Cour suprême : hystérie RTS

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Sur le vif - Dimanche 20.09.20 - 10.30h
 
 
Les médias romands considèrent comme normal, allant de soi, relevant du Bien, donc d'un ordre théologique du monde, que la Cour suprême ait une majorité de juges démocrates.
 
Et ils considèrent comme diabolique qu'elle puisse, par aventure, avoir une majorité de juges républicains.
 
Si un Président démocrate nomme un juge démocrate, c'est bien. Si un Président républicain nomme un juge républicain, c'est mal.
 
L'hystérie dans ce sens, depuis le décès de la "juge iconique", est particulièrement délirante sur les ondes de la RTS.
 
Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 19 commentaires

Commentaires

  • Qu'attendre d'autre de personnes qui mettent l'idéologie avant l'information?

  • Et il n'y a pas le moindre début de réflexion sur la politisation du pouvoir judiciaire, un sujet d'actualité en Suisse aussi. L'UDC était critiquée récemment (à juste titre, me semble-t-il) pour les pressions exercées sur un de ses juges fédéraux. Les systèmes (suisse et américain) sont différents, mais en ce qui concerne cette juge décédée (dont personne n'avait entendu parler jusqu'à avant-hier, avant la déferlante dans les médias germanophones, puis francophones avec 6-12 heures de retard), on apprend, sans sourciller, qu'elle était connue précisément parce qu'elle avait une vision politique du droit et de sa charge. De nouveau, aucune analyse.

  • RBG était très connue et la politisation de la cour suprême est évidente puisque c'est elle qui est le constituant, tant il est difficile et rare de modifier la constitution. Cependant, la Cour est, sur les sujets de société assez alignée sur l'opinion publique.

    Mais là où je me marre, c'est lorsque les commentateur poussent des cries d'ofraie à l'idée d'une élection avant l'élection présidentielle. Pensez-donc 45 jours cela serait un coup de force ! Mais la procédure RBG n'avait-elle pas duré 42 jours ?

    Une élection rapide, ne serait-elle pas un bel hommage à cette grande dame ?

    Et surtout un 4-4 devant la Cour suprême c'est le maintient d'une décision de la Cour d'appel fédérale ou supérieure d'Etat dont le jugement est attaqué. Différentes Cour d'appel peuvent avoir des opinions différentes.

    L'arbitre doit être au complet surtout en les temps troublés à venir.

    Les démocrates pourront, s'ils emportent la mise, toujours modifier la loi pour augmenter le nombre de juge à la Cour suprême, on n'en reparle, et la Cour suprême examiner la constitutionnalité de cette modification, on n'en parle guère.

  • Le problème n'est pas une majorité républicaine ou démocrate, mais l'indépendance des juges face à leur parti ou face au président. Notamment, une loi ne se base pas sur la morale/religieux, mais pour le bien être de la société et de l'humain quelque soit ses opinions.

    Or certains républicains ont un pied dans la bible sectaire des évangélistes. Un juge de ce type est un danger pour la préservation de la liberté, comme peut l'être un juge progressiste sectaire et moralisateur.
    Trump ne va pas choisir un juge pour son talent, mais pour son obscurantisme, je comprends donc l'inquiétude. J'espère me tromper.

    Mais bon, ça ne nous concerne pas, et pour les européens, avoir Trump 4 ans de plus, c'est bon pour l'identité européenne : L'animosité contre l'Allemagne/UE, et la tromperie face à l'Angleterre ont donné cette conscience à l'Europe qu'elle est seule. L'esquisse d'une armée européenne soutenue soudainement par l'Allemagne, est parlant.

    A choisir : Biden pour une question de morale/sécurité mondiale, Trump pour la construction de l'identité européenne.

  • Cher M. Décaillet, contrairement à vous, je n'ai pas vu d'"hystérie" sur la RTS. Je n'ai pas non plus entendu un commentateur de la RTS souhaiter ou préférer une majorité démocrate à la Cour suprême américaine. Avant le décès de la juge Ginsburg, les "conservateurs" disposaient déjà de la majorité. Il n'y aura donc pas de renversement de "majorité" à la Cour. Cette fois-ci, je ne comprends pas très bien le sens de votre indignation. Bien à vous.

