Nez rouge pour Martine

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Sur le vif - Jeudi 24.06.10 - 17.25h

 

Maire de Lille et première secrétaire du parti socialiste français, Martine Aubry, légendairement connue pour son humour dévastateur, défend Stéphane Guillon, viré de France Inter, comme elle le ferait pour la veuve et l’orphelin : « C’est la force et l’honneur d’une démocratie de laisser libre la parole des humoristes, leur droit à la moquerie, et même à l’outrance. Le parti socialiste exprime sa pleine solidarité aux deux chroniqueurs ainsi congédiés et, au-delà, à tous les journalistes qui font vivre le débat démocratique ».

 

Devant la noblesse de tels mots, on demeure confondu. Car il est bien connu, à la ronde, que les socialistes sont les rois de l’humour et de la dérision. Jamais, c’est notoire, ils ne s’en prennent à ceux qui les écornent. Au pays de la rose, nulle tentative de censure, jamais. Et bien sûr, dans les propos de l’histrionne du Nord, nulle tentative de récupération facile ou populiste.

 

Le populisme, c’est pour la droite. A gauche, tout est toujours sincère. Toujours intelligent. Toujours le bien.

 

Et toute bête devient ange. Et même le mal, comme chez Ferré, finit par nous faire du bien.

 

L’humour socialiste, c’est extra. Merci Martine.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 5 commentaires

Commentaires

  • Dans nos médias actuels, y a t-il une seule forme d'humour qui ne soit pas socialiste ou, tout au moins, de centre-gauche ?

  • Un pot de tabac avec un nez rouge ? Prévert, reviens, ils sont devenus fous...

  • Les deux "comiques" ont été (justement) licenciés pour avoir fait dire, et répéter, par Villepin "J'enc... Sarkozy", ce qui est non seulement d'une trivialité anelkienne et racaillo-banlieusarde, mais aussi d'une pesante absence de talent humoristique.

    Et, dans la mesure où de telles outrances* sont inimaginables dans un pays autre que la France, cela donne à réfléchir sur le devenir de la république voisine. Car si Sarkozy participe souvent à la vulgarité ambiante, ce n'est quand même pas lui qui l'a introduite dans les moeurs politico-médiatiques. Donc, elle lui survivra.

    Et, comme avait dit Pompidou : "Quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limites." Du coup, on se demande quel désastre majeur viendra remettre de l'ordre dans ce chenit...

    * Outrances allant, pour ne citer que deux exemples, de Bigard exhibant ses génitoires à l'appui de... ses théories sur les attentats du 11 septembre, à la qualification de "forces d'occupation" décochée à la police des banlieues par les signataires (dont Rokhaya Diallo et Siné) d'une lettre collective publiée dans "Libération".

  • Le populisme, c’est pour la droite. A gauche, tout est toujours sincère. Toujours intelligent. Toujours le bien.

    Comme vous avez raison Monsieur Décaillet, c'est tellement vrai!

    Concernant la droite, il suffit de tirer la chasse en se pinçant le nez.

  • A propos de l'incapacité des intellectuels de gauche à se remettre en vraiment question, j'ai retrouvé cette réflexion:
    "Il y a quelque chose dans la gauche que je n'aime pas, c'est la position de surplomb moral. On regarde les autres de haut puisque on parle au nom de ceux d'en-bas."

    A. Finkielkraut (qui fut à gauche), dans le portrait documentaire diffusé récemment sur France 5.

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