Aucune manif ne doit se dérouler jeudi à Genève !

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Sur le vif - Lundi 26.10.20 - 18.40h
 
 
Il n'est absolument pas question, dans les circonstances actuelles, que le Conseil d'Etat commette l'incroyable lâcheté d'autoriser la manifestation annoncée jeudi par les fonctionnaires.
 
Le Conseil d'Etat, en totale cacophonie avec le Conseil fédéral, bref toutes les autorités discordantes que la Suisse peut compter, nous bombardent de mesures de plus en plus coercitives, maximum de 5 personnes dans les réunions, masques bientôt partout, distances entre les gens.
 
Soit. Ces mesures, les citoyennes et citoyens que nous sommes, dans leur écrasante majorité, les acceptent. Nous comprenons qu'il faut jouer collectif pour gagner, nous le saisissons parfaitement nous-mêmes, nous n'avons pas besoin que des magistrats passent leur temps à prendre des tonalités de maîtres - et de maîtresses - d'école pour nous le rappeler. Ils feraient mieux de mettre un peu de cohérence dans la batterie dissonante de leurs décisions.
 
Nous les acceptons, ces mesures. Mais ça n'est pas pour que le gouvernement genevois se foute éperdument de notre gueule - et je pèse mes mots - en laissant faire, jeudi, une manif sur la place publique.
 
Il ne faut pas venir nous raconter que les "rassemblements politiques" tombent sous d'autres lois, ou directives, que ceux du commun des mortels. On s'en fout ! On ne veut tout simplement pas entendre ça, dans le contexte de coercition générale, et de limitation progressive des libertés publiques et individuelles que nous vivons. La manifestation de jeudi ne doit pas être autorisée.
 
Oh, le fond du problème, nous l'avons bien compris : personne, à Genève, n'ose se mettre à dos la fonction publique, tant elle est pléthorique, constituant en cela un électorat qu'il s'agit de bichonner, et avec lequel le clientélisme le plus éhonté se pratique.
 
Le pire, c'est que même le parti qui se proclamait celui des Gueux se comporte avec les fonctionnaires - une catégorie bien précise d'entre eux, tout au moins - comme le plus gauchiste des partis de gauche. Ce mouvement, qui perd toute flamme à force de s'incruster dans le système, ferait mieux de s'intéresser au sort des petits indépendants, des artisans, des toutes petites entreprises, des chômeurs, des apprentis sans emploi, de jeunes sans espoir professionnel, des seniors augmentés de 10 francs par mois en 2021.
 
La manifestation de jeudi ne doit pas avoir lieu. Elle est indécente sur le fond, et dangereuse dans le contexte sanitaire que nous traversons. Le Conseil d'Etat doit faire preuve de courage. Sinon, c'est la perte de confiance, irrémédiable, avec la population.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 9 commentaires

Commentaires

  • Les fonctionnaires, ces privilégiés, devraient surtout avoir la décence de ne pas manifester, face aux salaires dérisoires qui sont devenus le standard partout aujourd'hui!

  • Effectivement, l'indécence des agents du "service public" est consternante.

  • Je pense que monsieur Décaillet devrait se reconvertir. Après une carrière brillantissime de journaliste, caractérisée par sa grande indépendance d'esprit, pourquoi ne pas mettre son talent au service de la Cité?

    Je lui suggère de fonder un nouveau parti politique: la liste Décaillet, et de taper dans le tas.

    Rapidement son parti, qui rassemblerait les commerçants, les petits patrons, tous les indépendants, les patriotes, les conservateurs, les mécontents, et ça fait du monde, s'imposerait par sa cohérence. Car avec Décaillet à la tête, ce parti ne se mettrait pas immédiatement à trahir son électorat par démagogie et clientélisme comme le MCG.

    La liste Décaillet supplanterait rapidement, et même absorberait, le MCG. Elle attirerait beaucoup de libéraux et de radicaux déçus par la ligne euro turbo anti Suisse, anti union des droites qui est celle du PLR. Elle attirerait même des socialistes intelligents et des anciens du parti du travail. Car Décaillet ferait une vraie politique sociale en faveur des petites gens, et non, comme aujourd'hui, une pompe à privilèges pour les fonctionnaires gauchistes parasites incrustés dans l'état comme des souris dans le fromage au détriment des autres.

