Christoph et les oies blanches

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Sur le vif - Jeudi 05.01.12 - 00.54h

 

Dans notre pays, la Suisse, le président de la Banque nationale est soupçonné de délit d'initié. C'est énorme. Et, vu sa fonction, c'est gravissime, si les reproches se voient confirmés. Or, depuis que l'affaire a éclaté, dans nos médias, que voit-on, qu'entend-on ? Qu'il y aurait en Suisse un immonde personnage. Et que ce dernier ne serait pas M. Hildebrand, mais un conseiller national nommé Christoph Blocher. Parce que révélant l'affaire, il aurait trahi un « secret de fonction ».

 

Cette inversion des responsabilités - la mise en avant de l'une (dont je ne prétends pas qu'elle soit inexistante) pour mieux camoufler l'autre, ou l'alléger, ou l'esquiver, est incroyablement révélatrice de la pensée unique de l'immense majorité de la presse suisse face à tout ce qui concerne Christoph Blocher. Il faut qu'il soit le diable, il le faut rhétoriquement, sémantiquement, presque littérairement. Même lorsque le diable, hélas pour sa légende noire, ça n'est pas lui.

 

Car enfin, cette surexcitation des éditorialistes sur la « violation » dont serait coupable l'ignoble Blocher en rappelle une autre : l'antienne, mille fois ramenée, lorsqu'il était aux affaires (2003-2007) de ne point respecter la loi, « l'Etat de droit ». Argument qui servit de prétexte, le 12 décembre 2007, pour avoir sa peau. Et qui a tant réjoui son rival, Pascal Couchepin.

 

Et personne, ou si peu, ne se pose la question suivante : entre la « violation » du secret de fonction, et un président de Banque nationale qui aurait profité de ses informations pour spéculer sur des monnaies, où se situe l'échelle de gravité ? Réponse : de façon écrasante, elle se situe à la charge de M. Hildebrand.

 

Mais nos oies blanches, soudain puristes de la forme juridique, préfèrent inverser. Et ainsi, selon les journaux, on nous parle « d'affaire Bocher-Hildebrand », voire « d'affaire Blocher ». Pour conclure, une question : ces cris effarouchés, nos belles âmes les auraient-elles poussés si la révélation de l'affaire n'émanait pas de leur pire ennemi, leur absolue bête noire, mais d'un conseiller national lambda, venant d'un gentil parti ? Allez, disons comme ça, à tout hasard, un élu propre sur soi, bien rasé, convenable, bien silencieux et bien discret, du PDC ?

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

  • Euh, "secret de fonction"??? Ne s'agirait-il pas plutôt de secret bancaire, dont la violation conduit direct en prison, selon nos lois suisses toujours en vigueur et que M. Blocher en personne voulait sacraliser en l'inscrivant dans la constitution ?
    Certes, M. Blocher n'est pas l'auteur originel de l'infraction. On peut cependant se demander si le pauvre type de Wägelin qui s'en est rendu coupable a agi de sa propre initiative ou fut amené à sortir ces documents comme preuve de ce qu'il avançait... Dans tous les cas, M. Blocher semble en tout cas coupable de recel et de complicité.
    Ce glissement sémantique ne vous honore guère Pascal. Si c'est ce que vous appelez l'objectivité journalistique, nous n'avons définitivement pas les mêmes valeurs.
    Sur le fond, le plus gros des sommes ont été changées en mars, bien avant que l'Euro ne dévisse, propulsant le Franc vers les sommets, et donc bien avant que personne à la BNS ne songe le moins du monde à plafonner le cours du Franc. Car l'épouse d'Hildebrand effectue en dollars les deux tiers des transactions de sa galerie et a donc régulièrement besoin de billets verts. Les "révélations" de la Weltwoche, journal aux ordres de Blocher, n'infirment pas cela. Le compte est au nom du Monsieur, mais utilisé par la dame, qui a pour ce faire procuration.
    Le pauvre type de Wägelin, simple informaticien, n'avait qu'un morceau de la séquence. Le fait est qu'il n'y a pas de délit d'initiés, même si cela y ressemble. Et de plus aucune violation des règles de fonctionnement de la BNS en la matière. En revanche, il y a bel et bien violation du secret bancaire. Circonstance aggravante, c'est pour dénoncer quelqu'un à tort, dans un but essentiellement politique... Des basses oeuvres...
    Permettez-moi de vous rappeler une autre affaire, valaisanne, et concernant l'un de nos anciens collègues journaliste. Soupçonné d'avoir révélé en Valais la volonté blocherienne de supprimer les subventions à l'office du tourisme cantonal. Plusieurs élus et journalistes valaisans avaient été réveillés à l'aurore pour des perquisitions policières, juste parce qu'ils avaient reçu l'information confidentielle... et le coupable présumé avait du démissionner de son poste de conseiller de Couchepin.
    A ce que je sache, Blocher n'a pas été réveillé à l'aube par une perquisition policière dans cette affaire, bien qu'il l'aurait mérité... Visiblement les méthodes ne sont pas les mêmes. Et celles de ceux que vous défendez avec tant d'acharnement diffusent tout de même une drôle d'odeur...

