilité, votre intelligence doivent demeurer sur la toile des blogs.

 

Pour ma part, j’ai posé trois conditions à la publication des commentaires sur mon blog :

 

1) Aucune insulte. Je refuse même la familiarité, le tutoiement, sauf de la part de ceux qui je tutoie dans la vie.

 

2) On peut tout dire, mais en le signant. Il y a deux ou trois mandrins d’arrière-bosquet qui fleurent à plein nez la pestilence d’un pseudonyme, ou d’une anagramme que, passionné de lettres, je décèle assez vite.

 

3) Le commentaire doit porter sur le sujet traité dans mon billet.

 

A partir de là, ces trois conditions respectées, liberté totale. Que volent, fusent et s’entrechoquent les idées !

 

Madame Bugnon, je vous demande de rester. Si les gens de qualité laissent ce bel espace de libre expression aux professionnels de l’opprobre et de l’insulte, c’est l’univers éditorial dans son entier qui s’en trouvera appauvri.

 


 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 10 commentaires

Commentaires

  • Votre notice de ce jour reflète que, pour vous, la liberté est sous conditions... Si je peux vous suivre s'agissant des insultes, la signature de son vrai nom ou d'un nom de plume, qu'il soit une anagramme ou pas, relève de la liberté individuelle de l'auteur. Vous êtes un journaliste, donc vous incarnez un rôle public - à l'instar des femmes et hommes en politique. En vous attribuant un rôle de censure, je le crois sincèrement, vous outrepassez votre propre importance. Salutations.

  • On ne peut guère parler de liberté d'expression sur votre blog, c'est la liberté sous haute surveillance, c'est le salon où l'on pourrait causer entre gens qui se connaisent,qui se disent tu dans la vraie vie ? Bon dieu, mais je fais une exception pour vous dire cela, mais causer sur votre blog avec ou sans pseudo ce ne pourrait qu'être du masochisme

    mm .qui n'est décidemment pas une personne de la qualité voulue par Votre Majesté...) Je te trouves impayable mon petit Pascal !

  • Cher Monsieur Décaillet, c'est toujours un plaisir de vous lire. Je partage largement votre politique en matière de commentaires (atténuée peut-être par le fait qu'un pseudonyme ne me gêne pas, pour autant qu'il soit lié à une adresse électronique authentique). Mais pourrais-je vous suggérer d'aller jusqu'au bout de l'utilisation d'un blog, et de faire des liens lorsque cela est utile? Car je déduis de votre texte pour le moins allusif que Mme (Fabienne) Bugnon a un blog, et qu'elle vient de publier une note annonçant son retrait, écoeurée de commentaires reçus, mais je n'ai pas la possibilité de remonter à la source.


  • Qu'importe l'anonymat ou le pseudo, ce sont les idées exprimées qui comptent.

    Il semblerait que Mme Bugnon n'aime pas le débat. Si il convient d’éradiquer la grossièreté et les insultes gratuites, par contre censurer les arguments contradictoires sens bon le totalitarisme. Dans ces conditions son blog est parfaitement inutile. Pour étaler ses opinons a sens unique, elle a déjà la gazette de son parti.

    Je trouve d'ailleurs toutes ces considération sur le bonne usage du blog assez en ligne avec l'idée que je me fait des verts: Sous couvert de bonne intentions ils tentent d'imposer leur modèle de société liberticide.

    AS

  • J'ai effectivement essayé de commenter sans succès les billets de Mme Bugnon. Il ne s'agissait donc certainement pas d'un "bel espace de libre expression".

  • Fabienne Bugnon ferme son blog. Elle réalise qu'en tant que femme politique, ce media l'expose à la vindicte, à l'insulte et aux coups bas. Welcome to the real word...

    Elle devrait avoir le courage de rester debout et de se battre pour ce qui est important pour elle. La fermeture d'un blog, c'est un peu de liberté qui disparaît.

