Bêlent, bêlent, bêlent...

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 06.01.21

 

L'expression "études genres", sans la particule "de", n'est tout simplement pas du français. Elle n'a aucune espèce de justification grammaticale. Si j'avais à l'utiliser (ce qui n'est absolument pas dans mes intentions, pour le temps qu'il me reste à vivre), je refuserais de bêler cet anglicisme.

 

Car ils bêlent, les blancs moutons, le long des golfes clairs ! Ils bêlent, ceux qui, par peur de la terreur intellectuelle de certains milieux féministes ultras, se contentent de reproduire leur sabir. Le choix d’un langage n’est jamais un acte gratuit. Il détermine une allégeance. Il indique une subordination. Il y a des mots qui ressemblent à des génuflexions devant le suzerain du temps, telle mode intellectuelle par exemple.

 

De la même manière, vous ne m’entendrez pas vous parler de « transition énergétique », « transfert modal », ou « rupture de charge ». Pas plus que « d’urgence climatique », et autres incantations du Catéchisme Vert. Leur langage n’est pas le mien. Leur vision du monde, non plus. Ils ont leurs mots, j’ai les miens.

 

J’invite chacun de nous à s’exprimer selon son cœur, selon son style, selon son âme. Mais surtout, que ton verbe soit le tien ! Qu’il surgisse de toi, de tes entrailles, tes joies, tes colères. Que ton langage à toi ne ressemble à aucun autre ! Pour ma part, toute authenticité originale me convient. Et toute duplication, tout plagiat, tout emprunt à des meutes grégaires, me révulsent.

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 6 commentaires

Commentaires

  • Bravo !

  • Monsieur Décaillet, vous êtes très attentif au fonctionnement de notre Etat et n'hésitez pas à le critiquer à l'occasion.
    C'est pourquoi je me permets d'attirer votre attention sur l'incapacité de nos services de santé de gérer convenablement les inscriptions pour la vaccination contre le Covid 19.
    Les personnes âgées ou fragiles qui désirent s'inscrire pour obtenir un rendez-vous sont invitées à s'inscrire en ligne sur le site www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19/lieux-vaccination/prendre-rendez-vous ou à téléphoner au no 0800 909 400, où le renvoi au no 1 lui indiquera que les lignes sont surchargées et qu'il faut rappeler plus tard. C'est le constat que je fais depuis deux jours. J'ai 85 ans.

  • Au XIXe siècle, on rappelait que sans la pensée, les mots ne sont plus que des sons vides et inertes ! Aujourd’hui, on croit qu’il suffit de régénérer les mots pour penser ! C’est oublier que les mots tissent des récits chargés de désirs… Mais, quand on n’a plus rien à narrer, et qu’on veut n'utiliser qu'un langage propre pour discipliner chacun, on se transforme en petits dictateurs.

  • Merci Pascal,
    Ce billet me va droit au cœur.
    Etre soi est la condition de son indépendance.

    Et si parler franglais était un code de reconnaissance de l'entre soi?

