Pour l'honneur

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 13.05.20

 

Interviewé dans ce journal, la semaine dernière, par Giancarlo Mariani, puis par votre serviteur dans « Les Yeux dans les Yeux », Simon Brandt ne lâche rien. Le candidat malheureux à la Mairie de Genève, interpellé par la police dans des circonstances hallucinantes le vendredi 13 décembre 2019, pour des griefs dont il a plus tard été disculpé, n’entend pas en rester là. Il se bat pour son honneur. Et il a raison.

 

Le fin mot de l’histoire, je l’ignore. Nous sommes dans un domaine complexe, entremêlé, où le judiciaire se mêle étroitement au politique. Un imbroglio ! Mais une chose est certaine : Simon Brandt n’a rien d’un adepte du grand banditisme, ni d’un homme qu’il faudrait arrêter comme s’il appartenait à la Bande à Bonnot, ou à celle de Baader. C’est un homme parfaitement paisible, ne représentant strictement aucun danger pour la société. Si la justice voulait l’entendre, elle avait d’autres moyens à utiliser pour l’appréhender.

 

Dans sa contre-attaque judiciaire, Simon Brandt, à juste titre, exige des explications. Nous sommes dans un Etat de droit : nous avons, tous, le droit de savoir ce qui s’est passé exactement. Le rôle de certains policiers. Les consignes d’arrestation du Ministère public. Y a-t-il eu volonté d’humiliation, de pression ? Visait-on, à travers M. Brandt, d’autres personnes ? Avons-nous été, en pleine campagne municipale, en présence d’un règlement de comptes, interne à l’Entente ? Tout cela, les citoyennes et citoyens ont le droit de le savoir.

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 1 commentaire

Commentaires

  • Des agissements - blessants, humiliants voire destructeurs - avec des Non Dits - sont de ces éléments d'une pratique qui caractérise une mentalité mafieuse. L'état. Les cercles politiques. Les institutions en seraient ils, tous, contaminés par ce vilain pli devenu la norme???

    Simon Brandt a parfaitement raison d'exiger des explications. Outre l'honneur de M. Brandt, c'est celui de tout citoyen dans un État de Droit qu'il faut rappeler en majuscule.

    Dommage qu'il n'a pas été élu car bien de choses auraient pu changer. C'était le seul candidat, contrairement aux autres, qui pensait la démocratie (la vivre et la respecter). La plupart des candidats calquent la démocratie de l'ouïe-dire ou pour le conformisme des habitudes même si celles-ci glissent consensuellement vers la dénaturation et vers une sorte d'autocratie de classe. Des clubs politiques qui vivent de baronnages.

    J'espère qu'il ne lâchera pas les prochaines élections - Les modes passent, le fondamental demeure!

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