Les mignonnes incisives du député Deneys

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Député socialiste, Roger Deneys nourrirait-il pour ma personne une passion cachée ? L’une de ces inversions du désir qui amènent certains êtres, tout à leur pékinoise exaltation, à mordiller les mollets de certains passants, toujours les mêmes, avec une récurrente frénésie. Bien disposé ce matin, et généralement d’excellente humeur d’ailleurs, je veux y voir comme un sautillement de vie, auquel je rends hommage.

Sauf que là, j’ai vraiment de la peine à suivre celui qui me fait si souvent l’honneur de ses mignonnes incisives. Que me reproche-t-il ? De trop insister pour faire venir sur mon plateau des… socialistes ! D’avoir tout entrepris, vendredi, pour arracher une émission spéciale intégralement consacrée à… son propre parti ! Ce qui fut d’ailleurs obtenu, à la satisfaction générale de tous les participants, très heureux finalement de mon insistance. 25 minutes d’émission avec seulement des socialistes : mon aimable mordilleur devrait s’en féliciter, non ?

Que l’émission suivante, celle d’hier, fût intégralement consacrée à une conseillère fédérale… socialiste, puis vingt minutes de celle de ce matin à recevoir les trois candidates… socialistes au Conseil d’Etat, rien de cela ne semble calmer notre candidat au tressautement permanent. Sans doute ce dernier souhaiterait-il un univers médiatique intégralement consacré aux socialistes. Pourquoi pas ? Moi aussi, ces temps, pour mille raison, j’ai envie de voir la vie en rose.

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 14 commentaires

Commentaires

  • Bravo, cher Pascal; j'adore votre humour. Et encore bravo. MRH

  • Monsieur Décaillet,

    Absolument neutre dans cette affaire - je ne suis ni Genevois, ni socialiste (Dieu m'en garde!)- il me semble que vous n'avez pas lu entièrement le texte du Monsieur aux incisives si mignones. (Un socialiste insisif, c'est déjà une bonne nouvelle)
    Il dit lui-même que ce n'est pas l'esprit de votre demande (si on peux appeler cela une demande) qui fait problème, mais bien le contenu de l' "ordre de marche" que vous lui avez envoyé. Un "ordre de marche" plus péremptoire que ceux de notre armée qui, grâce à Ueli, va devenir la meilleure du monde, c'est entendu!

    Êtes-vous sergent-major dans cette armée en devenir? Et pourquoi avez-vous de si grandes canines? Ou n'est-ce que la dent longue?

  • Bonjour !
    C'est une pure question de forme, Monsieur Décaillet, vraiment une pure question de forme.
    Il eut fallu rédiger ainsi l'invitation:
    "Pascal Décaillet prie Madame X, Madame Y et Madame Z, ainsi que - exceptionnellement et hors toute considération paritaire - Monsieur T et Monsieur D pour faire joli - à venir se faire cirer les grolles devant les caméras. Est-ce que vendredi (date) entre (heure) et (heure) vous conviendrait ?
    RSVP
    Des boissons rafraichîssantes et de jolis petits chocolats assortis au cirage seront servis, et Monsieur D aura toute liberté pour régler la chorégraphie."

    Rahlala... penser qu'au temps de Georges Marchais, la litanie était toujours "C'est un scandââââle ! On ne m'invite jamais !"

    Quelle époque !

    :o)

  • NB : Les commentaires du blog de Mr Deneys sont strictement filtrés pour ne laisser passer que les applaudissements de ses coreligionnaires.

    C'est comique de la part de quelqu'un qui prétend dénoncer "la pensée médiatique unique".

    C’est moins comique quand on pense aux conséquences possibles de ces réminiscences staliniennes sur nos libertés.

    CE

  • Message à Monsieur (?) "Blond de Scène" et à Monsieur Décaillet. Copie à toute la blogosphère.
    Je tiens vraiment à vous lire tous les deux ce soir sur mon blog. Ne pas venir le jour où on annonce qu'une missive reçue le même jour dans un style militaire et comminatoire est normal, serait un comportement social incompréhensible et signalerait que vous ne vous intéressez pas à la vie de la cité, dont acte. Meilleurs messages. Père Siffleur

    Invitation écrite dans le style de la prose de Monsieur Décaillet selon le Député Deneys.