  • Bonjour. Il est effarant d'accuser de délit d'initié le mari d'une ex-trader qui fait du change de monnaie pour se fournir en oeuvres d'art. Je l'ai écrit autrement sur le blog d'Olivier Francay, cette histoire ressemble un buzz fantastique (gore). N'importe quelle personne qui a de bonnes connaissances en finance, et surtout les moyens, peut spéculer actuellement sur les monnaies pour en tirer de jolis bénéfices. Mr Décaillet, vous ne trouvez pas que cette affaire ressemble, inversée, à l'affaire Kopp? Hors nous ne sommes même pas du tout certain que Mr Hildebrand ait parlé avec son épouse au sujet du taux de change des monnaies. Il faudra encore le prouver. Il n'y a pas un coup de téléphone comme témoin. A moins que Mr Blocher ait fait placer des mouchards dans la maison des Hildebrand. Mr Décaillet, vous privilégiez la liberté. Alors pour moi, on ne peut toucher aux données bancaires d'un individu que si c'est le procureur qui, dans une affaire de justice (une plainte, un crime) peut se permettre de faire des recherches. Mr Blocher est-il procureur de la Confédération? Si c'est le cas, qu'on nous le dise en clair.

  • Vous tombez hélas dans l'excès inverse. Même si Hildebrand a signé lui-même les ordres de vente, il n'a apparemment violé aucune règle de la BNS.

    Je suis pour ma part un peu surpris d'entendre les commentaires demandant la démission du président de la BNS, simplement parce qu'on estime que ce dernier devait être plus vertueux que les règlements ne l'exigent. C'est une nouvelle forme de dictature de l'électorat?

  • La question est : Pourquoi Ch. Blocher a-t-il géré cette affaire personnellement ? Par souci de justice ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Je respecte M. Blocher, il a fait de bonnes choses au CF, mais il est temps qu'il se retire de la vie politique.

    La BNS ne pouvait pas laisser le CHF s'apprécier indéfiniment, M. Hildebrand n'a pas décidé seul de la stratégie. Pensez-vous que M. ou Mme Hildebrand sont les seuls à avoir réalisé des profits sur le cours de change ?
    Cette affaire est un pétard mouillé, n'en déplaise aux justiciers en tous genres.

  • M. Décaillet,

    Je suis persuadé que non, si "l'affaire", encore faut il qu'il y en ait une, mais ca c'est certainement la justice qui le dira, n'aurait pas été traiter de la même manière.
    Je ne suis pas tellement étonné de cette réaction de vos confrères, tant on a l'impression qu'actuellement, le journaliste n'a aucun sens critique et ne fait plus que de la politique idéologue.

    cela m'amène à deux réflexions:
    D'une part, est ce CB fait une réflexion sur lui afin de prendre conscience et de tirer les conséquences des réactions, pas seulement des politiques, que chacune de ses actions engendrent? Quand sa personne suffit à faire surréagir dans le sens opposé de celui que l'on souhaite, il est temps de changer de tactique il me semble.

    La deuxième question est: quand est ce que les milieux de droite vont cesser de freiner des deux pieds et des deux mains pour la mise en place d'une protection des lanceurs d'alertes?

  • Merci M. Décaillet ! Dans cette société devenue "satanique" (inversion de toutes les valeurs morales) vous êtes l'honneur du métier de journaliste.

    En complément : http://reduitnational.com/?p=15126

  • Très bien vu.

    J'ajouterais qu'une autre raison du parti pris des médias dans l'affaire Hildebrand est l'engagement de ce dernier, dans sa fonction, de plafonner le taux de change CHF / Euro et, partant, de contribuer au "sauvetage" de l'euro par le rachat de cette devise qui commence à sentir mauvais, et à une plus grande dépendance de la Suisse de l'UE ; donc pour toutes ces belles âmes et ces oies blanches ce monsieur est un allié naturel de leur cause pro-UE ; partant, ses agissements et éventuels méfaits doivent être minimisés. "L'affaire Hildebrand ? Un pétard mouillé !", comme titrait cette même TdG, il y a deux jours. CQFD.

    M. Décaillet, on aimerait aussi entendre votre opinion sur l'imminent flicage, oups, pardon, sur l'imminente et bénéfique fin de l'anonymat dans les commentaires aux articles la TdG, prônée hier par son rédac' en chef.

  • "Les mauvaises nouvelles sont fatales à celui qui les apporte." Cela s'appelle "tuer le messager" n'est-ce pas? Est-ce alors si relevant que C. Blocher ou un autre soit à l'origine de la transmission de l'information?
    Pourtant, quelque chose me dit que, si cette transmission venait d'une personne ou groupe particulièrement adulés par la presse, celle-ci n'aurait cessé depuis de réclamer la transparence de ceci, d'exiger la réglementation de cela, et de louer le courage de celui par qui le scandale arrive... C'est un mode de fonctionnement depuis longtemps éprouvé, qui laisse les faits de côté et qui n'a, à mon avis, qu'une seule vertu : celle d'apprendre au lecteur à penser différemment (souvent le contraire de ce qui lui est suggéré), une fois que celui-ci connaît ce genre de ficelles.

  • Tout ce que je pense ayant été dit, je voudrais juste faire remarquer que ceux qui voudraient que CB prenne définitivement sa retraite devraient en dire de même de Couchepin. Son intervention sur ce sujet dans le journal de la RSR n'était pour le moins guère convaincante...et j'euphémise plein les manettes.

