Qui dirige Genève ?

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Sur le vif - Mercredi 02.12.20 - 20.26h
 
 
Comment le Conseil d'Etat ose-t-il nous laisser apparaître comme désormais incertaine la réouverture des restaurants pour le 10 décembre ? Alors qu'il avait lui-même allumé les espoirs, mercredi dernier, sur cette date, par lui-même décidée ?
 
Pourquoi ce retour possible sur une parole donnée, un engagement pris face à un corps de métier en souffrance ? Où est le crédit de l'Etat ? Où est la confiance ?
 
Le gouvernement est-il l'otage de la bureaucratie sanitaire, ou juste son porte-parole ? Qui dirige Genève ?
 
 
Pascal Décaillet
 
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 7 commentaires

Commentaires

  • Le Conseil d'Etat avait déjà soumis l'ouverture et ses conditions à l'évolution des conditions sanitaires. Il ne se déjauge donc pas.

    Mais il est vrai que nous somme soumis à la dictature de l'évolution sanitaire dictée par le virus, les conditions naturelles et le comportement négligent d'une frange de la population.
    Les hospitalisations totales ne baissent plus. Genève doit conserver une marge pour hospitaliser et soigner toutes les pathologies alors qu'il va ne plus exister de réserve sanitaire en suisse-allemande au vu de la propagation outre-sarine.
    Cela va être chaque canton pour soit. Non par oubli de l'obligation de coopérer mais parce que celle là ne permets pas d'exiger d'un canton qu'il sacrifie ses citoyens pour sauver ceux d'autres cantons. Tous les cantons, y compris alpin, devraient se préparer à ne compter que sur eux-mêmes.

    L'Autriche a dû faire la même constatation et n'a pas ouvert ses restaurants et hôtels.

    Ce virus a 50'000 morts potentiels à disposition (létalité hors EMS 0.35 % des personnes atteintes; mortalité en EMS égale à la mortalité hors EMS). Il est donc pour une population âgée comme la nôtre (nous ne somme pas le Mali) plus dangereux qu'une grippe en cas d'atteinte. De plus, il se transmet plus facilement que la grippe, notamment à raison de la frange des tricheurs.

    Si les restaurants ne devaient pas pouvoir rouvrir qui serait responsable ? Poggia ou les tricheurs ?

  • Encore les grands-genevois français qui sont venus pleurer que l'ouverture des restaurants genevois fait concurrence aux français.

  • @ Chuck Jones

    Les restaurants genevois ouverts ne pourraient pas faire concurrence aux restaurants français qui sont fermés !

  • Pourtant le Président-Dictateur-Général de l'Empire français a demandé aux suisses de ne pas ouvrir les pistes de ski suisses pour ne pas faire concurrence aux pistes françaises.

    C'est vrai quoi ! Si Micron fait grève, faudrait que les autres fassent grève aussi. Il dit pas que c'est pour la "bonne santé" des français. Il dit que c'est pour un "déséquilibre".

    Un "déséquilibre" qui rompt un "équilibre" de quoi au juste ? De sa tyrannie sur les français ?

    https://www.lematin.ch/story/skier-en-suisse-macron-brandit-des-menaces-268762569402

    «S’il y a des pays qui maintiennent des stations ouvertes, il y aura des contrôles pour dissuader les Français», et pour «ne pas créer une situation de déséquilibre avec des stations en France», a expliqué le président français

  • Décidément CEDH n'est pas prêt à la remise en question. Comme les autres, CE, GC, MC and Co il s'enfonce dans le déni.
    Car, malgré les efforts créatifs pour nous faire croire que c'est la cata, il faut se rendre à l'évidence. Le, ou la, Covid, c'est fini. La suite en revanche promet d'être scabreuse. On viendra vous demander de rendre des comptes bandes d'enfoirés !

  • Ah ! Pierre, félicitations !

    Vous avez gagné ! Un peu tard c'est vrai mais vous aviez raison !

    https://amp.rts.ch/info/regions/geneve/11794696-la-justice-genevoise-rejette-le-recours-duber-sur-le-statut-des-chauffeurs.html

  • Merci Chuck, mais...
    Vous connaissez le modus vivendi de cette société. Elle ira jusqu'au bout des démarches en justice, certes avec peu de chances au niveau fédéral au vu de la victoire de la SUVA, mais elle ne s'arrêtera pas là. Elle ira jusqu'à Strasbourg, ici aussi avec peu de chances d'aboutir au vu de ce qui s'est passé ailleurs en Europe.
    Mais le mal est déjà fait.
    Et la stratégie consiste dorénavant à faire appel à la population qui est devenue dépendante de ce mode de déplacement sans se préoccuper des drames sociaux que subissent les chauffeurs, esclaves des temps modernes, condamnés à vivre en permanence dans leur véhicule pour dégager le minimum vital.
    C'est ainsi qu'à coup de millions ils ont remporté leur campagne contre la loi californienne qui imposait le statut d'employeur.
    https://edition.cnn.com/2020/11/04/tech/california-proposition-22/index.html

    Je salue toutefois la clairvoyance sur ce dossier de Mauro Poggia qui contraste fort avec, d'une part le texte de loi de son prédécesseur; la Lex Uber de Maudet, avec une mise à jour pendante devant le législateur, et sa gestion de la crise sanitaire qui a détruit Genève pour des années et qui ne devrait pas lui permettre d'assurer un troisième mandat.

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