    Monsieur Décaillet, en journaliste intègre, confirmez-vous où infirmez-vous la teneur de l' "invitation2 et sa date d'envoi (pour le même soir) ?

    Que vous confirmiez ou que vous infirmiez, Blond de Scène à raison. Quelle époque!

  • Le besoin d'être aimé est pour certains le seul exutoire disponible pour exister.

    Lorsqu'un parti politique qui se réclame des forces de progrès est devenu l'un des principaux freins à celui-ci, il convient d'admettre que ceux qui sont à sa marge ont quelque peine d'une part à y voir clair, à être écouté d'autre part.

    Imaginez l'ambiance à l'intérieur du PS où, sorti de nulle part, Tornare vient bousculer, tel une cocotte minute, le plan de table très orchestré du banquet, pas si platon(ique) que ça, de la nomenklatura à la rose.

    Avez-vous pensé une seconde que cette arrivée dresse, au dessus de la tête de M Beer, une couronne qui n'a pas le parfum de la rose mais dont seules jaillissent les épines.

    Avec cet ensemble de faits, comment ne pas aiguser l'apétit d'un pékinois dont le frétillement du plumet annonce en fanfare une volonté de défense héroïque. Sa mémoire est bien trop courte pour se souvenir de la guerre des boxers qui fit grande casse dans la porcelaine du Palais en même temps que les uns empalaient les autres avec sourires et délectation.

    Il est est vrai qu'un bristol eut peut être fait illusion, mais bien trop courte pour contrer la désillusion des chevaliers à la rose.

    Les socialistes genevois semblent avoir faite leur la devise des parisiens "fluctuat nec mergitur", en bons pharisiens qu'ils sont!

    Merci d'avoir rappelé qu'à benêt rien n'est donné, tout est compté, à commencer par le temps!

  • Je savais que la galanterie, dans tous les sens du terme, était (malheureusement?) une denrée totalement obsolète!... Et je remarque aujourd'hui, en lisant certains des commentaires, que même la politesse n'est plus de mise, qu'elle ne serait qu'une perte de temps, une denrée ayant dépassé la date de péremption, un vieux "machin" rouillé,cabossé, sans plus aucune utilité.

    Poliment dit: Ben merde alors!

  • Et pour couronner tout ça, Genève va se faire mettre à feu et à sang samedi par une dizaine de sauvages tout de noir vêtus, histoire de bien mettre en évidence l'impéritie de sa police, de sa justice et de ses autorités roses-vertes.
    C'est trop injuste...

  • Je me demande d'ailleurs si on est bien en droit de publier au vu et au su de tous des messages privés qui ont été envoyés sur une messagerie personnelle ! Inélégant, ce procédé ne détonne pas de la part de ce socialiste !

    Mais passons sur la forme !

    Allons au fond ! J'ai écouté les propos des candidates au CE. Je reste un peu sur ma faim, je dois bien l'admettre. Les 3 socialistes n'ont avancé aucune idée pour cette course au CE. Elles s'en tiennent à la doxa de l'église socialisante et ne disent rien. Cependant, trois fois rien, ça peut encore faire quelque chose, ça maintient l'illusion.

    Bref, ça donne le change.

    Ce que M. Deneys n'aime pas c'est l'arrivée de Tornare dans ce triangle féminin. Parce qu'alors, ce rien à 4, ça commence à se voir !

  • Bonjour Mnsieur DECAILLET,

    Vous avez mille fois raisons, dans ce paysage politique, économique, un peu morose, l'on voudrait voir un peu plus de rose. Et si "après le pouvoir des fleurs", pas forcément celle du Parti Socialiste, on disait : mignonne, allons voir si la rose.. Alors, bien que je ne sois pas une féministe, si les femmes de tous Partis confondus - avaient des idées détonnantes pour Genève, imaginatives, novatrices, elles relèveraient peut-être bien des défis bénéfiques pour la population et pour notre Cité. Malheureusement, j'ai parfois l'impression que le pouvoir ne se conjugue qu'au masculin, les femmes en politique devant "ramer" souvent contre vent et tempête pour démontrer leurs qualités et capacités. Alors, de grâce un peu moins de cailloux semés sur leur chemins.
    Béatrice FUCHS

  • Bis repetita? pourquoi pas!

