Deux poids, deux mesures !

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Sur le vif - Lundi 23.11.20 - 10.11h
 
 
On ne soutient pas des entreprises en leur donnant des sous, surtout ceux du contribuable. Mais en les laissant bosser ! La liberté d'entreprise et de commerce est l'une des conquêtes majeures de la Révolution française. On ne joue pas avec nos commerces, nos cafés, nos restaurants, comme avec un yoyo : un jour l'Etat ferme, un jour l'Etat ouvre, et les tenanciers n'ont qu'à s'adapter !
 
Rien ne justifie les fermetures arbitraires d'établissements. Surtout quand on s'acharne pitoyablement sur les petits commerces, sans défense, pour mieux laisser ouvertes les surfaces des grands distributeurs, qui sont déjà parmi les entreprises les plus puissantes de notre pays. Seulement voilà, ces géants, on n'ose pas s'y attaquer.
 
Deux poids, deux mesures. On accable le faible, le fragile. On permet aux géants de s'enrichir encore davantage.
 
Le pouvoir politique, à Genève, ne sort pas grandi de cette crise sanitaire. Une Commission d'enquête devra faire toute la lumière. Sans ménager personne. Il faut l'instaurer, sans tarder. Et lui donner tous les pouvoirs d'investigation.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 5 commentaires

Commentaires

  • Les deux chaînes originairement alimentaires auxquelles vous faites allusion ne sont pas des sociétés à but lucratif mais des coopératives. Les cadres y sont mal rétribués en comparaison des salaires pratiqués au sein des grandes entreprises privées à but lucratif. Ce qui n'enlève rien au problème causé par un duopole.

    Se pose la question du respect des plans de protection et des normes cantonales. Selon la succursale cela laisse à désirer. Mais cela est aussi le cas parmi les petits commerçants qui ne respectent pas tous les normes en vigueur. J'ai assisté à la dénonciation téléphonique d'un tel petit commerçant, elle fut suivi d'un rappel à l'ordre téléphonique. Peut-être faudrait-il essayer de le faire avec une de ces succursales lorsque sous les yeux du gérants les normes sont violées par un client, ce qui engage la responsabilité pénale du gérant. Je me demande ce que cela donnerait.

    Par contre, s'il il a eu des cafetiers tricheurs, il ne me semble pas que cela ait été au sein de l'une de ces grandes chaînes. Désolé mais les cafetiers, restaurants et fitness sont des lieux de contaminations démontrés par des études (cf la dernière publiée dans Nature). Quand on est assis à 85 cm d'un autre et que l'on mâche et parle une heure durant, on peut contaminer.

    On les a fermé deux fois. Les aurait-on fermé une fois, que cela aurait été prétendu être disproportionné.

    Un petit commerce qui ne vend que ce qui est non alimentaire et que l'on trouve dans une des succursales des chaînes peut-il ouvrir ? Que les commerçants le fasse. Qu'il ouvrent des échoppes communes en y mettant tout le non alimentaire distribué dans ces chaînes + bricolage + livres + fleurs. Ils auront des clients.

  • Le trois-quarts des gens dans ce monde manifestent dans ce sens M.Décaillet! Et M.Poggia ne peut le nier!

    Je ne sais pourquoi mais apparemment M.poggia ne peut l’avouer, ce conflit me rappelle une votation dans laquelle Ruth Dreifuss, à l’époque conseillère fédérale , brandissait , entre autre, le danger de l’AVS comme une arme de persuasion et cela a marché! Seulement voilà! Une fois votée et l’AVS « sauvée « ..... L’ex Conseillère fédérale , lors d’une interview de la TDG a déclaré : L’AVS à de l’argent! Elle n’a jamais été mise en danger......

  • Le sacrifice des petits, massacrés, humiliés, abandonnés sera à jamais la marque de l'infamie que l'on retiendra de cette période. Ajoutée à la crise de l'incompétence révélée concernant nos dirigeants, cettte triste réalité aura montré qu'au nom de la santé on aura 'massacré' nombre d'indépendants qui ne demandent qu'à travailler...... alors que certains pensent à faire grève.
    Cette gestion de la crise est simplement honteuse. Elle est révélatrice de notre impréparation générale face à des événements imprévus, brusques. Elle est aussi symbolique d'une société qui a banni la mort de ses préoccupations, de son discours. Et que fera-t-on demain si un autre événement analogue se présentait ? on fermerait tout à nouveau ?
    Ce qui me choque dans cet épisode, c'est - sans qu'on se l'avoue - d'avoir assisté à un tri honteux : d'un côté les malades du covid, dignes d'être sauvés - et de l'autre, les autres malades affectés de maladie diverses tout aussi , voire plus dangereuses, que l'on a délibérément laissé de côté..... comme si leur mort ne valait pas celle des covid !! Je trouve cela scandaleux, indigne, honteux. Cette tache restera indélébile, comme une ombre, symbole de notre indignité en fait surtout de celle de nos dirigeants.

  • Ah ! vous me voyez content, Monsieur Décaillet, de trouver une occasion où la morale, ou l'absence de celle-ci, vous fait sortir de vos gonds, vous qui, si souvent, prétendez y être indifférent, quand vous ne postulez pas carrément la nécessité d'y être indifférent dès lors qu'il est question de res publica. Comme le faisait observer La Rochefoucauld, "Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui" – manière de dire que nous avons beau jeu de jouer les stoïques et les impavides, de la jouer "staatsmännisch", grand philosophe, aussi longtemps que d'autres paient les pots cassés, ou du moins, de ceux dont le sort n'a pas l'heur de nous émouvoir.

  • @uranus2011

    Lors de la "première vague", la restriction aux soins essentiels a, d'une part, duré trop longtemps et, d'autre part, la notion d'essentiel été interprétée trop restrictivement. De nombreux médecins ont leur part de responsabilité s'agissant de cette interprétation restrictive, guère dans le besoin et bienheureux de préserver leur santé et celle de leur proches qu'ils étaient.

    Lors de la "deuxième vague" on a fait tout pour limiter ces restrictions. Pour y arriver il faut limiter les cas covid, qui s'ils n'ont pas plus de droit que les autres, n'en n'ont pas moins. A Genève nous n'y sommes pas tout-à-fait arrivé à raison de l'obstruction faites en ce domaine par les adversaires de Poggia, au sein et à l'extérieur du Conseil d'Etat. Vous en êtes, je le crains, l'illustration.

    J'ai dû amener à Zürich un ancien client et ami invalide militaire qui nécessitait un petit contrôle sérieux (petit risque de cancer évitable si détecté précocement). Pour lui ce petit contrôle était un moyen contrôle à raison de l'atteinte à la santé l'ayant rendu invalide militaire et, de ce fait, mobilisait plus de ressource. A Genève ce contrôle était reporté à la saint glin-glin, sauf, bien sûr, à faire croire qu'il était soustrait à la Lamal et donc autorisé à payer très cher.

    Vous êtes incohérente lorsque vous exigez la libre rencontre inter-foyer, l'ouverture des établissements publics, des fitness, tous lieu où la contamination est renforcée et, en même temps, le maintient intégral du système sanitaire,

    @ Patoucha

    Les trois quarts des manifestants. Donc les trois quarts d'une très faible partie de la population. Autant dire que votre "trois quarts" ne signifie rien. Au demeurant si Poggia démissionnait et était candidat, il serait réélu.

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