La seule question qui vaille : la souveraineté

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Sur le vif - Vendredi 11.09.20 - 09.56h

 

Non seulement, la Suisse doit "gérer de manière autonome" l'immigration des étrangers, mais elle doit "gérer de manière autonome" tous les domaines de décision impliquant son destin national. C'est bien le moins qu'on puisse attendre de toute nation, se réclamant comme telle, sur cette planète. Sinon, ça n'est plus une nation, c'est juste la partie d'un Empire, le dominion d'une puissance supérieure. Voulons-nous cela ?

La question migratoire est très importante, en Suisse. Mais à mes yeux de citoyen, la question première est celle, simple et fondamentale, de la souveraineté. Ce sujet, pour moi, est premier. Il vient en amont de la gestion de l'immigration. Le 27 septembre, j'irai d'abord voter en fonction de mes convictions sur la souveraineté.

Voulons-nous être un pays ? Voulons-nous maîtriser souverainement, par notre système démocratique, les grands enjeux de notre avenir ? Parmi eux, il y a, en amont de la question migratoire, celle de la démographie. Voulons-nous une Suisse à onze, douze, quinze millions d'habitants, massés sur le Plateau, irrespirable, avec les infrastructures de l'enfer ? A cela, je réponds non, ce qui m'avait déjà amené à voter pour Ecopop.

Je veux une Suisse vivable. Respectueuse de son environnement, de ses paysages, de sa faune, de sa flore, des ses lacs, de ses rivières. Une Suisse solidaire à l'interne, comme le furent nos parents, ou grands-parents, lorsqu'ils ont mis en place l'AVS, en 1947/48. Une Suisse où chacun puisse s'épanouir, dans le domaine qui est le sien. Une Suisse respirable, à taille humaine, avec des familles heureuses de vivre, de travailler, de construire le pays.

La libre circulation, quelle prospérité nous a-t-elle apportée ? Une démographie galopante, une croissance ne profitant qu'à certains, une tétanisation de notre économie sur le commerce extérieur, au détriment de notre agriculture, et du marché intérieur, une inflation des services, pas toujours utiles, des milliers de nos compatriotes jetés dans la précarité, à cause de la concurrence étrangère, générée par la sous-enchère salariale. Ça, c'est la vérité, tout ce que la propagande du NON, alimentée par les millions du patronat, soutenue par la trahison syndicale, vous cache.

Je soutiens l'initiative, et je crois bien que je serai dans le camp des perdants. Je suis très déçu par la campagne du OUI. Je la trouve molle, anémique, dépourvue de hauteur. Mais j'aurai au moins défendu mon point de vue de citoyen. Il ne vaut pas plus qu'un autre. Et il ne vaut pas moins.

 

Pascal Décaillet

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Commentaires

  • La Suisse a souverainement décidé d'adopter l'accord de libre circulation des personnes européennes et il peut souverainement décider d'en sortir moyennant un préavis de 6 mois. Il ne s'agit donc pas de retrouver la souveraineté mais de l'exercer. Comme l'a fait le Royaume-Unis.

    Le précédent brittanique marque d'ailleurs clairement le fait qu'il n'y aura aucun arrangement avec l'UE, qui ne va rien lâcher. Certes, elle y a à perdre. Beaucoup. Mais au vu de sa taille ce beaucoup à nos yeux n'est pas beaucoup vu de Bruxelles.

    Solidaire comme en 47. C'est justement ce qui est devenu impossible. La diversité culturelle est telle qu'elle est impossible. Il est des gens avec lesquels nous n'avons pas envie de faire société au vu des us et coutumes qu'ils ont importé de leur pays d'origine. Pas tellement de l'UE d'ailleurs.

    Solidaire avec les cantons économiquement faibles. Stop. Si ces cantons veulent sortir, ils devront assumer le fait qu'il ne seront plus subventionnés. Genève les subventionne entre 750 millions (vue de la Confédération) et 1 milliard (vue du canton) par année. Ce qui explique largement la dette du canton de Genève. Ah oui, il est facile d'être vertueux lorsque l'on pique l'argent des autres !

  • @CECH
    En PIB par habitant, Genève a 30% de plus que Vaud. Genève n'a pas les frais dû à un grand canton (routes nombreuses, ...) et réussis le tour de force d'avoir une dette structurelle, alors que Vaud est en équilibre.

