Eric et Céline

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Sur le vif - Mardi 27.03.12 - 12.31h

 

Eric et Céline s'aimaient d'amour tendre. C'était un temps déraisonnable, le printemps fêtait ses six jours, on attendait les eaux de pluie, et gais rossignols, et merles moqueurs, ceux de la chanson, tous en fête.

 

Pour queues de cerises, trop longtemps, Eric et Céline s'étaient chamaillés, tripatouillés. A trop chercher noise, on perd le sens du vent, on se méfie du fil des jours, et les grands milans noirs, compagnons du printemps, on omet de les contempler.

 

Alors, Eric et Céline, sur plateau d'or, nous ont offert leurs noces. Raison, passion ? Cela n'importe pas, on s'unit pour un bout de chemin, le temps d'un printemps, et gais rossignols, et merles moqueurs, tous en fête.

 

Au soir du 17 juin, Eric et Céline, quel air siffloteront-ils ? De quel grand prédateur auront-ils fait le nid ? Les jours, alors, seront si longs, les nuits si ténues, de la Saint Pierre à la Sainte Anne, le fil d'une saison. Et les oiseaux qui passent. Et gais rossignols, et merles moqueurs, toujours en fête.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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Commentaires

  • Votre prose semble bien à la veille d'un appel !

  • Et sous ce ciel favorable aux amours impétueuses, grandit la rose qui s'épanouira au seuil de l'été dans la torpeur musicale d'un 17 juin voué à la fête!

  • Serait-ce le chant du cygne, que ce drôle de duo nous chantera d'ici le 17 juin prochain ?

  • L'idéal

    Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes,
    Produits avariés, nés d'un siècle vaurien,
    Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes,
    Qui sauront satisfaire un coeur comme le mien.

    Je laisse à Gavarni, poète des chloroses,
    Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
    Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
    Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.

    Ce qu'il faut à ce coeur profond comme un abîme,
    C'est vous, Lady Macbeth, âme puissante au crime,
    Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans,

    Ou bien toi, grande Nuit, fille de Michel-Ange,
    Qui tors paisiblement dans une pose étrange
    Tes appas façonnés aux bouches des Titans.

    Charles BAUDELAIRE

  • Avec Céline, une telle histoire ne peut durer que jusqu'au bout de la nuit... Que l'on espère pour eux, soyons magnanimes, ne pas devenir celle des longs couteaux.

  • @ Séraphin Lampion - Bagatelles! Le massacre, ce sera le 17 juin.

  • cela me surprendrait que Stauffer continue à faire des touches .

  • Je viens de prendre connaissance des propos du Président du PLR et de la convention qui aurait dû rester confidentielle selon son article 7...(mais à qui peut-on faire confiance en politique?):

    «J'ai reçu de l'UDC un projet de convention électorale, c'est un véritable ukase, une liste d'exigences non négociables», juge Alain-Dominique Mauris.

    Alors, j'ai beau lire et relire cette convention, je ne vois pas! En quoi les exigences du MCG sont-elles inacceptables par le PLR?

    Le PLR voudrait-il le beurre et l'argent du beurre?

  • En guise d'epithalame :

    Comprends que je deraisonne
    Que mon coeur avec effroi
    Dans tout l'univers tatonne,
    Sans se plaire en nul endroit :

    Je n'ai besoin que de toi,
    Qui n'as besoin de personne.

    Anne de Noailles

  • Si l'UDC était présidée par un homme, aurait-on droit à toutes ces métaphores explicites sur l'alliance avec le MCG ?
    Que le parti présidé par C.Amaudruz s'allie avec l'un ou l'autre parti, il y aura des quolibets. Etre jeune dans le monde de la politique n'est déjà pas facile, avec tout l'establishment en face, mais en plus de ça: jolie !
    Madame Amaudruz devra avoir un bel et bon sens de l'humour pour ne pas se lasser, à la longue. Enfin, lorsqu'elle aura franchi la barre des 50 ans, on se calmera. :-)))))

  • @ Calendula:

    :-)))))

    On imagine la chose: "Gilbert et Eric s'aimaient d'amour tendre. C'était un temps déraisonnable...

    Pour queues de cerises, trop longtemps, Gilbert et Eric s'étaient chamaillés, tripatouillés.

    Raison, passion ? Cela n'importe pas, on s'unit pour un bout de chemin, le temps d'un printemps, et gais rossignols, et merles moqueurs, tous en fête."


    On serait dans une sorte d'ultra-modernité!...

    :-)


    Et pour Céline Amaudruz, ma foi, elle est jolie, cela lui vaut sourires et compliments. J'espère qu'elle en profite pleinement.

  • La politique, hélas ! voilà notre misère.
    Mes meilleurs ennemis me conseillent d’en faire.
    Être rouge ce soir, blanc demain, ma foi, non.

    Je veux, quand on m’a lu, qu’on puisse me relire.
    Si deux noms, par hasard, s’embrouillent sur ma lyre,
    Ce ne sera jamais que Ninette ou Ninon.

    Alfred de Musset

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