Populisme de la gentillesse

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Sur le vif - Samedi 12.12.20 - 11.40h
 
 
Méfions-nous des sourires, des douceurs et des bons sentiments. Méfions-nous du suave. Regardons la réalité des choses.
 
L'effondrement de la classe moyenne à Genève. La taxation hallucinante du travail. La maigreur famélique des retraites. Le chômage des jeunes. La fabrication de milliers d'assistés. La dette abyssale, que même des ministres de droite contribuent à creuser. La dette, ce poison légué à nos enfants.
 
Jugeons nos dirigeants - et nos dirigeantes - sur leurs actes. Pas sur leurs belles paroles, leur côté "société libérale avancée", leurs maternalisme façon RH.
 
Ils parlent d'ailleurs beaucoup trop, avec leurs shows du mercredi. Qu'ils agissent ! Qu'ils diminuent la pression fiscale sur les classes moyennes ! Qu'ils laissent bosser les entreprises ! Qu'ils réduisent le train de vie de l'Etat !
 
Parce que les beaux discours humanistes, tellement faciles, ce populisme de la gentillesse prétendument accompagnante, ça va un moment.
 
Suis-je le seul, à Genève, à n'en être pas dupe ?
 
 
Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 8 commentaires

Commentaires

  • D'accord avec vous, on est dans l'humanisme populiste. Au lieu de s'occuper de la population en son entier, tâche ardue, il est plus facile de choisir de parler de toutes les misères possibles. C'est du marketing, même si je crois à la sincérité.
    Pour agir, pas besoin de jouer les Misérables de Victor Hugo, d'inventer des drames, comme la recrudescence des femmes battues dans le reconfinement.
    Les problèmes ont toujours exister, les cantons, les villes ont toujours chercher à faire au mieux sans y rajouter le marketing du misérabilisme.

    Cela montre surtout une pauvreté intellectuelle. Par manque de sujets rassembleurs, après la défense de toutes les formes de communautarisme (sauf les homme blancs), le nouveau mantra est le misérabilisme.
    Or dans un monde incertain, plus violent, il serait temps de revenir à la réalité et préparer l'avenir : Economie, écologie, IA, transports, qualité de vie, ...
    Pour le social, il y a le service social.

    Le plus grand problème, ce sont les perdants de demain dans la transition. Le misérabilisme n'est pas une solution aux problèmes.

  • D'accord avec vos objectifs.

    - "La maigreur famélique des retraites."
    Qu'y peut le canton ? Généraliser les prestations complémentaires cantonales à tous sans conditions de ressources et les rebaptiser retraites cantonales. Ou alors doubler les rentes AVS par une rente AVS cantonale ? Où trouver les 3 milliards par an?

    - "La fabrication de milliers d'assistés."
    Supprimons l'assistance, il n'y aura plus d'assisté. Cela ne doit pas être ce que vous voulez dire. Ce que je crains, c'est l'assistance durable. Pas le coup de pouce passager, même passagèrement un peu durable vu la situation actuelle. Une idée récurrente chez-moi :
    - Les "sans-papiers" : assistance au retour (c'est la loi).
    - Les permis B à l'aide publique et les C trop à l'aide : assistance au retour (c'est la loi).
    - Les UE indépendants sans moyens suffisants d'existence : assistance au retour (c'est la loi).
    - Le UE salariés : strictes application de la loi.
    * Assistance au retour = billet de retour au pays d'origine.
    Bref les Gastarbeiter (et les pas Gast) de trop, comme suite à première crise pétrolière.

    Les textes doivent préciser clairement ce qu'est l'aide sociale. Cela n'est pas que l'assistance de l'hospice, cela ne peut pas être l'aide au paiement des primes maladies, mais peut être l'aide logement.
    La loi doit être modifiées et centraliser lesdites aides.
    Modifier la loi et mettre les endettés sur le même pied que les aidés publics.
    Mettre fin à la déductibilité fiscale des dons aux organismes d'assistance privés car cela revient à nous faire payer à tous cette assistance.

    "Qu'ils laissent bosser les entreprises !"
    Les pompes funèbres aussi ?

