Circulaire Covid : un absolu SCANDALE !

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Sur le vif - Vendredi 06.11.20 - 17.45h
 
 
Je l'ai dit hier, et j'y reviendrai sous peu : les tonalités de la "Médecin cantonale", dans sa lettre aux personnes qui doivent se placer en isolement, sont une HONTE pour la République et Canton de Genève.
 
Un document juridique, "EN FAIT", "EN DROIT", adressé à des gens qui n'ont strictement rien fait de mal. Et qui se trouvent dans une situation de fragilité. Par une éventuelle maladie. Et par la possibilité de l'attraper.
 
"EN FAIT", "EN DROIT" : un document de type judiciaire, avec ordres secs, menaces de sanctions, exécution possible de la mesure "par voie de contrainte (...) si nécessaire avec l'appui de la police cantonale".
 
Cette circulaire est tout simplement hallucinante. A elle seule, elle résume la dictature de la bureaucratie sanitaire à Genève.
 
L'autorité politique dont dépend la "Médecin cantonale" doit être interpellée sans ménagement sur ce ton de maréchaussée. Et le texte de la circulaire doit être corrigé. En y instillant le minimum dans le dialogue républicain : du respect, de la dignité. Et surtout, le minimum de la part d'un médecin : de l'empathie pour les gens auxquels il s'adresse.
 
 
Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires

Commentaires

  • Il se dit que la bonne société genevoise, quand elle est malade, a accès à de la chloroquine, prescrite selon un protocole efficace. Est-ce exact ?

  • Que voulez-vous, dans un canton où :

    - Apothéloz menace aussi jusqu'à la prison si la Présidente du Conseil municipal de la Ville de Genève n'annule pas ses séances

    - Dal Busco dévaste la circulation, l'économie et les nerfs des Genevois/es avec ses aménagements tous plus imbéciles les uns des autres, et la déprogrammation des feux / ondes vertes qui est aussi un vrai SCANDALE

    - Canton qui ordonne la fermeture des magasins alors que Vaud ne le fait pas, avec pour résultat qu'il y a au moins 50'000 Genevois/es de passage en terres vaudoises ce samedi (le dit canton qui ne ferma les discothèques que bien après aussi, et peu avant que la presse suisse lui tape sur les doigts) montrant dans les deux cas comme encaisser est plus important pour lui que la santé

    Eh bien cette dame a la circulaire de sa tête. N'en attendez rien de plus. Je suis absolument d'avis que ce Conseil d'Etat doit être démis, quitte à y réélire quelques uns de ses membres. Et au passage, remercier plusieurs des hauts-fonctionnaires. C'est une absolue catastrophe.

  • Le Conseil d'état valaisan a très bien agi, en la matière, en fermant seulement les établissements de restauration, tout en gardant le reste des commerces ouverts. De nombreux cafés (pas tous) ne respectaient objectivement pas les mesures de précaution adaptées, sans oublier l'absence de prudence, à la limite de la stupidité, de leur clientèle. Il fallait écouter par exemple le mécontentement face à un possible reconfinement des commerçants du centre de Sion, appliquant des mesures strictes, quand ils voyaient alentours des terrasses bondées où la présence de la police municipale était par ailleurs inexistante (police municipale qui se réveillait néanmoins quand il s'agissait d'amender des vieilles dames au Grand-Pont marchant sans masque).

  • Ce que vous décrivez est une décision administrative.
    Elle doit être désignée comme telle et doit décider quelque chose, qui par la nature des choses est obligatoire.
    Elle doit indiquer les faits retenus et les normes appliquées.
    Elle doit indiquer les voies de droit et préciser qu'elle est exécutoire nonobstant recours si tel est le cas. Faute de pareille indication elle ne déploie aucun effet jusqu'à l'échéance du délai de recours et après aussi, si un recours est interjeté.
    Elle doit être signée par un fonctionnaire autorisé.
    Elle doit être notifiée et l'administration doit rapporter la preuve de la notification, à savoir le fait que la décision est parvenue en la sphère de possession de l'administré. Faute d'être notifiée une décision n'est pas opposable à l'administré.

    Elle n'a pas à indiquer les sanctions pénales qui sont prévues par la loi. Ni à indiquer les moyens d'exécution forcée.

    Elle peut satisfaire à ces exigences en étant humaine. D'autre cantons romands sont plus doués. Un guide médical serait le bienvenu.

    C'est là un problème de juristes inconscients et non pas celui de la médecin cantonal.

    Nul n'est censé avoir une adresse mail ni d'avoir un téléphone mobile, ni même un téléphone, ni d'y répondre, ni de ne pas filtrer par un répondeur.

    Nul n'est censé de prendre le risque de tuer son prochain.

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