    Pour moi, chaque mot doit avoir été vécu (dans sa réalité) et doit pouvoir vivre au présent pour lui donner chair quand bien même il parlerait du futur.
    Parler ou écrire ne doit pas être un acte anodin comme si on faisait le ménage domestique ou que l'on déplace des objets pour obtenir une apparence de conformité - le bien-comme-il-faut de tout le monde, n'est-ce pas!
    Parler pour exprimer quelque chose et non pas pour meubler le silence ou pour fuir le face-à-face. Parler est avant tout une aventure. Un chantier toujours à recommencer et jamais terminé.
    S'exprimer - exprimer quoi? Quel ressenti? voilà la question de choix et de conscience qui doit s'imposer à soi comme un devoir de conscience. Comme un miroir. Être au plus près de soi et au plus sincère de ce qu'on est et de ce qu'on doit être à l'autre - à l'interlocuteur... Afin d'être compris. Le but est d' avancer ensemble. Autrement quelle utilité de la conversation ou du bavardage?
    Parler requiert de l'ordre, de la discipline, s'exprimer requiert de se positionner donc déjà de connaître sa position, son positionnement et de hiérarchiser ses postulats, ses désirs d'action. Tout cela demande un concept de logique au départ afin de fournir un cadre partageable permettant à l'autre un minimum de compréhension et de réaction (lui donner la possibilité ou l'opportunité de réagir). A moins de choisir l'imposture, le mensonger, le factice ou la manipulation. C'est un travail de communication complexe où un plan, une architecture de la pensée doit présider bien en amont. C'est exactement le même travail que d'écrire ou de lire une partition de musique. Chaque signe parle et parle singulièrement selon sa position. Même le silence ou la pause ont valeur de signifiants. La Attaques différemment qualifiées, tonalités et dynamiques parlent d'action,,, Tout cet ensemble qui s'articule, et se donne à la perception, se donne à la compréhension. C'est la cohérence de toute la partition comme celle du discours entier qui permettra d'apprécier son contenu et sa teneur.

    Voilà pourquoi il est si important d'aussi soigner sa ponctuation. Elle définit, entre autre, votre personnalité. Par elle, vous devenez palpable et on peut même vous imaginer.

    Comme vous, je suis indignée de voir que la grammaire de la langue française est sacrifiée au mauvais bénéfice de celle de la langue anglaise. Ces substitutions censées nous classer dans le temps "moderne" parmi la majorité et en rapport avec l'obédience ambiante (devenue valeur commune) d'une élite démantelée, finiront, en fait, par nous réduire au rang de vassal et de nous faire trébucher dans nos propres marche et démarche.

    Sans doute que j'y vois plus clairement le danger parce que j'ai dû apprendre le français comme j'avais appris l'anglais ou l'allemand, l'avoir fait pas à pas, d'abord par la grammaire (par les articulations entre les signifiants et les signifiés, entre l'action inscrite dans l'espace et dans les temps) et, enfin, par la panoplie des termes, des mots, des vocables etc. Tout simplement le lexique qui révèle un énorme héritage civilisationnel et culturel.

    Pour terminer, je fais face à une culture francophone qui s'estropie et qui s'efface!.
    Et non pas "je fais face culture etc." C'est ce que le lis de plus en plus fréquemment dans les journaux de grande audience, et en gros titres en gras.

    Bonne et heureuse année à vous Pascal, Restez solide, il y aura encore beaucoup d'écueils à franchir et pas des moindres.

  • @ Mère-Grand

    Merci pour votre témoignage. Enregistré dès le lundi matin vers 11h00 heures, vaccinné le mardi matin, voilà ce que j'ai pu constater. Compte tenu de la population cible, l'administration marche sur la tête. Marche sur la tête des personnes prioritaires qui ne peuvent pas faire usage d'internet. Ce procédé est arbitraire. Notez que la procédure informatique ne respecte pas les règles régissant la protection des données sensibles.

  • @CEDH
    Je vous remercie moi-même vivement de l'intérêt que vous avez montré pour mon intervention. J'avoue que je suis moi-même parfaitement capable de faire usage d'internet, mais que j'ai tendance (bonne ou mauvaise ?) de me "mettre à la place" (comme une morale ancienne nous y invitait) des gens des gens de mon âge qui n'ont pas ou plus cette capacité ou faculté. J'ai donc essayé de faire usage du no de téléphone fourni pendant les premiers jours et me suis lassé.
    Je vais recommencer aujourd'hui même et finirai par faire usage d'internet si c'est nécessaire. Je tenais pourtant à faire remarquer ce que je considère comme un manque de discernement et d'égard pour la population visée: une adresse internet longue et compliquée qui exige une attention et un maniement du clavier à la portée de la jeunesse plutôt qu'aux personnes visées en premier lieu.
    Quant à l'accès par téléphone, je crois savoir qu'il y a des gens au chômage à Genève.

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