  • C'est de notoriété publique que la grande majorité des journalistes a des sentiments de gauche, surtout à la RTSR. Si M Decaillet "tranche" dans ce disours rouge vert, c'est un bien. Il faut un peu plus de journaleux "impertinents" cela ne peut que faire du bien à la pluralité. Et comme je l'ai écris quelque part, sur certains aspects de la politique, on devrai dresser une statue pour Blocher, n'en déplaise à la gauche caviar et au centre mou, bientôt nu à force de retourner tout leur habillement....

  • Les innocents aux mains sales (PS-PDC-PLR+les nains) sont aux manettes! Réflechissez un peu du montage qui s'est mis en place depuis 2007!
    Une traîtresse aux finances, un berset aux affaires sociales et une sommaruga avec les clés de l'immigration. Un parlement de bi-nationaux en veux-tu en voilà et donc nous sommes partis pour la "nouvelle suisse" dès 2015.
    Vous savez celle qu'on refuse aux Suisses, mais celle que ces nouveaux suisses veulent voir "ouverte" donc avec leurs influences d'origines, un pastiche explosif quoi; histoire de la faire imploser et de mieux pouvoir la noyer dans
    l'UE. Comme cela tous ces bi-nationaux y retrouveront leurs petits frères à bruxelles, leurs origines qu'ils n'ont jamais pu oublier, seront assimilées et les oies blanches suisses de souche n'auront qu'à finir de se faire plumer après s'être fait couper les ailes!
    Tout le reste n'est que pécadilles et manipulations pour finir d'achever le travail de sape, décrédibiliser les 26,6% de votants résistants et bien sûr sa Tête.
    "Celui qui dit la vérité sera exécuté"
    Heureusement, il est résistant, fort au combat et infatigable!

  • Monsieur Décaillet,

    Je pense que le problème est mal posé !

    En écrivant ceci :

    " Et personne, ou si peu, ne se pose la question suivante : entre la « violation » du secret de fonction, et un président de Banque nationale qui aurait profité de ses informations pour spéculer sur des monnaies, où se situe l'échelle de gravité ? Réponse : de façon écrasante, elle se situe à la charge de M. Hildebrand. "

    Vous opposez droit et idéal politique !
    Or c'est de transgression de lois dont il s'agit avant tout.

    Il faut établir la chronologie des faits, analyser ceux-ci et vérifier si pour chacun d'eux l'ordre légal a été transgressé.

    Que constate-t-on dans la chronologie des faits tels que rapportés ?

    1° Un employé d'une banque (peu importe la banque, du moment que celle-ci est soumise au droit suisse) remet à la presse des données confidentielles relatives à une transaction opérée sur des devises, concernant un compte bancaire dont le titulaire est le Président de la BNS.
    Ce faisant, il ne s'agit pas d'un simple viol d'un secret de fonction comme vous l'écrivez, mais bien d'une transgression du secret bancaire, toujours en vigueur, n'en déplaise à certains. Tout ceci est consigné dans la "Loi fédérale sur les banques et caisses d'épargne" à l'article 47 :

    http://www.admin.ch/ch/f/rs/9/952.0.fr.pdf

    " Art. 47
    1 Est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire
    celui qui, intentionnellement:
    a. en sa qualité d’organe, d’employé, de mandataire ou de liquidateur d’une
    banque, ou encore d’organe ou d’employé d’une société d’audit, révèle un
    secret à lui confié ou dont il a eu connaissance en raison de sa charge ou de son emploi;
    b. incite autrui à violer le secret professionnel. "

    Les faits reprochés à cet employé indélicat rappellent étrangement ceux commis à Genève en 2008 par Hervé Falciani au détriment de la banque HSBC.
    On relève dans les deux cas des actes qui auraient été motivés par des idéaux politiques !

    2° L'organe de presse - la "Weltwoche" semble-t-il (?) - à qui les informations confidentielles auraient été remises, les transmet à un certain CB, ancien Conseiller fédéral, qui les aurait lui-même remises à la justice. Dans quelles conditions CB a-t-il obtenu ces informations et quels buts visait-il alors ?
    En faisant usage d'informations confidentielles volées, et peu importe les raisons, CB se rend coupable de recel, un délit puni par la loi.

    3° La BNS est soumise à une loi spécifique : la "Loi fédérale sur la Banque nationale - LBN" :

    http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/snb_legal_NBG_01_01_07/source

    Si la surveillance du fonctionnement de la BNS n'est pas satisfaisante, c'est au législateur d'intervenir, car il est indispensable que notre banque centrale jouisse de toute la confiance des Suisses.
    Jusqu'à plus ample informé, les transactions litigieuses opérées sur les devises par la famille du Président de la BNS sont parfaitement légales selon un audit commandé par la BNS à une société de révision externe.

    Je conviens toutefois qu'il n'est peut-être pas très sain que des membres de la BNS puissent effectuer des opérations sur les devises, alors même que ce sont eux qui décident de la parité du CHF. Il y a là probablement des améliorations à apporter, car tout ce qui est légal n'est pas forcément moral ...

    Pour conclure, je ne vois dans cette affaire, telle que rapportée par les médias, aucune inversion des responsabilités, tout au plus une volonté de récupération politique.

