Sainte Eveline et les archanges

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Édito Lausanne FM – Vendredi 11.04.08 – 07.50h



Existe-t-il un homme, une femme, sur les ondes publiques de Suisse romande, pour refuser de s’associer à l’incroyable élan de martyrologie qui enveloppe et encense Eveline Widmer-Schlumpf ? Je viens d’entendre, il y a moins d’une heure, de longues minutes d’hagiographie, sans une seule seconde de place laissée à l’UDC.

C’était : « Sainte Eveline, ne cédez pas, Sainte Eveline martyre, nous vous aimons, Saint Eveline, avec les archanges, vous survivrez ». Le tout, couronné par un commentaire de miel et d’Apocalypse, laissant entendre que la démocratie était en danger. J’ai même scruté le ciel, encore bien gris pour un beau jour d’avril, pour guetter, comme naguère Michel Debré, l’arrivée des premiers paras de Blocher, en treillis.

La vraie fureur, d’où vient-elle ? D’un parti qui, à tort ou à raison, a subodoré chez la Grisonne, dans les jours ou les semaines précédant le 12 décembre, une forme d’intelligence avec l’ennemi ? Et qui, à tort ou à raison, ne parvient pas à comprendre que celui qui les a amenés à leur plus grande victoire électorale, soit renvoyé chez lui au profit d’un personnage n’ayant joué aucun rôle dans la dynamique de cette victoire ?

Ou bien vient-elle, la vraie fureur, de cette croisade de bien pensants, les mêmes qui, à chaque fois, agitant la morale comme effluves d’encens, montent sur Berne pour sauver la démocratie. La sauver de qui ? De ceux qui sont arrivés premiers, et avec quelle avance, eux élections ! De ceux qui, à l’issue d’une campagne électorale où chacun a eu sa chance, ont obtenu le meilleur résultat !

Il y a là, dans toute cette ovine et grégaire démarche, quelque chose de singulier. On se mobilise pour une femme qu’on ne connaît pas. On la sanctifie au centième jour. On nie à un parti le droit de régler ses problèmes internes. On se montre tout de hargne et de fiel pour toute personne pensant autrement. Bref, on applique, en pire, les méthodes de ceux que l’on condamne. Cette démocratie de la rue, des pages dans les journaux et de la rédemption pétitionnaire se heurtera, le jour venu, à la vraie démocratie, celle d’un peuple qui s’exprime par les urnes : ce sera en octobre 2011. Autant dire demain.


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Commentaires

  • Restons sereins. A l'heure des élections de 2011, il suffira de rappeler avec force la félonie des "amis" de l'UDC; de rejeter toute alliance avec les radicaux et de présenter massivement des candidats UDC dans toutes les municipalités. Rira bien qui rira le dernier.

  • L'UDC qui, d'après vous, "ne parvient pas à comprendre"... Quelle naiveté! L'UDC comprend au contraire très bien sa situation et tente pas tous les moyens de l'exploiter politiquement. Le spectacle que ce parti donne à voir est digne de la nuit des longs couteaux.

    Insultes, propos infâmants, règlement de comptes... L'UDC se saborde doucement, mais sûrement. Et beaucoup s'en réjouiront, contrairement à vous, car nombreux pensent que les gains électoraux d'un parti ni démocratique, ni du centre (notez que je ne parle pas de "victoire") sont particulièrement dérangeants.

  • Après le Coran, les anges, les archanges et les martyrs ! Ne manque plus que la pratique du zen. C'est radio Bagdad, radio Vatican et Radio Cité pour le même prix. 2011 n'est pas loin, mais ça laisse juste le temps de dire tout le bien qu'il faut penser du parti du centralisme démocratique et de l'exclusion.

  • Je viens de recevoir une réponse officielle de la TSR:
    """Bonjour Monsieur,

    Et merci pour votre intérêt pour nos programmes. Ce documentaire de SF, intitulé en français "La chute de Christoph Blocher", passera dans notre émission "le doc" lundi 5 mai à 21h35 sur TSR2.

