Super Charly

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Chronique publiée dans la Tribune de Genève - Lundi 25.01.10

 

Il n’est pas président du Conseil d’Etat, vient du parti qui a perdu les élections, et pourtant, en ce début d’année, c’est lui qui émerge. Charles Beer, ministre apaisé, entame une dernière législature qui pourrait bien réserver des surprises. Il a, comme d’autres, sa garde noire, mais il a eu, lui, l’habileté de la diluer sur plusieurs personnes, plusieurs ailes du palais. Qui, sans aucun doute, se guettent et se neutralisent mutuellement.

Dans l’affaire des enfants de mendiants, sortie dans les reportages de Jennifer Covo, sur Léman Bleu, Charles Beer a pris les choses en mains, communiqué juste, tenu un discours républicain.

Ce week-end, il s’est occupé du parti socialiste, ce qui relève du bouche-à-bouche, voire du massage cardiaque. Mais enfin, il l’a fait, avec initiative et anticipation. Par les temps qui courent, c’est directement au Conseil d’Etat qu’il faut aller chercher les vrais chefs de certains partis. Alors, Super Charly est arrivé, histoire de donner un coup de main.

Quand il parle, on le comprend. La phrase n’est pas trop longue, on n’a pas trop l’impression d’avoir un cours de morale et l’érection de l’index vers le ciel pour menacer du châtiment. Beau progrès donc, qu’il convient ici de saluer, hélas atténué par une zone d’ombre : l’homme continue de se dire socialiste. La preuve, au moins, que nul n’est parfait.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

  • Sur le blog de Peter Rothenbühler quelques lignes qui dénoncent les vrais coupables.
    "C’est bien et gentil. Charles Beer a décidé de ramasser les enfants roms mendiant dans les rues de Genève et de les mettre au chaud et à l’école. Mais on peut se demander pourquoi les autorités s’attaquent d’abord aux enfants et à leurs mamans, qui sont si faciles à cueillir sur les trottoirs. Et pourquoi pas aux hommes dont elles sont victimes. Ces messieurs fainéants et sans scrupule qui exploitent des femmes, des enfants et des handicapés en les envoyant faire la manche. C’est eux qu’il faut coffrer et éventuellement envoyer à l’école, derrière des barreaux de préférence, pour y apprendre que le travail des enfants est strictement interdit chez nous, et l’instigation au vol et à la mendicité également. Naturellement, ces messieurs dans leurs grosses voitures 4×4 aux vitres fumées sont plus difficiles à identifier et à cueillir que des mamans assises par terre."
    Peter Rothenbühler
    Copiste : Zufferey

  • Il suffit de lire l'article consacré au PS pour saisir la réalité de l'influence de "Charlie" sur son parti : sa proposition de primaires n'a même pas été discutée...
    AC

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