    Il est parfois des messages qu'il convient de répéter puisque ceux auxquels ils sont principalement destinés ne semblent pas les comprendre du premier coup..

    or la lecture des réactions de certains tend à montrer qu'effectivement, dans ce cas précis, il convient de répéter.

    A mon sens il convient également de rappeler que l'exercice de la démocratie s'applique aussi à l'interne des partis, à fortiori si celui qui est visé utilise ce vocables à tout bout de champ à l'égard de ses adversaires avec un ton récriminatoire.

    Il me semble curieux à cet égard que l'on fasse autant de foin à propos de la candidature d'une personnalité appartenant au parti concerné et plutôt bien notée à l'extérieur de sa formation d'origine.

    Le bannissement de cette candidature ne revient-il pas à émasculer toute candidature autre que féminine pré-machée.

    En voulant à tout pris arracher une présence féminine au Souverain en bloquant artificiellement toute seconde candidature masculine, le PSG ne commet-il pas un crime de lèse démocratie?

    A-t-il aussi peur que cela de voir le trio affiché se faire passer devant par élu ma foi fort intellgient et pas dénué de compétence pour remplir la fonction?

    Si tel est le cas, le signal politique que donne le PSG est celui du vieil adage "peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse".

    Il est vrai que leur représentation actuelle n'est frappée du sceau de la transcendance politique et a une fâcheuse tendance à nous donner la gueule de bois.

    On comprend bien que devant ce naufrage certains soient tentés par le mirage de la parité pour sauver, sur le plan des idéaux, ce qui est devenu le radeau de la Méduse.

    En bloquant les candidatures comme ils tentent de le faire, les dirigeants du PS nous donnent plutôt l'impression d'être aux commandes d'un vaisseau fantôme alors qu'il y a certainement, à bord du navire, quelques matelots qui méritent largement d'échapper aux lois de l'ascension gravitationnelle, fondée sur le poids des années, qui semble s'imposer actuellement.

    Il serait en tout état bien regrettable que la République ait à souffrir, vu le poinds électoral de ce parti, d'un choix qui s'appuie sur autre chose que la compétence.

    Et sur ce plan, il n'y a pas de trop de doute en ce qui concerne "l'intru".

    Les socialistes devraient peut-être aussi se rappeler que la rose embaume ceux qui l'apprécient et pique ceux qui veulent se l'approprier de force.

  • Décidemment, M. Décaillet, dont j'admire la plume à défaut d'admirer ses idées, est bien plus incisif lorsqu'il s'agit de faire feu de tous bois sur les socialistes que lorsqu'il s'agit d'oser une once de critique envers ses amis israéliens qui massacrent femmes et enfants au phosphore. J'ai encore en mémoire sa phrase incroyable, où, évoquant les agissements israéliens à Gaza, il se lavait les mains du sang des enfants palestiniens : "Et d'ailleurs, qui serions-nous pour les juger?" affirmait-il dans un précédent billet. Monsieur Décaillet, et si vous vous indigniez des meurtres d'enfants, et pas de broutilles politiques?

  • Monsieur Décaillet,

    Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le socialisme n’est pas un bloc monolithique ; il est très divers et complexe. De plus, je crois que vous avez raison de voir la vie en rose, avec toutes les nuances du rose.

    Bien Cordialement,
    RS

  • Je crois que si les "trois grâces" du PS veulent comploter contre Tornare, elles n'ont qu'une chose à faire : organiser une réunion Tupperware entre elles ! C'est Ueli Maurer qui a raison, la femme à la maison ( Landru disait : La femme au foyer, ce n'est pas pareil). Du reste, si elles ont des pieds plus petit que les hommes, il y a une bonne raison, elles sont plus proches de l'évier de la cuisine !!

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