    Décaillet aurait la légitimité pour faire accepter une politique de coupes drastiques dans les dépenses publiques et de baisses d'impôts qui est absolument nécessaire pour assainir les finances et relancer l'économie. Moi je pense que ce parti pourrait rapidement devenir le pivot de la politique genevoise et monsieur Décaillet qui m'aime pas les aristos ni les snobs s'apercevrait avec étonnement qu'il aura beaucoup partisans à la rue des Granges.

    Je propose Pascal Décaillet comme maire de Genève et président du conseil d'état à vie.

    Il aura un problème à gérer avec le trublion Maudet, qui ne manquera pas de ramener sa fraise. Mais on espère que Décaillet, qui est respecté par ce grand dadais, saura le remettre à sa juste place, en lui donnant un os à ronger, un département où il pourra faire quelque chose d'utile, mais sans lui permettre de prendre trop de pouvoir auquel cas il risquerait de devenir très nuisible. On le connaît. Il faudrait que dans la relation, Maudet soit subordonné au grand chef Décaillet, et mis dans l'impossibilité de faire n'importe quoi.

    Un autre problème que rencontrera le leader charismatique Décaillet ce sera qu'il ne pourra plus être ce journaliste impartial qui donne la parole à toutes les voix du monde politique genevois, car il sera devenu lui-même une de ces voix,et même la première, et un acteur du combat partisan. Il ne pourra plus être impartial avec des interlocuteurs qui seront en concurrence électorale avec lui.

    Mais tant pis, ce sera une nouvelle carrière, un nouveau départ pour lui. René Lévesque au Québec était aussi un journaliste avant de devenir un homme politique,et le grand leader du Québec libre.

    Pour que Genève renaisse enfin, Décaillet à la tour Baudet !

  • J’ai un peu de peine à comprendre quand vous dites que la majorité des gens acceptent toutes ces contraintes. Personnellement je commence sérieusement à avoir des doutes.
    D’autre part je pense que cette guerre gauche droite n’a plus lieu d’être.
    Nous sommes devant un problème bien plus important que ça, la liberté !
    Tout est fait pour une grande partie des pays du monde pour que les dictatures s’installent.

  • Texte "très bien tourné", Mère Royaume, comme on disait autrefois. Le porte-parle du nouveau parti et rédacteur en chef de sa feuille me paraît tout trouvé.

  • @Mère Grand

    Merci pour le compliment, mais pour la feuille du nouveau parti décaillettiste, je ne pense pas qu'on aura besoin de moi. M. Décaillet n'aura besoin de personne pour la rédiger. Il connaît son métier. Moi je me contenterai d'écrire des lettres de lecteur, avec mon petit cousin John.

    Sur ça je me sauve, j'ai mon pot au feu à touiller... Avec la longeole...

  • Monsieur DECAILLET,

    Vous continuez votre acharnement anti-fonctionnaire. Vous voyez, je suis un fonctionnaire, je suis de la classe moyenne, vous savez ceux dont vous dites qu'ils sont les vaches à lait, ceux qui n'arrêtent pas de payer. Donc selon vous, on devrait soulager la classe moyenne en réduisant les impôts, mais par contre lorsque l'on est fonctionnaire de la classe moyenne on devrait avoir son salaire réduit. Là, je ne vous comprends plus Monsieur DECAILLET. Certes les indépendants ont la vie dure, mais ils ont choisit cette vie. Vous savez c'est comme au loto, il n'y a pas tout le monde qui gagne et les gagnants n'ont jamais reversé leurs gains aux perdants. En conclusion, chacun défend son pain et il n'est pas question de perdre un centime pour le cadeau fiscal qui a été fait au PME dans le cadre de la RFFA. Sur ce, je vous laisse, car je dois me préparer à manifester jeudi.

  • @ Au grand Vizir Longeole , maître ès flagornerie

    "Je propose Pascal Décaillet comme maire de Genève et président du conseil d'état à vie."

    Cumuler pourquoi pas, cela existe déjà du côté de Bâle. Mais pour l'élection à vie il faudra passer ourre le Pacte ONU II et donc quitter la Suisse.

  • Ma suggestion à Pascal Décaillet est seulement de se lancer en politique, et de jouer un grand rôle dans les affaires de Genève. Je pense qu'il en aurait la capacité. La présidence à vie c'était une boutade. Vous n'aviez pas pigé ?

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