  • C'est le moment de redonner un sens au "conservatisme" des républicains en démontrant que les Democrats sont devenus désormais ... *régressifs* ... et que le Peak Progressism a été non seulement atteint mais dépassé depuis un moment, ... depuis ...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C3%A8vement_post%C3%A9lectoral_de_2009_en_Iran

  • Moi, j'appelle à la démission du juge Donzallaz. Son parti ne le veut plus et il a été élu que grâce à sa couleur politique. Qu'il prenne sa retraite !

  • Outre la propagande omniprésente, notamment en matière de climat avant les dernières fédérales (d'où la victoire des Verts pastèques), la RTSocialiste ne rechigne pas à fabriquer des fake-news ; un exemple :
    https://lilianeheldkhawam.com/2020/09/15/le-script-promo-de-greta-la-fake-news-de-la-rts-video-martouf/

  • @ M. Paul, Pouvez-vous nous citer un exemple récent, où la RTS aurait invité un expert pro Trump ?
    Un invité qui serait le contraire d'une Anne Deysine, habituée de Forum, qui nous prédit un "retour au Moyen-Âge" si un conservateur est élu pour remplacer feu la juge Ginsburg, l'égérie de la gauche américaine…

  • Concernant l'affaire Donzallaz, je me souviens que le juge fédéral Roullier, franc-maçon notoire, avait proposé la création d'un conseil de la magistrature qui devait selon lui déterminer l'orientation générale de la jurisprudence du TF. J'avais interprêté cela comme indiquant que la loge avait peur de la montée de l'UDC, car du moment qu'il y a une certaine proportionnalité entre le nombre des juges de chaque parti et la force respective desdits partis dans la politique fédérale, si l'UDC a un quart ou un tiers de l'électorat, alors elle a droit aussi à un quart ou tiers des juges fédéraux et si ces juges sont sincères dans leur engagement politique au sein d'un parti souverainiste, la conséquence en est que c'est un frein au bradage de la souveraineté par le TF dans l'esprit CEDH. Et la loge ne veut pas de ce frein - bien entendu. Il faut que le TF puisse continuer à trahir la Suisse en faisant primer le droit européen sur les décisions du peuple suisse.

    Finalement, l'idée du conseil de la magistrature n'ayant pas eu beaucoup de succès, ils se sont contentés de résoudre la question par une astuce subalterne qui les satisfait, en s'assurant qu'un des juges UDC soit un traître. Ils ont trouvé Donzallaz pour jouer ce rôle. On peut donc imaginer que Donzallaz est franc-maçon. Mais je ne l'affirmerais pas sans certitude, car il se peut aussi que ce soit simplement un opportuniste, qui pense qu'il aura plus de chances d'être réélu s'il trahit la cause pour laquelle son parti se bat bravement depuis des décennies.

    L'UDC a tout à fait raison de sévir et devrait simplement exclure Donzallaz une fois pour toutes. Il serait réélu quand-même mais c'est égal. Il faut faire un exemple.

    On s'aperçoit que c'est la même technique que celle qui était systématiquement utilisée pour trahir la volonté des électeurs UDC en élisant au CF des "Sprengkandidaten" comme Samuel Schmid ou Eveline Schlumpf, afin d'être sûrs qu'ils fassent exactement le contraire de ce que voulait la base des électeurs UDC. Avec ce genre de méthodes on vide la démocratie de son sens car les changements de rapports de force électoraux n'ont jamais aucune conséquence en termes de changement de politique. Ca nourrit le populisme car ça donne le sentiment aux gens que les dés sont pipés et qu'on les prend pour des buses.

