Christian Brunier nous aime. Nous non plus.

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Rester, partir ?

 

Pour Christian Brunier, le mandat politique, c’est « Je t’aime, moi non plus » : ça va, ça vient. Un aller, un retour, un départ, et déjà la promesse d’un renouveau. Le désir qui commence à poindre, et déjà la fatigue. Je te quitte parce que je t’aime, je te quitte parce que je m’ennuie, je t’aime de m’ennuyer, je m’ennuie de t’aimer. Sans doute une histoire d’élection précoce, ou de désir monté trop vite : un mandat trop long, c’est comme une débandade, alors on meurt ou bien on part. En l’espèce, on part. Non sans de longs roulements de tambours et trompettes, des adieux qui n’en finissent plus, et, en primeur, la promesse de retrouvailles. Pourquoi pas à l’exécutif ? Dans cinq ans, lorsque le temps aura passé et que l’ardeur, à l’image du phénix, aura trouvé sa renaissance.

 

A un détail près, qui pourrait d’ailleurs abréger l’insoutenable stage dans le désert du stylite Brunier : pourquoi diable cinq ans ? La succession évoquée est celle de Charles Beer. N’y a-t-il pas, déjà, des élections cet automne ?

 

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 8 commentaires

Commentaires

  • Bonjour !
    Comment-comment-comment !?
    Charles Beer Ier risquerait-il de ne pas être réélu ?
    Mais comment se ferait-ce...!?

    Pour Christian Brunier, pensez-vous que le Stade de Genève serait assez grand pour accueillir son One Man Show ?

    :o)

  • La politique genevoise a toujours manqué de comiques! Mais Christian Brunier, à l'instar de son collègue Dieudonné, est-il vraiment un bon comique? Qui fait-il encore rire?

  • L'expression "année sabbatique" doit-elle être envisagée sous l'angle de la durée ou celui de "carpe diem" ?

    Vaste question.

  • "une histoire d’élection précoce, ou de désir monté trop vite : un mandat trop long, c’est comme une débandade" : excellente analyse, Pascal! Pschtt, pschtt, CB ...

    Claude Berry, réalisateur de "La Débandade", disparu nous laissera une trace mais Christian Brunier l'égocentrique narcissique : ppfffffffffffff !

  • certains laissent des souvenirs, d'autres les parfums de leur intelligence et d'autres enfin rien, le néant.

    Je crois que ce Monsieur, qui n'a même pas le courage d'avouer que son départ est un vieux classique dans tous les partis pour les députés en fin de course (12 ans)est en fait malade de quitter ce formidable tremplin médiatique.

    La manip consiste à renoncer, toujours pour d'excellents motifs, dans la dernière année afin que le "vient ensuite" qui sera certainement candidat au prochain tour de piste puisse afficher "député" sous la belle photo de l'affiche ou du tout ménage dont nous serons tous inondés.

    Pour ce qui est d'une campagne pouvant le conduire à Baudet, il faut d'abord qu'il se fasse oublier des bonus SIG et toutti quanti avant un come back. La partie de chaise musicale au PS sera déjà assez folle entre les intellectuelles et le manuel sans aller y ajouter le plombier de service.

    M. Brunier n'aime que lui et sa fleur préférée est le narcisse, on devrait se cotiser pour lui en envoyer une brassée.

  • Ah, que cela est bon de voir enfin des citoyens et le bon journaliste de ce blog réagir, prendre la plume ou leurs PC pour remettre en place et faire prendre conscience au vaniteux député dépourvu du moindre charisme que finalement, son attitude en permanence arrogante envers les autres n'est jamais payante sur le plan politique. En dernière analyse, comme je l'ai déjà dit, lorsque un homme comme lui quitte le Parlement, c'est comme si un ami y entrait!

  • Décidément vous écrivez vraiment bien (non, non je n'ironise pas).
    Vous slalomez avec aisance entre les portes de cette maxime du "divin" Giulio Andreotti : " Quand on ne peut pas dire du bien de quelqu'un, on ne dit rien."
    Qui sait si C.Brunier ne succédera pas à not'bon prince Manuel 1er qui lui pourrait bien mettre tous le monde d'accord à l'interne du PS pour le CE si l'âpre lutte qui se dessine entre ces dames tournait à l'aigre doux.
    "Rallions-nous à son albe plumet !"
    p.l.

  • On en a rien à foutre des NANAS !


    Messieurs les socialistes,

    Que les choses soient très claires : le Parti
    socialiste doit oublier la connerie de la pa-
    rité. Ce n'est pas le sexe et le cul qui doi-
    vent déterminer le ticket socialiste au gou-
    vernement mais bien les compétences et
    l'éligibilité. Au reste, Madame Salerno don-
    ne actuellement une très mauvaise image
    du Parti socialiste : elle est pleine de fric,
    elle ne fout rien et elle vire tout le monde,
    avec des conséquences sociales et des
    coûts importants pour l'assurance chôma-
    ge. 200'000.- an pour dire je fais des bébés
    et je travaille à la maison, c'est dégueulasse.
    En plus son mec est particulièrement arro-
    gant. Je suis du sexe mâle et j'en ai rien à
    foutres des nanas.

    Je le dis sans aucune hésitation : c'est un
    ticket BEER TORNARE qu'il faut envoyer au
    gouvernement. BEER parce qu'il est en pla-
    ce. TORNARE parce qu'il est extrêmement
    compétent et qu'il a une très grande expé-
    rience en politique et qu'il est apprécié de
    tous les partis politiques.

    Merci !

    :-)

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