Les partisans roupillent ?

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 16.09.20

 

« La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers » : dix mots, qui résument tout. Que vous soyez pour ou contre, l’initiative dite « de limitation » est une votation de la première importance, sur laquelle nous nous prononcerons de dimanche 27 septembre. Elle porte sur la souveraineté du pays. Mais elle porte aussi sur l’avenir des bilatérales, donc de nos relations économiques et commerciales avec l’Europe.

L’essentiel, c’est bien la souveraineté. La capacité, pour la Suisse, à régler elle-même, en fonction de son système démocratique, le flux de l’immigration. Tenir le robinet ! Elle est une suite, au fond, à une autre initiative, fameuse, celle du 9 février 2014, sur l’immigration de masse. Elle demandait des quotas, des contingents. Elle avait été acceptée par le peuple et les cantons. Le Parlement a tout fait pour la vider de sa substance.

 

La campagne bat son plein. Le patronat, les milieux économiques, ont mis le paquet. Et déboursé beaucoup d’argent, à en juger par les pubs monumentales sur les trams, les bus, les murs, les journaux, les sites en ligne. A vrai dire, on ne voit, on n’entend que les arguments des opposants. Et les partisans ? Ils roupillent ? Ils n’y croient plus ? Ils ont perdu leur légendaire verve populacière ? Pourquoi diable laissent-ils à ce point le champ libre à leurs adversaires ? Y a-t-il, à l’UDC, quelque chose de cassé, dans la dynamique ? Si oui, pourquoi ?

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 7 commentaires

Commentaires

  • Depuis le début de la campagne les partisans de cette initiative avaient déjà perdu.

    C'est comme dans un film classique.
    Il y a les méchants ; Ils pensent mal, ils sont le mal, ils font le mal et cerise sur le gâteau ils ne comprennent rien et ne sont pas très intelligents. Pour ce rôle ça sera les partisans de cette initiative

    Il y a les gentils ; Ils pensent bien, ils sont le bien, ils font le bien et ça va de soi ils comprennent tout et sont brillants. Pour ce rôle ça sera les opposants à cette initiative.

    Comme personne ne veut avoir le rôle du méchant vous vous rangez du côté des gentils. Pire vous allez vous autocensurés pour ne pas avoir le mauvais rôle et être regardé de travers voire moqué.
    Essayez de prendre le rôle du méchant et vous verrez la réaction de votre entourage. (C’est édifiant)

    Hé oui ! Quand vous jouez le rôle du méchant les spectateurs ne peuvent pas s’identifier avec vous et forcément ils ne vous aiment pas. Vous avez perdu d’avance.
    Il faut donc savoir jouer le rôle du gentil quand c'est nécessaire.
    Bref : les partisans de cette initiative se sont fait manipulés comme des bleus en endossant le rôle du méchant.
    A bon entendeur.

  • En 1992 aussi l'UDC était annoncé comme perdant ! On voit le résultat mais, surtout, nous nous souvenons de la tronche de Delamuraz et Felber le soir de la votation !! Rien n'est perdu d'avance et la surprise (si s'en est une) sera certainement au rendez-vous le soir du 27 septembre ! N'oubliez pas de voter afin que notre pays s'en sorte mieux que les défenseurs de la pseudo-UE !! Si nous sommes encore libre nous le devons à Blocher et ses amis !

  • @Boccard : Exact ! Depuis des années, la surpuissante RTS n'a de cesse de ridiculiser, fustiger, diaboliser l'UDC et ses représentants. Souvent de manière la plus perfide. Tout en louant les socialo-verts. Le résultat est là : toute proposition de l'UDC est dorénavant refusée car "personne" ne veut voter pour les ridiculies, les "méchants" comme vous dites.
    Et puis, depuis 2014, environ 300'000 naturalisés, des "notamment suisses". Parmi ceux en âge de voter, combien sont susceptibles de voter pour l'UDC, défenderesse de la "suissitude" du 20ème siècle ? Probablement une petite minorité. Les carottes sont cuites. C'est sans retour.

  • Ursula Van der Truc a eu la bonne idee d'evoquer une abolition des accords de Dublin ce jour. Peut-etre que cela aura un impact sur la votation susmentionnee.

  • « Les carottes sont cuites. C'est sans retour »

    Probablement. À moins d'un miracle....

    Alors voilà, pour ma part, les avions, ça sera NON !

    J'aurais été d'accord pour une armée forte, d'excellents avions, et tout le toutim... si ce n'étaient pas quelques jouets haut de gamme pour permettre à quelques "fils à papa" de s'éclater.

    Et pour défendre cette colonaille PLR-PDC qui a détruit l'âme de la Suisse en la sur-peuplant d'esclaves à leurs bottes, merci bien, c'est hors de question.

    Non, cette Suisse à "eux" comme-ça, c'est pas défendable...

    Le Mont-Rose, Le Cervin, les Bois du Jorat, le Grütli, Le Breithorn, Le Vallemaggia, Le Val Verzasca; resteront intacts à leur place en toute circonstance, pas besoin d'avions pour ça...

    Sauf p'têtre, quelques canadairs, pour nos forêts, si elles venaient à cramer comme en Californie... ... mais bon, nos "élites" n'ont pas assez de vista pour se soucier de ça... le pire est à craindre.

  • Cher Pascal,
    Je salue votre pugnacité et votre courage à défendre cette initiative. J'ai comme vous l'impression que les partisans de cette initiative ont baissé les bras depuis longtemps.
    Le matraquage contre cette initiative est énorme. Les autorités politiques, économiques, patronales, syndicales font unanimement campagne en promettant la 3ème guerre mondiale, voire la fin du monde si cette initiative est acceptée. Comme "Boccard", je pense aussi que les partisans en ont marre d'être toujours dans le rôle du "méchant".
    Les médias en font des tonnes. J'habite dans le Jura. Le journal régional s'appelle le "Quotidien jurassien". Depuis des semaines et des semaines, ce journal fait campagne pour le non. En offrant des tribunes à des personnalités respectables du canton (conseillers nationaux ou conseillers aux Etats - actuels ou anciens par exemple. Il y a quelques jours, 3/4 de page de tribune pour un journaliste du Temps qui distillait la bonne parole en expliquant au bon peuple que la Suisse, sans l'UE n'était rien et qu'il fallait absolument éviter de fâcher notre partenaire européen sous peine de représailles lourdes de conséquences.
    En contrepartie, ce quotidien n'a pas laissé une seule ligne aux partisans de cette initiative pour ne serait-ce qu'exposer leurs arguments. Comment voulez-vous lutter contre cela quand l'espace médiatique est si inéquitablement distribué ? Je comprends que les initiants aient l'impression de se battre seuls contre tous. Vous allez me dire qu'en 1992, l'UDC était aussi seule contre tous et elle a gagné... Alors j'espère (même si je ne me fais pas d'illusions) que nos concitoyens d'outre-Sarine nous sauveront une fois de plus la mise le 27.

  • Dans les bistrots populaires on n'aime pas l'UE.

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