    Il a fallu une lutte extrêmement dure pour que l'UDC finisse par contraindre les autres partis à cesser leurs méthodes de flibustiers dans l'élection au CF et à accepter d'élire un candidat UDC loyal. Le premier à avoir bénéficié de ce retour à la concordance est Parmelin, qui à l'usage se révèle être un très bon conseiller fédéral.

    Je ne suis pas membre de l'UDC mais si j'étais eux je prendrais les dispositions suivantes: si un magistrat inscrit à l'UDC ambitionne d'etre élu au TF, il doit signer un engagement écrit sans équivoque de toujours faire prévaloir la primauté du droit suisse, notamment dans certains domaines importants pour la souveraineté. Et l'engagement devrait inclure que le magistrat est informé qu'il sera exclu du parti immédiatement et sans préavis s'il rend un jugement contraire à cette promesse. Et effectivement, les exclusions doivent être appliquées dans tous les cas comme celui de Donzallaz.

    En complément à celà, l'UDC ne doit pas se priver de faire aussi ce que front les autres partis, c'est à dire de faire tout ce qu'elle peut lors de l'élection de juges d'autres partis pour choisir des candidats honorables qui n'appartiennent pas au mainstream de leurs partis respectifs et donc ne trahiront pas le pays et sa souveraineté contrairement à ce qui serait en général la tendance dominante au PS, PDC et PLR.

    Tout cela nous montre bien l'hypocrisie et l'inanité de ces sacro-saints pseudo principes comme l'indépendance de la magistrature, qui n'est rien d'autre qu'un paravent pour permettre aux oligarchies mondialistes de coopter à leur guise celles et ceux qui seront d'accord de vendre leur patrie en l'immolant sur l'autel de la gouvernance mondiale, et pour commencer européenne. Cela nous montre aussi que ce que font Orban et Kaczinski n'est pas du tout de la dictature comme on le leur reproche, mais c'est au contraire une impérieuse nécessité démocratique, absolument indispensable si ces pays veulent pouvoir résister au broyage par l'UE de leur dignité, de leur souveraineté, de leur identité et de la volonté de leurs peuples.

  • Selon CNN, un juge conservateur mort (de la communauté italienne américaine) il y a quelques années était ami avec la juge décédée, ils buvaient du vin ensemble. Donc les lignes ne sont pas forcément très claires. Ces 9 juges sont des personnes intelligentes.

    ps. la personne qui critique les évangélistes se trompe, déjà on parle d'évangéliques (on dit pas catholistes mais catholiques). De plus, nous ne sommes pas la variable d'ajustement, sans les évangéliques il n'y a pas un gouvernement conservateur qui tienne (USA, Brésil et même Suisse). Donc on se calme tout de suite et on réfléchit. Après si vous êtes de gauche, ok critiquez les évangéliques, mais si vous êtes de droite c'est grâce à nous (et mes peut-être 1 milliard de "frères") que la droite tient en 2020 et peut-être le seul moyen en Occident de tenir face à la gauche-écologiste (qui elle est toujours plus radicale, prenez le sit-in à Berne, d'ailleurs les Verts ont l'air parfois encore plus en mission que les évangéliques). De plus, il semble qu'une femme catholique sera nommée vendredi ou samedi et pas une évangélique, selon The Wall Street Journal. Si on parle d'IVG, comme pharmacien diplômé de l'EPFZ et fondateur de Creapharma.ch (l'un des deux plus grands médias santé en Suisse romande) je vous prie de me montrer une seule étude scientifiquement justifiant l'IVG par exemple en "faisant parler l'ADN", il en existe aucune (avec un no DOI ou lien PubMed). On est donc dans une question plutôt émotionnelle que rationnelle, impossible de résoudre scientifiquement l'affaire si j'ose dire. Ceux contre l'IVG comme moi mettent l'accent sur le bébé à venir et pas les parents. Les pro-IVG mettent l'accent sur les parents, ok leur vision du monde. Mais les 2 positions se tiennent. Jamais je n'accepterai de me faire traiter de "conservateur" ou "réactionnaire" sur l'IVG, c'est une vision très réfléchie depuis des années. Même Darius Rochebin dans une interview à Médialogue sur RTS il y a quelques semaines a reconnu si on veut que ce qui compte pour un journaliste est la Zeitgeist. Donc IVG, oui, on est en plein Zeitgeist (90% des Brésiliens contre l'IVG et 90% des Suédois pour l'IVG). L'IVG est le thème le plus intéressant en journalisme comme je dis toujours, un cas d'école.

