Pour une Suisse indépendante et souveraine

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Sur le vif - Vendredi 10.07.20 - 10.32h

 

La Suisse doit contrôler ses flux migratoires. Comme toute autre nation, dans le monde, a le droit, et aussi le devoir, de les contrôler. Chaque pays doit être parfaitement libre de déterminer lui-même, souverainement, en fonction de son système politique de décision, le taux d'immigration qu'il veut laisser pénétrer à l'intérieur de ses frontières.

Nous sommes encore dans le temps des nations, né de la Révolution française, qui s'est dûment battue, au moment des Soldats de l'An II, pour défendre ses frontières, alors que l'Europe entière voulait rétablir par les armes l'Ancien Régime. Ce sont eux, ces soldats héroïques, qui ont décidé du sort de la France, beaucoup plus que les palabreurs des Assemblées parisiennes.

Ce qui fut valable pour la France de 1792, pour la Prusse des années 1806-1813, pour l'Italie du Risorgimento, l'est aussi pour la Suisse de 2020. Les visions multilatérales, qui prolifèrent (sous influence américaine) depuis 1945, ne valent pas un seul kopeck. Elles ne sont qu'illusions cosmopolites, mensonges universels, spéculations sur des idées abstraites, planétaires. Concepts de géomètres, tout au plus ! La vérité, la dure, la tenace réalité depuis deux siècles, ce sont les nations. Oh, elles ne sont pas éternelles ! Un jour, elles passeront. Mais pour l'heure, elles prévalent.

Qui dit nation dit souveraineté. Ne compter que sur soi pour sa survie. Passer des alliances, certes, mais en fonction de nos intérêts supérieurs. N'adhérer en aucun cas à une organisation multilatérale qui aurait valeur de tutelle. Pour notre petit pays, ce serait le début de la fin.

Dans les attributs de notre souveraineté, il y a le contrôle des flux migratoires. Nulle puissance extérieure n'a à nous dicter ce que nous devons accueillir ou non. Cette décision doit relever de la seule Suisse. En fonction du système de décisions politiques qui est le nôtre, en l'occurrence la parole, in fine, au peuple souverain.

C'est sur ce thème, et avec cet horizon-là, historique et intellectuel, que nous avons voté le 9 février 2014.

C'est sur ce thème que nous voterons le 27 septembre 2020.

Ai-je été assez clair ?

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 3 commentaires

Commentaires

  • L'indépendance est philosophique en grande partie. Notre indépendance dépend en grande partie de celle de l'Europe.
    Par contre les effets de la surpopulation en Suisse sont concrets. Autoroutes, densification des villes avec des conséquences sur la qualité de vie, la délinquance, les maladies liées au stress, .... C'est le sacrifice des prochaines générations, pour un hypothétique avenir "assuré".

    Cette votation va probablement se diviser entre souverainiste et ceux qui ont peur, qui pensent au présent mais qui oublient les générations futures.
    Alors que ce qui est en jeu, c'est le futur de la Suisse: Des millénaires que l'humain cherche à obtenir un bien être, et là on veut tout sacrifier pour une économie importée.

    Le contrôle de l'immigration européenne m'importe peu, ce sont les raisons de cette immigration qui est une catastrophe : Une économie non régulée pour les besoins des citoyens, qui détruit la qualité de vie, l'écologie.

    Un petit pays comme la Suisse ne peut pas fonctionner comme une France qui a de grands espaces naturels. Le développement de la Suisse doit intégrer ce paramètre (petit pays) pour l'écologie ET pour le bien de l'humain.

    La votation, c'est le monde d'avant qui continue contre une nouvelle approche qui dépasse la dimension purement économique.

  • Plus clair tu meurs, d'éblouissement.
    Mais j'aurais formulé ça différemment :
    "Nulle puissance extérieure n'a à nous dicter ce que nous devons accueillir ou non."
    Car on parle d'accueil de personnes.

  • Bien d'accod avec vous, M. Decaillet. Mais sommes-nous si peu nombreux à l'être '?

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