    Genève est un canton riche, et n'a pas connu la difficulté des cantons pauvres qui ont appris ce que c'est un sou.
    La population genevoise, comme certains politiques sont dans un monde imaginaire où l'argent tombe du ciel. Le régime des fonctionnaires voté, montre un décalage entre le monde réel, et le monde imaginaire d'un canton vu avec des ressources infinis.

    Pour le reste, il faut trouver des solutions pour que le plateau suisse ne deviennent pas Singapour.
    Les prévisions pour l'Europe est un dépeuplement, et la Suisse10milions, peut-être le double. C'est aberrant.

    Gouverner, c'est prévoir, mais en ce moment personne ne se préoccupe des personnes générations. C'est la classe moyenne et inférieure qui subira les conséquences avec la bénédiction d'une gauche qui joue l'autruche.
    J'ai espoir que les écologistes se réveillent, pas le reste de la gauche engluée dans le 20ème siècle, avec les jeunesses socialistes qui sont des jeunes, mais vieux dans leur tête.

  • Entièrement d’accord
    Il y en a marre de nous faire imposer tout par cette technocratie!
    Retrouvons notre souveraineté
    Le commerce extérieur s’adaptera nous avons des produits de très haute qualité.
    Ne nous agenouillons plus devant Bruxelles parlon d’égal à égal

    Meilleures salutations

  • @ Motus

    Genève paie, en 2020, 275 millions de francs au titre de la seule péréquation directe intercantonale. Zurich se fait tondre de 517 millions. Berne encaisse 1 milliard et 101 millions et Vaud 72 millions.

    Il est facile d'être vertueux avec l'argent des autres, ce d'autant plus que le canton de Vaud a transféré ses charges aux communes, qui se sont endettées, et est moins vertueux qu'il n'y paraît.

    Je ne vois pas pourquoi le genevois paie des impôts cantonaux genevois pour alimenter l'état bernois ou même les vaudois. Il faut le rebaptiser impôt intercantonal. L'Etat de Vaud n'a qu'à tondre ses résidents de 72 millions de plus. Je vous signale que Genève a les énormes charges d'un canton-ville, qui est d'ailleurs reconnus bien que pas assez dans le calcul de la péréquation directe, et se doit d'entretenir votre aéroport. Quant au PIB plus élevé, et bien bossez pour augmenter le vôtre.

    Genève n'a pas de dette structurelle. Sa dette s'explique clairement par la péréquation intercantonale. Les caisses sont vides parce qu'elles sont pillées par d'autre canton dont, il est vrai un peu et récemment, le canton de Vaud.

    Au fond si la Suisse n'a pas besoin de l'Europe, peut-être que Genève n'a pas besoin de la Suisse, de ses cantons subventionnés et de ceux des confédérés résidents genevois qui sont des cas sociaux.

    Ce qui est certain, c'est qu'en cas de OUI, Genève abreuvera beaucoup moins certains cantons.

  • « Au fond si la Suisse n'a pas besoin de l'Europe, peut-être que Genève n'a pas besoin de la Suisse »

    «Pas de souci», comme disent "nos" Genevois d'Annemasse et de St-Julien. D'ailleurs, pour Loïc Hervé, sénateur de Haute-Savoie: «Genève est comme une enclave en France qui partage 95% de frontière avec notre pays»...

    Dans les faits, il y a bien longtemps que l'Ain et la Savoie se sont emparés de Genève. En vérité, sans se voiler la face (juste pas encore), c'est que plus rien ne fonctionne dans cette "enclave" sans les "je-sais-tout" et les petits et grands cerveaux de la périphérie...

    Dès lors, à quoi ça sert que ce cul de sac reste en Suisse s'il ne redistribue pas de dividendes sur les immenses richesses réalisées grâce à ces géniaux voisins et son enviable position internationaaaaaaale (à prononcer comme JS Eggly)...

    Et on l'entend bien ces temps dans la bouche de ces PLR_PS_PDC, que sans les frontaliers (quel vilain mot) et sans notre "passoire" avec ses gros trous, ça serait la fin des haricots.

    Je pense qu'on est arrivé au bout du bout avec cette "faux-cul-esque" fraternité intercantonale... c'est bien le moment de se libérer de cet appendice à la faveur de nos arrogants voisins...

    Oui, passons à une dissolution "active", puisque en finalité, le grand pique-nique amical est le voeux pieux de notre sirupeuse classe politique.