  • Concernant le juge fédéral Claude Rouiller, qui a présidé le Tribunal fédéral (ancienne formule !) en 1995 et 1996, date de son retrait de cette institution, a commencé sa carrière politique comme président de la jeunesse radicale de Dorénaz-VS, avant de passer au parti socialiste, lui garantissant plus rapidement l’accès au Grand conseil du canton du Valais, comme député du district se St-Maurice, domicilié dans cette ville et ayant une étude d’avocat (et notaire) prospère à Monthey. Pas élu au Conseil national face à Gabrielle Nanchen, il voit une opportunité de se faire nommer juge suppléant au Tribunal fédéral en 1975, ouvrant la voie à une élection de juge complet en 1980 (malgré de larges critiques d’affidiés du TF contre sa non-suffisance de connaissances en droit !).
    Pour l’avoir bien connu du temps de ses anciennes activités juridiques, je ne crois pas, et je le sais, qu’il ait été initié dans une loge maçonnique comme l’affirme John Longeole.
    Quant au Juge fédéral Donzallaz, un PDC fribourgeois qui est venu s’établir comme avocat en Valais à la suite de son mariage avec une fille Giroud de Chamoson, issue du président PDC de Chamoson Jean-Edmond Giroud (lieutenant-colonel d’infanterie de montagne) et donc petite fille du Colonel Edmond Giroud, Commandant du régiment d’infanterie de montagne 6 (Valais) au début de la seconde guerre mondiale et très longtemps président de Chamoson en tant que membre du parti catholique-conservateur.
    Pour diverse raisons, ce PDC a été manœuvré pour devenir UDC en Valais et projeté comme contradicteur de l’influent d’Oskar Freysinger. Par ce biais, il a réussi à être élu juge fédéral, à l’instar d’un ingénieur agricole de Bex au Conseil d’Etat vaudois, puis au Conseil national grâce à la nouvelle puissance du parti agrarien dans le Pays de Vaud (où il votait régulièrement contre la vraie UDC !), pierre-François Veillon.
    Quant aux péripéties judiciaires d’avant son élection au TF, les faits véridiques s’ils avaient été connus auraient empêché son élection, malgré l’appui des voix PDC et quelques radicales en plus de l’UDC. Pour la petite histoire, il a divorcé depuis de la fille du parti noir valaisan (le PDC), mais s’est remarié avec la bonne couleur avec une noire !

  • Longeole a écrit : " ...(...)...si un magistrat inscrit à l'UDC ambitionne d'être élu au TF, il doit signer un engagement écrit sans équivoque de toujours faire prévaloir la primauté du droit suisse, notamment dans certains domaines importants pour la souveraineté. Et l'engagement devrait inclure que le magistrat est informé qu'il sera exclu du parti immédiatement et sans préavis s'il rend un jugement contraire à cette promesse."

    Il n'est pas conforme au droit suisse que de contraindre quelqu'un à s'engager à violer la constitution fédérale et, selon la situation personnelle du candidat, cela peut conduire à commettre le délit de contraindre au sens de l'article 181 du code pénal.

    Suggérer d'obtenir une telle promesse montre un mépris certain de la constitution fédérale et, par là, un mépris certain du peuple et des cantons. En effet, rappelons qu'une initiative pour rabaisser un peu le droit international, à savoir celui qui n'a pas été exposé au référendum, a été refusée par le peuple et les cantons il n'y a pas longtemps.

