Policiers frontaliers : la solution

Imprimer

 

Sur le vif - Mercredi 23.03.11 - 11.42h

 

Des policiers frontaliers, Isabel Rochat n’en veut pas. Elle vient de le déclarer spontanément, sans la moindre pression, en ayant anticipé remarquablement le thème, sans donner nullement l’impression de suivisme.

 

Elle a raison de n’en point vouloir, et, pour régler le problème, j’ai trouvé cette nuit la solution. La voici. Créer une police des polices, seule habilitée à pourvoir interpeller un policier et lui demander ses papiers.

 

Bien sûr, il conviendra aussi, de temps à autre, par sondages (mandatés à un institut privé extérieur, si possible cher, j’ai des adresses), de contrôler la police des polices elle-même. Qui pourrait se charger de ce contrôle ? Il y aurait bien la Voirie (sauf en hiver, les jours de déneigement), mais cela grèverait les 81,1 millions (si !) de bénéfice de la Ville. Ou peut-être une société privée externe.

 

Cette dernière piste est en phase d'avant-projet provisoire : un mandataire externalisé planche sur plusieurs documents Powerpoint, qui seront soumis à la sous-commission ad hoc – actuellement au repos – présidée de façon tripartite par l’ex-commandant en second de la section logistique de la police cantonale zurichoise, un externe privé ne souhaitant pas que son nom soit publié, ainsi que l’ancien vice-président de la Société glaronnaise de criminologie amateurs. A moins qu’il ne se rétracte, pour cause de fatigue dorsale.

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 5 commentaires

Commentaires

  • La réorganisation de la réorganisation ?
    J'aime !!!

  • Tout cela m'a l'air trop simple pour être honnête. Vite : une "task force", il n'y a que cela de vrai !

  • Comment concilier l'idée républicaine, la cohérence interne de la Cité, au sens grec, avec le projet que les murs de la Cité soient protégés, que la loi de la Cité soit appliquée, par des étrangers à la Cité, par des mercenaires ?
    C'est tout bonnement impossible, une incohérence conceptuelle, une aberration politique, du moins quand on se dit républicain. On viderait là simplement de tout sens le concept de citoyen, avec la conséquence immédiate que l'attitude civique soit désormais optionnelle.
    Si un tel projet devait par malheur se concrétiser, ce serait un devoir essentiel pour tout républicain convaincu de désobéir explicitement et vigoureusement à tout ordre venant d'un agent non-citoyen de la force publique.

  • Plus que génial votre texte. BRAVO, BRAVISSIMO !!!
    amb

  • La police des polices c'est les boeuf-carottes, non ? (nom de baptême : IGS en France voisine).
    Et si la Cour des comptes se chargeait de ce travail : gros avantage, elle n'a aucun pouvoir contraignant. Ca devrait convenir au syndicat des képis n'est-il pas ?
    sonne boirée
    p.l.

Les commentaires sont fermés.