  • C'est assez difficile de suivre les méandres de la pensée de CEDH.

    Il semble être un grand expert de la péréquation intercantonale. Avec lui on apprend des choses qu'on ignorait. Par exemple: qui à Genève est conscient que le canton de Vaud de l'astucieux Broulis, et même le canton de Berne qu'on croyait riche, pompent les impôts des Genevois? En tous cas moi, je l'ignorais.

    CEDH nous dit que si les Suisses votent oui (à l'initiative pour réguler l'immigration, car c'est de ça que nous parle Pascal Décaillet) Genève se fera moins tondre par les autres cantons. Voilà qui est vraiment très intéressant et ce serait une excellente raison pour les Genevois d'adopter cette initiative. Mais je ne suis pas sûr de comprendre par quel mécanisme alchimique l'acceptation de l'initiative souverainiste de l'UDC, qui délierait la Suisse de certaines obligations envers Bruxelles, aurait pour effet d'augmenter la souveraineté de Genève au sein de la Confédération, et de lui éviter de payer son écot à la péréquation intercantonale.

    Tout cela est d'autant plus curieux qu'il y a seulement quelques jours, CEDH fustigeait John Longeole qui jugeait abusif d'invalider, au nom d'une loi fédérale d'harmonisation fiscale, l'initiative UDC qui propose des exemptions d'impôts pour compenser le montant excessif des primes d'assurance maladie. Là, CEDH se posait en défenseur de la légalité intercantonale. Comment peut-il d'un côté tenir cette position légaliste intransigeante et de l'autre suggérer un retour à l'indépendance de la République et canton d'avant 1815?

    J'avoue que les raisonnements de CEDH me sidèrent. Je ne dis pas qu'il a tort, mais sa logique est bizarre.

    Pourriez-vous préciser CEDH, à quoi vous voulez en venir?

    Ou alors, est-ce que vous êtes simplement ironique? Et vous vous moquez des bons petits Suisses gentils, dans diverses acceptions de ce mot. Au fond, c'est peut-être ça.

    Mais cela ne nous explique toujours pas comment l'acceptation de l'initiative anti immigration changerait quoi que ce doit à la péréquation intercantonale.

  • - C'est assez difficile de suivre les méandres de la pensée de CEDH.
    La réalité n'étant pas simple, sauf aux yeux des simples d'esprit, l'analyse d'une situation ne se laisse pas enfermer dans des slogans simplistes.

    - Il semble être un grand expert de la péréquation intercantonale. Avec lui on apprend des choses qu'on ignorait. Par exemple: qui à Genève est conscient que le canton de Vaud de l'astucieux Broulis, et même le canton de Berne qu'on croyait riche, pompent les impôts des Genevois? En tous cas moi, je l'ignorais.

    Il nous manque en effet un Broulis. Quoiqu'à ce jour Mme Fontanet n'ait pas démérité. Berne n'est pas le plus cher par habitant, mais il est le plus peuplé.

    https://www.efv.admin.ch/efv/fr/home/themen/finanzausgleich/zahlen.html

    - CEDH nous dit que si les Suisses votent oui (à l'initiative pour réguler l'immigration, car c'est de ça que nous parle Pascal Décaillet) Genève se fera moins tondre par les autres cantons. Voilà qui est vraiment très intéressant et ce serait une excellente raison pour les Genevois d'adopter cette initiative. Mais je ne suis pas sûr de comprendre par quel mécanisme alchimique l'acceptation de l'initiative souverainiste de l'UDC, qui délierait la Suisse de certaines obligations envers Bruxelles, aurait pour effet d'augmenter la souveraineté de Genève au sein de la Confédération, et de lui éviter de payer son écot à la péréquation intercantonale.

    La contraction du PIB suisse en suite de la fin de divers accords avec l'UE ainsi qu'à la gabegie en Suisse, conduirait à ce que Genève et Zürich soient touchés au point de voir leur indice de tonte, fixé par le droit fédéral, diminuer.

    - Tout cela est d'autant plus curieux qu'il y a seulement quelques jours, CEDH fustigeait John Longeole qui jugeait abusif d'invalider, au nom d'une loi fédérale d'harmonisation fiscale, l'initiative UDC qui propose des exemptions d'impôts pour compenser le montant excessif des primes d'assurance maladie. Là, CEDH se posait en défenseur de la légalité intercantonale. Comment peut-il d'un côté tenir cette position légaliste intransigeante et de l'autre suggérer un retour à l'indépendance de la République et canton d'avant 1815?

