L'Enfer dans un verre d'eau

Imprimer

 

Sur le vif - Lundi 12.03.12 - 17.36h

 

On vient de l'apprendre: c'est à huis clos que le Grand Conseil, ce jeudi 15 mars à 22h, traitera l'opposition d'Eric Stauffer contre sa sanction de cinq mois d'exclusion des commissions.

 

Il y a une pièce de Sartre, plutôt géniale, qui s'appelle "Huis Clos". Et qui se termine par cette phrase: "L'Enfer, c'est les autres". Mais là, qui est le Diable? Qui sont les juges? Et qui sont les damnés? Et si l'Enfer, comme la soif du mal, n'était rien d'autre qu'une histoire d'eau?

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires

Commentaires

  • Belle métaphore et bonne analyse ironique, en fait, je dois avouer que vous m’épatez de plus en plus ; )

  • Lorsque celles et ceux qui prononcent une sanction ne sont que les délégués d'une majorité; lorsque la justification de cette sanction est portée devant cette majorité; lorsqu'enfin on s'assure que le regard de l'opinion publique sera écarté des débats; il ne reste plus qu'à donner l'onction à l'arbitraire. Nous verrons s'il en ira autrement, car mon optimisme prend toujours le dessus sur l'expérience, et je veux croire en la bonne foi et au bon sens.

  • Dans l'esprit de votre commentaire, pourquoi ne pas oser Victor Hugo qui, dans Les Misérables, a écrit :

    "L'ordre est une tranquillité violente. »

  • L'huis clos leur va si bien, à Stauffer et consorts. Alors pourquoi ne pas le pérenniser ?

  • Au-dessus des opinions il y a, qu'on le veuille ou non, la loi. C'est très démodé mais c'est comme ça.

    LRGC ; art. 32B, al.2 (réf B 1 01)

    "Si le député s'oppose à la sanction, le Grand Conseil tranche à huis clos et sans débat, après avoir entendu un membre du bureau et le député concerné".

    Et dans ce vieux pays de démocratie le peuple peut changer les lois.
    p.l.

Les commentaires sont fermés.