    Je me demande pourquoi Longeole et l'UDC ne veulent pas commencer par faire prévaloir la constitution fédérale sur la loi fédérale ou, en d'autres termes, le peuple et les cantons sur l'assemblée fédérale. Rappelons que tel n'est pas le cas à ce jour, dès lors que l'article 190 de la Constitution fédérale fait prévaloir la loi du parlement sur la constitution du peuple et des cantons et que l'initiative UDC sus-mentionnée n'y changeait rien. Quel mépris du peuple !

    C'est à se demander si Longeole ne vise pas à soutenir l'UDC qui balade les électeurs à des fins purement électoralistes afin d'asseoir son pouvoir. Il a besoin des intrigues et des indemnités, directes et indirectes, parlementaires.

  • @CEDH

    Rien de tout ça, mais je n'accepte pas la trahison de juges fédéraux qui représentent un parti qui a ses qualités et ses défauts, mais mène un combat très dur pour l'auto-détermination de notre pays, et qui a le soutien d'un fort électorat. Que les juges des autres partis nous trahissent, je dirais que c'est un peu logique. Mais que ce soit un juge UDC, c'est écoeurant.

    Il y a des centaines de milliers d'électeurs qui votaient autrefois PLR, PDC, PS et qui ont tourné le dos à leurs partis habituels quand ils ont compris que ces partis se vautraient à plat ventre devant les tyrans de Bruxelles. Tous ces gens ont pris l'habitude, c'est mon cas, de favoriser l'UDC dans les urnes car c'est le seul parti qui défend encore la Suisse. Et voilà que nous sommes poignardés dans le dos par un juge fédéral, qui doit son élection à son appartenance à l'UDC! C'est inqualifiable!

    Je ne crois pas à l'indépendance de la magistrature. C'est une hypocrisie. Ca n'existe nulle part. Est-ce qu'un juge français est indépendant face au garde des sceaux?

    En plus, je n'aime pas le pouvoir des juges.

    C'est un abus de pouvoir si des juges se permettent de prendre des arrêts qui ont des conséquences sur des questions de souveraineté. Ils n'ont pas ce droit. C'est une usurpation. Et c'est aussi une tendance de l'establishment, qui sent que les électorats ne sont plus d'accord de brader la souveraineté, de tenter de la brader quand-même à coup de décisions de justice. On ne peut pas accepter un procédé aussi dégueulasse.

    Depuis quelques lustres, il me semble qu'il y a dans de nombreux pays européens, une tendance générale des juges à tenter de prendre le pouvoir. C'est une forme de coup d'état comme quand les militaires se "prononcent" en politique. Ca s'appelle un pronunciamiento. Pourquoi ce qui n'est pas permis aux militaires serait-il permis aux juges?

    Les magistrats doivent être remis au pas. J'approuve la position d'un Victor Orban sur ce sujet.

  • Longeole,

    Vous n'êtes pas favorable à la supériorité de la Constitution sur la loi fédérale. Vous êtes tenant de l'état légal, non de l'état de droit. Vous détestez les juges. C'est votre choix.

    En ne faisant pas prévaloir la Constitution sur la loi fédérale, vous refusez de faire prévaloir le peuple et les cantons sur le parlement fédéral. Vous préférez les politiciens au peuple. C'est votre choix.

    Les pressions sur les juges, nulles et illicites, que vous préconisez, le sont en violation de l'article 191a de la Constitution fédérale d'où il ressort que les juges sont indépendants et ne sont guidés que par la loi et, qu'ainsi, ils ne représentent pas un parti comme vous l'alléguez de manière particulièrement choquante. Mais il est vrai que vous méprisez la constitution et le peuple. C'est votre choix.

    Aujourd'hui vous avez perdu et, à Genève, vous vous êtes pris une claque.

    L'article 121a de la Constitution fédérale adopté en 2014 avait été enterré juridiquement dans les formes par le parlement au vu de la suprématie parlementaire que vous préconisez.

    Cette disposition est aujourd'hui politiquement morte. Le peuple s'est rendu compte que l'on ne pouvait obtenir aucune concession de l'UE et que les initiants l'avaient, en 2014, berné en prétendant le contraire.