    Avec mes meilleurs messages,

    Christophe Minder
    Chargé de communication Actu / Magazines d'information / Sports"""

    Tout en sachant que Mme. Schlumpf, passera d'abord, le 22 avril, sur "Infrarouge"...quel timing désastreux.

  • Ou bien vient-elle, la vraie fureur, de Pascal Décaillet? ;-)

  • Une nouvelle fois, Monsieur Décaillet, vous analysez les événements avec beaucoup de pertinence...Pourquoi les gens s'evertuent-ils à dénoncer une probable expulsion de Madame Widmer-Schlumpf de l'Udc en prétendant que c'est autoritaire? Ce parti a le droit de mettre dehors ces adhérents s'il estime que ceux-ci font des choses qui ne sont pas en adéquation à leurs engagements, leurs valeurs...Ce qui est drôle est de voir comment les gens portent au pinacle Madame Widmer-Schlumpf alors la majorité d'entre eux ne sauraient ou ne pourraient dire ce qu'elle a fait concrètement depuis un peu plus de 4 mois...

  • Ô Saint Pascal, autant de vision dans vos propos me scotche sur mon siège. Rendez -vous pris pour "demain" et croyez-moi, le peuple mouton (env. 70%, tous des mauvais suisses) aura l'oeil sur les vainqueurs des dernières élections (env. 30%, tous de très bons suisses) lamentablement dépouillés de leur trophée en ce 12 décembre de l'An de grâce 2007. Entre nous, je vous ai connu bien plus objectif à l'époque où vous étiez un excellent journaliste...

    Cordialement,
    oli-ju

  • Merci infiniment Pascal Décaillet d'être la voix de la raison dans ce carnaval ridicule que nous propose la gauche et tous les bien-pensants.
    C'est le sommet du n'importe quoi, l'apogée de l'absurde. Des associations féministes qui se réunissent pour contester une décision interne d'un parti politique?!? Faut-il rire ou pleurer!

    J'espère que tous les Suisses qui, comme moi qui ai ouvert les yeux le 12 décembre 2007, vont impitoyablement sanctionner ces bobos arrogants qui violent la démocratie, ne respectent rien ni personne et s'appuient sur les journalistes (totalement biaisés, à part notre Décaillet national!) pour nous faire avaler la pillule.

    Je suis sûr que beaucoup de Suisses ont l'impression immonde d'avoir été pris pour des cons pendant longtemps. Aujourd'hui, l'hypocrisie est dévoilée et je vais désormais voter autant pour l'UDC que contre les dictateurs du 12 décembre.

  • La preuve de l'irréel de la situation:

    à chaque fois que j'essaie d'expliquer les dernières élections suisses et l'affaire du 12 décembre, mes interlocuteurs étrangers craignent d'avoir raté le coche et demandent si ce n'est pas LE VAINCU des élections qui a été viré.

    Nan, nan, c'est le vainqueur. Par les vaincus. Et les vaincus innondent nos journaux, nos radios et nos TVs de la même propagande depuis cinq mois.

    Pis: les vaincus on mis au pouvoir une illustre inconnue, trouvée au fin fond de la poubelle de son parti, qui ne représente même pas ses intérêts. Et la défend becs et ongles avec toutes les institutions féministes, altermondialistes, laîtières, syndicales, les petits chanteurs à la croix de bois et peut-être même bientôt les Iraniens et pourquoi pas le Hamas tant que l'on y est.

    En Afrique, on appelle ça un coup d'Etat.

  • Il me semble me souvenir des protestations horrifiées des fans de CB quand ses adversaires le critiquaient, lui et son action. C'était, disaient-ils, déchainement de haine et compagnie. Quand je lis certains des propos ci-dessus je vois qu'eux aussi ne manquent pas de vocabulaire pour qualifier celle qui fut préfèrée à leut champion.