  • "En faisant usage d'informations confidentielles volées, et peu importe les raisons, CB se rend coupable de recel, un délit puni par la loi."

    Alors là, on entre dans le gros délire. C'est juridiquement tout le contraire. Quiconque est au courant d'un crime ou un délit et ne transmet pas ces informations aux autorités compétentes - ici, vu l'importance, au CF, à Micheline Calmy-Rey alors présidente - se met en infraction.
    Il serait intéressant de savoir quel est le statut professionnel de Jean d'Hotaux. Si ce monsieur s'occupe de questions juridiques, nous avons beaucoup de soucis à nous faire. Nous vivons à une époque où les médecins ne savent plus rien de la médecine, les juristes n'ont qu'une vague idée du droit et les enseignants s'intéressent à tout sauf l'enseignement...

  • A lire l'édito et ses commentaires, cette affaire m'en rappelle une autre, récente, DSK. Pareil, on commence par jeter un type en pâture à toutes et à tous, et quand il ne pourra plus travailler et aura démissionné, on se rendra peut-être compte qu'il n'y a rien. Alors le monde de M. Décaillet, comme d'habitude s'en remettra à la nécessité d'informer et s'en lavera les mains. Tout ça ne sent pas très bon. On verra bien la fin mais la présomption d'innocence faisait jusqu'à peu encore partie de nos moeurs, il faut croire que c'est fini et a été remplacé par la curée. Sur l'échelle des valeurs, ça se situe où?

  • Et vous "Géo", quel est votre statut professionnel ?

    " Quiconque est au courant d'un crime ou un délit ..." :

    Encore faudrait-il qu'il y ait crime ou délit, or rien de tel à ce jour. Dénoncer un fait non avéré relève de la diffamation, voire de la calomnie.

  • Vous tombez très, très mal, Jean d'Hôtaux.
    "La démarche auprès de MCR est logique et me parait justifiée, juge Andreas Ladner, professeur à l'IDHEAP. Il s'est adressé au conseil fédéral, soit l'autorité qui chapeaute la BNS".
    Soit dit en passant, je n'avais pas lu ça dans 24 heures avant d'écrire mon commentaire...
    Mais continuons : "Les pires adversaires du tribun zurichois acquiescent :"A sa place, j'aurais fait pareil. En possession de pareilles informations, je serais allé vers la plus haute autorité politique du pays" reconnait le conseiller national Andreas Gross (PS,ZH).
    Dont le programme politique se résume assez bien par la volonté de pendre le dernier banquier avec les tripes du dernier capitaliste. Et accessoirement supprimer l'armée, pour permettre aux camarades chinois de nous libérer...

    Mon statut professionnel est celui de géologue chef de projet. Dont l'essentiel de l'activité est malheureusement de produire des contrats juridiques pas piqués des hannetons concernant les travaux de forage et de construction de réseaux de distribution, de l'audit de projets, etc...
    Quand je trouve du travail...mais ça, hein...

  • Piller@ "A lire l'édito et ses commentaires, cette affaire m'en rappelle une autre, récente, DSK"
    Eh bien, si Hildebrand en est là, je ne donne pas cher du franc suisse...
    Ou du moins, pour suivre la logique de piller, on dira que le franc suisse a autant de chance de s'en tirer que DSK a d'avenir à la présidence française...

    Chers amis blogueurs, les socialistes et leur poulain Hildebrand n'auront de cesse de bousiller la monnaie helvétique. Tout le monde se rue sur l'or mais la surproduction peut survenir à tout moment. Visez les terres rares, le coltan, tous les produits indispensables à l'économie (mais pas le pétrole, voyez Petroplus...) qui se trouvent dans les pays les plus improbables. Vous vous enrichirez grâce aux discours des politiquement corrects, cela doublera votre plaisir...

  • Conformément au rapport d'audit délivré par PricewaterhouseCoopers, mandaté par la BNS, rapport qui ne relève rien d'illégal dans les agissements du Président de la BNS, Philipp Hildebrand vient d'informer tout à l'heure la presse qu'il n'envisageait pas de démissionner de la présidence de la Banque nationale suisse ...

    Par ailleurs et plutôt que de se référer à des déclarations de tiers parfois antérieures aux derniers développements ou connotées politiquement, il est préférable de s'en remettre aux informations officielles délivrées. Voici donc le règlement interne de la BNS relatif aux opérations reprochées à Hildebrand, ainsi que le rapport d'audit de PwC :

    http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20120104/source/pre_20120104.fr.pdf

    A ce stade on ne voit pas ce qui pourrait être pénalement reproché à Hildebrand, mais attendons demain, puisque le grand tribun Blocher a convoqué une conférence de presse ce vendredi à Rohrschach pour maintenir le peuple en haleine ...

  • @Géo
    Si vous pensez que l'avenir du CHF est lié à celui de M. Hildebrand, vous avez raison, vendez tout et achetez de la roupie de sansonnet. Maintenant, aux critiques de la décision de fixer un cours plancher au CHF, j'observe que les Cassandres sont moins présents. Que jamais ils nous ont expliqué comment notre industrie d'exportation (1 franc sur 2) s'en sortirait et qu'en plus, le bilan de la BNS prouve que les interventions ont été quasi nulles depuis cette décision. En revanche, ce qui fera baisser le franc suisse, c'est le ralentissement de notre économie en 2012, ça suffira, plus besoin de fixer un cours plancher, content???