    Lorsque l'on est membre d'un club on en respecte les règles. Et Longeole n'a jamais prétendu au retour antérieur à 1848 ou 1815. Ce n'est pas ce que j'ai préconisé. Mais il se pourrait que cela soit une meilleure solution pour Genève.

    - J'avoue que les raisonnements de CEDH me sidèrent. Je ne dis pas qu'il a tort, mais sa logique est bizarre.
    cf. ci dessus sur le simplisme.

    - Pourriez-vous préciser CEDH, à quoi vous voulez en venir?
    Je ne comprend pas bien votre question. En tous les cas ni a être élu, ni à ourdir un coup d'état.

    - Ou alors, est-ce que vous êtes simplement ironique? Et vous vous moquez des bons petits Suisses gentils, dans diverses acceptions de ce mot. Au fond, c'est peut-être ça.

    Je ne suis pas moqueur, juste indisposé par les slogans simplistes.

    - Mais cela ne nous explique toujours pas comment l'acceptation de l'initiative anti immigration changerait quoi que ce doit à la péréquation intercantonale.
    cf. ci-dessus

  • Du CEDH pur. Enfumage, sophisme, paradoxe, mauvaise foi, pilpoul, syllogismes faussés, aucune considération pour la réalité, culot...

    Le pompon c'est cette théorie abracadabrantesque: "La contraction du PIB suisse en suite de la fin des divers accords ainsi qu'à la gabegie en Suisse, conduiraient à ce que Genève et Zürich soient touchés, au point de voir leurs indices de tonte, fixés par le droit fédéral, diminuer". Au passage on admirera la syntaxe enchevêtrée et fautive, mais passons...

    C'est vraiment une supposition foireuse, juste pour escamoter le fait qu'il n'existe aucun lien quelconque entre la résiliation de certains accords comme l'ALCP et la péréquation intercantonale.

    J'avais mis le doigt sur ce sophisme et ce faisant j'avais fait s'écrouler tout son échafaudage de contre-vérités. Alors il tente de s'en sortir par une pirouette.

    Sa théorie est tirée par les cheveux car il n'est pas du tout dit que Zurich et Genève soient plus touchées que d'autres cantons par un ralentissement économique du à la fin de l'ALCP. Le contraire est même vraisemblable. Genève et Zurich étant des centres financiers mondiaux pourraient connaître un boom et devenir de petits Singapour. De toute façon, leur économie est plus forte et résisterait sans doute mieux que celle, disons de Berne ou de la Thurgovie. En plus il n'est même pas certain que les prédictions delamuresques sur le thème des "dimanches noirs" se matérialisent. Donc, il est impossible de prévoir exactement l'impact d'un oui à l'initiative UDC sur l'économie suisse et donc sur la péréquation.

    Tout le monde voit bien que CEDH aligne des noix sur un bâton et se paye notre tête..

  • Un bon conseil aux internautes pour démasquer les sophistes sur les blogs:

    Quand un sophiste, un enfumer, un menteur, a été pris en flagrant délit de n'avoir aucun argument, ou tout simplement de mentir, immédiatement il botte en touche en disant :

    "La réalité n'est pas simple, sauf pour les simples d'esprit qui s'enferment dans des slogans simplistes".

    Ha ha ha ! Elle est bien bonne.

    C'est trop facile. Personne ne se laisse prendre, la ficelle est trop grosse, elle a été trop utilisée.

  • @Longeole alias Curieux alias ....

    De votre propre aveux, vous ne saviez pas que Berne était un canton qui bénéficiait largement de la péréquation intercantonale. Ce simple résultat portant sur plus de 1 milliard vous avait échappé.

    C'est tout dire quant à votre compétence en la matière. Les mécanismes de la péréquation intercantonale vous échappent totalement, d'autant plus que cette machinerie législative et administrative est une véritable machine à Tinguely, qui n'a rien de linéaire.

    Hors de portée d'un propagandiste simpliste.

    Si l'on tient compte de cette machinerie, il est certain que Genève paiera moins au titre de la péréquation intercantonale dès lors que son coefficient de tonte diminuera. La baisse de ce coefficient de tonte provoquera une baisse de la péréquation indépendamment de l'évolution des coefficients de tonte des autres cantons.

