Epicène : c'est non, et on vous emmerde !

Imprimer

 

Sur le vif - Dimanche 14.06.20 - 08.54h

 

Le langage épicène ? Il suffit de lui dire non.

Simplement non. Sans autre forme de discussion.

Non à cette saloperie, bricolée par des idéologues n'ayant aucune oreille à la musique des mots. Ils marquent la syllabe comme on plombe un oiseau.

Non à ce boulet de redondances, qui alourdit les paupières, émousse le désir, empoisse les sens.

Non à ce goudron dans les ailes des mots.

Non à la ridicule préciosité qui prétend imposer à la langue le corset de ses préjugés.

Si cet immondice verbal s'impose, ce ne sera pas à cause de ceux qui l'ont sécrété. Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils ne savent d'ailleurs rien, c'est bien là le problème, leur abyssale inculture.

Non. Ce sera à cause de nous. Chacun d'entre nous, individuellement responsable. Parce que, par lâcheté, nous n'aurons pas dit non.

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 14 commentaires

Commentaires

  • Quelle est donc la version épicène de conscrit dans un pays qui pratique une profonde discrimination en matière d'obligation (conscription) militaire ?

    Quel est donc ce pays dans lequel l'égalité consiste à indemniser deux fois moins UN soldat devenu invalide, une fois qu'il atteint l'âge de 65 ans, que CELLE qui a subit un accident en un travail (non forcé).

    Qui est donc à l'origine de cette dernière inégalité ? La même ancienne Conseillère fédérale que celle qui est à l'origine de la Lamal.

  • Presque vingt ans que je peste contre ces dictateurs non éclairés qui maltraitent les mots de la langue française pour prendre le pouvoir;
    https://micheleroullet.blog.tdg.ch/archive/2010/11/08/les-socialistes-les-mots-et-l-armee.html
    Cette propension à user d’un langage épicène se répand comme une épidémie! Et quand on pense que pour Salerno, torturer les mots pour une bonne cause (l’égalité entre les hommes et les femmes) se justifie! Rappelons qu’elle a imposé dans l’administration des formations au langage épicène, payées avec nos impôts!
    OSONS RÉSISTER !

  • Le langage dit épicène n'est justement pas épicène, puisque le terme signifie "possédé en commun", et que l'entreprise actuelle vise à diviser le langage et à le sexualiser. Le terme "personne" est grammaticalement féminin. Mais il est épicène car il désigne l'être humain des deux genres (et autres, comme la pension Vauquier). On ne dira pas un person pour parler d'un homme, même s'il s'appelle par hypothèse Gaston, et qu'il y a le téléphon qui son.
    Chez les Romains, les substantifs pirata (le pirate), agricola (l'agriculteur), poeta (le poète) se déclinaient au féminin, mais s'accordaient au masculin. Ils désignaient souvent des hommes, mais pas exclusivement. A l'armée, une recrue, une estafette, une sentinelle, une ordonnance sont des substantifs féminins qui ont très longtemps désignés exclusivement des hommes - ces termes sont épicènes, dans le sens où ils ne sont pas "genrés". Il en va de même de tous les termes grammaticalement masculins, qui ne désignent pas nécessairement des individus mâles.
    Bref, le vrai langage épicène est le langage courant.

  • C est bien ce que vous dites M. Pascal Décaillet tant que le sens des mots est encore sain et sauf!

    Néanmoins, reprenons ce que disait Albert Camus il y a il y plus de 60 ans (ou qu il a repris de son père, un boucher très érudit et grand patriote français mort durant la guerre de l Algérie quand son fils Albert n avait que 10 ans) :

    --Quand on commence à céder sur le sens des Mots (et non pas les Maux bien entendu :) ), on cédera sur tout après.

    --Quand l Homme ne veut plus ou qu il ne peut plus changer le Monde, il changera le sens des mots (attribution de cette citation est entre Albert Camus et Jean Jaurès) .