    Que l'on m'entende bien: je ne partage quasiment aucune des idées de Fabienne Bugnon. C'est au nom de la liberté de dire, de s'exprimer et de se battre pour ce à quoi l'on croit que je me place aujourd'hui à ses côtés.

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bonjour Ernest Rob,

    j'espère que vous allez bien ? Je ne vois plus vos billets dans la liste "notre sélection"... Beuh ?

    Madame Bugnon est une feuille de menthe verte fraîche et pétillante que je regretterai.

    Insulter une femme n'est pas une démarche acceptable... user de l'anonymat est un droit... un abuser est une atteinte à autrui.

    Je respecte son choix et le regrette. C'est une femme douée d'intelligence et très pragmatique dans son approche de l'écologie.

    C'est dommage qu'elle quitte cet espace de débat... à cause de quelques anonymes indéliquats.

    Je rejoins Ernest Rob, revenez chère Madame, ne vous laissez pas guider par votre sentiment légitime de dégoût car vous donnerez un signal clair aux anonymes qui vous ont insultée : ils et elles auront gagné.

    La démocratie, elle, y perd...

    Au plaisir de vous relire Ernest Rob,

    Bien à toutes et à tous,

    Stéphane



  • Cher Monsieur Decaillet,
    Une fois n'est (presque) pas coutume, je partage votre regret de voir Fabienne Bugnon clore son blog. Bien que je partage peu de ses opinions politiques, j'ai beaucoup de respect pour cette femme qui assume ses convictions avec force et élégance (ce n'est pas incompatible, elle en est la preuve), dans le respect de ses interlocuteurs (elle!), avec panache et courage... ce qui n'est pas si courant chez les politiciens-ennes, vous en conviendrez sans doute!
    Une petite remarque cependant, qui exhale je le concède le parfum du regret. Si vous appréciez tant Mme Bugnon, pourquoi ne pas l'avoir invitée plus souvent sur votre plateau de par le passé? Les Verts genevois ne se résument pas à MM. Hodgers et Leuenberger... même si certains de vos confrères ne l'ont pas encore réalisé!
    Mais il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Encore un petit effort et vous pourrez faire mentir Oscar Wilde, selon lequel "La fatalité veut que l'on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard"!

  • Une remarque sur l'utilisation d'un pseudonyme. Sur le principe, on pourrait argumenter qu'un individu cohérent doit pouvoir assumer ses écrits sous son nom, quels qu'ils soient, de même que ses revirements ou ses contradictions.

    Dans la réalité, un commentaire lâché un peu vite sur un blog peut vous poursuivre longtemps sans qu'il soit possible de l'effacer (système de référencement Google par exemple). Il peut être cité hors de son contexte, mal interprété et finalement causer du tort sans qu'il soit possible d'en corriger le sens auprès du lecteur. Cela justifie l'usage du pseudonyme, mais aussi la non-publication des messages insultants qui en abusent.

    Reste l'abus de cette non-publication qui est une véritable censure, qu'il faut dénoncer à son tour par d'autres canaux (tel un blog qui ne publie pas les messages défavorables et non-injurieux). La bassesse doit se détruire elle-même et ne doit pas avoir le dernier mot.

  • Merci Monsieur Decaillet pour vos aimables propos, vraisemblablement peu partagés par les bloggeurs et les bloggeuses qui participent à ce débat...
    De mon côté, ma décision est prise, je ferme le blog. Malgré ce que dit l'un des commentaires, je l'ai fait graduellement, d'abord j'ai accepté tous les commentaires, puis filtré non pas à cause des idées différentes des miennes (c'est quand même le but du débat!), mais comme je l'ai dit des insultes, des invectives ou des critiques personnelles qui n'avaient rien à voir avec le débat.
    Cela reste une expérience intéressante et je souhaite une bonne continuation à celles et ceux qui y trouvent intérêt et pourquoi pas plaisir !
    Bien à vous.
    Fabienne Bugnon

Les commentaires sont fermés.