  • "Voici donc le règlement interne de la BNS relatif aux opérations"
    Jusqu'ici top secret, on se demande pourquoi. Peut-être parce que depuis une vingtaine d'années, l'alliance du parti radical avec le parti socialiste a fait de la Suisse une république bananière ? Tu me laisses favoriser éhontément mes fonctionnaires, je t'accorde les mandats (toutes les villes, toutes les grandes régies sont en mains socialistes...) ???
    Dommage pour vous, Jeand'H, vous n'avez visiblement pas écouté le journal de ce soir...

  • @ Géo :

    " Dommage pour vous, Jeand'H, vous n'avez visiblement pas écouté le journal de ce soir... "

    Effectivement je n'ai ni vu, ni écouté le journal ce soir, car TV et radios suisses sont impossibles à capter là où je me trouve, sauf par internet mais avec une bande passante réduite, donc dans de médiocres conditions.

    Toutefois le "Mammouth", comme l'appelle notre hôte Pascal Décaillet, n'est pas mon unique source d'informations. Fort heureusement !

    Voici le résumé de la conférence de presse de cet après-midi (5/1/2012) de M. Hildebrand mis en ligne par la BNS :

    http://www.snb.ch/fr/mmr/speeches/id/ref_20120105_pmh/source/ref_20120105_pmh.fr.pdf

    Attendons celle de demain de M. Blocher à Rorschach. D'ici là, l'UDC a déjà demandé l'ouverture d'une CEP (Commission d'Enquête Parlementaire) et exigé la démission de M. Hildebrand. Pour l'instant on gonfle ses muscles pour exister politiquement ...

  • Pour moi cette histoire de "délit d'initié" a peu d'importance. Marre des ayatollahs de la perfection.

    Si ça lui fait plaisir d'arrondir son compte en banque de plusieurs dizaine de milliers de francs.

    On ne parle pas de millions.

    Ce qui me dérange c'est la politique qu'il applique à la BNS.

    En effet, soutenir l'Euro en en achetant à tour de bras pour tenter de garder un certain niveau est une tactique très coûteuse. Et que se passera-t'il si l'Euro s'effondre en 2012 du fait des finances catastrophiques des l'écrasante majorité des pays qui le compose? Ces Euros engendreront d'immenses pertes en Francs suisses.

    Il aurait été bien plus intéressant d'appliquer une taxe sur les capitaux étrangers qui se réfugient chez nous à la recherche de sécurité.

    Mettons 5% prorata temporis pour les capitaux staionnant une année. Pour les individus et entreprises (on oublie beaucoup les entreprises) qui préfèrent parquer chez nous on leur assure la stabilité suisse, mais ça nous rapporterait de belles rentrées fiscales utiles alors que le franc particulièrement fort pénalise nos exportations.
    Les acteurs économiques qui ne sont pas d'accord de payer 5% rapatrierons leurs capitaux en vendant le franc suisse et rachetant une autre monnaie. Cela ferait baisser le cours du franc suisse par effet offre/demande.
    Si 5% est trop bas et n'a pas de conséquence à part enrichir les finances de notre Etat alors passons par itération successives à 7.5%, 10%,... cela fera toujours plus de thunes dans notre popoche. Vu la quantité de capitaux étrangers de non-résidents qui se trouvent chez nous ça peut faire vite un énorme pactole et au moins on ne se gonfle pas de monnaie de singes. Le jour où satisfation est obtenue on peut abandonner cette taxe sur les capitaux étrangers et retour à la normale.

    A part ça, visiblement sur le long terme il y a une tendance enclenchée depuis longtemps de renforcement du franc suisse et baisse de la plupart des devises vis-à-vis la nôtre. Le USD a perdu 80% en 40 ans et le GBP 90%. Notre économie s'est relativement bien portée sur la période, c'est juste les mouvements des toutes dernières années qui ont été très rapides.

    CQFD

  • «Car l'épouse d'Hildebrand effectue en dollars les deux tiers des transactions de sa galerie et a donc régulièrement besoin de billets verts.»

    Evidemment libre à elle d'acheter des billets pour les besoins de sa galerie. Mais acheter 500000 dollars le 15 pour les revendre quelque jours après, on ne voit pas ce que ça à voir avec des réserves de travail pour une galerie. Elle n'avait qu'à les conserver jusqu'à ses prochains besoins.

    En tous les cas, la presse de la "coalition" fait très fort ces jours-ci en matière de déni et de manipulation.

  • @anonyme
    Le bilan de la BNS dément des achats massifs depuis cette décision parce que le simple fait qu'elle puisse le faire et défendre une zone connue éloigne la spéculation, elle se fait actuellement sur d'autres monnaies. Avoir une monnaie, c'est bien. Vouloir exporter aussi. Avoir une monnaie surévaluée et exporter ne marche pas bien. Les exportateurs demandent 1.30, l'USS 1.40 pour assurer les emplois. On leur dit quoi?
    La taxe que vous proposez, je l'ai connue dans les années 70, j'étais jeune employé de banque. Les gens contournaient ça facilement en achetant du chf qu'ils retiraient au guichet et parquaient dans des coffres. On en a jamais autant loué qu'à cette époque. Le taux, tel que vous le suggérez, a été jusqu'à 10% par trimestre donc 40% l'an, ça n'a en rien aidé. On a fermé la porte, ils entraient par la fenêtre. Vieux principe mais qui fonctionne celui-ci. CQFD.