    Genève moins riche, Genève paiera moins. Evidement Genève perdra plus que ce qu'elle économisera. Il ne s'agit donc pas d'un argument en cas de fin des accords, un simple lot de consolation.

    Quant à votre pronostic du fait que Genève va bien s'en tirer en cas de fin d'accord au vu de son orientation internationale et de sa place financière, c'est justement là que le bât blesse.
    Etre tourné vers l'international (commercialement s'entend) va compliquer la situation et la place financière, vous auriez dû écrire ce qui reste de la place financière, on demande à voire ce qui en restera après.

    Singapour sur Léman. Voilà votre fantasme. La City se voit déjà en Singapour et elle a beaucoup plus d'atout que Genève, cité dans laquelle le trust n'a jamais vraiment pris.

    Mais au moins on sait pour qui vous roulez : ce qui reste de la finance genevoise. Elle a de beaux restes, auxquels vous êtes attachés et rattachés. Mais ce sont des restes.

    Et puis on n'ignore plus que vous ne devriez pas ignorer les liens de la Corraterie avec le métro de Singapour.

    Pas vraiment genevois, ni tout jeune. Père de..

  • @ Aux lecteurs de Terrible simplificateur alias Curieux alias Longeole alias ...

    Comment reconnaître un propagandiste qui défend de manière intéressée "son" point de vue ?

    Il simplifie, caricature, injurie, se cache derrière de multiples pseudos et crie "sophiste, sophiste, sophiste .... " en sautillant sur sa chaise.

  • "La réalité n'est pas simple, sauf pour les simples d'esprit qui s'enferment dans des slogans simplistes".

    … surtout des affirmations qui cachent l’essentiel de la réalité; on a ici quelques exemples:

    « [...] dire oui à cette initiative compliquerait singulièrement nos relations avec celle qui est notre premier partenaire commercial » - Claudine Amstein sur l’initiative UDC contre l’immigration de masse.

    Premier partenaire commercial, certes, MAIS ! …avec quelle balance commerciale ? (voir plus bas)

    « […] et qu'un franc sur deux gagné en Suisse l'est grâce à nos exportations avec les pays de l'Union européenne (52% avec l'UE contre 5% avec la Chine) » - le PLR dans sa campagne contre l’initiative UDC.

    Ici, même slogan simplificateur qui ignore la balance commerciale; où les auteurs se permettent d’«opposer» la Chine avec laquelle nous importons aussi davantage, que nous exportons…

    Et à gauche, en plus de foutre la trouille, on nous sert des leçons de morale à faire pâlir pour une culpabilisation maxi:

    « […] le peuple confierait au Conseil fédéral une mission impossible, au moment même où l’UE fait déjà preuve de la plus grande fermeté dans les négociations sur le Brexit »

    « La voie solitaire est une impasse qu’il faut rejeter sans appel » - Nicolas Walder - Verts

    Où est-ce qu’il est question d’une voie solitaire dans laquelle nous n’aurions plus d’échanges avec qui que ce soit ? Où ?

    C’est clair que devant une telle déclamation, l’«illiteratus et indoctus» (comme dirait rabbit), n’a qu’une solution: faire pipi aux culottes…

    Plus loin, du même auteur, re-reprise du slogan qui fait mouche: « […] avec notre premier partenaire commercial (60% du volume d’échanges) »

    Et la cerise:

    « Pourtant, nous le savons, cette initiative ne ferait que concrétiser le rêve de l’UDC d'une Suisse sans protection sociale et recroquevillée sur elle-même.»


    Alors, très sérieusement et précisément :

    « La Suisse importe DAVANTAGE de l’UE qu’elle n’y exporte »
    « la Suisse présente un déficit commercial depuis les années quatre-vingts avec les pays membres de l’UE actuelle.»- [19.07.2018] - [La Vie économique]

    Les chiffres officiels:

    Exportations de la Suisse en mrds de CHF vers:

    UE-28 (2017) 116.84 (2018) 121.45
    France (2017) 14.01 (2018) 14.76
    Allemagne (2017) 41.62 (2018) 43.13
    USA (2017) 33.77 (2018) 37.94
    Chine (2017) 11.40 (2018) 12.18

    Importations de la Suisse en mrds de CHF de:

    UE-28 (2017) 132.64 (2018) 141.81
    France (2017) 14.74 (2018) 16.21
    Allemagne (2017) 52.33 (2018) 54.67
    USA (2017) 12.69 (2018) 12.56
    Chine (2017) 13.00 (2018) 14.24

    En 2018, la Suisse a exporté des marchandises vers l’UE pour une valeur de 121,45 milliards de francs.

