Journalistes au service du pouvoir

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Sur le vif - Lundi 25.11.13 - 12.06h

 

C'est parti pour l'immense machine de propagande contre l'initiative de l'UDC "contre l'immigration de masse", soumise au peuple et aux cantons le 9 février 2014. Au moment où j'écris ces lignes, trois conseillers fédéraux sont en train de nous dire, à Berne, à quel point cette initiative est mauvaise. Cette conférence de presse, pour d'étranges raisons, est retransmise en direct sur le site de certains journaux, comme la Tribune de Genève. On en a fait autant lorsque l'UDC a lancé son initiative, ou même lorsqu'elle l'a déposée ?



Dans cette campagne, les initiants, on ne les entend quasiment jamais. Mais alors, l'armée des opposants, c'est à dire toute la classe politique, toute la Sainte Alliance des autres partis, le Conseil fédéral, la majorité des Chambres fédérales, bref le pouvoir en place, on n'entend qu'eux. Et cela va durer jusqu'au 9 février. Dans le "service public", ce sera avec l'altière bénédiction de Roger de Weck, l'homme qui a fait du combat contre l'UDC un enjeu personnel. Vous appelez cela "équilibre" ?

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires

Commentaires

  • Comme vous avez raison, Pascal Décaillet! C'est tellement flagrant qu'on peut se poser des questions sur le professionnalisme de ces «journalistes» qui soutiennent les gouvernants sans la moindre vergogne. Pensent-ils réellement qu'ils font le métier d'informer quand ils se contentent de dérouler le tapis rouge devant tout ce qui s'oppose à l'UDC? Et comment peut-on maintenir en place un Roger de Weck qui ne respecte en rien ce qui est inscrit dans la concession dont bénéficie la maison qu'il est censé diriger? Evidemment, trop de politiciens n'osent rien dire de peur de perdre le rond de serviette qui les attend en permanence dans les studios de la radio et de la TV...

  • Comme vous avez raison!

    Ce qui est réellement scandaleux c'est que ce média ne vit QUE grâce à la subvention.

    Il en découle que le chien lèche la main du maître. Il ne reste que bien peu de journalistes totalement indépendants.

    On est revenu au système du Fou du Roy avec le risque en moins, car si le Fou allait trop loin il y laissait sa vie, ici rien du tout. Ils continuent à picorer dans la main qui leur permet de survivre!

    Cela me rappelle cette magnifique fable du loup et du chien:


    Le Loup et le Chien

    Un Loup n'avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
    L'attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l'eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l'aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu'il admire.
    " Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
    D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, haires, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l'épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
    Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
    - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse. "
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
    " Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
    - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
    - Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
    Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

  • vous semblez oublier les capacités financières de la machinerie de l'Expérience Blocher , et vous considérez de manière suffisante et méprisante l'éthique de nombre de jeunes journalistes formés récemment et cela ,il est vrai pas dans le nid de Windisch incorrect qui prétend faire du neuf avec du vieux réactionnaire.
    On a les frustations que l'on mérite.

  • Les journalistes peuvent-ils "sereinement " ne pas soutenir les gouvernants?
    Quant à la libre circulation, y a-t-il, oui ou non, du travail pour tout le monde? On entend dire que les natifs de ce pays refusent ou ne sont pas intéressés par de très nombreux emplois diversifiés... Indispensables entreprises, donc, indispensables employés collaborateurs, sinon d'ici, d'ailleurs... Pour le reste, n'y a-t-il pas des conventions internationales, peut-être bien à affiner mais "existantes"?!

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