    Et maintenant ? Préparez donc la suisse à un combat. Une guerre se prépare pour l'éviter. Un rapport de force cela se construit. Mais, vous, qui n'êtes pas capable de faire obstacle à Papyrus et qui laissez Genève envahie par des "sans-papiers", c'est à dire des délinquants (pas forcément de la pire espèce), vous n'en serez pas capable. D'ailleurs le voulez-vous ?

  • @ M. Pierre-Alain Tissot
    Non je ne peux pas! pour la simple et bonne raison que n'étant pas comptable dans l'âme, je ne tiens pas de tels comptes. Cela dit vous m'avez fait beaucoup rire en parlant de la "gauche" américaine. Il n'y a jamais eu de gauche américaine au sens où vous l'entendez. Il y a bien eu des "conservateurs" au parti démocrate et des "progressistes" au parti républicain. Dans le fond, très peu de choses les opposent. C'est seulement depuis l'ère GW Bush que l'on a vu monter un courant très "conservateur" chez les républicains sous l'influence de l'électorat évangélique. Quant à la "gauche" qui vous donne des boutons, je ne vois pas de quoi il s'agit.

  • @CEDH

    Je ne comprends pas ce qui vous permet de dire que je ne suis pas favorable à la supériorité de la constitution sur la loi fédérale. Où ai-je dit cela?

    C'est une de vos arguties habituelles consistant à chercher à la pince brucelles une phrase peut-être un peu ambigüe, ou mal formulée, dans le discours de vos détracteurs, puis de la monter en épingle avec mauvaise foi en lui donnant une interprétation tirée par les cheveux, et ensuite tenter de déstabiliser ce contradicteur avec ce genre de pilpoul.

    Je suis tout à fait pour la supériorité de la constitution fédérale et notamment, vous faites bien d'en parler, de son article 121a. Vous dites que cette disposition constitutionnelle est politiquement morte. Faux, elle ne l'est pas. Elle est lettre morte, ce qui est tout à fait different, car le parlement, par une loi, a violé la constitution. Il faut se battre pour qu'elle soit enfin appliquée.

    L'art 121a de la constitution peut être le point d'appui sur lequel on pourra faire jouer un levier et faire finalement basculer la politique suisse. Ca sera dur mais l'art 121a est une arme exceptionnelle dont on pourra se servir.

    Vous allez me dire que la votation d'aujourd'hui rend cet article 121a caduque. Totalement faux. L'article 121a est toujours dans la constitution et doit être exploité politiquement pour mener une campagne (vous parlez d'une guerre et votre mot n'est pas mal choisi) contre le parti de l'étranger qui ne cesse d'user de chantage pour forcer la main à nos concitoyens. Il s'agira d'une dénonciation inlassable de la classe dirigeante actuelle et de son remplacement par une nouvelle élite patriote. C'est possible dans la durée, en "construisant un rapport de force" et vous voyez que je reprends même vos propres expressions.

    Vous me reprochez de me contenter de commentaires sur le blog de M. Décaillet de ne pas avoir agi contre Papyrus etc. Désolé cher CEDH, je ne vis pas à Genève et je ne suis pas un militant politique actif. C'est sans doute important de combattre Papyrus. Si vous le faites (le faites vous? ou vous contentez-vous aussi de faire des commentaires?) jevous félicite de le faire. Mais moi, voyez-vous, je ne suis pas équipé pour ce genre d'actions. C'est à l'UDC, au MCG, aux citoyens genevois de le faire. Moi je ne vis pas Genève et j'ai assez d'autres problèmes personnels et professionnels dont je dois m'occuper. Je n'ai pas le loisir de m'occuper de Papyrus.

    Concernant la votation d'aujourd'hui, il s'agit simplement de la démonstration d'une chose dont j'ai déjà parlé dans certaines de mes passes d'armes amicales avec vous. C'est à dire qu'actuellement il y a un vice de la volonté qui fait que les accords entre la Suisse et l'UE sont léonins, donc annulables un jour ou l'autre. Le peuple Suisse, à mon avis, pense qu'il est le pot de terre et il consent à se soumettre au pot de der: l'empire illégitime de Bruxelles. Le parti de l'étranger domine en Suisse car son discours consiste à dire: soumettez vous, sinon la grande puissance continentale va vous étrangler. Et le peuple s'est soumis ce dimanche, "under duresse" comme on dit en anglais.

