Vivre, bon sang !

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Commentaire publié dans GHI - 14.10.20

 

Pour relancer Genève, il faut rétablir, un peu partout, un certain sens des priorités. C’est valable pour les politiques. Mais aussi, pour les médias. Et au fond, pour toute citoyenne, tout citoyen, ambitionnant de s’exprimer dans l’espace public. A cet égard, une certaine hiérarchie des sujets s’impose.

 

Ainsi, avoir le sens de ce qui préoccupe vraiment le grand nombre. Je parle beaucoup de cela, ces temps, ça n’est pas par plaisir, mais les gens, autour de moi, sont vraiment inquiets. L’économie, d’un coup, a cessé d’être une science de courbes sur des tableaux noirs, dans des Universités. Elle devient l’essentiel, la vérité des choses : ce qui nous touche, nous crée des insomnies, nous donne des ulcères. Parce que rien n’est gagné, et que la prospérité des dernières années, fondée sur beaucoup de spéculation et d’argent facile, n’était qu’une façade.

 

Alors oui, parlons-en, de l’économie ! Et ça tombe bien : c’est passionnant. Ça nous concerne. Ça nous travaille. Ça nous oblige à nous remettre en question. Considérer autrement l’argent. Vivre plus simplement. Aller à l’essentiel.

 

L’essentiel, c’est quoi ? Mais vivre, bon sang ! Vivre en plénitude. Soigner son alimentation. Demeurer ouvert, avec son cœur, son cerveau, ses antennes, sa curiosité. Laisser une place à l’autre. Mais pour tout cela, il faut avoir le minimum. Au-dessous d’un certain seuil, on ne pense plus qu’à survivre. Et cela, dans la société genevoise de 2020, n’est simplement pas acceptable.

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 5 commentaires

Commentaires

  • Ça y est, par stupide mimétisme international, on s’apprête à nouveau à «casser la baraque» !

    À vous Mesdames et Messieurs, les sachants qui accusez un peu vite vos adversaires de complotisme…

    Est-ce qu’on pourrait juste avoir une RÉPONSE PRÉCISE (sans langue de bois), à une interrogation simple ?

    S’agissant du calibrage des tests PCR; certains évoquent aujourd’hui le calibrage de ces tests à 40 ou 45 cycles d’amplification. La mesure aurait pour effet de révéler de manière singulière des traces de débris ARN (non contaminants) issus du coronavirus ou d’autres. Ce qui produirait donc une grande quantité de faux positifs, qui ne sont ni infectés ni contagieux.

    Selon, plusieurs scientifiques, notamment le prof. Raoult (médecin infectiologue + biologiste), il faudrait que les tests PCR soient calibrés à 30 cycles d’amplification, pour n’être sensibles que dans les cas où le coronavirus actif est réellement présent.

    Ce contexte (de calibrage sur-amplifié), expliquerait cette nouvelle «déferlante» de contaminations. VRAI ? FAUX ? AUTRE ?

    Et question subsidiaire:

    Pensez-vous sincèrement, que ce professeur, avec ses quarante ans d’expérience en virologie; qui a publié ou co-publié des centaines d’études scientifiques sur le comportement de ces « sales petites bêtes », a perdu la boule, ou déconne complètement ?

  • Vivre et laisser mourir (bis)
    https://www.youtube.com/watch?v=thHf7UioMOQ

    "Seules quelques personnes ont été admises à l’hôpital seulement à cause du Covid-19. Dans la plupart des cas d’hospitalisation les malades ont des pathologies préexistantes"
    Maurer, Conseiller fédéral UDC.

    Les personnes malades ont-elles le droit de vivre ? Plus vraiment.
    Doit on tenir compte de leur sort ? Pas tellement.
    Lorsque le cantonal passera à la phase 2 du plan covid, devra-t'on les sauver ? Plus vraiment.
    La vue Longeole prédominera-t'elle ? Oui, la mort massive s'en vient.

  • @ Pétard

    Je me suis déjà posé la question et l'ai posé au député Dimier. C'est un peu plus compliqué. Les tests peuvent changer et leurs paramètres aussi. Mais cela ne change rien au fait que si d'une semaine à l'autre on assiste à un doublement des cas positifs, cela correspond à un doublement du nombre de malade. Sauf si vous pensez que l'on triche un peu plus de de semaine en semaine. Mais alors comment expliquer le remplissage des kits hospitaliers de covidaires ?

  • « Mais alors comment expliquer le remplissage des kits hospitaliers de covidaires ? »

    On ne sait pas grand chose de ces cas. Secret médical oblige.

    Ce que mon entourage - majoritaire en blouses blanches, toutes disciplines confondues -, unanimement me dit: "les virus saisonniers" on commencé à sévir et que cela brouille les données.

    Que ceux-ci ajoutés - admettons -, à des covidés "faux positifs" atteints d'autres pathologies respiratoires ou cardio-vasculaires, suffiront à caser le client dans le «kit hospitalier de covidaires».

    En fin de parcours, ce ne serait donc qu'une autopsie en bonne et due forme qui pourrait déterminer, si le patient est mort du Covid19 ou d'autre chose.

    Il ne faut pas se faire d'illusions, n'importe quel cas - Covid19 ou non -, en réanimation à cause d'une insuffisance respiratoire sévère, a +/- une chance sur deux de s'en sortir.

  • "Il ne faut pas se faire d'illusions, n'importe quel cas - Covid19 ou non -, en réanimation à cause d'une insuffisance respiratoire sévère, a +/- une chance sur deux de s'en sortir".

    Pour les admissions en usi, je vous renvoie au Prof. Pugin, colloque du mardi.
    - Survie 81 % et non 50%.
    - 4 patients sur 5 avec comorbidités. Aucune des comorbidités n'a de valeur prédictive quant au sort du patient, à l'exception de l'existence d'un cancer actif.

    "Ce que mon entourage - majoritaire en blouses blanches, toutes disciplines confondues -, unanimement me dit: "les virus saisonniers" on commencé à sévir et que cela brouille les données. "

    Semaine 41. Virologie. RAS. Rhinovirus mis à part.

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