Les Verts en Ville : Salut, les Copains !

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Sur le vif - Vendredi 29.05.20 - 17.06h

 

Un excellent article de la Tribune de Genève le souligne : les nouveaux magistrats Verts en Ville de Genève n'ont même pas attendu leur entrée en fonction pour se confectionner, chacun, une Garde Noire qui ferait presque, en comparaison, passer tel ancien Conseiller d'Etat radical, et son âme damnée, pour des oies blanchâtres.

Une Garde Noire, ou plutôt une Garde Verte : tel nouvel élu au Municipal, humide encore dans le juvénile entourage de ses oreilles, renonce à siéger, se précipite dans le cabinet de l'exécutif, pour y faire antichambre. Tel ancien du G8, observateur du tragique de l'Histoire, rejoint la Cour de la Princesse.

Tout cela nous dit quoi ? Que les Verts, dans la pratique du pouvoir, sont comme les autres ! Eux qui n'ont cessé, depuis des années, de nous bassiner avec "la politique autrement", reproduisent exactement les travers de toute oligarchie à qui trop de pouvoir est confié : consanguinité, proximités, copinage.

Il y a eu le pouvoir des radicaux vaudois, buveurs de Dézaley, logés à de rudes et rustiques enseignes. Il y a eu celui des conservateurs valaisans, dégustateurs de Petite Arvine, bénitier le dimanche, prébendes le lundi. Voici celui de nos braves Verts, moralistes, cyclistes, torturés du Climat, prophètes d’Apocalypse. Mais tellement fidèles à toutes les chorégraphies du pouvoir, dès qu'ils entrent dans la danse. Bonne législature, et Salut les Copains !

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires

Commentaires

  • Dans leur liste il manque les coûts de ces bandes d'incapables

  • Des verts??? J'espère qu'ils ne vont pas nous obliger a incinérer les déchets radioactifs napolitains, comme ils ont tenté de le faire, il y a 14 ans!!!

  • Ceci n'est qu'une preuve de plus que le pouvoir est un poison contre lequel n'existe que la dilution comme antidote. Diluer le pouvoir, le fragmenter, l'obliger à déléguer, à débattre, à argumenter, en permanence. L'obliger aussi à justifier ses actes et le responsabiliser quant aux conséquences de ceux-ci. Le copinage fait partie des virus du pouvoir, comme la corruption, l'abus et l'arrogance. L'ivresse qu'il distille est capable d'enivrer les plus solides comme les plus sobres. Lutter pied à pied contre sa redoutable puissance est un devoir de la presse.

  • Rien d'étonnant: il y a des gens qui croient l'astrologie, aux fantômes, à la création selon la Bible, et mille autres hochets pour ne pas affronter la réalité du monde et de l'existence. D'autres croient qu'il existe une politique non politicienne.

  • C'est la République des copain et des coquins comme l'avait dit sauf erreur M. Poniatowski à l'époque du pompidolisme triomphant. Les radicaux étaient très forts en la matière (surtout quand ils n'avaient pas fusionné avec les libéraux). Nous l'avons vécu plus récemment avec les scandales qu'a traversés le PLR. Mais les Verts réussissent à battre tout le monde. Les arrivistes du 21e siècle se peignent désormais en Vert. Quelle décadence!

  • A propos des verts en ville serait-il possible de connaître le nombre d'élus-es de gauche qui sont logés, à vil prix, par la GIM ? De plus comment se fait-il qu'ils trouvent si facilement des apparts ? Exemple : Dreifuss en 24 heures aux Pâquis depuis la suisse allemande, Bayenet un appart au centre-ville en espérant être élu alors qu'il habite à Bardonnex, un ancien député socialo qui transforme un appart à la Jonction pour créer une entreprise d'informatique ? Les copains d'abord chantait Brassens mais il n'est pas le seul !!

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