    De fait, nous sommes actuellement dans une situation que nous avons déjà connue dans notre histoire, par exemple au temps de l'empire napoléonien, ou au temps du IIIème Reich où la souveraineté de la Suisse était pratiquement réduite à zéro, ou presque, parce que nous étions entourés par une grande puissance pas vraiment bienveillante qui nous imposait sa nécessité et nous n'avions qu'à obtempérer. Il faut donc se résigner à des accommodements plutôt déshonorants avec la grande puissance, pour survivre, en attendant des jours meilleurs.

    Vous serez choqué que l'on compare l'UE à Hitler mais je vous répondrais qu'en fait l'UE est plus dangereuse qu'Hitler. Car au temps d'Hitler, son régime était ôdieux à nos concitoyens dans leur écrasante majorité. Donc, on était obligé de faire des concessions mais tout le monde était d'accord pour penser que ce n'était que pour gagner du temps et qu'on attendait la chute du IIIe Reich pour reprendre notre liberé. Mais aujourd'hui l'UE se pare des plumes du paon d'une idéologie sympa, libérale progressiste, et donc il est plus difficile moralement de s'y opposer. Le parti de l'étranger, qui domine dans nos élites actuelles en Suisse, joue sur le velours car il peut prétendre qu'il défend en fait cette idéologie sympa et qu'il ne trahit pas le pays, alors qu'en fait il le trahit bel et bien. Donc, plus de gens sont pris au piège que ne l'étaient entre 1940 et 45 ceux qui suivaient l'argumentaire de Philippe Amiguet et Paul Gentizon deux grands journalistes pro Axe, qui disaient que la Suisse devait s'aligner sur le Reich dans son combat héroïque contre le judéo-bolchevisme, ce qui n'était pas un argumentaire très porteur. Je fais cette référence, car j'ai remarqué que vous aimez bien les comparaisons historiques avec les annees 30 et 40.

    En résumé nous devons combattre le parti de l'étranger avec les rares journalistes comme Pascal Décaillet qui ne sont pas à sa solde. Nous devons défendre la supériorité du droit suisse sur le droit international et la supériorité de la constitution fédérale dur la loi fédérale. Et surtout nous devons mener le combat au nom de l'art 121a Cst féd.

    Quant aux défaites que nous essuyions comme aujourd'hui, nous devons nous consoler en réalisant que ces décisions sont des cartes forcées obtenues par le parti de l'étranger en nous mettant le pistolet sur la tempe. A ce titre elles sont donc momentanées, nulles et non avenues. Il faut attendre que l'UE finisse par s'écrouler comme tous les empires illégitimes finissent toujours par le faire. Et alors nous reprendrons notre libérté.

  • @ M. Paul. Vous tordez le sens des mots.
    Ne pas voir l'emprise grandissante de la gauche sur les Démocrates, sous pression marxisante des anti racistes, féministes et autres multiculturaliste mondialistes, alors que c'est pour eux une sorte de fuite en avant incontrôlée, pour tenter de s'opposer à "la montée du courant conservateur sous l'influence des évangélique", c'est refuser d'appeler un chat un chat.
    Ainsi l'ère Bush est passée depuis longtemps ; aujourd'hui, l'Amérique est plus divisée que jamais entre gauche progressiste et droite conservatrice.
    Et comme à la plupart des médias, et surtout à la RTS, cette montée des conservateurs risque bien de vous donner aussi des boutons…
    Bien à vous.

  • @Paul

    Vous vous foutez du monde ou quoi? Bien sûr qu'il existe une gauche américaine et la juge Ruth Bader-Ginsburg était un parfait exemple de cette gauche là.

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