    Bien à Vous M. Pascal Décaillet.
    Charles 05

  • Pour défaire le monde il faut d'abord défaire le langage. En revanche, pour transformer le monde il faut d'abord nommer l'ennemi et ensuite le défaire. Le langage est plus facile à vaincre que le pouvoir des ploutocrates et des cratopathes. Ainsi va notre époque de lâcheté et d'inculture.

  • Alors reprenons l'usage du Moyen-Âge, qui accordait selon le genre de plus proche de l'adjectif (règle de proximité).

    Ou plus simplement, écrivons tout au féminin. Ce serait arithmétiquement plus correct : dans les pays francophones européens, ainsi qu'au Québec, il y a plus de femmes que d'hommes. CQFD.

    Même s'il n'est guère élégant, force est de constater que le langage épicène est, tout comme les quotas, un mal nécessaire, qui contribue à fendiller le plafond de verre contre lequel les femmes se tapent encore et toujours la tête.

    Je vous souhaite, Messieurs, un beau 14 juin

  • On n'arrête pas le progrès.
    Pour les retardataires qui ne sont pas encore familiers avec le langage épicène et la rédaction égalitaire, le site officiel de l'État de Vaud (État pionnier par excellence) nous éclaire:
    https://www.vd.ch/guide-typo3/les-principes-de-redaction/redaction-egalitaire/.
    Un dossier fort complet réalisé grâce à la générosité du contribuable vaudois.

    Ce document se voulait sans doute humoristique (il est vrai qu'en le lisant, on se surprend parfois à sourire, quand ce n'est pas à éclater de rire) mais dans l'ensemble, j'ai été déçu. Lecture divertissante, sans plus. Déconseillé aux personnes âgées de 7 à 77 ans.

  • Plus besoin d'en rajouter, tout est dit ci-dessus.

  • Oui, malheureusement, de plus en plus de journalistes, politiciens et autres "experts" s’exprimant dans les émissions d’informations, telles que Forum ou téléjournaux, sont devenus des obligés du langage inclusif, un avatar de l'idéologie dominante de la gauche féministe. Cela alourdit bêtement l’expression de la langue française, au point d’en devenir très pénible.
    Le langage épicène, c'est comme parler avec du gravier dans la bouche, comme "les citoyens et les citoyennes", "les travailleuses et les travailleurs" et autres fadaises inclusives, répétées à plusieurs reprises dans le même entretien … Laissons cela pour les discours du 1er Août ou les slogans des syndicalistes.
    Car ressasser jusqu'à plus soif des "caissières et caissiers" ou "clientes et clients" tel qu'on l'a entendu dans un Forum par un représentant de la Migros, c'est le meilleur moyen pour s'endormir ou alors, tourner le bouton !

  • Personnellement, je me suis senti offensé par "LE covid-19", "LE virus". Pourquoi "LE" ? Cette gynocratie toxique devient insupportable. A quand la grève des hommes ?

  • « le site officiel de l'État de Vaud (État pionnier par excellence) nous éclaire »

    Hum... je reste sur ma faim... si par exemple une ministre-esse se présente en portant (.?.) pantalon... je ne sais pas si c'est une pantalone, ou une pantalonnade...

  • « Si cet immondice verbal s'impose, ce ne sera pas à cause de ceux qui l'ont sécrété »

    J'ai bien peur que ça va devenir obligatoire; et même pénal de ne pas s'y soumettre. J'espère que ça n'arrivera qu'au-delà de mon départ chez le PÈRE éternel !

  • « qui contribue à fendiller le plafond de verre contre lequel les femmes se tapent encore et toujours la tête »

    Vous savez où elle est LA plafond de verre ? plutôt LE dalle verre ?

    Dans la rente couple AVS ! une fois et demi la rente simple ! Même si Madame et Monsieur ont cotisé a égalité toute leur vie. Cette situation date de l'époque où Madame travaillait pour un employeur juste pour arrondir les fins de mois.

    Alors, maintenant avec toutes ces ministre-esses et députées, rien ne change.

  • J'aurais, en toute humilité, rédigé différemment:
    "on vous emmerde, à pied, à cheval et en voiture"
    C'eût été plus élégant...

Les commentaires sont fermés.