  • "En tous les cas, la presse de la "coalition" fait très fort ces jours-ci en matière de déni et de manipulation."
    C'est tout ça de gagné pour tous ceux qui cherchent à la dénoncer...

  • Cette affaire et toutes ces rancœurs contre Christophe Blocher ça me fait penser au major Davel. Les Vaudois lui ont tranché la tête pour s'être opposé aux Seigneurs de Berne.

  • «A lire l'édito et ses commentaires, cette affaire m'en rappelle une autre, récente, DSK. Pareil, on commence par jeter un type en pâture à toutes et à tous, et quand il ne pourra plus travailler et aura démissionné, on se rendra peut-être compte qu'il n'y a rien.»

    Super comparaison! Ya rien eu en effet. Faut quand-même un sacré souffle pour écrire des âneries pareilles.

  • Je n'ai rien ni pour ni contre C Blocher, je fais pas de politique sauf la mienne qui consiste à protéger ma famille donc sans parti sauf celui d'en rire. Mais il demeure une chose c'est que la présomption d'innocence devrait être privilégiée à la curée, selon moi. Après chacun pense ce qu'il veut. Et ceux qui disent qu'il a revendu une position après 15 jours devraient juste retourner à leurs études pour savoir ce que first in, first out veut dire. C'est pas moi qui fait les règles comptables, elles existent. Ce qui a été fait est maladroit, j'en conviens. Mais de là à imaginer qu'un président de BNS jouerait son poste pour 50 ou 60k, c'est juste stupide en regard de ce qu'il pèse et ce qu'il gagne.

  • Mais cela ne vous empêche pas de faire des comparaisons stupides avec DSK.
    "A lire l'édito et ses commentaires, cette affaire m'en rappelle une autre, récente, DSK"
    Eh bien, si Hildebrand en est là, je ne donne pas cher du franc suisse...
    Ou du moins, pour suivre la logique de piller, on dira que le franc suisse a autant de chance de s'en tirer que DSK a d'avenir à la présidence française...

  • @ piller,

    Les contournements dont vous parlez concerne des personnes.

    Pour les fonds de pensions et les trésorerie de groupes internationaux qui représentent le 80% des transactions de devises il n'est pas possible et légal de venir avec une valise et de la changer au guichet pour ensuite la mettre dans un petit coffre qui sont d'ailleurs encore très peu disponible à l'heure actuelle. Et à 40% l'an la taxe j'en vois peu près à faire un tel cadeau à notre Etat.

    Quant à l'effet d'annonce d'un taux à 1.20, 1.30 ou 1.40 je vous rappelle qu'il faut le tenir en achetant de l'Euro lorsque l'Euro est attaqué. L'effet d'annonce a peut-être relativement marché pour le moment, mais quid si la situation européenne se détériore davantage. Là, le bilan en Euro se gonflerait d'une monnaie de singe.

    D'autre part, je note que dans les années septantes il y avait finalement eu un affaiblissement du franc suisse même si que momentané donc quelque chose s'est produit et pas forcément instantanément.

  • «Mais de là à imaginer qu'un président de BNS jouerait son poste pour 50 ou 60k, c'est juste stupide en regard de ce qu'il pèse et ce qu'il gagne.»

    Ce qui prouve que M. Hildebrand ou son épouse à l'abris du secret bancaire, pouvaient se livrer à des petits jeux de société sans que ça se sache. Comme lui, bien d'autres croient naïvement qu'il suffit que quelque chose soit labellisé SECRET ou coulé dans le bronze par une loi pour que la discrétion la plus absolue soit garantie.

    Ça me fait penser à ces types qui ont des princesses à la maison et qui s'en vont se taper des taons à 50 balles dans les bordels les plus minables. C'est même pas condamnable, c'est bêtement la nature de l'homme: c'est le goût de la transgression. Mais à ce jeux, c'est interdit se faire prendre.

    C'est toujours facile de dire après, quand ça se sait, que l'on regrette, que l'on a pas été bien malin, que c'est moralement limite, mais qu'on va prendre des mesures drastiques pour que ça ne se reproduise pas. C'est là qu'on a l'air con!

  • Petard@ Très bien vu. A ce jeu-là, il n'y a que la loi de Sparte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfant_au_renard

  • @anonyme
    Il se trouve que j'ai été dans la finance jusqu'à ma retraite il y a deux ans donc je pense la comprendre un peu. Sur n'importe quel site de FOREX, vous pouvez, moyennant une mise de 20%, prendre des options call sur le CHF et si vous achetez à terme et revendez avant le terme, vous faîtes quoi? Dans toutes les opérations qui se font, l'essentiel (95%) n'est que spéculation qui se règlent le jour même pour la plupart. Dans ce cas, il vous faudra à agir à Tokyo, Hong-Kong, Singapour, Londres et New-York, sans oublier Dubai et y faire appliquer le droit suisse, ce qui semble peu probable. Les banques contreparties seront considérés comme des intermédiaires et ne seront pas taxées. Votre seule chance d'agir est sur les comptes en CHF en CH et il existe bien des moyens de ne pas avoir à y recourir pour détenir un risque CHF, à la différence des années 70.