    Pour ce qui me concerne, la dame en question m'indiffère et n'est pas de mon"bord", mais je suis avec amusement les "querelles intestines" de ce parti qui, au prétexte qu'il a recueilli 30% des voix, joue maintenant à la victime d'un complot des 70% qui n'ont pas le même goût pour la couleur brunâtre, et qui menace de nous le faire payer. Guignols' band, comme disait LFC.

  • Si je peux me permettre @Ilôt: si vos interlocuteurs comprennent mal, c'est peut-être que vous n'expliquez pas bien. Y avez-vous songé?

  • M. Décaillet, vous êtes à côté de la plaque! Déjà j'avais relevé au moins une ânerie lors de votre dernier billet sur le sujet. Mais là, je trouve que vous vous enlisez, surtout dans la conclusion de votre nouveau billet. Enfin vous rejoingnez tout de même vos propos du dernier billet par un "Cette démocratie de la rue..." c'est bien l'udc qui nous a fait croire qu'on élisait M. Blocher lors des dernière élection de septembre 2007, alors qu'il n'était pas candidat.
    Et lorsque vous dites que cette "femme qu'on ne connait pas", ne laissez tout de même pas croire à nos amis suisse alémaniques que nous, les welches, nous avons des oeillères. C'est vous, M. Décaillet qui ne voyez pas la réalité : l'UDC fait fausse route.
    Rendez-vous en 2011... mais encore beaucoup d'encre aura coulé sous les ponts.

  • Ce que la gauche fait avec Widmer-Schlumpf est ridicule. On voit bien la tentative antidémocratique d'attaquer l'UDC dans le dos plutôt que dans les urnes.

    Depuis quand voit-on des éléments tiers dicter la conduite à un parti ?

    Quant aux journalistes et militants qui croient que cela va porter atteinte à l'image de l'UDC, quelles foutaises !

    L'UDC triomphe parce que les gens s'intéressent de moins en moins à ce que les médias et la gauche disent. On dépassera les 33% en 2011.

  • M'étant déjà exprimée sur ce sujet dans deux blogs, je tiens ici à féliciter Parcal Décaillet pour le meilleur article qu'on puisse lire dans cette cacophonie ambiante. Une foule en délire n'a rien à voir avec une quelconque légitimité.

    Faut-il rappeler les considérants de cette affaire? Le pire, c'est qu'elle n'est même pas obligée de démissionner son poste, obtenu par son appartenance au parti. La sanction possible - une exclusion du parti - reste bien légère en rapport à ce qui lui est reproché légitimement.

    Cordialement!

  • azrael, jolie pique, bien répondu (bon, j'ai tendu la perche)

    Non, non, j'ai bien tout expliqué (c'est très simple: élections, résultats, et Conseil Fédéral) mais il a fallu réexpliquer à nouveau tant c'était illogique (l'élection, donc, on ne va pas m'y reprendre :-) ).

    Ils en ont tous conclu (mais sont-ils à ce point bêtes alors que la TSR nous raconte que c'est juste, normal, bon pour la démocratie et les marguerites) que la volonté populaire avait été bafouée et les Suisses ridiculisés par leurs élites.

  • Quand Bernard Kouchener s'est rallié à Nicolas Sarkozy, lorsqu'il est devenu ministre, le PS n'a pas hésité une seconde : exclusion, tel fut le verdict. Il n'y a pas eu tous les papys soixante-huitards de la République pour manifester contre la prétendue iniquité, pas de soutien des hommes au motif fallacieux de la dictature des femmes, pas une manif de la part de Médecins du Monde ! Pas de listes de soutien, pas de hurlée à la mort de la démocratie ! Le PS a pensé (à tort ou a raison, mais c'est son affaire) que M. Kouchener avait trahi. Il l'a exclu !

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bonjour M. Décaillet,

    j'avoue que je rejoins que votre billet, très intelligent, parce que je ne comprends pas le soutien à cette dame.