    "Qu'ils diminuent la pression fiscale sur les classes moyennes !"
    Et pour le déficit on fait comment ?

    D'accord avec vos objectifs. Mais quels sont les moyens à mettre en oeuvre ? Le problème relève de la géoéconomie mondiale. La classe moyenne occidentale est en train de diminuer. A terme seule demeureuront, les riches, un classe moyenne supérieure=petite bougeoisie et les pauvres.

    Sauf si .....

  • "Suis-je le seul, à Genève, à n'en être pas dupe ?


    Evidemment que non. Y'a bien trop de monde qui utilise Genève comme bancomat.

    Mais vous parlez bien de Genève, ce TOM sans frontières et un gouvernement colonial annexé par la France, n'est-ce pas ?

  • Non vous n'êtes pas seul.
    En espérant que la majorité silencieuse puisse se réveiller et agir lors des prochaines votations.
    Bàv

  • Bien dit, mais vous devriez mettre le mot gentillesse entre guillemets au moins dans le titre.

  • Les mots "A LOUER" vont apparaitre en masse sur les vitrines des magasins genevois! Cette crise est faite pour durer! Les sans emplois genevois vont pouvoir demander l'asile économique à quel pays? Le covid n'a fait qu'amplifier une crise économique qui était déjà présente bien avant 2020! Les genevois au chômage ne sont pas de mauvais élèves, ils passent derrières les nouveaux arrivants!

  • @ Degoumois Dominique

    Appliquez donc mon programme contre le chômage. Virons ceux qui font que ceux qui n'ont aucun droit à rester restent. Cela laissera plus d'emplois aux autres.

  • L'opération Greta, planétaire, avait réussi en Suisse à créer une vaguelette rose verte qui a propulsé toute une série de nunuches gauchistes au parlement, mais sans vraiment opérer un basculement à gauche.

    C'était donc un demi échec, ou un demi succès, ce qui revient au même.

    Greta avait dit: ''I want you to panic !'' Mais la panique n'avait pas été assez forte. Les gens n'avaient pas suffisamment peur du réchauffement climatique, pour renoncer complètement à leur mode de vie.

    Il fallait donc trouver autre chose.

    Ils ont trouvé. Pour que le gens paniquent vraiment, il fallait une bonne panédmie. Ainsi la crainte du réchauffement serait remplacée, et complétée par la peur de mourir. Et alors on pourrait faire comme l'avait annoncé Nicolas Sarkozy : ''On ira tous ensemble vers le nouvel ordre mondial !''

    L'opération Covid, couvre feu, confinement, traçage de masse, avait donc pour but de parachever l'opération Greta, et permettre la mise en place d'un gouvernement mondial autoritaire.

    Mais les maîtres du monde sont bêtes comme leurs pieds. Ils n'avaient pas calculé qu'en détruisant radicalement les moyens d'existence de la classe moyenne, ils allaient causer une vague de populisme irrésistible qui mettrait la bande de nunuches gauchistes, élues grace à Greta, en porte à faux total avec les nécessités de survie des peuples.

    Jamais, dans le champ de ruines causé par la mise à l'arrêt de l'économie, et qui vide les caisses de l'état, il n'y aura les marges de manoeuvres fiscales et budgétaires pour que les lubies frapadingues des rose verts soient possibles. Les nunuches gauchistes seront donc rapidement dépassées par la situation et les nouvelles urgences absolues causées par la gestion catastrophique du Covid.

    Les forces verdo-gauchistes se retrouveront donc rapidement très impopulaires, car elles seront un obstacle au salut public immédiat et urgent, ressenti vraiment et non fantasmé comme par la propagande mondialiste.

    Rapidement les frigos seront vides et dans ces conditions les roses verts deviendront gênants et ils seront détestés. Leur popularité factice n'aura pas duré longtemps. Ils seront hués, sifflés, méprisés.

    Tout cela reviendra en pleine figure des mondialistes comme un boomerang. Ca leur apprendra à semer le désastre rien que pour le plaisir de pouvoir réaliser leur grande réinitialisation. Ils seront pris à leur propre piège, car c'est eux-mêmes qui ont créé la vague populiste qui les balayera, et avec rudesse, pas avec douceur..

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