Un syndicat ? Surtout pas !

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Sur le vif - Vendredi 03.04.20 - 12.22h

 

12.22h - A Berne ou dans les Cantons, le sort des indépendants est laissé entre les mains de fonctionnaires. Donc, de gens incapables, mentalement, psychologiquement, de comprendre la mentalité très particulière d'un petit entrepreneur.

C'est là toute l'erreur.

Les indépendants doivent, dès aujourd'hui, se regrouper. Non pour former un syndicat - un de plus - mais pour monter des opérations ciblées.

Surtout pas un syndicat ! Il y en a déjà beaucoup trop ! Et la plupart, dans la crise actuelle, ne font que gesticuler. Et puis, par nature, un syndicat se définit par rapport à un contrat de travail, une convention collective, toutes choses qui n'existent pas, ET N'ONT PAS A EXISTER, pour les indépendants. Ces derniers n'ont tout de même pas quitté la cimentation contractuelle pour retomber dans une logique de contestation syndicale ! C'est totalement contraire à leur nature, leur solitude choisie, l'essence même de leur combat, qui implique une immense prise de risque personnelle.

Un syndicat, non, non et non ! Surtout pas quand ils sont noyautés par des grandes faîtières, avec des Pierre-Yves Maillard, tout en haut ! Pas de syndicat, plus jamais ça, mais un groupement d'intérêts, composé d'hommes et de femmes libres, sociétaires. Un groupement pour les périodes de tempête, par pour les cocktails de beau temps ! Un groupement avec des unités d'intervention mobiles, rapides, motivées, agissant dans l'esprit du commando. Pas de comités, pas de comitards, pas de statuts lourdingues, pas d'Assemblées générales ! Par pitié, rien de ce cirque de beau temps, avec bedaines et congratulations.

Non. Une force d'intervention. Ciblée sur des objectifs. C'est exactement cela, à l'inverse de la quiétude des apparatchiks, l'esprit des vrais indépendants. Pas ceux qui se plaignent. Ceux qui se battent.

 

Pascal Décaillet

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Commentaires

  • Il sera bientôt temps d'envisager une action en responsabilité contre l'Etat. Car le confinement semble bien être une mesure consécutive à l'impréparation des autorités, qui nous ont fait financer la rédaction de rapports sur les épidémies que personne n'a jugé bon de mettre en pratique. C'est parce que nous n'avons pas de masques, et pas de stratégie de dépistage, que le confinement a dû être décidé, et l'économie mise à l'arrêt. Or, il me semble bien que nous serions censés avoir des masques, et censés avoir les moyens de dépister, à en croire le droit fédéral. Pour quelle raison les indépendants devraient-ils payer pour réparer les erreurs des autorités?

  • Les autorités ne tombent pas du ciel. Les autorités sont élues par la population qui accepte de participer aux élections, puis se co-optent pour élire le Conseil Fédéral. Il ne s'agit pas du conseil d'administration d'une entreprise de droit privé. Une action en responsabilité contre l'Etat revient à se faire un procès à soi-même.

    En revanche, il existe une pratique de la mémoire officielle qui permet de connaître les responsables politiques de certaines décisions dont nous pouvons aujourd'hui affirmer qu'il s'agissait de fautes et non pas d'erreurs. Aurons-nous le courage et la force de faire ce travail d'investigation historique, non pas pour sanctionner ces responsables si leurs choix ont été approuvés par la population, mais pour éviter de reproduire les mêmes erreurs dès qu'un peu de sérénité sera de retour dans le landerneau helvétique.

    Car nous savons l'animal politique fort capable d'habilement glisser sous le tapis la poussière de ses mauvaises décisions. Surtout s'il est temps d'en appeler aux grandes solidarités nationales, solidarités si souvent oubliées au profit de l'intérêt personnel durant les périodes d'accalmie et de prospérité.

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