    D'abord on fustige l'UDC qui décide de soumettre à leur parti l'exclusion d'une des leurs... c'est démocratique au possible comme démarche, l'UDC et son actuel président n'a pas pris de décision unilatérale...? me semble t'il.

    Ensuite tout le monde fustige l'UDC, alors quand une pauvre Suisse démocrate est attaquée, on la soutient face à son parti pour éventuellement qu'elle reste à l'UDC ?

    J'avoue ne pas comprendre cet élan... si les féministes défendaient la compétence prouvée d'une conseillère face à des attaques machistes, encore, encore, mais en trois mois "d'essai" qu'a t'elle pu prouver en matière de compétence à la tête d'un département qui, rappelons le, est celui qui chapeaute l'ensemble de nos services de sécurité ?

    Bref, j'assimile ce soutien à une tempête dans un verre d'eau...

    C'est vraiment un problème interne à l'UDC...

    Bien à vous et merci pour ce billet emprunt d'une rare intelligence,

    Stéphane

  • Facile de ne voir dans cette histoire qu'un problème interne d'exclusion disciplinaire du parti.
    Il faudrait peut-être voir la question dans son ensemble, non?

    Petit rappel: l'UDC (entendez la junte zurichoise qui dicte la ligne du parti suisse) ne se contente pas de vouloir exclure EWS, ce qui en effet serait plus ou moins légitime et resterait une affaire interne.
    Mais avec son ultimatum, la tête de l'UDC suisse exige aussi, et surtout, la démission d'une ministre de la Confédération, régulièrement élue par une Assemblée régulièrement élue. Ce ne serait pas déjà un peu moins interne et un peu moins démocratique?

    La tête de l'UDC exige aussi, conformément au règlement du parti, qu'EWS soit exclue de et par sa section cantonale. Faute de quoi, c'est la section grisonne tout entière qui sera exclue. Autrement dit, punition collective...
    Maintenant, imaginons qu'EWS soit zurichoise. La tête de l'UDC menacerait-elle aussi d'exclure la section zurichoise? Evidemment non.
    Il y a donc en marge de l'affaire une attitude vengeresse envers une section UDC non conforme à la ligne dure.

    C'est interne, d'accord. Mais si on ne tient plus compte des sections grisonne et bernoise, ni des députés UDC modérés, de tradition agrarienne ou non, alors qu'on arrête, et M. Décaillet le premier, de nous bassiner à l'externe avec les 30% de voix de cet automne. Dans ces 30% de voix, il y avait aussi celle des Grisons, des Bernois et de tous ceux qui ont voté, localement faut-il le rappeler, pour un candidat modéré. Comme moi.

  • Mme Widmer fille de... a comploté avec les diables du PDC,PS et Verts
    puis elle a menti. Que vous faut-il de plus ?
    Rien de plus normal qu'elle soit "excommuniée" par son parti.
    On a pas vécu un pareil soutient de la part des femmes lors de l'éviction de Mme Kopp et le lâchage de Mme Metzler par son propre parti le PDC (tiens encore...) et son président de l'époque, le sinistre Mr Cina, aujourd'hui "recasé" en Valais... dans l'attente de mieux ?
    Merci Mr Décaillet pour votre pertinent papier.

  • La Suisse, curieusement, connait un système exactement opposé aux démocraties occidentales: Chez nous le Parlement élit le gouvernement (sans instruction, précise la Constitution), mais le peuple a le pouvoir sur toutes les questions importantes (par initiative et référendum). Les autres pays connaissent exactement le contraire: le peuple élit les gouvernants, mais ensuite le Parlement a tous les pouvoirs sur la machine législative, sans autre contrôle que les élections.

