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Sur le vif - Mardi 07.04.20 - 16.04h

 

Dans nos 45 Communes genevoises, dont les 21 qui restaient encore à pourvoir, les jeux sont faits. La démocratie a fonctionné. A fond, pour le premier tour : jamais nous n'aurons, mes collègues et moi, autant animé de débats communaux ! Au ralenti, et c'est le moins qu'on puisse dire, pour le second. Mais c'est ainsi, c'est la vie, c'est la politique, elle doit s'accommoder des imprévus, et le virus en est un, majeur.

Il convient donc de féliciter les élus. Tous, ceux des 45 Conseils administratifs, ceux des 45 Conseils municipaux. Ils se sont battus, ils ont gagné, ils sont légitimes. Notre vie communale, pour cinq ans, a ses magistrats et ses représentants dans les délibératifs.

Il convient, aussi, d'avoir une pensée pour les battus. Dans une démocratie, tous sont estimables, s'ils se battent et nourrissent la vie citoyenne. Pour ma part, j'ai une pensée particulière pour Simon Brandt, un homme seul et courageux, qui revenait de très loin, après sa mésaventure de décembre. Puisse-t-il continuer, au Conseil municipal, de tenir son rôle critique, intelligent, bosseur de dossiers, au service de la Cité. Une pensée, aussi, pour Maria Perez, militante sincère et combative, qui a porté très haut la bannière du Parti du Travail. Et puis, plein de pensées, pour plein d'autres.

Genève, sauf retournement majeur, s'apprête à vivre trois années sans élections. Pour nous, passionnés viscéraux de politique, c'est une occasion inespérée : tout centrer, non sur les personnes, mais sur les THÈMES. Plus que jamais, notre démocratie a besoin de ce recentrage. Puisse-t-elle, plus que jamais, être un lieu d'échanges, de débats, d'idées, où puissent s'entrechoquer, non les personnes, mais les arguments.

Dans notre démocratie, les élus décident, mais c'est tout, c'est leur seul privilège. Le débat, lui, appartient à toutes les citoyennes, tous les citoyens. Pour le faire vivre, nous avons en Suisse le plus beau des instruments : la démocratie directe. Qu'elle vive, plus que jamais ! Nous avons infiniment besoin de cette sève citoyenne, venue d'en bas, pour faire monter les idées nouvelles.

Notre démocratie est l'affaire de tous. Sa survie, comme celle de notre pays, dépend de nous, Et de nous seuls.

 

Pascal Décaillet

 

 

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