  • Christoph Blocher sortira tout petit et nain de cette sombre affaire qui n'a rien d'une affaire de criminalité économique. Quant à l'amour, Mme Corélande, mon rayon n'est pas le vôtre (commentaire de la dame en question pas encore en ligne chez Olivier Francey). Vous achetez vos conserves au Réduit national.. Je préfère les fruits frais et pulpeux. C'est plein de vitamines et ça donne une santé d'enfer. Donc ne m'apprenez pas comment aimer. Je ne vous apprendrai pas non plus comment aimer les étrangers et les étrangères. Chacun son rayon puisque décidément vous souhaitez insulter mes compétences en tout.

  • @ piller,

    Comme vous le dites.

    Le gros des transactions est de la spéculation et est difficile à entraver, donc pourquoi vouloir affaiblir le franc suisse par des achats d'Euros.
    Si les spéculateurs sont convaincus qu'une monnaie doit monter ou descendre ils feront ce qu'il faut pour sur 2 semaines ou 2 ans. Rappelez-vous les décrochages du GBP, Lire italienne et pesetas au début des années nonantes qui avaient enrichis Soros ou celles des monnaies asiatiques puis du rouble à la fin des années nonantes? D'ailleur de puis 40 ans le franc suisse s'apprécie avec des variations certes, mais s'apprécie.

    Le risque claire avec la BNS c'est qu'elle doive faire suivre le geste à la parole et donc achète massivement de l'Euro contre franc suisse et puis au bout d'un certain temps ne pouvant plus résister face au spéculateurs et peut-être d'ailleurs aussi à certains gens de bon sens jette l'éponge et se retrouve avec un montagne d'Euro perdant sa valeur traduite en francs suisses à toute vitresse.

    Si la Suisse avait voulu affaiblir sa monnaie depuis 40 ans vis-à-vis le USD et le GBP elle aurait perdu respectivement 80% et 90%. C'est difficile d'arrêter un train en se jetant devant lui avec sa voiture.

  • Le vrai calcul dans une monnaie pour en connaître le parcours, c'est d'en mesurer la trajectoire en tenant compte des intérêts et avec intérêts composés. Les marchés ne sont pas si stupides qui demandent des taux élevés à une monnaie faible et les monnaies fortes, yen et chf en tête, ont payé des cacahuètes. Le résultat c'est qu'avec une monnaie faible+int+int.composés vous arrivez après une longue période de temps à peu près au même résultat. Si vous pensez autrement, vous considérez les marchés comme idiots ce qu'ils ne sont pas. Aujourd'hui, vous avez un million de chf placés, ils vous rapportent rien, 1% à 10 ans soit 5000.- vous vivez comment? Des monnaies dites faibles vous donneront des intérêts meilleurs avec lesquels vous pourriez vivre mais vous finirez l'année plus pauvre en capital.
    Le problème de notre 2ème pilier! Les miracles, si vous y croyez, c'est à Lourdes mais c'est plus philosophique.
    Quand au problème de la quantité de monnaie, on entend des cris d'orfraies pour les prêts de la BCE aux banques qui ne font que lui renvoyer la monnaie empruntée pour s'assurer de la liquidité. Aucune chance d'inflation dans ce cas car la monnaie ne circule pas. Inflation est augmentation de la masse monétaire et vitesse de la circulation monétaire. Basique.

  • Il faut lire 10.000 et non 5000 pour les int. à 1%. J'avais hésité entre 10 et 5 ans. 5 ans c'est proche de 0.5%.

  • Je reviens sur l'«affaire» Blocher-Hildebrand comme on la nomme. Parce que ça m'énerve, même pas pour l'«affaire» en elle-même, mais comment elle se raconte. Pourquoi? Parce que les scénaristes de ce feuilleton sont de grosses feignasses. Au delà de la hargne entendue contre CB ou de son rôle ici, aussi épais qu'une feuille de papier à cigarettes.

    Que les porte-voix de la "coalition" d'un côté, s'égosillent à banaliser des faits somme toute embarrassants et de l'autre, conjecturent sur la gravité des actes de ou des auteurs qui ont rendu la chose publique, rien de surprenant. En d'autres circonstances, pour les mêmes, selon la cause, l'inverse eut parfum d'héroïsme ou fut combat de Justes.

    Tant que le consommateur de médias a conscience de ces manoeuvres de retournement à l'horizontale, ça peut au mieux lui prêter à sourire ou a s'exciter, mais lorsque la posture devient quasi unilatérale de la presse unique et qu'elle est finement orchestrée par les tireurs de ficelles de la "coalition", ça ouvre la voie à quelques chefs-d'oeuvre de désinformation.

    Mais foin de théorie: je vous offre céans une info "claire et précise" glanée ce matin sur le télétexte à propos des déclarations de l'avocat Hermann Lei rapportées dans le "St-Galler Tagblatt":

    «D'après l'avocat, l'informateur s'est tourné vers lui en détresse, car IL N'A PAS PU PARLER de ses soupçons au sein de la banque Sarasin. Ces déclarations CONTREDISENT la version des faits de la banque. Cette dernière avait affirmé vendredi que l'ex-collaborateur NE S'ETAIT PAS ADRESSÉ à sa hiérarchie.»
    C'est clair que s'il n'a pas pu parler... il ne s'est adressé à personne! On aimerait bien voir où est la contradiction.