    C'est pour cela que, en Suisse, ce ne sont pas les chefs de partis qui vont au Conseil fédéal (sinon on aurait Blocher, Levrat, Ueli Leuenberger, Pelli, Darbellay, Baader et Rita Fuhrer, par exemple, voyez la belle équipe). Voilà pourquoi un Blocher n'a rien à faire au Conseil fédéral: on ne peut pas jouer contre son équipe (le Conseil fédéral) en étant le chef de l'équipe adverse (n'importe quel parti). Sinon il aurait fallu y mettre Bodenmann ou d'autres. Voilà aussi pourquoi il est bon que les membres des exécutifs prennent quelque distance avec leur parti (voyez Schmid, Calmy, Couchepin, etc.)

    Alors, de grâce, cessez de jouer les vierges effarouchées par le départ de Blocher, avec cette demi-compréhension institutionnelle qui vous sied bien mal, et qui dit qu'on devrait tout à coup mettre les chefs de partis au Conseil fédéral. Je serai d'accord le jour où il y aura une majorité, une opposition et le jour où on aura supprimé initiative et référendum. Pas demain la veille.

    Reste que je suis surpris de vous voir jouer les révolutionnaires.

  • Les médias tsr et rsr ( romands ) tirent toujours plus fort à boulets rouges contre la droite et en plus ,avec notre pognon. L'équilibre n'existe plus depuis longtemps .Si cela continue, La prochaine facture de Billag sera acompagnée d'une carte d'adhésion pour le parti socialiste .... Pour terminer , Merci à Pascal Décaillet c'est un régal de le lire.

  • @Daniel,

    J'écoute le grand 8 tous les matins sur la RSR: on y entend que des politiciens de droite, des "chroniqueurs" de droite (Frey, Poncet, Jean Romain, Pierre Keller, celui de l'IMD et quelques autres) entrainés par un journaliste de droite à parler tout le temps de thèmes de droite (pression fiscale tueuse, secret bancaire sacré, blocher ce héros)... Que vous faut-il de plus?

  • Bonjour Bernadette,
    Ecoutez donc un peu la Soupe, ou Forum, ou Infra Rouge :-)

  • @vincent

    Mais c'est pareil, et c'est navrant ! "La télé est de gauche", c'était peut-être vrai dans les années 70, mais on en est bien revenus.

    D'accord peut-être avec La Soupe, dont les meilleurs humoristes tapent volontiers sur la droite et sur Calmy-Rey. Mais Forums et Infrarouge, y a qu'à voir qui est invité tout le temps, quels sont les thèmes traités... Ce sont des émissions qui déroulent le tapis à la droite en continu.

  • Conclusion, n'écoutez pas la RSR et ne regardez que le sport sur la TSR !

  • L'UDC commence à payer la violence de son discours et de ses procédés. A Glaris, dimanche, le candidat UDC pourtant arrivé devant au premier tour a été battu par un radical.

    Le peuple glaronais a parlé, qu'on se le dise. Stop aux méthodes de l'UDC!

  • Il existe par ailleurs des divergences politiques de fond entre Madame Widmer-Schlumpf et l’UDC.
    Au mois d’août 2007, l’UDC s’est engagée dans son “contrat avec le peuple” sur trois principes.

    Premièrement, l’UDC est contre l’adhésion de la Suisse à l’UE et, de ce fait, contre un nouveau rapprochement politique avec l’UE. En opposition avec ce choix, Madame Widmer-Schlumpf a soutenu l’adhésion de la Suisse à l’accord de Schengen et, précédemment, à l’EEE.

    Deuxièmement, l’UDC exige l’expulsion des étrangers criminels alors que Madame Widmer-Schlumpf combattait l’initiative UDC pour le renvoi des étrangers criminels déjà avant son entrée au Conseil fédéral.

    Troisièmement, l’UDC s’est engagée à baisser les impôts pour tous. Or, Madame Widmer-Schlumpf a toujours défendu des augmentations de la TVA. Il est de ce fait évident que Madame Widmer-Schlumpf ne peut prétendre faire la politique de l’UDC.

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