Véronique Pürro: un chemin, un style

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Tout le monde le sait : je ne partage pas exactement la vision du monde de Véronique Pürro. Mais voilà, il se trouve que sa campagne m’a touché. Maladroite certes parfois, peu tactique, presque perdue d’avance, mais riche de sourires, d’humanité, de rencontres. Une vraie chaleur. Au milieu des gens.

Fichue d’avance ? Oui et non. Parce que le destin est une fleur fragile, à l’immédiate merci de l’extase ou du piétinement, c’est selon. Alors oui, disons que ce chemin-là avait le goût salé des illusions perdues, quelques zestes d’Apocalypse sur fond de socialisme qui, un peu partout en Europe, s’effondre.

Mais ce chemin, elle l’a fait quand même. Contre l’Histoire. Contre le temps. Et ce satané manège, ces chaises musicales, huit danseurs, sept sièges. C’est ainsi, c’est la vie. C’était le jeu.

Dans la défaite, hier soir, Véronique Pürro a montré de la dignité. Du style. Alors, ce petit billet, je le dédie à la suite de sa carrière politique. Car il y aura une suite, c’est sûr.

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 7 commentaires

Commentaires

  • Bien toujours la belle plume et ici encore beaucoup de générosité.

    Et au delà des couleurs politiques, c'est bien l'humain qui est ou qui devrait être au centre de l'activité de construction de la Cité.

    Et ce billet témoigne bien de cette chaleur humaine en décrivant une Femme (Que j'ai rencontrée à travers les articles de journaux et des images télévisuelles) qui perd une place mais qui gagne en Dignité.

    Et l'avenir de l'Homme est dans la Femme. N'est ce pas pour plagier un certain M. Aragon.

    Bravo Pascal

  • Mais...M. Décaillet, bienvenue dans le club des naifs....voilà que vous vous laissez avoir par quelques battements de cils, quelques hochements de tête, quelques pleurnicheries dégoulinantes? Etonnant, mais bon....

  • A l'évidence elle a su vous séduire, mais en auriez-vous écrit autant si c'eût été un homme ?
    Auriez-vous aussi parlé d'une fleur fragile à la merci du piétinement ?

    Il est vrai qu'un homme ne porte pas un prénom de fleur ...

    La politique est un monde cruel, sans concession, où les alliances se font et se défont au gré d'intérêts, un monde où les amis d'un jour peuvent devenir les adversaires, voire les ennemis de demain.

    Un monde dont les âmes sensibles devraient d'éloigner, mais cela ne semble pas être le cas de Véronique Pürro ...

    Alors, Véronique Pürro fleur fragile ou liseron résistant ?

  • C'est que Pascal Décaillet est un fin stratège, sélectif en affection. Il est ontologiquement amoureux de la gauche, à condition qu'elle perde les élections (ici Pürro) ou qu'elle s'assure de faire perdre les autres (Grobet)!

  • Pascal, ce qui est dit est dit, maintenant il ne faut pas allumer, puis s'envoler, il faudra assumer !
    Il est vrai que Véronique n'a pas abandonné son coté féminin sur l'autel du pouvoir, qu'elle a lutté pour cette Europe si distante et qu'elle garde son coté de militante adolescente, quant à vous, Pascal, vous n'allez pas virer votre cuti à cause d'une simple défaite !

  • Cette femme est séduisante. Nous aussi, cher Pascal, nous nous sommes emballés par sa façon de faire, et comment elle a aussi mené sa campagne. Un jour son travail payera. En plus de sa belle personne, elle a cette intelligence qui caractérise les battant(e)s !

  • Décidément on ne changera pas les mâles.... ils sont aveugles et complètement démunis face aux forces cachées d'une femme habile à les utiser...
    Mais vous êtes excusés, bien des "grands" politiciens, ici et ailleurs, s'y sont fait prendre!

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