    Autre contradiction-confusion cette fois, sur les propos rapportés par le porte-parole du Conseil fédéral et ceux prononcés par Christophe Blocher. CB à textuellement déclaré devant les caméras qu'il n'avait pas remis de documents bancaires ORIGINAUX, mais n'a pas pour autant précisé qu'il avait livré de mauvaises copies d'écran. Le porte-parole s'est contenté de dire que CB avait bien livré des documents sans préciser que ceux-ci étaient des originaux. Pour la presse c'était donc simple et cousu de fil blanc: CB a menti!

    Enfin, "amusant" aussi, le souvenir de ce qui à l'été 2006 a failli créer un incident diplomatique avec les Etats-Unis: ces petits mots maladroits de Micheline Calmy-Rey dans un discours devant les ambassadeurs où elle a fait allusion au contenu de câbles diplomatiques dérobés à l'ambassade américaine et divulgués par WikiLeaks. Je n'ai pas en mémoire que Christian Levrat en ait été particulièrement ému. En revanche, quel panache aujourd'hui: «J’espère que Christoph Blocher et la Weltwoche rendront des comptes à la justice. Comment se fait-il que la Weltwoche se soit retrouvée en possession de données internes d’une banque privée? Dans le cas d’espèce, c’est au minimum un recel de violation du secret bancaire».
    Sa classe laborieuse qu'il défend et qui s'était fait rabrouer l'été passé pour avoir profité d'acheter en face quelques paquets de lessive, appréciera.

  • La seule chose que je retienne c'est la volonté de nuire manifeste. On fait pas ça si on a pas une dose de haine assez élevée et c'est ce qui me dérange. Il y a un fait établi dont il aurait mieux valu qu'il ne se passe pas. Après, au lieu de vérifier, enquêter, établir des responsabilités, leur niveau de gravité et conclure, on commence par conclure et c'est la curée. C'est détestable.

  • petard@ Aujourd'hui, dans le Matin-dimanche, enfin un compte-rendu honnête de l'affaire sous la plume de Titus Plattner et Jean-Claude Péclet. Pour la première fois en Suisse romande...

    Cela dit, que des journalistes osent encore demander son avis à ce moins que rien de Dick Marty est un vrai scandale. Que sont devenues ses pseudo-révélations sur le trafic d'organes au Kosovo face aux Cours européennes ? Rien de rien. Ce minable a la crédibilité d'une déclaration d'impots de Al Capone. Le compte-rendu du Matin-dimanche démontre que tout ce qu'il a dit à la radio n'a absolument aucun poids et ne constitue en fait qu'une déclaration de haine de Blocher. Encore une fois, la honte sur le parti radical...

  • @Géo Effectivement, le compte-rendu du Matin-dimanche est le premier à avoir une certaine tenue. Faut préciser que Jean-Claude Péclet a lâché le biberon depuis fort longtemps.

  • Mon dernier commentaire.
    Mes dernières illusions sont parties avec la démission de M. Hildebrand. On perd un homme de qualité, tant pis, on a bien vendu, la presse est contente et les admirateurs de M. Blocher (dont c'est le droit) aussi.
    Adios, Salam Aleikum.

  • Piller, venez me lire sur mon blog. Vous y trouverez un autre son de cloche démocratique et de quoi avoir envie de résister encore aux intimidations de l'UDC. Salam

  • Piller@ Vous êtes musulman, comme Pachakmac ? Cela a l'air d'une question idiote, mais votre logique ne semble pas celle de tout le monde. Vous voyez une presse vendue à l'UDC, alors qu'elle tire à boulets rouges contre Blocher depuis le début de cette affaire.

    Hildebrand a démissionné parce qu'il n'avait pas beaucoup d'autres choix. Sa première ligne de défense était simpliste : "ma femme a beaucoup de caractère"...
    Donc si les syndicats font "grrr", il monte le franc suisse à 1,40 pour un Euro?
    Vous êtes à la retraite, piller; quand le franc suisse plongera lors de la disparition de l'euro, vous nous direz ce que vous en pensez...

  • Que ma logique soit différente, c'est plutôt un compliment, merci. Je suis un musulman de la Singine, autrement dit un Fribourgeois promptement baptisé catholique mais "Salam Aleikum" autrement dit "La Paix soit avec vous" me plait phonétiquement et la culture orientale jusqu'au 16ème siècle nous renvoyait à l'âge de la pierre. Il y a plein de conseils sur les forums de gens qui sont autrement plus instruits que moi mais je vais vous faire un cadeau, si vous ne l'avez pas lu, lisez "Les croisades vues par les Arabes" de Amin Maalouf.

    Je suis marié à une femme qui est la fille d'un enfant d'émigré suisse à l'étranger, dans le Gers, à une époque où la guerre 14-18 avait dépeuplé la France et qui est rentré au Pays dans les années 60. Il fût une époque où les Suisses émigraient en Am-Sud et partout où il y avait une chance de vivre mieux.

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