    En 2018, la Suisse a importé des marchandises provenant de l’UE pour un montant de 141,81 milliards de francs.

    Balance commerciale de la Suisse (2017-2018)

    avec l'UE-28: -15.79 / -20.35
    avec la Russie: 5.30 / 1.04
    avec les USA: 21.08 / 25.37
    avec la Chine: -1.59 / -2.06
    avec le Japon: 3.73 / 4.25

    En 2018, la Suisse a présenté un excédent commercial de 31,39 milliards de francs (grâce essentiellement aux USA, à la Russie et au Japon). La valeur de ses exportations dépassait celle de ses importations. Pour le commerce avec l’UE, la Suisse a présenté un DÉFICIT commercial de 20,35 milliards de francs en 2018.

    [Sources: DFAE/Statistiques relatives au commerce/Juin 2019 - https://bit.ly/2ZvuYWb]


    Conclusion: En lieu et place des incessantes rodomontades de l’UE envers la Suisse, on devrait avoir droit à des remerciements, pour les très bons clients que nous sommes… et un peu de gratitude pour les centaines de milliers d’emplois que nous pourvoyons aux ressortissants des Etats membres.

  • "Pour le commerce avec l’UE, la Suisse a présenté un DÉFICIT commercial de 20,35 milliards de francs en 2018."
    "Conclusion: En lieu et place des incessantes rodomontades de l’UE envers la Suisse, on devrait avoir droit à des remerciements, pour les très bons clients que nous sommes… et un peu de gratitude pour les centaines de milliers d’emplois que nous pourvoyons aux ressortissants des Etats membres."

    Le déficit du Royaume-Uni vis-à-vis du reste de l'UE s'élève à environ le triple du déficit de la Suisse et il emploie des millions d'européens. Pourtant, je n'ai perçu ni risettes ni gratitude de l'UE.

  • "Ni risettes ni gratitude de l'UE envers le Royaume-Uni..."

    En effet, et ça prouve bien l'arrogance inouïe comme l'esprit impolitique et obtus de Michel Barnier et de tous ces eurocrates. S'ils avaient eu à coeur le bien de l'économie européenne dans son ensemble, ils auraient dû se montrer acommodants au possible avec le Royaume Uni. Mais non, ce sont des idéologues dogmatiques. Les situations gagnant gagnant ne les intéressent pas. Ils veulent imposer leur carcan et peu leur chaut si ainsi ils pénalisent leurs propres intérêts économiques.

    De fait ils agissent comme un mari jaloux qui veut enfermer sa femme pour l'empêcher de divorcer et si elle divorce quand même veut la ruiner par la liquidation du régime matrimonial, même si la conséquence est de ruiner le mari jaloux, et cocu, lui-même.

    Manifestement, leur attitude est guidée par l'idée fixe suivante totalement stupide: ils ont compris que les peuples européens souffrent dans ce carcan et que presque tous voudraient le quitter. Pour les en dissuader ils veulent punir le Royaume Uni de son Brexit. Ils veulent montrer leurs instruments de torture et faire un exemple, peu importe si en faisant cela ils coupent eux-mêmes dans leur propre chair.

    Ils se trompent, leur attitude inepte ne fera que renforcer la haine des peuples contre eux et ira exactement à effet contraire du résultat espéré. Ca augmentera les désirs des autres pays européens de sortir sussi de l'UE.

    Le résultat de la politique de Bruxelles envers Londres, nous le voyons. Pour commencer, ce sera un Brexit sans accord. Bien fait pour Barnier!

    Nous ne pouvons pas continuer à vivre sous ce chantage permanent. Il faut crever l'abcès. L'économie suisse n'en pâtira pas, au contraire. Lisons les arguments très sensés de François Schaller. De toute façon nous avons un accord de libre échange avec les Communautés Européennes depuis les années 70 et nous avons les accords du GATT qui nous protègent. Ils ont été négociés par nos diplomates Klaus Jacobi, Paul Jolles, Arthur Dunkel... Que désirer de plus?

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